Accueil   Remonter

Textes personnels libres

    Bienvenue sur cette page de textes personnels libres


Index:
(Cliquez sur votre sélection)

L'enterrement Sylvie Sicot, septembre 2006.
Nous sommes le 17 mars Sylvie Sicot, septembre 2006.
Une promenade dans ma mémoire Morad El Moujahid, février 2007.
Un battement maladroit Morad El Moujahid, février 2007.
La colère des flots Morad El Moujahid, septembre 2007.
Un peu de moi et un peu de vous Marine Etheve, mars 2008.
6 textes de János Róbert Kun, juin 2008.

 

 

 

L'enterrement

Il faisait beau ce jour-là, même si mon cœur était tout gris et le paysage un peu flou à cause du brouillard qui régnait dans mon esprit…
C'était le 17 avril jour de l'enterrement de ma mère.
Je venais d'avoir 17 ans…
Le cercueil était posé sur deux chaises au milieu du salon, elle était encore avec nous mais ce n'était plus elle.
Tout était calme lorqu'arrivèrent tous les gens qu'elle avait aimés et toute la famille !
Je n'avais jamais remarqué que nous étions aussi nombreux.
J'avais l'impression qu'ils venaient tous comme s'ils venaient assister à un spectacle.
On ne m'avait pas préparé à sa mort .
je ne savais même pas que tout le monde devait venir à la maison, je ne savais pas quoi leur dire…
Mon frère, ma belle-sœur et Henry mon beau-père, parlaient avec eux, ils allaient et venaient…
Je me sentais bien perdue et bien inutile…
Je m'étais préparée pour aller à son enterrement mais, tout à coup, de les voir tous ici, venus se rassembler et pleurer avec chacun un petit mot, une petite phrase pour nous faire chavirer, je sentais mes jambes flancher peu à peu et je ne pouvais plus contrôler me larmes !
Je ne voulais pas que l'on me voit ainsi et je décidais de me cacher pour ne plus les voir.
Tout le monde suivit le corbillard, mais moi je restais dans la maison.
Quelqu'un me dit que si je ne me sentais pas la force d'affronter ce moment je pouvais très bien rester ici tranquillement, qu'il ne fallait pas me culpabiliser.
Je pris aussitôt la décision de rester... c'était trop lourd pour moi.
Il n'y avait même pas mon père pour me soutenir moralement car nous étions déjà fâchés.
Mon beau-père Henry décida lui aussi de ne pas aller à l'enterrement et me proposa d'aller nous promener dans les bois comme nous le faisions souvent lorsque ma mère était en vie…
Nous allâmes donc dans un sous-bois qu'elle aimait bien et nous fîmes un peu comme si elle était encore là.

J'étais enfin rassurée, je fuyais son enterrement et Henry, lui, me tendait son épaule. Il était le dernier homme à l'avoir aimée, il représentait une continuité à mes yeux et il pourrait désormais jouer le rôle de mon père qui, lui, m'avait totalement abandonnée.
Je tentais de retrouver des repères avec beaucoup de mal…
Nous discutions d'elle, il tentait de me rassurer, m'expliquant qu'elle ne souffrirait plus de sa maladie et que c'était une libération pour elle.
Il prit ma main et je me sentis en sécurité avec lui, presque sereine.
J'étais dans un état second et Henry commença à me faire des révélations, j'écoutais toute ouïe…
mais ce qu'il venait de prononcer n'était plus du tout ce que je voulais entendre…

-- " voilà je dois t'avouer que j'ai une grande attirance envers toi… Je suis amoureux de toi et je suis prêt à vivre avec toi et à te faire des enfants !! "

Tout mon petit monde rassurant, mon semblant de petite famille, de sécurité, venait de s'écrouler brutalement.
Il me semblait que j'avais mal compris, que je devenais folle, que j'étais en plein rêve
Moi qui voulait l'entendre me bercer de paroles sur ma maman, je voulais qu'il me dise qu'il souffrait qu'il l'aimait, etc…

Non au contraire il parlait d'elle avec une certaine froideur, une distance et me proposait de vivre avec lui !
Cela semblait surréaliste !
Je me répétais sans cesse " si jamais elle nous voit, si elle l'entend … ! "
J'avais de la peine pour elle.
Mon père l'avait laissé mourir sans pitié et son deuxième amour osait proposer à sa fille de l'épouser au moment même ou l'on creusait sa tombe à coups de pioches !
J'avais l'impression que le ciel venait de me tomber sur la tête !
Nous ne méritions pas cela ni elle ni moi ..
Elle me manquait terriblement.
La vie semblait devenir cruelle sans elle .
Plusieurs fois je lui avait fait remarquer des comportements bizarres d'Henry envers moi, mais chaque fois elle me répondait que j'avais trop d'imagination, qu'elle le connaissait assez bien pour savoir que c'était quelqu'un d'honnête…
Alors je lui faisait confiance. Elle était si naïve.

C'était ma mère.

Sylvie SICOT sylviesik@yahoo.fr

Retour index

Nous sommes le 17 mars…

Nous sommes le 17 mars, il te reste seulement quatre semaines à vivre, bientôt tout sera coupé entre nous mais je ne le sais pas encore.
Les jacinthes et le lilas, posés sur le rebord de la fenêtre de ta chambre, fleuriront à nouveau au printemps prochain mais tu ne seras plus là pour respirer leur parfum.
L'idée de savourer leur odeur sans ta présence me transperce le cœur.
Bientôt nous ne pourrons plus rien partager ensemble.
Seuls nos souvenirs resteront à jamais gravés dans nos âmes…
D'ailleurs où va-t elle errer ton âme ?
J'ai si peur de te perdre, si peur que tu t'égares.

Il ne te reste que quelques jours ou quelques heures à vivre, mais je ne veux rien savoir.
Hier après-midi Colette et moi étions assises sur la terrasse, au soleil, je me sentais bien près d'elle, elle me parlait de toi lorsque soudainement elle évoqua ta mort qui semblait de plus en proche, elle semblait vouloir me préparer à ton départ…
Et moi, comme une petite fille, j'ai éclaté en pleurs et je lui ai demandé d'une toute petite voix " tu es sûre qu'elle va mourir ? " Comment aurais je pu y croire ?

Ma mère, mon sang, ma chair, mon nid, mon cocon d'amour, toi qui m'a consolée, écoutée dévorée de tendresse toi qui m'a raconté nos ancêtres, tes joies et tes peines, toi qui passais ta main dans mes cheveux, caressant mon front comme pour mieux ouvrir mon esprit afin que je puisse t'écouter attentivement.

Le bleu de tes yeux dans la clarté de la lumière, à l'ombre du grand chêne, celui que tu aimais tant, tes longs cheveux blonds frôlant ton visage suivant le mouvement des feuilles dans le sens du vent.
Et je te revois, assise en train de broder sur des tissus indiens colorés, j'entends encore tes soupirs, ton bien-être, ta sérénité en ce lieu que tes ancêtres t'ont légué.
Comment pourrais-je imaginer ne plus pouvoir toucher la douceur de ta peau, ne plus pouvoir respirer ton odeur, ne plus entendre tes soupirs et tes mots…
Non cela me rendrait folle de douleur à l'idée de l'imaginer.

Le soleil commence à se coucher, l'infirmière arrive pour tes soins et toi tu souffres, mais tu souris encore.
Le chat ne t'as pas quittée de la journée, il dort avec toi depuis que tu es malade, comme s'il savait que tu allais bientôt t'en aller, tu aimes ses ronronnements cela fait partie des bruits de la vie que bientôt tu ne pourras plus entendre.
Tu en es consciente.
Tes yeux sont cernés, tu as l'air fatiguée, épuisée, tu voudrais ne pas perdre une seconde, rester avec tes enfants, avec les bruits de la maison, de la nature, avec tes voeux et tes espoirs, mais ton corps, lui, demande du repos du calme, alors tu bailles et tu nous fait comprendre qu'il faut que tu manges pour t'endormir de bonne heure.
Tu nous fais comprendre cela dans un regard comme si tu n'osais jamais demander, comme si tu n'osais jamais t'imposer, par peur de faire souffrir les autres…
Pourtant, c'est toi qui souffres et cela à force de n'avoir jamais rien dit depuis des années, à force d'avoir tout subi, tout accepté même ce qui n'était pas acceptable…
Pourquoi ne puis-je rien faire pour t'aider?
Pourquoi mourir pour un homme qui n'a rien compris à ton amour ?
J'aurais voulu que tu te battes pour toi-même.

Tu as maigri et ta bague est devenue trop grande pour ton doigt, alors tout doucement tu me la tends, me disant que maintenant elle devait me revenir, mais je la refuse et la remets à ton doigt, car je sais que c'est ta manière de me dire au revoir et je ne veux pas couper le cordon, même en douceur, tant que tu respires encore !!

Cette bague en or avec un saphir appartenait à ta mère qui est morte lorsque tu avais 17 ans, toi aussi, je ne veux pas de continuité, je préfère espérer qu'il y aura un miracle, que mon père reviendra ou que l'on trouvera un médicament magique…

Mais la nuit est déjà là, la lune est presque pleine, le vieux chêne remue ses branches comme s'il faisait de grands gestes dans le ciel, éclairé par la lumière de la terrasse, il donne l'impression de veiller sur toi pour t'aider à t'endormir tout doucement, comme lorsque j'étais petite, je pensais à Nounours et au marchand de sable, cela me berçait.

J'espère que tu t'endormiras aussi sereinement.

Sylvie SICOT sylviesik@yahoo.fr

Retour index

Une promenade dans ma mémoire

Après une longue journée d'école, je reviens à la maison, je me repose sur un fauteuil, je sens mes yeux somnolents, tout à coup, je me trouve dans un lieu lugubre et calme, j'erre çà et là, dans des ruelles étroites, je ne doute point que c'est une ville qu'après sa décadence, son peuple l'a désertée.

J'entrevois des téléviseurs partout où passent des faits que je reconnais bien, certes, mais parfois que je trouve singuliers et ridicules. Je marche paisiblement dans un sentier où mille odeurs, de roses, de lupins et de bruyère me sautent au visage, je pourrais dire que le printemps rayonne dans toute sa splendeur.

Soudain j'entends des chuchotements et au fur et à mesure que j'avance sur la route, les voies se multiplient, oui, il y a des gens, une colline se dresse devant moi, je monte puis je descends, or le chemin finit par un portail en bois fragile, je le pousse, une lumière éclatante m'empêche la vue, après quelques secondes mes yeux s'accoutument peu à peu à celle-ci, et je peux maintenant voir. Je suis ébahi, étonné, figé de stupeur c'est une vaste prairie dont l'au-delà parait azur, et une centaine de gens y marchent sans dessein précis, je chemine puis je me trouve en train de courir.

Je reconnais ces personnes, il y a ma famille et mes amis qui me sourient gaiement et mes ennemies qui me regardent d'un air méprisant. Je marche à vive allure, je découvre le lieu, c'est fascinant, mais où suis-je?
Comment tous ces gens se sont réunis? Et pourquoi dans ce lieu ?

Brusquement, je suis habillé d'un beau pantalon, d'un gilet mauve et d'une cape noire absurde, oui je suis habillé à la façon du 17eme siècle, je suis assis sur une grande chaise dont les barreaux sont dorés, deux soldats font la guet, des hommes et des femmes passent me saluer, je sens une fierté en moi, je suis le roi, et ce lieu est mon pays et tous les gens qui me souriaient auparavant ce sont mes sujets, par contre ceux qui me regardaient d'un air méprisant et grondaient avec un ton rude ce sont mes opposants, c'est le seul raisonnement que j'établis pour expliquer cette existence.

Après je vois des milliers de feuilles entrain de zébrer le ciel limpide, ce sont des textes, des fiches et des écrits philosophiques et scientifiques.

Oui maintenant je peux affirmer que je suis dans ma mémoire, oui ici je suis le roi, ici je suis chez moi.

Et je me réveille d'un rêve inoubliable.

Morad El Moujahid amorado_2006@hotmail.com

Retour index

Un battement maladroit

C'était quand j'étais libre des griffes de l'oiseau bleu.

Je me promenais aux berges d'une rivière, le chemin m'attristait sournoisement, les flots étaient si cristallins qu'on pouvait s'y mirer,
soudainement, j'entendis une douce voix qui chantait des paroles que je reconnus rapidement, oui, c'était la vie en rose, le chant était accompagné par une résonance adéquate d'une guitare, c'est alors qu'une forte excitation me gagna.

Donc, je scrutais le lieu autour de moi, à ma droite la rivière coulait paisiblement, à ma gauche, il y avait de petites villas luxueuses, à
leurs seuils, de pittoresques arbustes étaient plantés, ma tentative de trouver d'où ces sons parvenaient était vaine, jusque moment où
j'eus fait quelques pas.

C'est à cet instant là, que j'arrivais à distinguer de longs cheveux lisses couleur d'or.

Certes, c'étaient les cheveux d'une jeune fille qui était en train de chanter et de jouer de la guitare et qui m'apparaissaient d'une grande fenêtre entrebâillée.

Je demeurais un moment immobile devant la porte de cette maison afin d'admirer les beaux sons qui en parvenaient, j'étais tellement grisé par les somptueuses citations et l'harmonieuse mélodie que je n'ai pas fait attention à l'arrêt de la musique.

Quand je levai la tête vers la fenêtre, je trouvai le rossignol en
train de me regarder d'un air malicieux et me souriant mielleusement.

Cette fille avait une beauté divine, il me sembla un instant que j'étais devant portrait d'une grâce indescriptible, elle avait des yeux bleus purs surmontés par des cils fins.

En la regardant l'amour ardent s'était posé sur mon coeur, mais comme on dit: il n' y a pas d'amours qui ne vivent de pleurs, je vivais de longues nuits de joie et de douleur, quand je pensais à elle, j'oubliais toute autre préoccupation.

Elle était pour moi pendant de longs mois ma force. Sans elle je songeais que je ne pourrais rien.

Des années se sont écoulées, j'avais oublié cette tragédie car peut-être j'avais seulement tenté de battre des ailes au ciel de ma jeunesse.

Morad El Moujahid amorado_2006@hotmail.com

Retour index

La colère des flots

A perte de vue, les champs ne formaient qu'un seul étang vert vaste ou de
petite demeures se dressaient, mais au-delà coulait une rivière dont on
discutait souvent: une vieille rivière qui avait choisi d'installer son baie
dans cette terre féconde avant même que des gens venaient y habiter; elle
était pour les paysans leur meilleure amie et leur pire ennemie: tantôt elle
fertilisait leurs terre et tantôt elle les pourrissait, car, parait-il,
c'était une très puissante rivière que tout le monde appréhendait, en outre
elle était le sujet de maintes superstitions maléfiques, cependant dans ce
village, il y avait des hommes audacieux qui possédait tout le cran d'avoir
un contact directe avec la rivière, on les respectait, c'étaient les
pêcheurs ou les habiles hommes.

Des années se sont écoulaient, la panique et la phobie de la rivière
démunirent, des générations s'étaient succédé au point qu'on la craignait
plus, la rivière avait pris un air calme pendant cette longue période, ses
flots devenaient limpides et très convenable à l'exploitation ce qui poussa
les paysans-pecheures à abuser dans leurs activités, d'autres la polluaient
avec leurs déchets, on aurait cru qu'elle était morte ou anéanti mais.

Par une belle journée printanière, un homme qui se promenait au berges de la
rivière trouva une grande inscription sculpté sur un gigantesque
rochet:"prudence" comme si l'eau l'avait graver, c'est alors qu'il alla
prévenir les gens de sa découverte, ces derniers tentèrent d'établir
plusieurs explication qui, vraisemblablement, n'avait aucune relation avec
la vérité:
"Peut-être qu'un enfant qui apprenait à écrire l'a sculpté ici en jouant"
"Peut-être c'est le pur hasard"
"Peut-être, en charriant ce rochets le torrents des cascades a due frotter
ces lettres impromptu"
C'est ainsi que des dizaines de peut-être furent prononcés sans preuve, sans
prémisses qui pourraient persuader.

L'été de la même année fut le plus rude des tous, des bêtes crevèrent suite
à un manque d'eau, les récoltes pourrirent à cause de la chaleur accablante,
les jours furent les plus longs et les plus rigoureux pour les paysans qui
ne cessèrent aucun moment d'abuser dans leur exploitation de la rivière,
l'automne passa aussi dur que l'été, heureusement que ces deux saisons
étaient éphémères

Par une journée d'automne, à l'aurore du matin, le jour pointait à peine
quand un vieux sage-homme, qui ne participait pas avec les autres paysans
dans leurs crimes, sortit dans les ruelles étroites, criait q'il avait eu
une intéressante vision d'avenir, il hurlait trop fort pour que tout le
village puisse se rassembler dans la "grande place", le sage-homme avait la
réciproque d'avoir des visions qui se réalisaient souvent

Une fois un groupe de badaud reuni dans "la grande place", le vieux
sage-homme commença à narrer son rêve à l'instar d'un saltimbanque qui
faisait une représentation réussie
Il disait:
" Oui j'ai vu. Wallah sur la tête de ma mère que j'ai vu! J'ai vu mourir une
centaine de gens, mourir!nos champs étaient inondaient par l'eau, c'était
abominable! C'étais affreux!..."
Les gens présents frissonnèrent, ils étaient sous l'influence d'un vent de
panique si effroyable qu'ils eurent un moment une sorte de fureur contre le
vieux homme, comme s'ils lui reprochaient d'avoir eu cette vision, ce
cauchemar. Les paroles du vieux retentirent tout l'automne dans la mémoire
des paysans, la vision du sage devint mémorable et causa beaucoup de
perturbation dans l'esprit des habitants qui tentaient toujours de faire
nier le vieillard; ils étaient sur de la capacité du don du sage cependant:
les intuition du vieux n'avait aucune relation avec les chimères erronés

Enfin vint l'hiver tant attendu, or, celui-ci ressemblait dans ses premières
semaines à ses aïeux: l'été et l'automne. Ses premiers jours étaient secs,
chaud,très chaud, il y faisait une chaleur de plomb, on auraient cru que
pendant ses trois premières semaines que le soleil ardent et brûlant
refusait de se coucher, mais, la veille de la quatrième semaine était une
nuit maudite, une catastrophe se déclencha brutalement avec un grondement
strident de tonnerre, après il a suffit trois jours de pluie sans cesse pour
pourrir toute la terre, les torrents rapides avait réveillé la rivière, les
flots y montaient, ils grondaient terriblement, inondaient les prairies,
délabraient et charriaient des maisons et des arbres qui se dressait sur son
itinéraire. Cette catastrophe malheureusement avait mis fin à la vie de tous
les habitants, seul le sage-homme en sortit sain et sauf. Il s'était trouvé
sur une colline très haute, lui-même ignorait comment il était arrivé là-bas

Au moins le vieux sage homme, lui, connaissait la cause qui avait engendré
ces pluies:c'était la complicité entre deux élément de nature, il disait que
le ciel avait aidé sa sour la rivière blessée contre ses ennemis les humains
qui l'utilisés insalubrement.

Le sage-homme en proie de mélancolie, jour après jour il devenait plus morne
que la peine, c'est alors qu'il prit une résolution ferme celle de quitter
sa terre natale, se dérrigeant vers d'autres, afin de raconter son histoire,
l'histoire de la rivière, en faisant la moral à tout le monde

Des années se sont écoulées rapidement, la monotonie et le calme revinrent à
la terre féconde de la rivière c'est ainsi que d'autres gens vinrent
s'installer sur ses berges, les gens paraissaient conscient cependant
personne ne pourrait affirmer que des comportements nuisibles feraient
réveiller pour une seconde fois la colère des flots.

Morad El Moujahid amorado_2006@hotmail.com

Retour index

Un peu de moi et un peu de vous

Que feriez-vous si vos rêves étaient anéantis par la bêtise des gens ? Je me situe actuellement dans un cercle ou il n'y a pas de sortie, ou les gens sont enfermés, où ils n'adhèrent pas à un monde social. Ils se battent pour avoir la meilleure place, la plus belle voiture, les plus beaux habits. Il s'agit du monde d'aujourd'hui, un monde froid et distant, " l'évolution " aurait tendance à être positive mais elle ne l'est pas, il faut essayer de faire avec et de constater avec tristesse que le monde cherche son identité, il est tiraillé entre technologies, nouveaux courants de pensées ou nouvelles politiques. La vie est ainsi faite ; les gens ne s'apprécient pas, le matériel régit la vie de chacun et on en paie les conséquences. S'adapter est un grand mot et c'est difficile pour une majorité d'entre nous, y compris moi.

La connaissance de l'autre importe peu, comment vivre sans penser à l'autre, surtout s'il vous fait du mal involontairement ? Je suis perdue, dépourvue, je me sens vide de tout. Des efforts ? J'en ai fait, sincèrement, j'ai essayé. Mais face à une foule qui ne trouve pas son identité, je me perds en elle. Quel comportement avoir si de nature vous êtes ouvert à l'autre, si vous lui donnez votre main chaque fois qu'il faut traverser un passage piéton ?

Par manque de personnes de confiance et neutre envers toutes opinions, je me livre à l'écriture, celle qui exprime intelligemment les mauvaises réactions et gestes des gens.

Aujourd'hui, 23 Mars 2008 :

Je suis assise là, je regarde j'attends. Quoi ? J'observe le temps, les objets, les ondes qui traversent la pièce. Je suis de taille moyenne, de corpulence normale voire un peu rondelette. Je n'assume pas ce corps, ce corps qui m'est inconnu et qui ne partage avec moi que la douleur. Doit-on pour vivre souffrir ainsi d'un mal intense ? Un mal que l'on ne saisit pas ? Comme une porte de placard trop haute pour nos bras ?

Etre dans un corps que l'on ne connaît pas est-il suffisant pour continuer notre chemin vers notre destinée ?

Je ne sais pas.

Il est 23h59, je ne sais pas quoi penser. A ces heures-ci les gens dorment, ils rêvent ou encore ils souffrent. Toujours ce mot, ce mot lourd et pourtant si réel. J'ai froid, j'aimerai me réchauffer mais je n'ai pas accès à cette sensation. Je suis vide, anéantie par le monde nouveau, la technologie, les pensées communes ou encore un vocabulaire parfois mal associé à telle ou telle situation.

Je reste quand même " moi " mais dans sa plus grande complexité, j'exerce difficilement les choix qui me sont offerts. Par manque d'habileté ou peut-être par manque d'optimisme, j'ai l'impression de stagner, de vieillir comme une statue mais en gardant en moi une certaine fierté, celle d'être composée de matière ; et ce, que ce soit de matière solide ou organique.

00h06, Je suis toujours assise, j'ai toujours froid. Un léger frisson, vient à me cerner : " Tu dois être ce que tu es, avancer avec ce que tu as, ne dire que la vérité et vivre avec un monde en quête d'identité et trouves-y ta place ".

Je ne suis pas douée d'une intelligence rare, je ne suis pas douée dans une matière particulière mais j'aime les mots, l'expression qui s'en dégagent et le bruit d'une bille ou d'une plume sur un papier. J'aime sentir le papier, sentir les mots, vivre les phrases et partager avec l'autre une conversation riche et attirante. J'aime les belles phrases : celles qui commencent par une majuscule et qui se finissent par un point. J'aime les entretenir, les enrichir et me les approprier.

Je constate non sans surprise, la difficulté de se satisfaire de peu de choses. Je suis moi-même attirée par l'argent, mais j'agis selon mon pouvoir d'achat les différentes possibilités admises à ceux de mon rang.

Vivre dans un monde, dans une société, avoir un statut d'être humain n'est jamais acquis. Il me faut sans arrêt montrer ma docilité envers les " bourreaux ", cette catégorie de personnes dite " supérieur " car elle possède un pouvoir immense et ne fait pourtant pas bon usage de ces soi-disant pouvoirs.

24 Mars 2008, il fait beau, la beauté une caractéristique importante qui se place naturellement dans le vocabulaire de l'homme. Nous faisons en fonction de telle ou telle beauté, elle influence nos choix. Doit-on pour autant être superficiel et agir sans cœur et sans raison ?

La beauté est-elle superficielle ? Je n'ai pas la réponse mais elle compte beaucoup pour l'homme. Nous avons tous des goûts différents et il est difficile de ne pas en tenir compte.

Je suis toujours assise, en même temps c'est plus facile pour écrire. Mais encore une fois, j'aime écrire, je suis bien, je suis dans mon élément, les mots coulent comme mon sang.

La sensation du papier est plus intéressante mais ne connaissant aucun autre moyen afin d'être connue je me lie pour quelques moments à un clavier. Les gens ne sont pas fautifs d'être aussi peu intelligents et malins. Il y a des gens qui vivent sans ne se soucier de rien, comme on dit " métro, boulot, dodo " ; il y en a d'autres mais peu, qui se soucient de leur vie, de la véritable destinée, de la vraie relation qui les unit à d'autres ou à un monde où la nature est maître. Je pense faire partie de ces derniers. Bien sûr je n'échappe pas à la mode, l'influence de la publicité ou de toutes autres marchandises répondant à un processus de manipulation et d'influence. Je reste une fille avec des envies superflues.

Je suis fatiguée de me reposer sur ce que devrait être réellement ma vie, je suis sous la tutelle d'une société en perte de moralité et de bon sens. Je demande de l'aide, mais à quoi bon. Tous autant que nous sommes, nous avons chacun des points de vue différents et avons du mal à nous intégrer. L'hypocrisie n'est pas la solution adéquate. Je laisse maintenant la fatigue m'envahir et de ce pas, je pars m'endormir.

Marine Etheve  leglamour_sens@hotmail.fr

Retour index

6 textes de János Róbert Kun

János Róbert Kun est hongrois et il étudie la philologie hongroise et française à Budapest.

Moment de dédoublement

Quant à moi, je n'ai jamais aimé les oeuvres monumentales qui avaient pour tentative de refléter l'infinité du (…), mais je préférais toujours ces écrits fermés et courts reflètant la perfection de la fermeture de l'infini. Le cercle. Les gravités d'un arc-en-ciel.

Question sur une évidence? On pourrait penser que la question concernant ce concept est si simple qu'elle ne mérite pas l'attention, tandis qu'on ne rend pas compte de la gravité du fait que la seule hypothèse qui met en question notre avis sur l'essence du "chef d'oeuvre" peut bien changer notre raisonnement sur l'essence de la littérature. Dans cette dissertation suivante, on essayera d'esquisser les pensées relatives des hommes littéraires contemporaines afin qu'on puisse attaquer (ou "déshistoriser") cette notion qui, comme toutes les notions selon Nietzsche, met des entraves à notre réfléxion littéraire, ou même, si on pense aux conséquences psychiques (idée de la hiérarchie), à la réfléxion du soi. Outre qu'on consacre cette dissertation à la "déconstruction" de la notion, on abordera le problème du canon littéraire, mais toujours en liason avec la problématique de base.
Ne parle pas de sexualité, mon fils, cela n'existe pas. Recommençons. Les actes sexuels (…).

Prenons tout d'abord l'entrée de l'Encyclopédie Larousse pour bien contourner notre notion mise en question: "chef-d'oeuvre: 1.Ouvrage que devait réaliser tout compagnon aspirant à la maîtrise dans sa corporation. 2. Oeuvre d'art particulière accomplie: Chef-d'oeuvre de la musique. 3. La plus belle oeuvre d'un écrivain, d'un artiste: Phèdre passe pour le chef-d'oeuvre de Racine. 4. Ce qui est parfait dans son genre: Un chef-d'oeuvre d'ironie.". Donc, on voit que ce signifiant (utilisons les termes de Saussure) porte sur quatre sens dont le troisième et le quatrième sont ceux qui nous sont importants. Le geste d'être métonymique est aussi de se proclamer d'être symbolique: on parle de la littérature utilisant des termes qui ont été créés pour faire des recherche sur le domaine de la littérarité. C'est comme parler des fleurs à partir de ces parasites qui s'installent sur leurs pétales. Ces signifiés sont en liaison, disons associative, en leur fond ce qui nous permet de dresser l'hypothèse de l'existence d'un champ associative dont le noyau est le signifiant "chef d'oeuvre". Ici, on ne pense pas à un simple champ de synonimie ou d'antonymie, mais on suppose qu'on a affaire avec un réseau d'acceptions qui enveloppe notre raisonnement. Comme Geertz le remarque: "l'homme est un animal pris au piège qui se débat dans le filet de ses acceptions ". Par suite, il faut être toujours sceptique si on parle des acceptions, parce que, outre que nous sommes situés dans le monde de la langue, nous avons mal à déchirer ce filet de significations qui est aussi le directeur de notre culture, de notre attitude, de notre réfléxion et même de notre critique (au lieu de le nommer filet, on pourrait l'appeler un cathédrale après Nietzsche). Il faut remarquer que nous ne serons jamais capable de démolir ou de déchirer ces entraves, mais si on arrive à repenser la structure de ces notions à nous, et qui nous font aussi partie que nous faisons parties d'eux, on pourra détendre ces menottes et voir ces éléments sous une clarté assurante.
Dilemme de Nietzsche. On démolit et on jouit sans entraves dans le chaos, mais cependant on construit de nouveau. Il faudrait décider de ce qu'on veut. Détruire. Construire.

Il faut ici mettre en évidence que le noyau ne signifie pas l'origine. On a un tas de notion dans la poche comme classique, canon, culture d'élite, culture de masse, systèmes de classification, etc. qui font tous partie d'un modèle d'une vision du monde. Mais ce modèle est ambigu si on pense à sa structure qui se construit par des oppositions binaires. C'est-à-dire s'il y a des oeuvres classiques, on peut en être sûr qu'on trouve des oeuvres non classiques, mais oubliés. C'est cette structure binaire qui a rendu possible l'existence du chef-d'oeuvre. Et on pourrait se poser la question: "A quoi pense-t-on dans la vie quotidienne si on parle d'un chef-d'oeuvre?". Tout d'abord, on commence à énumérer les titres des ouvrages qu'on a lu à l'école et qu'on a bien appris à respecter. La pression de la tradition? On pourrait aisément condamner notre système d'enseignement d'une certaine idéologie (et pourquoi pas?), mais au lieu de le faire, il nous faut réfléchir un peu, et faire bilan de nos connaissances. On ne sait que des dates, que des noms, que des tendances littéraires, mais on a mal à imaginer pourquoi dans l'histoire cet oeuvre est devenu un chef-d'oeuvre? Et ici on sursaute sur le seuil avant d'être piqué par les épées de ceux qui luttent pour la compréhension pure qui traite l'oeuvre comme texte sans issue, arraché de son (inter)contexte. Mais alors pourquoi a-t-on besoin des histoires littéraires? Pour collectionner des données? Pas du tout. Selon Jauss et Paul de Man l'histoire littéraire ne peut pas être réalisé parce que d'une part "ce ne sont pas des histoires de la littérature, ou bien ce sont des histoires mais pas celles de la littérature" et d'autre part cette histoire ne peut pas être écrite parce que la vie de la littérature se réalise par une certaine mouvement de vibration (dialectique ce qui veut dire que ce mouvement est basé sur l'opposition de l'oubli et de la réminiscence, de la tradition et de la regénérescence) qui ne peut pas se décrire que par les interprétations individuelles et historiques - on pourrait même inviter dans le jeu Staiger qui dit la même chose. On voit bien que c'est déjà un problème herméneutique. Si l'histoire littéraire est tout à fait inutile - la situation est encore plus grave si on pense à la "perte de l'aurore", théorie de Walter Benjamin - il ne nous reste que la compréhension pure de l'oeuvre, qui a comme conséquence que ce sera déjà notre goût (ou celui d'un autre) qui décide de cette question. Par cette méthode on arrive facilement à sentir qu'on est devenu les participants du monde écrit du livre, mais cependant on oublie que ce monde est toujours en lien avec des autres mondes écrits (c'est ce qu'on appele intertextualité) et avec le monde non-écrit aussi (avec tous les moments de ce monde, ainsi avec le temps de la création et de la réception aussi). La stricte vérité est que cette méthode permet seulement une certaine sensation de participation, et ne rend possible qu'une compréhension tronquée. L'esthétisme pure est une impasse pour le comprendre. Comprendre le comprendre, ou pourquoi préfèrent-ils le minimalisme aux épopées du baroque? Parce qu'ils sont paresseux, paressez bien.

Nous devons parler du canon aussi. Est-ce quelque chose automatiquement créée? Cette notion fait certainement partie de notre champ de signification, et s'intercale parfaitement dans la structure binaire binaire, binaire, binaire, binaire 0-1-0-1-0-1-0-1 (il y a des oeuvres qui font partie du canon et il y en a que non). On ne va pas parler de l'histoire de ce phénomène mais citer un seul moment où le canon était ébranlé par ceux qui ont douté de l'éternité des chefs-d'oeuvres. Dans les années soixantes aux États-Unis les étudiants ont lutté contre la pression du canon européen et voulaient que ceci cède la place à un canon qui assure la présence du multiculturalisme. "Ce n'est pas de la peine de créer un nouveua canon parce que celui-ci sera aussi attaqué" . Qui veut dire que ce n'est pas la liste des oeuvres qui provoque ce mécontantement, mais la présence d'un canon qui nous presse à nous habituer à considérer la littérature comme une collection des oeuvres meilleures (qui sont présents sur cette liste) et des oeuvres pas si bien écrits (qui sont oublié), comme un concours entre les auteurs ce qui fait qu'on admire des livres avant de les lire et qu'on jette des livres avant d'en voir une seule page.

Jusqu'ici on a vu l'insufficance de ces médiateurs qui nous transmettent les productions littéraires, et aussi de nos méthodes de comprendre. Cependant tous ces problèmes sont issus de notions qui nous empêchent d'avoir un plus grand horizon d'attentat sur ce phénomène culturel. Pour arriver à une compréhension acceptable il faut qu'on fasse attention à beaucoup d'éléments (temps de création, de réception, tendance littéraire, etc) mais surtout à notre place historique où nous sommes dirigés par des idées héritées (c'est que Bourdieu appele la double historicisation ), et qu'on brise cette binarité qui nous menace toujours, comme le fait Italo Calvino dans son roman célébré, le Si par une nuit d'hiver un voyageur, où il réalise l'unité des cultures de masse et d'élite en jouant avec les genres stéréotypiques, et où il nous propose un nouveau moyen de classer les livres. Et surtout, il faut qu'on reconstruise la notion de chef-d'oeuvre, et qu'on le prive de ce pouvoir qui nous contraint à ne pratiquer qu'un seul mode de réfléchir sur les oeuvres littéraires. Parce que la littérature ne peut pas être bien compris que dans sa pluralité.
Oui, on voit bien les arguments pour et contre cher Charles, aussi on est enchanté par votre raissonnement, mais, lequel des deux est raisonnable? Et, ce qui est raisonnable est une?

***

Aristote et Sz. B. (intertextuality!)

Le desiderata de la beauté

J'avais seulement 16 ans et je voyagais sur un ballon sphérique. (subtexte!). Il m'a mis enceinte, ridant avec tendresse mes cheveux, le zéphyr, vague céleste, pardessus des dieux. (focalisation interne!)

Midi est passé. Et la fille restait encore assise devant la porte, battue, déshonorée, profanée, mais brillant toujours de sa beauté maternelle. Le plus grand dilemme de l'homme, c'est qu'il naît trop tard. Il ne peut jamais arriver assez tôt pour qu'il puisse voir la femme la plus belle des mondes pour soi-même. Interprétons comme la ruse des dieux, dont la mission était de protéger l'humanité du forfait fatal d'Oedipe. Manoeuvre divine! Pardieu! Si les dieux existaient, comment pourraient-ils laisser cette pauvre fille foulée devant la porte? Essuie-pied. Peut-être que c'était cela que son mari désirait ardemment. Il voulait un fils. Il voulait une fille. Maison et foie gras. Peut- être qu'il s'arrête là (éllipse!). Toutefois, ce n'était pas lui qui a dit ce "peut-être". Encore un troisième. C'est ce qu'il veut (focalisation zéro!).

Une femme s'approchait de moi sur le boulevard, pas une dame. Une femme de quelque importance se serait mise ses lunettes de soleil, et ne se serait pas vantée de la diffamation de sa féminité. On pourrait même dire qu'elle était un féministe. Hah! Et elle est fière, comme elle lève le nez, comme une grenouille qui ne mange que des grenouilles nageant dans les airs (subtexte!).

C'était un matin affreux. Le bruit de la ville m'a attaquée comme un train vrombissant, un fléau inévitable, son grondement a fait trembler tous mes viscères. C'était un rêve affreux. Un monstre m'a prise entre ses mains, et m'a tortillée, m'a tortillée, m'a tortillée. M'a tapée (focalisation interne!). Le troisième est né avec des infirmités. Lui, il a seulement ri. Il a ri, luxurieusement, crachotant, le parquet a godé autour de moi, et il n'a cessé de crier, "Toi, petite salope, tu en es incapable?". J'ai argué en vain que j'ai déjà voyagé sur un ballon sphérique. "La prochaine fois je vais boucher le chien!"

Je l'aimais en vain. Mon troisième est devenu mon ennemi. Il pleurait si je voulais le toucher. Je le laissais pas partir.
Stricte sencu, on ne peut pas parler de cause de divorce, car le mari a dit que c'est une putaine.

J'attends mon quatrième bébé. Et lui, il me supplie de le laisser partir, avec ses yeux innocents. Non, je ne peux pas le permettre.

Some of these days
You'll miss me honey
(interxtuality!)

Il a pleuré comme la pluie. Pas de vent. Pendant mon enfance je croyais tout le temps que le paradis n'est pas seulement la production des phantasmes. Aujourd'hui je le sais. En dehors de moi, personne ne sait qu'on vit dans le paradis. La mort n'est qu'une simple illusion. Mais moi, je ne vais pas le laisser partir.

J'ai déjà voyagé sur un ballon sphérique, et maintenant je sais comment je peux me protéger contre le vent. Condom, spirale, pilule. Un jour, selon l'échotomographie le coeur du quatrième se formait anormalement. A la maison, sur la terrasse j'ai hurlé.
"C'était assez, vas-y, pars si tu veux, mais laisse-le tranquille!". Je le laissais partir. Il a souri. Il ne croyait pas à moi, que c'est le paradis, il ne peut pas où aller. Mon mari a tout reçu qu'il a désiré, parce qu'ainsi peut-être. Maison, foie, jardin.
Une fois, j'ai voyagé sur un ballon sphérique, mais maintenant je marche sur la pelouse (subtext's return).

C'était assez! Qu'est-ce que vous voulez que je fasse si vous ne me laissez pas tranquille? - narrateur (apostrophe!).

"Si tu lève ton regard sur moi avec le sourire d'un enfant tombant, je vais m'accomplir en un moment." - la MÉTAphore moderne, aride (intertextuality!).
Cher Friedrich, Michael, jean-Paul, B.Sz., Fjodor Mihaljovics et les autres.

***

Amour des lettres latines

Amour des lettres latines
avec les signes diacritiques
skabçavafghipkljenepouvaispasparlermnodeurouiwtoikc
zqydesuromandbfjeicjeniécrirertzsdgycbqwuqünbéblkd
iudwdgertlvnsdayzetqeenitraduirenvtgunenouvellezetrnl
edhskuwfupoissonfgmonimangerbekvbpokudelasaladep
avinmxéniboireenfincenestpasvraiédácirthmlysétdskcweerzrtddminterpretationsnilirelsmieuxaubépineslgkdlgkjfl
vatrsetsdormirhdgfnifairejenesaisquoinmfdormirkséaév
parce que je pensais tout ce temps
à toi
et je regardais
toujours
devant
moi
o


***

Point d'ironie

Il s'est réveillé avec le soleil comme s'il avait eu six ans, à nouveau.
Ou plutôt avec la sonnerie du téléphone.
- "T'es en retard! Dépêche-to!"
Oui, comme d'hab, il était en retard. Toujours. Il buvait son café du matin, il se rasait, se lavait et se regardait dans le miroir, contemplait les yeux bleus, et francs, la peau blanche et sensible, son nez disproportionnément petit par rapport à son front très haut et pur. En se regardant, il tentait de remettre en ordre les mèches indociles de ses cheveux.
Pour ne pas perdre du temps, il n'a rien mangé, a jeté un coup d'oeil sur la porte de l'autre chambre, et s'est mis à courir pour qu'il attrape le bus.
On peut croire qu'il considérait quelque chose par la fenêtre sale, toutefois il ne voyait rien. Il réfléchissait en créant des théories philosophiques afin de les rejeter. Mais, de temps en temps, il les notait dans son journal où il partageait ses pensées avec moi. Tous les jours, arrivant au lieu de travail, il recevait toutes les invectives et menaces qui existent. Cependant il savait que tout ce qu'il gagnait ne servait à rien. Sa vie n'était que trop légère.
En entrant dans son bureau, pour se calmer, il s'est arrêté, pour un moment, devant un tableau qui représentait le même paysage qu'il avait pu voir à travers les vitres du bus.
Après avoir relu son travail à faire, devant son ordinateur, s'est mis à lire un roman. Lire? Il dévorait avidement les lettres, comme s'il était un drogué fumant sa dose d'herbe. Grâce à n'importe quoi -il était athée, cela il faut retenir - il n'était jamais mis en échec par son patron.
Après le boulot, à la maison, il dessinait - il voulait peindre seulement ce qui existe hors de lui, ce qui n'existe pas - et continuait à écrire son livre qui pourrait être publié, et qui pourrait donner un autre sens à la vie de cet homme désespéré.
C'était son délire. D'être représenté sur la couverture de la septième édition de ce livre, de revoir son visage pâle, ses cheveux noirs arrangés par des coiffeurs et ses yeux bleus qui sourient du bonheur.
En jouant avec cette idée peu impossible, il s'est couché torse nu, et s'est endormi. Il dormait depuis dix ans.
" ….quelqu'un canonisé dans le sens grec…j'veux devenir mi-dieu…pas immortel. Je veux que le temps recommence à passer. Que la machine se mette à marcher de nouveau…je veux que je ne vous haïsse pas "

***

Toujours ce jeu

Nem maradt más hátra, mint múlt napoknak hordaléka:
Sebtében írott lemondó levél a holnapról franciául magyar billentyukkel.
Il ne reste que se souvenir (traduction tronquée)
Lettre tapée vite sur la résignation du demain en français par une claviature hongroise.

Je ne voulais/pouvais pas te répondre parce que je craignais les désavantages ou meme les avantages de mes mots qui - soit des mots prononcés ou écrits - reflétent toujours un attitude qu'on ne souhaite pas suivre. Tu vois? C'est pourqoi je n'aime pas dire mon opinion dans ces sujets-lá (comme j'étais pas capable de casser un mot quand tu m'as informé de tes sentiments - disons - complexe et confus. J'ai toujours mal á ouvrir ma bouche ayant peur des malentendus que les mots peuvent causer. On dirait qo'on est toujours témoin (et aussi participant) d'un mensonge amoral, pas exprés quand on parle de notre état d'esprit. On est toujours le détenu des sens. Des sens qu'on crée nous-meme.
En ce qui concerne la situation, je refuse la méchanceté qui pourrait se produire - dans la forme de jalousie par exemple ou meme de la haine, parce que tu as suivi la réponse de ton coeur, et tu as tenu á son appel. Bien. On ne peut rien faire contre le coeur.

Quant á Lui. Je ne sais pas quoi dire. Un homme perdu, avec beaucoup de douleur, mais aussi avec peu d'endurance. Et aussi - qui était la base de probléme- il a pas mal de problémes avec l'espagnol. Il a mal traduit tes lettres j'en suis sur.
Quant a Lui 2. Sa réponse est trop simple. Tu exagéres si tu dis qu'ils sont égoistes. Ils ne sont pas. Mais sans la structure de valeurs qu'on recoit pendant l'enfance, il n'y a pas d'autre choix. C'est l'expérience qui fait me dire cela.
J'ai vu toujours des hommes qui menait une vie assez dangereuse et résignante. Il voulait toujours le AUJOURD'HUI. L'acte sexuel, l'alcool, la monnaie, la fete etc. Et je pensais que peut-etre c'est le normal. mais non. j'essayais et ca marchait pas.Mais il a produit la nausée qui nous fait pleurer ou bien crier.

Je ne pense pas qu'ils sont egoïstes, mais plutot perdus et déçus. On dit que l'homme - tandis qu'il s'est rendu compte de la non-existence de son âme - s'est libéré pour devenir un animal. Ils ont perdu leurs rêves ou je ne sais pas quoi, ont cessé de croire, ont leur vie au mal. Enfin moi je ne suis pas un prêtre mais je pense que cet état d'esprit n'est pas humain, quoi. C'est pourquoi je suis sûr que je ne vais pas devenir ce type d'homme. Parce que je ne serais pas capable. Et aussi je suis surpris de l'opinion de Lui 2. Un homme qui étudie la théologie? Ben, je ne sais pas.
Je ne sais pas quoi dire encore. J'espère que tu jouis de ton voyage, et que tous les deux, vous soyez trés heureux dans l'avenir.

Excuse-moi de t'écrire en francais, mais d'écrire en autres langue pourrait me créer des difficultés. C'était plus facile, comme ca.

Moi.

***

Champs noirs

Tout était blanc mais ils étaient noirs
Tout était tendre mais ils étaient froids
Tout brillait sauf nous les yeux
Tout continuait sauf nous les deux
- l'homme y passe
Qui continuais le chemin du moi
vers le bas
(vers pour …)
vert comme les champs-élysées
où je me baladais sans toi.
Tout était noir et tout était froid
Noir était le ciel, noir était la rivière
devant un soleil noir couchant qui ne brillait pas.
Il brillait seulement ces deux étoiles, phares
- impasse.

(Ô) comme moi je regrette ces poèmes priants
Hurlements venant des rues sans fin, sans murs
Comme toi, tu traduis (et reproduit) mon allure
Des cris poussés par des symboles d'un verlan.
(tronqué)

János Róbert Kun galleon.kun@laposte.net

Retour index