Commerce
La boulangerie
Toujours pas de boulangerie à Pontevès...
Depuis mon dernier article sur la question, la mairie de Pontevès n'a toujours pas trouvé moyen de faire revenir un boulanger à Pontevès.
Il faut dire que la mairie, et plus exactement Monsieur le maire, ne fait pas grand-chose pour ça.
Plus précisément encore, Monsieur le maire a reçu plusieurs candidatures de boulangers qualifiés pour reprendre la boulangerie de Pontevès, mais n'y a pas donné suite.
Des personnes décidées, pleines d'énergie, travailleuses et possédant toutes les qualités requises ont vu leurs candidatures rejetées sans justification par Monsieur le maire qui ne veut pas vraiment s'embêter avec ça et ne souhaite pas que de nouveaux commerces ouvrent leurs portes dans le village.
En effet, le bureau de tabac journaux, la boulangerie et aujourd'hui la poste fermés sont le couronnement de la carrière de Monsieur le maire qui n'en espérait pas tant. Le calme est enfin total, définitif et absolu sur la place du village.
Pas de bruit, pas d'animation, pas de problèmes, pas de conflits.
Un village mort.
Le fruit de longues années de travail, de préparation, d'intrigues, de harcèlement des commerçants, de pourriture de l'ambiance villageoise, de prise de droits de préemption (Ah, le joli credo de notre maire) sur tout ce qui peut exister.
Ca y est, enfin, Monsieur le maire a tué Pontevès.
Comment ? Que dites-vous ? Il ne voulait pas ça ?
Alors, comment expliquer que Monsieur le maire fasse tout pour empêcher qu'un nouveau boulanger vienne s'installer au village ?
Dernièrement, c'est la famille Chopin qui est venue présenter sa candidature. Accord aurait presque été pris et conclu avec la promesse solennelle de Monsieur le maire que tout se passerait bien et que l'on pouvait lui faire confiance.
Selon ses propres termes, sa parole ce n'est pas n'importe quoi…
La famille Chopin s'est démenée pour venir prendre les mesures et repères nécessaires, prendre des contacts professionnels, organiser son arrivée et son installation, tout cela sur l'engagement solennel et verbal du maire. Les Chopin se sont donné beaucoup de mal.
Et voilà qu'ils reçoivent une lettre laconique leur signifiant que les choses ont changé et balayant d'un revers de la main les accords pris et les promesses faites. Fin de l'histoire.
Les Chopin ont tenté de contacter le maire par téléphone, mais il leur a été répondu qu'il refusait de leur parler. Un mur. Le silence, l'arrogance, le mépris.
Les Chopin ont été très choqués d'être ainsi malmenés, trahis, pris pour des imbéciles.
Mais ils ne savaient pas que Monsieur le maire de Pontevès prenait toujours les gens pour des imbéciles…
Au-delà de ce comportement ignoble, Monsieur le maire se prend pour un grand seigneur qui veut tout contrôler et tout régenter sur la commune.
Ainsi, il veut imposer au boulanger qu'il ne produise et ne vende que des produits bio, ce qui est complètement loufoque et irrationnel dans une période où la plupart des gens ont déjà du mal à acheter des produits normaux et donc hors de question de payer deux fois le prix pour des denrées prétendument bios complètement ringardes. Le bio, c'est juste un truc de snobs. Ce n'est pas meilleur pour la santé, croyez-moi.
Monsieur le maire, qui n'est pas à une stupidité près, prétend même qu'il fera livrer lui-même la farine bio par un fournisseur d'Aix-en-Provence.
Pourquoi ne fait-il pas le boulanger lui-même, dans ces conditions ?
De toute façon, il veut contrôler totalement l'activité du boulanger et avoir la mainmise sur sa comptabilité.
Les Chopin lui ont proposé de les salarier, dans ces conditions, mais il a farouchement refusé.
Lui, devra tout contrôler et eux devront vivre dans la misère avec les revenus minables qu'ils pourront, peut-être, dégager grâce à leur travail. Et ils s'en iront au bout d'un an...
En plus, le boulanger devra faire office de superette, sans compter l'activité de point poste local pour une rémunération maximum prévisible de 250 euros par mois.
Monsieur le maire a dégoûté une fois de plus de braves gens prêts à s'investir et à travailler dur.
On n'est pas près de voir la boulangerie rouvrir à Pontevès, croyez-moi, tant que notre maire, qui a complètement pété les plombs, sera encore au premier poste de la commune.
Voilà ce que c'est que de voter pour des gens irresponsables et dangereux.
Il fallait que tout cela fût dit.
A suivre…