Pontevès
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Histoire

Armoiries de région et de Pontevès


Actuel blason de Provence

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Blason du Var

Armoiries des seigneurs de Pontevès

Pontevès (1)

Pontevès (2)

Pontevès-Bargème (2)

Pontevès d'Amirat (2)
(1) - De gueules au pont à une arche d'or.
(2) - De gueules au pont à deux arches d'or. PIT IV-36
(2) - De gueules au pont à deux arches d'or, maçonné de sable. PIT II-145, BOR

Autres formes des armoiries de Pontevès

Blason de Pontevès d'Agoult (3 arches?)

Pontevès Eyroux

Sabran Pontevès


Ruffi de Pontevès Gevaudan (4)


Pontevès Xxx (5)

Autre Pontevès-Bargème

Autre Pontevès

Sceau Folconis de Pontevès en 1251
(3) - Armes d'Agoult: écartelé, aux 1 et 4 de gueules, au pont à deux arches d'or maçonné de sable, qui est
de Pontevès ; aux 2 et 3 d'or, au loup ravissant d'azur, armé et lampassé de gueules, qui est d'Agoult.
(4) - Ruffi de Pontevès Gevaudan: écartelé, aux 1 et 4 de gueules au pont à deux arches d'or maçonné de sable,
qui est Pontevès; aux 2 et 3 d'or au loup ravissant d'azur, armé et lampassé de gueules, qui est d'Agoult.
Sur le tout... coupé et endenté de sable qui est Ruffi
(5) - Pontevès Xxx : D'azur à un pont à trois arches d'or sur une mer de même, et, sur le pont,
une sirène d'argent se regardant dans un miroir d'or. (Inconnu dans la famille)

Selon T. de Pontevès, les ponts à trois arches ne font en réalité pas partie des armoiries
des Pontevès. Ce sont probablement des erreurs de transcription.



Toute la généalogie des Pontevès:  
http://jean.gallian.free.fr/comm2/p/ponteves.html


Histoire de Pontevès

Les Bessillons, massif isolé au coeur de la Provence intérieure, ont de tout temps attiré les hommes. Ils furent tour à tour et parfois simultanément lieu de refuge, de culte et de veille. L'activité se développe sur les deux versants dès la fin du néolithique. Les premières traces d'activités humaines remontent à 2600 avant J.C. Des sépultures ont été découvertes dans la plaine, sur le domaine St Férréol.
L'Antiquité voit l'activité se poursuivre dans la plaine. Des repérages archéologiques ont permis de révéler l'existence d'une villa et de huit fermes.

 Dès le début du XIème siècle, Pontevès fut le chef-lieu d'une puissante seigneurie et le fief d'une célèbre famille provençale. Les ruines du château appartiennent toujours aux descendants de cette famille, les Sabran-Pontevès, également propriétaires du château d'Ansouis dans le Vaucluse et des ruines du château de Bargème dans le Var.
Bargème: Bourg féodal à l'abri des ruines du château des Sabran de Pontevès, la silhouette du village se détache sur les flancs abrupts de la montagne de Brouis. Foulques d'Agoult de Pontevès devint en 1393 le seigneur du village. Deux siècles plus tard, en pleine tourmente religieuse, les Bargémois vengèrent le village voisin de Callas, trahi par Jean-Baptiste de Pontevès, en mettant fin à la lignée des châtelains. Après plusieurs meurtres, ils allèrent jusqu'à égorger Antoine de Pontevès en pleine messe en 1595. Le parlement d'Aix-en-Provence condamna alors les habitants à construire une chapelle expiatoire, N.-D.-des-Sept-Douleurs, située au bout de l'esplanade qui conduit au château. Le village conserve son enceinte défensive - percée au XIVème s. des deux portes fortifiées du Levant et de Garde -, ainsi que l'église romane, tout en pierres blanches. Placée sous le patronage de saint Nicolas, cette église du xie a une abside se terminant en cul de four. Son retable du xve est un triptyque représentant saint Sébastien.
Pontevès: Au début du XIIIème siècle, une enceinte, dont subsistent de nombreux vestiges (rempart occidental, porte de l'ubac, fontaine du Masque), protège le village tandis qu'une tour de garde (petit fort St Martin) est bâtie sur la pointe la plus élevée du petit bessillon. A l'est, la seigneurie construit un nouveau site d'habitat qui prendra le nom de Bastide de Pontevès.

Les grands fléaux de l'histoire n'ont pas épargné le village et la grande peste de 1348 suivie des troubles du XIVème siècle vont peu à peu voir la population déserter la bastide à partir de 1384 et le village lui-même vers 1433.
A partir de cette époque va se développer l'élevage ovin. Vers le milieu du XVème siècle, près de 4000 têtes composent le cheptel local, augmentées de celles du seigneur. Aux troupeaux de moutons s'ajoutent des élevages de chevaux et de bovins.
En 1477, le village sera repeuplé par l'arrivée d'une trentaine de familles du diocèse d'Albenga, en Ligurie. En effet, Bertrand de Pontevès, pour repeupler le village, s'adressa aux habitants du village de Montegrosso, en Italie. Il signèrent avec le seigneur, le 23 mars 1477, une charte selon laquelle il les exemptait d'impôt pour une durée de vingt ans.
Les premiers documents cadastraux datés de 1511 et des délibérations communales, à partir de 1495, font apparaître une société villageoise composée de trois artisans, de quelques éleveurs et d'une grande majorité de cultivateurs. Le terroir est réparti en labours (cultures diverses) (36%), prés (23%) et vignes.
Quelques bastides éparses commencent à apparaître sur le territoire de la commune. Les guerres de religions, auxquelles participe la seigneurie locale, obligent les villageois à renforcer et entretenir constamment les structures de défense, remparts et portes du village.

Au début du XVIIème siècle, les Pontevès réintègrent leur château qu'ils avaient délaissé pour leur hôtel barjolais, plus sûr et plus confortable. Malgré quelques rares aménagements nouveaux, tel un jeu de paume, le château conserve une apparence médiévale austère.
En 1650, François de Pontevès vend le château et les terres à un homme d'affaires et financier aixois, Pierre Maurel, surnommé le "Crésus Provençal". Celui-ci va entreprendre de grands travaux de rénovation et d'agrandissement du château. Celui-ci comptera une cinquantaine de pièces, quatre tours d'angles et des terrasses. Intérieurement, il sera décoré richement et orné d'un mobilier raffiné et de somptueux trompe-l'oeil dûs au talent du peintre Jean Daret. De même, il bâtira une maison en "forme de pavillon", sur le modèle aixois, à la Bastide des Salettes. Il avancera des fonds pour des travaux et aménagements de l'église et construira le moulin à huile à la demande des habitants.
Sous la révolution, le château est déjà partiellement en ruine. Quatre co-seigneurs se partagent le terroir et les 550 habitants vivent de cultures de céréales et d'oliviers, d'élevage et de quelques arpents de vignes.
Au XIXème siècle, une activité nouvelle, l'élevage du ver à soie ainsi que la création de fabriques de tomettes viendront renforcer l'économie du village. La création de la voie ferrée de la compagnie du Central Var reliant la vallée de la Durance à Draguignan permet l'exploitation de la bauxite sur trois sites dès le début du XXème siècle et jusqu'en 1949 avec une interruption d'activité au moment de la première guerre mondiale.

Historique du château de Pontevès:   Cliquez

Histoire et photos du château de Bargème:  Cliquez

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Autres références historiques

Histoire des Pontevès par Gilles Dubois

Armes : écartelé, aux 1 et 4 de gueules, au pont à deux arches d'or, maçonné de sable, qui est de Pontevès ; aux 2 et 3 d'or, au loup ravissant d'azur, armé et lampassé de gueules, qui est d'Agoult.

Dessin de Jean-François Binon, publié avec l'aimable autorisation d'HéraldiqueGenWeb.

Tous les auteurs qui ont écrit sur l'histoire de Provence sont d'accord pour constater la grandeur et l'ancienneté de la maison de Pontevès ; mais leurs opinions sur sa généalogie sont très différentes. D'après les uns, toutes les branches de la maison de Pontevès descendent en ligne directe des anciens seigneurs de ce nom ; d'après les autres, la ligne masculine des anciens Pontevès se serait entièrement éteinte, au treizième siècle et leur nom aurait été relevé par un membre de la maison souveraine d'Agoult.

Cette dernière hypothèse, qui nous paraît être la plus vraisemblable, a été partagée par le Père Anselme et par Artefeuil. Quoi qu'il en soit de cette question que de longues recherches pourront seules éclaircir, les vingt branches directes de la maison de Pontevès ont produit un grand nombre d'hommes remarquables, ont donné trois commandeurs et soixante-sept chevaliers de Rhodes et de Malte, ont possédé pendant près de dix siècles des fiefs très importants et ont attaché leur nom d'une manière indissoluble aux pages les plus brillantes de l'histoire de Provence. Les anciens seigneurs de Pontevès (dont le nom primitif était Ponteux, Pontuès et que Nostradamus fait descendre des seigneurs du Pont-Euxin), possédaient de grands biens dans les environs de Barjols et de Brignoles (Var), où ils ont établi leur domination vers 992, à l'époque où Guillaume le Grand chassa les Sarrasins de Provence. C'est du reste à cette époque que remontent la plupart des grandes maisons provençales, telles que les Castellane, les Grimaldi, les Grasse, les Vintimille, etc.

Les plus connus des anciens seigneurs de Pontevès sont : Arbertus de Pontevès et Aldegonde, sa femme, qui vivaient en 980 et firent des donations en 1021 ; Silvestre et Pierre de Pontevès (1035) ; Fulco et Asseline qui firent des donations en 1057 et 1063 ; Pontevès de Pontevès et Isnard de Pontevès, frères, chevaliers croisés en 1096 ; Bertrand de Pontevès, vingtième évêque de Riez (1060) ; Geoffroy Pons, Augier, Bertrand et Aldebert de Pontevès, qui firent des donations à diverses abbayes (1112) ; Fouquet de Pontevès, qui dota Barjols (1120) ; Guillaume, qui suivit le parti de Bérenger, comte de Provence, contre Raimond des Baux (1131) ; Jules de Pontevès, qui fit diverses donations à l'abbaye Saint-Victor de Marseille (1145) ; Adalbert de Pontevès 1180).

Fouquet ou Fulco de Pontevès, marié à Mabile, dame de Callian, Mazaugues, Roussillon, Artignosc, etc., n'eut de cette union qu'une fille, Dulceline de Pontevès, qui, unique héritière des immenses biens de son père, épousa (1225) Isnard d'Agoult, fils de Raimond d'Agoult, baron de Sault et d'Isoarde de Die (voir la généalogie des d'Agoult, par Guy Allard, Pithon-Curt, Pierre Louvet), et transmit son nom et ses armes à son fils aîné Fouquet d'Agoult qui suit :

Fouquet d'Agoult de Pontevès, premier de ce nom, transigea avec ses frères Raimond et Isnard d'Agoult, en 1240, par acte de Bernard Girard, notaire à Rians. Il épousa Mathilde de Rezza, fille de Guillaume de Cotignac, sieur de Carces, Flassans, etc., connétable de Provence sous Raimond Béranger IV, et tuteur de la princesse Béatrix de Provence. Il accompagna, en 1264, Charles Ier d'Anjou à la conquête de Naples et fut un des cent chevaliers choisis pour le fameux duel de ce prince avec le roi d'Aragon en 1282. Il suivit encore ce prince avec son frère Isnard d'Agoult sur les plages de Tunis en 1270. Pierre de Pontevès est également cité pour les secours d'argent qu'il rendit, en 1268, à Charles Ier d'Anjou, pour organiser une armée navale.

Barral Ier de Pontevès, fils de Fouquet, épousa Barrale des Baux, dame de Silans, et il eut Fouquet II, marié avec Marguerite de Porcelets et père de : 1° Fouquet III de Pontevès, tige de la branche aînée, dite des vicomtes de Bargème ; 2° Barral II de Pontevès, auteur de la branche, des seigneurs de Pontevès. Nous parlerons séparément de ces deux branches mères, dont nous ne donnerons qu'un résumé ainsi que des rameaux qu'elles ont formés, nous réservant de publier ultérieurement la filiation complète de cette maison.

1. PONTEVÈS BARGÈME.

La branche de Pontevès-Bargème (ses représentants s'intitulèrent vicomtes dès 1360), a produit entre autres personnages célèbres Fouquet III de Pontevès, surnommé le Grand (tige de la branche), qui était conseiller et chambellan du roi Robert d'Anjou, en 1330, et qui commandait une partie de l'armée provençale dans les Abruzzes en 1329 ; Fouquet IV de Pontevès, grand sénéchal de Provence en 1354, époque où cette charge réunissait les pouvoirs qu'avaient en France le connétable, l'amiral et le chancelier ; Jean II de Pontevès, vicomte de Bargème, grand chambellan de Louis III, roi de Naples, en 1429 ; Jean-Baptiste de Pontevès, lieutenant pour le roi en Provence, capitaine de cinquante hommes d'armes, s'illustra sur les champs de bataille où il accompagna le roi François Ier.

Cette branche a donné en outre à l'Eglise : Elzéar de Pontevès, prince évêque d'Apt (1357-1361) et un aumônier de la reine. Elle a fourni également plusieurs consuls et procureurs de Provence, des gouverneurs, des colonels, un grand nombre d'officiers de marine, un commandeur et une grande quantité de chevaliers de Rhodes et de Malte. Elle a contracté des alliances avec la famille princière de Foix-Candalle et avec les maisons de Cotignac, des Baux, d'Oraison, de Porcelets, de Glandevès, de Monteil-Adhémar, de Castellane, d'Agoult, de Villeneuve. Elle s'est éteinte directement, en 1811, dans la personne de César, marquis de Pontevès, vicomte de Bargème, dont la fille unique, Victorine de Pontevès-Bargème, duchesse de Sabran, a adopté ses cousins au troisième degré Edouard et Léonide de Pontevès-Sabran, des coseigneurs d'Amirat, frères jumeaux, qui ont relevé le titres et noms de Bargème substitués. La branche avait formé les cinq rameaux qui suivent :

1. Pontevès, coseigneurs d'Amirat. Cette branche, aujourd'hui l'aînée, s'est détachée la dernière de la souche en 1709 par Alexandre de Pontevès, frère puiné de Jean III, vicomte de Bargème. Substituée aux titres et dignités du duc de Sabran, pair de France, par ordonnance royale du 18 juillet 1828, elle a relevé par substitution les nom et titres de Bargème, à la mort de César, marquis de Pontevès, vicomte de Bargème, père de la duchesse de Sabran (arrêt de la cour d'Aix ; 29 juillet 1858).

2. Pontevès, seigneurs d'Avaye et de la Garde. Ce rameau, détaché de la souche en 1620, s'est éteint au XVIIe siècle.

3. et

4. Pontevès, seigneurs de Muy et de Castellar. Formées en 1480 par Louis et Elzéar de Pontevès-Bargème, frères cadets, elles se sont éteintes : l'une, celle de Muy, vers 1570, avec Anne de Pontevès, mariée en 1540 à Jean de Rascas, seigneur de Châteauredon ; l'autre, celle de Castellar, vers 1660, avec François de Pontevès, seigneur de Castellar et de la Bastide d'Esclapon, qui n'eut point d'enfants de Gabrielle d'Oraison-Cadenet, petite-fille de Marthe de Foix-Candalle. Ces deux branches ont donné des officiers de marine et des chevaliers de Malte elles se sont alliées aux Grasse, aux Gérente, etc.

5. Pontevès Flassans, comtes de Carces, barons de Cotignac. Cette branche formée en 1374 par Fouquet V, frère cadet de Jean II de Pontevès, vicomte de Bargème, et continuée par Durand de Pontevès-Flassans, en conséquence de son adoption, en 1498, par Jean-Baptiste de Pontevès, seigneur de Carces, baron de Cotignac, grand sénéchal de Lorraine et député de la noblesse de Provence en 1486, son cousin germain, mort sans postérité. Cette branche a donné un grand sénéchal de Lorraine (1474) ; trois grands sénéchaux de Provence (1572, 1582, 1610) ; quatre lieutenants du roi ; deux chevaliers de Saint-Michel (1562, 1568) ; un chevalier du Saint-Esprit (1578) ; un premier consul et procureur d'Aix (1590) ; un capitaine de cent hommes d'armes (1537). Le plus célèbre de tous fut Jean Ier de Pontevès, grand sénéchal et lieutenant général, qui fit ériger la terre de Garces en comté (mai 1571) et fut pendant vingt ans généralissime des armées catholiques en Provence. Son fils Gaspard et son petit-fils Jean II furent comme lui grands sénéchaux et lieutenants généraux. Gaspard fut également gouverneur de Provence intérim en 1592. Les Pontevès-Carces ont contracté des alliances avec les maisons de Forbin, Grasse, Ornano, Crussol, Brancas-Céreste, Vins, des Pretz de Montpezat, Aloigny de Rochefort, Simiane de Gordes, etc. Ils s'éteignirent, en 1670, avec Gabrielle de Pontevès (fille unique de Jean II de Pontevès, troisième comte de Garces), qui épousa en 1608 Guillaume de Simiane, marquis de Gordes, et apporta dans cette maison les immenses biens de son père. Ils passèrent ensuite, par voie d'héritage, dans les familles de Simiane-Moncha, Bouillon, Roban-Soubise, Condé et Orléans.

II. PONTEVÈS-PONTEVÈS.

La branche des Pontevès, seigneurs de Pontevès, formée en 1302 par Barral II de Pontevès, frère cadet de Fouquet III de Pontevès Bargème, compte parmi ses rejetons des lieutenants du roi, des gouverneurs, plusieurs consuls et procureurs du pays, un député de la noblesse de Provence vers François Ier et beaucoup de chevaliers de Malte. Elle s'est alliée aux maisons de Porcellets, Blacas, Agoult, Grimaldi, Simiane, Castellane, Forbin, Villeneuve, Foresta, Galéan, Vintimille. Elle s'éteignit en 1671 avec Marie-Thérèse de Pontevès-Monfroc, mariée en juin 1637 à Henri de Forbin, baron d'Oppède, qui recueillit la succession de cette branche. Elle avait formé treize rameaux, dont voici le résumé.

1. Pontevès, seigneurs de Saint-Blaise. Formée en 1630 par Gaspard, frère puîné de Jean III, seigneur de Pontevès, elle a subsisté jusqu'en 1780 et a donné un colonel, des chevaliers de Malte, il s'est allié aux familles de Bagnoly, de Raphelis-Broves, d'Aillaud, etc.

2. Pontevès, seigneurs de Maubousquet. Issu de François de Pontevès (1623), fière cadet de Jean III, seigneur de Pontevès, ce rameau a produit : un brigadier des armées du roi (1791) ; un aumônier des rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X une abbesse de Maubuisson ; plusieurs officiers de marine très distingués, un commandeur et un grand nombre de chevaliers de Malte. Alliances : Meyssonnier, Saboulin, Agoult, Ollières, de Ners, Rainvilliers, Pomeret (voir plus loin l'état actuel de ce rameau).

3. Pontevès, seigneurs de Saint-André et de Beaudun. Ce rameau, qui s'était détaché de la branche en 1650, a donné plusieurs chevaliers de Malte avant de s'éteindre.

4. Pontevès, marquis de Pontevès-Giens. Boniface, frère puîné de Reforciat de Pontevès, seigneur de Pontevès, a formé en 1532 ce rameau qui a donné un capitaine général, des gouverneurs, des colonels, des capitaines de vaisseau, un major général de la marine en 1783, plusieurs consuls et procureurs de Provence et un grand nombre de chevaliers de Malte. La terre de Giens fut érigée en marquisat, au mois d'octobre 1691 sous la dénomination de Pontevès-Giens, en faveur de François de Pontevès, seigneur de Giens. Sa descendance s'est éteinte en 1848 après s'être alliée aux Castellane, aux Glandevès, aux Micaëlis, aux d'Andréa.

5. et

6. Pontevès, seigneurs de Laforêt et d'Amirat. Ce double rameau fut formé en 1530 par Antoine, frère cadet de Reforciat, seigneur de Pontevès. Celui de la Forêt a fini en 1869 avec Georgette de Pontevès, morte à Barjols (Var) celui d'Amirat, fixé aux Antilles depuis 1753, a donné des gouverneurs et des chevaliers de Malte. C'est la troisième branche existante (voyez plus loin).

7. et

8. Pontevès, seigneurs de Sillans et de Gévaudan. Antoine, frère puîné de Jean II, seigneur de Pontevès, est l'auteur de ce rameau éteint directement en 1681 en la personne d'Isabeau de Pontevès, mariée le 16 décembre 1641 Hector d'Eiroux, dont les descendants ont ajouté à leur nom celui de Pontevès-Gévaudan. L'adoption de Jean d'Eiroux par son oncle Gaspard de Pontevès, frère d'Isabeau, a été confirmée par lettres patentes du roi, le 8 mai 1648. Alliances Agoult, Castellane, Simiane, Vintimille.

9. Pontevès, marquis de Buous. Ce rameau, formé en 1415 par Gaspard, frère puîné de Bertrand, seigneur de Pontevès, a donné cinq colonels, deux lieutenants de roi en Provence, un gouverneur de Provence par intérim (1595), un capitaine de cent hommes d'armes, un chevalier de Saint-Michel (1572), plusieurs premiers consuls et procureurs du pays et un grand nombre de chevaliers de Malte. La terre de Buous fut érigée en marquisat (1650) pour Louis de Pontevès, seigneur de Buous, colonel d'un régiment d'infanterie, lieutenant du roi en Provence, premier consul et procureur du pays en 1661. Ce rameau a fini en 1750 après s'être allié aux maisons de Simiane, La Baume-Suze, Isnard, Sade, Castellane, Riquetti de Mirabeau, Panisse, etc.

10. Pontevès, seigneurs d'Ubraye. Cette lignée dont le chef fut Agoult de Pontevès, frère puîné de Jean Ier, seigneur de Pontevès, s'éteignit directement en 1490 avec Honorade de Pontevès, mariée (1467) à Pierre de Clary, dont les descendants ont ajouté à leur nom celui de Pontevès. Aucune ordonnance royale n'a confirmé cette addition de nom.

11. , 12 et 13. Pontevès, seigneurs de Cabanes, Lambesc et Château-Renard. Ces trois rameaux détachés vers le milieu du XIVe siècle ont pour auteur commun Blacas de Pontevès, frère puîné de Jean Ier, seigneur de Pontevès, qui transigea en 1350. Ils s'éteignirent au XVe et XVIe siècle, après avoir donné un grand nombre de gouverneurs et de chevaliers de Malte. Alliances : Forcalquier, Grimaldi de Monaco, Porcelets, Castellane, Villeneuve, Simiane, Agoult.

Branche indirecte de Barrel de Pontevès. On ne mentionne ici que pour mémoire cette branche indirecte fixée à Forcalqueiret (Var). Jean de Barrel, coseigneur de Revest, épousa en 1670 (devant Beauzin, notaire à Aix) Anne de Pontevès-d'Amirat. Leur petit-fils, Honoré-Guillaume de Barrel, a ajouté à son nom celui de Pontevès en exécution du testament d'Anne de Pontevès, son aïeule. Nulle ordonnance royale n'a confirmé cette addition de nom.

Grandes alliances de la maison de Pontevès

Thomasse de Pontevès se marie, vers 1500, avec Guillaume de Forcalquier; Barral de Pontevès, en 1360, avec Isabelle de Baux, fille d'Amiel de Baux (des princes d'Orange) et d'Alberone d'Agoult ; Bérenger de Pontevès, seigneur de Lambesc, avec Fanette de Baux, soeur de la précédente, en 1362 ; Jean-Baptiste de Pontevès, vicomte de Bargème, épouse en premières noces, en 1530, Honorée de Foix-Candalle, fille de Jean de Foi, comte de Meille, et arrière-petite-fille de Marguerite de Bourbon. (Par cette illustre grand-mère, elle descendait de saint Louis, roi de France, de Jacques le Conquérant, roi d'Aragon, et de toutes les maisons souveraines de l'Europe ; elle était en outre cousine germaine d'Anne de Foix, mariée à Ladislas, roi de Hongrie, et tante à la mode de Bretagne d'Anne de Hongrie, femme de Ferdinand, empereur d'Allemagne et frète cadet de Charles-Quint.) François de Pontevès Castellar se maria, en 1624, avec Gabrielle d'Oraison Cadenet, petite-fille de Marthe de Foix-Candalle ; et Jeanne de Pontevès Cabanes épousa, en 1505, Lucien Grimaldi, seigneur de Monaco, assassiné en 1525.

La maison de Pontevès n'est plus représentée aujourd'hui que par trois branches : 1° celle de Pontevès Bargème (branche ducale de Sabran), dont nous avons donné la notice plus haut, page 95 ; 2° celle de Pontevès Maubousquet, dont l'état actuel va suivre ; 3° celle de Pontevès-d'Amirat, qui est fixée à la Guadeloupe et dont l'Annuaire de 1865 a donné une notice en l'indiquant, par erreur, comme l'aînée.

PONTEVÈS-MAUBOUSQUET

Alfred, comte de Pontevès Maubousquet, marié en 1839 à Zéphirine de Saint-Perrier, dont : Lucie, mariée en 1860 à Auguste, comte de Brettes-Thurin, membre de l'Assemblée nationale.

Armes : écartelé, aux 1 et 4 de gueules, au pont à deux arches d'or, maçonné de sable, qui est de Pontevès ; aux 2 et 3 d'or, au loup ravissant d'azur, armé et lampassé de gueules, qui est d'Agoult. Devise : SEPARATA JUNGIT. Sobriquet : PRUDENCE. Résidence : Paris

En résumé la maison de Pontevès a donné un capitaine général des Abruzzes ; quatre chevaliers croisés ; trois évêques ; cinq grands sénéchaux de Provence ; cinq lieutenants généraux ; deux chambellans des rois de Naples ; un généralissime des armées catholiques de Provence ; deux gouverneurs par intérim ; un brigadier des armées du Roi ; sept premiers consuls d'Aix et procureurs du Pais ; un aumônier du roi et de la reine ; une abbesse de Maubuisson ; un major général de la marine ; un contre-amiral ; un grand nombre de colonels et officiers de marine ; trois chevaliers de Saint-Michel ; un du Saint-Esprit ; soixante-sept chevaliers de Malte, dont trois commandeurs.

Auteur: Gilles Dubois, généalogiste.

Réf: http://gillesdubois.blogspot.com/2008/04/pontevs.html
Source initiale : Annuaire de la noblesse de France 1876 page 177
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36603q

Planches généalogiques de Pontevès:
http://jean.gallian.free.fr/comm2/Images/genealog/ponteves/p2b.pdf
http://jean.gallian.free.fr/comm2/Images/genealog/ponteves/p1b.pdf

Wikipedia: de Pontevès: http://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Pontev%C3%A8s

Note: Vous pourrez trouver à la médiathèque de Pontevès quelques livres et documents de thèse concernant l'histoire de la commune.

 

L'hotel des Ponteves a Barjols.jpg (96427 octets)

L'hôtel des Pontevès à Barjols

Porte hotel des Ponteves Barjols.jpg (113940 octets)
La porte de l'hôtel des Pontevès

 

Si vous passez par Aix-en-Provence, vous pourrez voir, en haut du Cours Mirabeau et a droite, l'ancien hôtel particulier des Sabran-Pontevès. Une plaque de façade le signale.
Il existe à Marseille une rue de Pontevès.

On trouve des châteaux "de Pontevès" dans différents villages de Provence où la famille a régné, tels que: Bargême, dans le haut Var, Flassans-sur-Issole, et au Revest des Brousses, dans les Alpes de Haute Provence, sur la D5 entre Banon et St Michel l'observatoire.

On trouve un "Domaine de Pontevès" en Camargue, à l'est de l'étang de Vacarès, un peu au nord des Salins de Giraud.

Plus loin encore, à Paris, au Sacré-Coeur de Montmartre, une cloche du clocher du Sacré-Coeur fut offerte jadis par la famille de Sabran-Pontevès.

Liens avec le château d'Ansouis:

 Le château d'Ansouis, dans le Vaucluse, fut édifié par les comtes de Forcalquier (Alpes de haute-Provence) en 960. Il est cité pour la première fois dans la charte de Bozon.
En 1178, la château d'Ansouis entre dans le patrimoine de la famille de Sabran par le mariage de la dernière comtesse de Forcalquier avec Raymond de Sabran.

Au XVIIIème siècle, après la révolution, la famille de Sabran-Pontevès se réinstalle à Ansouis.
En 1936, Foulques, Duc de Sabran-Pontevès et son épouse Roselyne de Vallombrosa s'installent à Ansouis. Ils vont rendre sa splendeur passée au château. Aujourd'hui, leurs enfants continuent l'oeuvre entreprise.
Le château d'Ansouis est toujours la résidence des ducs de sabran-Pontevès.

Liens avec le château de Lourmarin:

  Le château de Lourmarin, dans le vaucluse, du XIIIème au XIVème siècle, a appartenu successivement aux comtes de Forcalquier, à la famille de Sabran et à la famille d'Agoult. Aujourd'hui, propriété de l'Académie des Sciences et Belles Lettres. Fondation privée.

 



Liens avec le château de la Tour d'Aigues:

 Le château de la Tour d'Aigues, dans le Vaucluse, du XIIème au XVème siècle, a appartenu successivement aux comtes de Forcalquier, à la famille de Sabran et à la famille d'Agoult. Le château fut mis à sac, pillé et détruit en 1792 par une ligue révolutionnaire. Le château brûla cinq jours et cinq nuits. Aujourd'hui, propriété du Conseil Général du Vaucluse, en réfection.

Une page spéciale est réservée à la famille De Pontevès en France. Des informations y seront ajoutées au fil de l'eau:
Les Pontevès en France



Pour en savoir plus sur l'histoire de la Provence, vous pouvez vous rendre sur le site: http://www.netprovence.com/index.html 

 

L'église et les oratoires

Le patrimoine architectural de Pontevès ne manque pas d'intérêt. Ce village modeste, simple commune du canton de Barjols, dépendant du doyenné de Saint-Maximin, surprend par ses richesses.
De la route D560 qui traverse la plaine, on aperçoit les tours du château. Le centre ancien a conservé une partie de ses remparts moyenâgeux avec portes et archères. Ces fortifications font l'objet d'une restauration réussie.
L'église, quant à elle, mérite une attention particulière, tant pour son architecture que pour son riche mobilier.
Enfin, neuf oratoires s'offrent à nous (huit communaux et un privé) constituant un élément incontesté des richesses pontoises.
L'oratoire Saint-Joseph, le plus ancien, daté de 1663 (érigé avant l'église actuelle), n'est pas étranger à l'apparition, en 1660, de Saint Joseph à Cotignac...
Il ouvre la route de ces pieux monuments et fait partie des trois oratoires pontois où la date demeure gravée sur la pierre. Les deux autres étant Notre-Dame de Bon-Secours (1863) et Saint-Gervais et Protais (1873).
Hélas, les dates d'édification des autres oratoires, à part Notre-Dame de la Calisse (1948), ne sont pas connues.
Cependant, deux oratoires alors proches du centre du village (Saint-Sébastien et le Sacré-Coeur) ont échappé à l'attention des pontois, car ils n'étaient que ruines au milieu des années 1980, et leur état confirmait un abandon total.
Fait étonnant, celui découvert récemment au quartier de Vaunières a subsisté malgré son éloignement. Sa restauration est prévue.
Il faut ajouter la disparition de l'oratoire de Sainte-Roseline, situé jadis sur la piste conduisant à Cotignac.
Le bilan des restaurations est largement positif avec la restauration de sept oratoires communaux sur huit, celui de Vaunières n'ayant pas encore pu être restauré à ce jour.
Le Var, riche d'environ un millier d'oratoires, arrive en tête du pays. Hélas, une trop grande quantité de ces édifices si attachants est en mauvais état. Les édifications privées occupent une bonne place.
Un des plus anciens connus était l'oratoire de Saint-Pierre, à Six-Fours, dont la construction remontait au Xème siècle. Là aussi, comme pour beaucoup, les voies de communication de cette localité ont été néfastes à sa longévité.
Parmi les plus anciens parvenus jusqu'à nous, celui du XVème siècle dédié à Sainte Marie-Madeleine, à Saint-Maximin (classé monument historique en 1910) et quatre, sur les sept d'origines, édifiés sur le chemin conduisant à la grotte de la Sainte-Beaume à la suite du pèlerinage de Monseigneur FERRIER, archevêque d'Arles, en 1516. Il sont classés monuments historiques depuis 1913.
Le record du nombre pour le Var et la France reste à la commune du Beausset avec une soixantaine d'oratoires.
Sur les 153 communes du Var on trouve des oratoires dans 137 localités.
(Document source Serge Porre)

Quelques photos des oratoires:

L'oratoire St Joseph, à Pontevès: Cliquez

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   Notre-Dame de bon secours
    (1863)

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   Notre-Dame (1948)

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   Sacré-Coeur de Jésus

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   Saint-Pierre


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   Saint Eloi

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   St Gervais et St Protais (1873)

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   Saint Joseph (1663)

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   Saint sébastien