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Pontevès en Provence
Poème de l'auteur du site

 

Pontevès en Provence


Un village perché sur sa colline verte,
Quatre tours écartées, aux quatre vents offertes,
Vestiges d'un château autrefois orgueilleux
Qui dressait en ces lieux ses murs majestueux.

Sous le bleu lumineux du ciel de Provence,
Entre monts du Verdon et rivière d'Argens,
Protégée du rempart de son gros Bessillon,
La plaine vit creuser ses premiers gros sillons.

Pontevès, village au cœur de la Provence,
Pontevès, seigneur d'une famille de France,
Naguère bien connue jusqu'au val de Durance,
Au noble sang doré de multiples alliances.

De Douceline à Foulques ou d'Agoult à Sabran,
De Bargème à Simiane et d'Ansouis à Seillans,
Alliés à des ducs ou des princes de France,
Portant écu d'Orange ou des Baux de Provence.

Quand la peste eut frappé et la mort fut passée,
En Italie, vivants on s'en alla chercher
Et la terre à nouveau redevint cultivée
Et de nouveau les cloches on entendit tinter.

Sous le soleil radieux de notre beau midi,
Des sécheresses aux crues des rivières dans leur lit,
Le Mistral souffle au loin des nuées gorgées d'eau
Et il tanne et burine des hommes la peau.

Des collines à la plaine, au petit Bessillon,
Fauvery enjambé de tous ses petits ponts,
Les hommes ont travaillé sur cette terre ingrate,
Alignant bancaous faits de pierres jamais plates.

En juin, pour honorer Saint Gervais-Saint Protais,
Quand chaleur et lumière annoncent un bel été,
A l'ombre des platanes, c'est fête et rien ne manque,
Pastis et aïoli, baletti et pétanque.

Rude terre qui porte milliers d'oliviers
Aux fruits charnus qui donnent cette huile dorée.
Cet arbre de lumière, de chaleur et de paix,
De nos jours, comme hier, est toujours cultivé.

Aujourd'hui de la vigne on cueille aussi les fruits
Et son jus est si bon, si pur et si exquis,
Qu'on l'apprécie très loin, même en dehors de France,
Chez ceux qui viennent ici, l'été, pour les vacances.

Laurent Droit, Pontevès. 2003. http://ponteves.com