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Textes philosophiques

     Textes ou extraits, essais, réflexions...

Index:
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Le bonheur (poème) Patrick, avril 2003.
Réflexion sur l'amitié Manon Pira, octobre 2002.
Pour que Soi devienne Je
Patrick, juillet 2002. 
  Autrui
Serge Kilolo, 2002.
Homosexualité Tanii Chan, juin 2007.

 

 

            Le bonheur

Le bonheur,
c'est quand nous sommes disponibles à l'instant
tel que celui-ci touche à l'éternité...

Instant de présence à soi-même,
de recueillement de toutes les attentions qui nous dispersent,
de toutes les sensations,
de toutes les émotions.
Instant de communion,
d'accueil,
pour ceux qui nous sont proches et nous nourrissent de tendresse,
pour ceux qui nous ont blessés et ont ouvert en nous des brèches,
par lesquelles nos limites sont mises à jour.

Instant de gratitude donc,
où la plénitude intérieure abolit l'espace et le temps,
conjuguant la bienveillance envers sa propre pauvreté,
et la compassion vraie,
absente du jugement qui n'est jamais qu'erreur.

Le bonheur est cet instant gratuit, dense, mystérieux,
presque trop fort,
où la beauté, l'amour, la résonance du geste juste, 
dilatent notre âme.

Et cet instant n'est accessible 
qu'à ceux qui savent regarder à l'intérieur
des choses, des événements et des êtres...
qu'à ceux qui savent maitriser les contraires,
équilibrant engagement et détachement,
proximité et distance,
parole et silence,
force et douceur,
respect de l'autre et appel à l'autre...

Cet instant n'est accessible,
qu'à ceux qui cherchent une sagesse,
un sens,
une clé,
une liberté...

Et bien qu'imparfait,
fugace,
soumis à nos errances et à nos résistances,
il libère l'horizon,
ouvre nos prisons intérieures,
indique la voie,
construit l'estime et la confiance
en intime présence...

Le bonheur est quand à travers une étreinte, 
un pardon,
un sourire,
quand devant une immensité,
un oiseau, une fleur,
une démarche de don ou de paix,
l'on est porté à sortir de ses propres frontières, 
pour goûter la joie...

Fragile, délicate,
mais puissante d'une force de vie,
de la force de toute vie,
c'est cette joie qui construit le bonheur,
dans l'aptitude à la renouveler,
à se la rappeler,
à la susciter,
à la partager...

Quand le don de nos regrets,
de nos désirs,
de nos fermetures, 
de nos tristesses,
de nos inquiétudes, 
de nos peurs,
laisse place à la suavité du coeur,
le joie enveloppante guérit de tout, 
et ouvre à l'infini...

            Patrick Morisset-Chevalier, avril 2003. pmc1mail@aol.com

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        Réflexion sur l'amitié

        Manon nous parle de l'amitié avec les mots et la spontanéité de l'adolescence!
        

        REFLEXION SUR L'AMITIE

        Ah, l'amitié! Un bien beau mot, souvent mal employé… Mais qu'est-ce donc au juste l'amitié? C'est une bonne question! En fait, on pourrait comparer l'amitié avec une chanson qui dit : "Donner sans rien attendre en retour"…Vous croyez que c'est ça être un ami pour quelqu'un? C'EST FAUX!!! Car si vous donnez et qu'en échange vous avez que dalle, ça veut surtout dire que l'autre profite de vous. Eh oui, ce n'est purement et simplement qu'un profiteur! Mais peut-on vraiment avoir un ami dans la vie? C'est une autre bonne question… Personnellement je pense que non ou alors rarement car il y a toujours un truc qui cloche. Je pense qu'on peut dire qu'une personne est une amie seulement si ça fait au moins 20 ans qu'on la connaît et qu'elle ne nous a jamais fait une crasse et qu'elle nous a toujours donné quelque chose en échange de ce qu'on lui donnait. Pour être amis je pense aussi qu'il faut qu'il y ait dans la relation de la complicité, de la confiance, de la tendresse, de la complémentarité et des affinités. En fait, comme un amour sans l'attirance physique, donc sans le sexe. Le meilleur ami de chacun est surtout lui-même. On ne peut compter que sur soi-même. Qui vous comprend mieux que quiconque? Qui rigole toujours à vos blagues connes qui ne font rire personne? VOUS! Et je parle en connaissance de cause… ! Combien de fois ais-je été trahie, abusée et prise pour une conne??? Oh, mon bon lecteur, vous ne pouvez pas savoir! Toujours on a essayé de profiter de ma générosité et de ma naïveté. Même les personnes que je considérais à l'époque comme mes amies. Eh oui, je suis allée de désillusion en désillusion, du côté de l'amitié… J'ai compris que les autres étaient tous des profiteurs et j'avouerais même que ça m'est arrivé… Mais rarement et généralement car on m'avait déjà abusé au départ. Donc en fait je me demande pourquoi ce mot a été inventé… Tiens, regardons la définition du dico, ça peut être intéressant:

amitié n. fém. 
1. Attachement profond et désintéressé qui unit deux personnes, en dehors des liens familiaux ou amoureux. Une amitié à toute épreuve.
2. Affection, sympathie
3. Expression de sympathie, marque de politesse. Il nous fit l'amitié de venir.
4. Relations amicales entre personnes ou collectivités. Signer un traité d'amitié et de coopération.

        Bon étudions chaque sujet maintenant:

1. Les mots importants ici sont : attachement PROFOND et DESINTERESSE. Alors commençons par profond. Je vais essayer de décrypter ce terme "attachement profond". Qu'est ce qu'un attachement profond en fait? Hey, mine de rien c'est dur à expliquer! Je traduirais par une relation qui s'est forgée depuis un certain temps déjà et où les deux personnes ont une confiance totale l'une en l'autre. Bon, eh bien, c'est rare déjà ça… Maintenant, désintéressé… Ca c'est bien… Il y a toujours, et je ne pèse pas mes mots, un fond intéressé… Nan, mais c'est vrai ! Qu'attend-on d'un ami? Qu'il nous écoute, qu'il nous comprenne, qu'il nous aide dans nos mauvaises passes… Bref, il est là-dedans l'intéressement…
2. Alors là ils sont un peu cons dans le dico, vu qu'ils mettent juste au-dessus que c'est profond et désintéressé et maintenant ils disent que c'est juste de l'affection et de la sympathie… Ils avaient sûrement du fumer un truc illicite avant d'écrire ceci… !
3. Bon, ici c'est surtout le mot amitié dans les expressions donc on va passer.
4. Idem que 3.

        Conclusion: même dans le dico on nous donne de mauvaises définitions ou alors des définitions de choses presque impossibles (remarque, le "presque" est là pour la petite note d'espoir…) L'amitié est donc surtout un beau sujet de parlotte et de chansons mais je pense qu'en fait elle n'existe pas vraiment… C'est bête quand même parce que c'est beau, aussi beau que l'amour. D'ailleurs ne dit-on pas Amour avec un grand A et Amitié avec un grand A? Le fait que l'on utilise les deux même expressions pour ces deux mots signifie quelque chose, quand même… Seconde conclusion : dans la vie on est toujours seul et plus vite on le comprend mieux c'est. Mais le problème c'est que pour s'en rendre compte il faut souvent avoir fait une expérience pas cool… Ah tiens, on dit aussi que le meilleur ami de l'Homme c'est le chien… Ca veut dire beaucoup. Quand on a chien et qu'on lui donne à bouffer, un toit et de l'amour (sous entendu des caresses), lui il nous rend tout ça au centuple par un million de tonnes d'Amour, de dévouement et de loyauté. Est ce qu'un soit disant ami ferait le même chose? Je pense pas, malheureusement… Bon, il se fait tard alors il vaut mieux que j'aille me coucher. Enfin, pour finir positivement, gardons l'espoir qu'un jour la race humaine sera intelligente pour créer de vrais liens d'Amitié.
       

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         Pour que Soi devienne Je

         Préambule

    Dans cet essai de rencontre entre psychologie et spiritualité, il est parfois fait allusion à une transcendance divine. L'auteur ne veut en aucun cas donner une valeur contraignante à ce concept. Ceux qui se réfèrent à une "religion" se verront de toutes les façons déroutés par la liberté de ton employée. Ceux pour lesquels l'existence d'une dimension transcendante n'est pas acceptable, auront à coeur d'y superposer le symbolisme qui leur convient.


    Ce que nous apprend la psychologie, c'est que nous n'avons qu'un minimum vital de liberté. Le fameux "Inconscient", forgé et structuré par nos émotions de la gestation, de la naissance, de la petite enfance, alors qu'aucun mot ne pouvait nous permettre d'extérioriser, de maîtriser en les nommant, nos ressentis, guide sans que nous nous en doutions assez, toute une part de notre comportement. Ce que nous croyons être de nous, n'est trop souvent qu'obéissance inconsciente aux lois qui nous façonnent, et qui ont pour origine entre autres, hérédité, famille, éducation, culture, milieu social, condition physique, tempérament, environnement, habitudes, et l'ensemble interactif imitation/ réaction face aux diverses expériences de la vie.

    Nous sommes donc pétris de déterminismes et de conditionnements, dont nous soupçonnons peu l'existence. On croit être un moi, alors qu'on n'est qu'un soi, habité par tout ce qui nous constitue, sans l'avoir assumé à un niveau de conscience véritablement personnel. C'est avec l'âge, la maturité, précoce pour certains, que constatant nos incohérences, nos expériences d'accablement, nos blocages nous pouvons accepter l'évidence de la nécessité d'un travail sur soi.

    Tant que nous ne laissons pas émerger ce qui est tapi en profondeur, nos peurs, nos rigidités, nos violences, nous pouvons bien sûr faire du chemin, mais un chemin qui est une impasse à plus ou moins long terme, parce que n'étant pas dans la réalité, on ne peut guérir. C'est ainsi que piégés par la fausse notion de Dieu-qui-peut-tout pour les uns, et du fatalisme hasardeux pour les autres, beaucoup d'entre nous, malgré les années, se débattent au milieu des mêmes problèmes, des mêmes pathologies, jamais résolues.

    Que nous l'acceptions ou pas, nous naissons dans le désajustement.
Au fur et à mesure des souffrances vécues, toutes les suivantes faisant sourdement écho à celles inconscientes des premières années, des blocages s'enregistrent, se durcissent, et font qu'une démesure s'installe entre les situations à vivre et ce que nous pouvons porter. Nous nous découvrons sur tel ou tel plan, anormalement fragilisés.
Ces blocages déterminent nos seuils d'évolution, et demandent à être débusqués, décodés, mis en lumière. C'est pour cela que tout notre être est concerné : notre corps avec ses tensions, ses raidissements, son épuisement, ses besoins, et notre âme psychique avec ses blessures, ses peurs, ses ressentiments, ses frustrations, ses attentes, ainsi que notre esprit, dans sa capacité à se souvenir, à prendre conscience, à tirer des leçons, à distinguer l'essentiel du relatif, à perdre les illusions infantiles ou adolescentes.

    Il s'agit de naître, ou de renaître à nous-mêmes.
L'icône de la Résurrection chez les orthodoxes, ne montre pas un Christ rayonnant jaillissant vers le ciel, mais un Christ compatissant, qui descend aux enfers prendre la main d'Adam et Eve...
Rien n'est possible que si nous reconnaissons d'abord nos enfers.


    L'arbre nous enseigne que la croissance vers le ciel, n'est réelle que si nous sommes enracinés dans notre terre, dans la conscience de nos profondeurs, dans la reconnaissance de notre passé, individuel et familial, ou collectif.

    En acceptant de travailler sur soi, on prend sa part de responsabilité dans l'ébauche d'un moi, d'une personnalité, d'une identité, qui s' accomplira vers un Je, unique et secret, seulement révélé en plénitude dans une autre dimension. Le Je est le moi purifié, débarrassé de son importance, mais il faut pour cela que déjà, le moi soit constitué, et c'est ce qui nous concerne, ce qui est de notre initiative. Le moi dont je parle ici n'est pas inflation de la personnalité, sûreté de soi dominatrice, mais au contraire conscience de soi dans le tâtonnement à être, dans l'imprécision du devenir. Ce moi est celui de la psychanalyse, dans le sens où il est instance de formation de la personnalité, équilibrant les pulsions primitives d'un coté et les censures intérieures de l'autre ; mais il est en outre humilité, c'est-à-dire vérité de son indigence. Seule cette expérience du manque reconnu, ouvre à la guérison, à la paix intérieure, au regard juste, et à la capacité de rencontrer l'autre en vérité.

    On ne peut prétendre passer d'un soi non conscient, non assumé, au chemin vers le Je. Il faut se chercher, se trouver dans ses limites, avant de pouvoir se renoncer intérieurement.

    Certaines éducations, les "bonnes" de préférence, font tant de place aux principes, et occasionnent tant d'imbrications entre l'important et le secondaire, que beaucoup de questionnements apparaissent tabous, illégitimes, dangereux. Leur véritable danger, sans doute inconsciemment trop repéré, est de menacer un "système", un ordre établi. Mais il n'est pas besoin de faire partie d'un milieu "bien-pensant" pour échapper à l'authenticité. Toute naissance à soi-même est douloureuse, et la répression de l'appel à naître l'est encore davantage. Il reste toutefois que la propension pour les soi-disant croyants à s'autoriser de Dieu, à impliquer Dieu dans leurs certitudes sociales, religieuses ou politiques, est la perversion la plus subtile.
Sur un plan personnel, refuser les questions, préférer la rassurante stabilité des principes, aboutit parfois à nier les drames inavouables (voir tout ce qui touche à la morale, à la sexualité, à la réputation...), et à rejeter dans le non-dit, dans le non-assumé, ce qui seul aurait permis de commencer un chemin de guérison.


    L'illusion de l'ego-soi permet toutes sortes d'identités de surface, toutes sortes de rôles publics, toutes sortes de poudre aux yeux et de mensonges auxquels on croit. Là est probablement l'aveuglement suprême. Là est le manque de Vérité au nom des vérités.

    C'est donc à un travail d'accouchement que nous sommes conviés. Les émotions inscrites dans notre corps (il y a une mémoire du corps), les peurs oubliées, les souffrances niées, les idées rigides, nous maintiennent dans l'irresponsabilité., tant qu'elles ne sont pas exposées à la lumière.
Grandir, évoluer, correspond donc à une suite de deuils.

    " Il n'est pas de douleur plus mortelle, que dans l'effort pour être soi-même" (Yevgueni Vinokurov).
Là, probablement, est un des sens du renoncement auquel les grandes traditions spirituelles nous appellent. Là, s'applique la nécessité de mourir pour trouver la vie (si le grain ne meurt...) Tous les "départs", les échecs, les impuissances, toutes les émotions submergeantes qui viennent on ne sait d'où (c'est-à-dire de l'inconscient, ou plutôt des inconscients), font écho aux deuils qu'il a fallu traverser dans l'enfance. Les réponses que nous apportons actuellement dans notre vie, sont déterminées par la façon dont nous avons pu gérer les épreuves initiales de l'existence.

    Maxime le Confesseur (7° siècle) se plaisait à dire qu'un saint est quelqu'un qui n'a plus d'inconscient. Il signifiait par là la nécessité d'assumer la totalité de ses ombres, pour que tout de nous soit illuminé de cette joie subtile qui permet dans la quotidien l'acte juste au moment opportun.

    Il importe donc de faire de la vie qui s'écoule en soi, et par laquelle nous sommes agis, sa vie à soi, par laquelle on agit. Ainsi seulement est-il possible de présenter une liberté à l'action divine pour les uns, à la force de la Vie pour les autres, selon l'injonction révélée à Abraham dans la Bible :
Pars vers toi, marche vers toi.

    Le lecteur, même athée, comprendra que le sens donné ici au divin, n'a que peu à voir avec ce que présentent ordinairement les religions. Il voudra bien ponctuellement consentir à ce point de vue, pour ne pas rester agacé ou rejetant, par les allusions qui y sont faites.

    Les pages suivantes vont donc explorer les grands processus de formation de la personnalité, la complexité des relations interdividuelles, la maturation vers l'âge adulte. Une annexe spécifique aux méandres de la dépression termine l'essai.

            Patrick-Morisset-Chevalier, pmc1mail@aol.com

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            Autrui

   « Le cerveau dérangé a besoin de trouver un meilleur pli ».

    Souhaits, désirs, pensées, accusations et reproches hantent mon cerveau comme une armée de fantômes, je ne me fais pas un tas d'illusions, comme se l'imaginent les gens. Je connais mes innombrables défauts mieux que quiconque. Seulement voilà la différence, je sais, moi, que j'ai la ferme volonté de me corriger et d'y parvenir puisque je constate déjà un progrès sensible et je vous affirme que personne ne me gronde et ne me critique autant que moi-même. La nature me rend humble, et me prépare à supporter tous les coups avec courage. Je n'oublie pas que « La paresse séduit le travail satisfait ».

    Juste vous dire ce qui me pousse à avoir une amie ou correspondante.
Pour moi, autrui, amis (es) ou correspondants (es), est celui qui est en trop et qui me manque et celui pour lequel, sans doute, je suis en trop, à moins que je ne lui manque. Source des contradictions à forme humaine car il est déjà là, dans ce dont il faut faire un monde, comme un principe vivant, vécu et constamment à vivre, d'une dialectique des données naturelles.
Il est à la fois la caricature et le modèle de ce que je suis moi-même, selon le moment où je le perçois et le climat psychologique dans lequel je reçois sa présence tantôt lointaine, tantôt proche, Il est ce moi qui n’est pas moi.

    S'il faut encore que j'ajoute, je dirai que je ne peux pourtant l'éliminer, même en imagination, sans falsifier mon existence fondamentale.

    Mon père me dit souvent, je cite « si tu veux te connaître observe les autres et si tu veux connaître les autres observe-toi toi-même ». « Ah, insensé qui crois que je ne suis pas toi ! »

    Pour moi, l'Autrui, correspondants (es) ou amis (es), est celui qui nous délivre parfois de façon rude des théories sur les hommes et sur l'homme, qui nous charge de sa vie avec la nôtre, qui pèse par sa vie sur la nôtre. Il est plus facile d'être philanthrope que d'accepter ou d'aider chacun de ses semblables et c’est pourtant par autrui que passe la réalisation personnelle. Je ne peux rien pour autrui sans être moi-même. Je ne peux être moi-même sans la confrontation avec autrui. Et les idées générales et les bons sentiments ne valent guère sans les objets concrets de l'action individuelle qui n'apparaissent qu'au contact d'autrui.

    Qu’il soit indifférent, ami ou ennemi, la seule expérience vraie me conduit à le/la percevoir comme l'autre moi, le seul qui puisse être identifié par distinction de moi. Il est à lui seul tout le non-moi sous la loi des circonstances puisque accords et désaccords viennent de sa participation à cet univers, c'est-à-dire à l’ordre des choses.

    « Il ne faut pas attendre la soif pour tirer l'eau du puits »

    La vraie amitié n'a jamais été toujours belle et la belle amitié n'a jamais toujours été vraie.

    Je termine en rappelant qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent
pas d'avis...

    « Si tu crois vraiment à l'Amitié, cherche d'abord à être un(e) ami(e) avant de chercher à en avoir ».

    « L'Amour est le seul rêve qui ne se rêve pas ».

  
         Serge Kilolo, Kinshasa. sericus45@imel.org 

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Homosexualité

Amour (nom masculin): sentiment très intense, attachement englobant la tendresse et l'attirance physique entre deux personnes.
Différence (nom féminin): ce par quoi des êtres ou des choses ne sont pas semblables; caractère qui distingue, qui oppose.
Homosexuel, elle (ajd): qui éprouve une attirance sexuelle pour les personnes de son sexe (par opposition à hétérosexuel).

Analysons:
- l'amour est un sentiment commun à tous, et quelque soit l'orientation sexuelle de chacun
- la différence réside dans l'opposition
- une personne homosexuelle a des préférences pour des rapports avec une personne de même sexe

Donc, une question subsiste: quelle est la véritable différence entre les couples homme-femme, femme-femme et homme-homme?

Sentiment (nom masculin): connaissance plus ou moins claire donnée d'une manière immédiate; sensation, impression.
Le sentiment amoureux est donc la sensation (ou l'impression pour les moins sûr(e) s d'eux/elles) d'éprouver de l'amour, c'est à dire de l'attachement tendre, ou encore d'avoir de l'attirance physique, pour une personne, quelque soit son sexe.

Ce sentiment, est donc, commun à tous et à toutes. Tous, et toutes, peuvent le ressentir, et ce quelque soit le sexe de la personne concernée.

Donc, revenons à la question de départ, quelle est la véritable différence entre les couples homme-femme, femme-femme et homme-homme ?
Elle réside dans la pratique de l'acte sexuel (cf. définition homosexualité ci-dessus). Concluons que les personnes homosexuelles ont des rapports entre personnes du même sexe, qu'elles aient ce sentiment amoureux ou non.

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Phobie (nom féminin): Aversion très vive; peur instinctive.
Homophobie (nom féminin): rejet de l'homosexualité, hostilité systématique à l'égard des homosexuels.

Une personne homophobe rejette les personnes homosexuelles, parce qu'elle en a peur. Parce qu'elle en a peur, elle se montre donc hostile, réticente à tout ce qui touche de près ou de loin à l'homosexualité.
Cette peur, reflète le propre de l'homme: il a peur de ce qui lui est inconnu.
On est tous un peu homophobe: parfois ça dure, parfois pas. En effet, la jeune fille ou le jeune homme (à noter que certain(e) s se découvrent des attirances homosexuelles bien plus tard qu'à l'adolescence) qui voit son attirance sexuelle évoluer vers les personnes du même sexe, en a tout d'abord peur. Cette peur, en entraîne d'autres: peur du regard des autres, peur de soi-même (éventuellement?), peur des représailles, etc.

Retenons donc que, nous sommes tous humains, quoi qu'en disent les autres. Car, l'homme a peur de ce qui lui est inconnu. Quand on se découvre être homosexuel(le), on entre dans une partie inconnue de nous-même, on apprend à se connaître.

©Tanii, 7 avril 2007  musiktekno@hotmail.com

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