Opposition locale

Une opposition à Pontevès

Politique locale : Une opposition de veille

En politique, n'importe où dans le monde, toute personne ou tout parti élu à des fonctions gouvernantes, à quelque niveau que ce soit, dérive très rapidement vers des pratiques obscures, s'il n'est en présence d'une opposition qui scrute, surveille et dénonce ces dérives. C'est le jeu d'une opposition normale.
Que ce soit les partis politiques, les syndicats, les associations de consommateurs et autres organismes de défense des droits des citoyens, il existe des groupes d'opposition ou de contre-pouvoir face à tous les groupes de pouvoir.
Une force d'opposition, qui peut être aussi une force de proposition, même si ses propositions ne sont jamais entendues, ne se peut concevoir que dans la durée.
En cela, dans notre petite commune rurale, il semble que ce genre de force d'opposition brille par son absence depuis de longues années.

A chaque élection municipale, quelques voix s'élèvent, une vague association se crée, une liste éphémère aux motivations incertaines pose sa candidature et tout retombe ensuite comme un soufflet au fromage, une fois les élections passées. La vieille liste est réélue et tout est dit.
Il est difficilement concevable de remporter une élection ou des sièges dans ces conditions, avec si peu de préparation et en si peu de temps.
C'est pourquoi il est important de poser dès aujourd'hui les bases d'une opposition solide face à une municipalité qui possède tous les atouts et qui joue sur du velours par le jeu de la tradition du vote, de la fidélisation des électeurs, de la peur de l'inconnu et de finances inépuisables pour payer des avocats et imprimer et distribuer des tracts de propagande électorale ou de désinformation.

C'est aujourd'hui aux Pontois de se prendre en main et de constituer cette force d'opposition qui permettra peut-être, demain, dans la durée, de s'imposer comme une alternative sérieuse de renouveau municipal.
Nous dénoncions hier, durant la campagne des élections de 2008, les dérives, les carences et les erreurs de gestion de l'ancienne et actuelle équipe municipale, et nous devons poursuivre cette action.
Les faits nous ont montré que les Pontois s'étaient exprimés dans les sondages de ce site à 75% de rejet de l'ancien maire et de sa première adjointe.
Au scrutin, le maire s'est retrouvé en 11ème position sur 15 sur la liste et sa première adjointe en 15ème position, à la limite de l'élimination.
Les deux ont été réélus par le conseil municipal au mépris de la volonté des Pontois, certes dans le respect de la loi, mais certainement pas dans l'esprit d'une vraie démarche démocratique ni dans le respect moral de la volonté du peuple.
On peut considérer cette réélection comme moralement illégitime et estimer que Monsieur le Maire et Madame sa première adjointe auraient dû refuser leur réélection à ces postes.
Il serait naturel, aujourd'hui, de demander leur démission pure et simple et la réélection d'un nouveau maire et d'un nouveau premier adjoint.
D'autres personnes appartenant au conseil municipal auraient pu prendre dignement et légitimement ces responsabilités. M. Massal et Mme Aponte auraient dû être nos nouveaux maire et premier adjoint. Et il est regrettable que Monsieur Isnard n'ait pas eu les résultats que sa connaissance des affaires de la commune aurait dû justifier.

Ulcéré par la manière dont les choses se passent depuis des décennies à Pontevès (" Pontevès aux Pontois ", rejet des étrangers, xénophobie, accueil déplorable des nouveaux arrivants, municipalité en vase clos, dilapidation des finances publiques, obstruction systématique à tout effort de progrès ou d'avancée technologique sur la commune, hostilité pathologique à toute installation d'entreprise ou de commerce, entretien latent d'une atmosphère de haine, de peur et de conflit entre les habitants), je me suis présenté aux dernières élections municipales essentiellement pour mettre mon grain de sel dans un débat quasi inexistant et tenter de provoquer une vague prise de conscience. Peut-être en vain. Je ne sais pas. Certaines personnes m'ont assuré de leur sympathie et de leur soutien dans cette démarche et je les en remercie, ainsi que celles qui continuent à communiquer avec moi et à me soutenir aujourd'hui.
Mais je ne souhaite plus être candidat dans l'avenir.
J'aimerais que les choses changent, afin que la démocratie, la liberté et le bon sens reviennent, mais je pense que d'autres personnes, dans cette commune, sont beaucoup plus qualifiées et compétentes que moi pour être les artisans de cet indispensable et inéluctable changement.
Il ne faut pas que ce soit une personne qui vienne pour régler des problèmes ou des conflits personnels ou dans l'intention de s'emparer du pouvoir municipal pour assouvir des besoins plus ou moins louches.

Bien sûr, certains pensent et disent que j'exagère, que les choses ne sont pas aussi graves et que nos élus sont parfaits et font le maximum.
A cela, je ne puis répondre qu'une chose : un peu de surveillance n'a jamais fait de mal à personne et si nos élus sont des gens aussi merveilleux, alors je serai le premier à le reconnaître et à le faire savoir publiquement.
Seulement voilà, je ne suis pas aussi optimiste que ces personnes. Et sans être paranoïaque (fou), je ne crois pas que nos élus, d'ailleurs à tous les niveaux de la pyramide du pouvoir politique, soient des oies blanches et des vierges pures. D'une part, je connais très bien la nature humaine. D'autre part, n'importe qui peut se faire une image de ce que sont les hommes politiques à tous les niveaux, au vu des innombrables mises en examen, procès et condamnations pour tous les délits que l'on peut imaginer, de l'abus de pouvoir à la corruption active, en passant par les abus de biens sociaux, détournements de fonds sous toutes les formes, trafics d'influence, délits d'initiés, etc… Et ils y passent tous, tôt ou tard !
Ces gens-là ne font jamais rien gratuitement ni qui ne serve de près ou de loin leur intérêt personnel.

Comme je l'ai déjà dit, si la carrière politique attire autant de monde, ce n'est pas pour rien. Et comme je l'ai également déjà dit, si on consacrait autant d'énergie et de science à recruter nos dirigeants politiques sur leurs valeurs morales que l'on en met à recruter du personnel dans les entreprises, les choses iraient sûrement mieux.

Dans l'immédiat, je souhaiterais voir peu à peu se constituer un groupe populaire de simple opposition à la municipalité en place. Un groupe d'observation et de surveillance auquel l'ensemble des Pontois pourraient participer, s'adresser et se référer et à qui transmettre leurs connaissances de choses anormales qui se trameraient sur le territoire de la commune. Toute décision ou action de la municipalité à caractère hors-la-loi, injuste, inéquitable ou discriminatoire.
Les informations pourraient être centralisées afin de constituer un fonds de données susceptibles d'y voir plus clair dans le jeu des élus et de parer éventuellement à des projets déraisonnables en saisissant les instances administratives ou judiciaires de tutelle.

En terme de choses déraisonnables, on sait déjà que le PLU de la commune n'est rien moins que confus, embrouillé, absurde et inacceptable et qu'il arrange les uns au détriment des autres, sans aucune justification. En plus, un PLU aussi complexe ne peut que cacher des choses douteuses. D'ailleurs, il semble que certains administrés se soient pourvus en justice contre la mairie de Pontevès pour des problèmes de PLU.
On peut aussi évoquer et critiquer les décisions d'attributions ou de refus de permis de construire qui relèvent beaucoup trop souvent de la chose non-dite plutôt que de l'application rigoureuse de quelconques textes législatifs. La rigueur étant ici une donnée assez élastique, tout comme l'interprétation des textes par nos élus.


L'accueil à Pontevès

Ce " groupe " populaire d'opposition, quelle que soit sa nature juridique ou non juridique (à définir), aurait aussi pour mission amicale (volontariat) d'accueillir les nouveaux arrivants à Pontevès (aussi étonnant que cela puisse vous sembler, cela se pratique, dans le cadre municipal ou associatif, dans des tas de communes, et on y consacre même des budgets significatifs). Accueillir, informer, aider dans les démarches ou la connaissance des us et coutumes locales. C'est un acte civique, solidaire et respectueux.
Tendre la main à un autre, ce n'est pas forcément la pire des tares, vous savez…


Participer

Quand on se dit force de proposition, on peut et on doit aussi participer à l'information des autres. Informer nos concitoyens de ce qu'on estime qu'ils doivent savoir, mais informer aussi nos élus, parfois, de telle ou telle chose que certains ont remarquée sur la commune, et qu'eux-mêmes, nos élus, n'ont pas forcément pu techniquement observer.
L'information peut se diffuser sous différentes formes. Papier à travers des circulaires à distribuer dans les boites aux lettres, affichage dans les lieux adaptés, téléphonique en faisant jouer un réseau pyramidale et enfin par internet qui est le moyen en plein développement.

Pour le reste, les idées doivent venir de tout le monde.