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Textes érotiques

    Bienvenue aux amateurs de textes "chauds", mais néanmoins light...!


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Pose ta main là Loupiotte, avril 2006.
Juste avant Loupiotte, décembre 2006.
Suite érotique en trois tableaux Loupiotte, janvier 2007.
Ta peau Loupiotte, janvier 2007.
Déclaration d'amour (supprimé à la demande d'un des auteurs).
Simplement là Loupiotte, janvier 2007.
Désert Loupiotte, janvier 2007.
Trois textes de Loupiotte, février 2007.
Lina-Marie Manon Charette, septembre 2007.

 

 

 

Pose ta main là

Pose ta main là, au creux de mon bras blanc. Ton haleine ravit la mienne et la buée s'étend à la chaleur sereine de ton regard. Ta demande s'impose au fond de tes yeux clairs. Je m'y noie, tu m'enserres.
L'infini est là, à portée de matière.

Tu glisses tout contre moi et mes mains se repèrent, tes reins sont fermes et doux. Je sens ta tête là, dans le creux de mon cou.

Mon corps est inondé de ta sueur légère, et ton parfum musqué féconde ma rizière. Prends mon sein à ta bouche. Mes doigts silencieux errent avec bonheur vers ta toison d'or.
Ton sexe est là, érigé comme un pieu où ma bouche tendue accroche des baisers. Tu gémis doucement comme un enfant qui dort, et fait des rêves anciens aux lisières de la mort.
Je vibre du plaisir de l'attente au désir.
Ne viens pas encore, et caresse mes jambes, mon ventre, mes épaules, tout mon corps ! Sauf l'ultime abri au but de nos ébats.

Tout mon être est tendu et ma pensée s'arrête. Les vagues de désir grondent en marées secrètes qui inondent mes cuisses, que tu bois là où ta bouche se glisse.
Dans un sursaut d'émoi, je t'allonge prés de moi, et mes lèvres avides grappillent sur ta peau des baisers doux et chauds qu'accompagnent mes doigts, arrachant à ton corps des soupirs de hautbois.
Je joue de ta musique et tu chantes de moi.
Mes doigts s'en vont curieux sous le soc solide de ton sexe vivant en un mouvement léger, suspendu et puis lent, pendant qu'un long baiser, au rythme de tes reins, enserre ton vît sucré. Et je me désaltère à ta source limpide.

J'aime te voir pressé de ton désir mouvant, et à chaque abandon je t'accueille un peu plus. Viens. Je me love au creux de ta poitrine, sentant ton sexe dur gravant le mot " désir " tout au bas de mes reins.
Tes yeux sont clos, déjà tu n'es plus là, loin et proche à la fois.
Je te fais face, et je m'ouvre. La béance est comblée, tu vas et viens en moi. Tout bruit, comme une étoffe, comme deux morceaux de soie.

La vague monte, puissante, je la retiens pour mieux te la donner, et nous plongeons ensemble dans cette déchirure d'amour qui transcende nos corps.
Nous jouissons en accord.

Loupiotte  loupiotte2006@hotmail.fr

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Juste avant

Ta tête est là, posée sur mes genoux, comme un enfant qui dort lors d'un voyage, appuyé à sa mère. Absent aux paysages qui défilent, au regard curieux des agitations du monde.

Ton regard bleu est ouvert à l'horizon des possibles de tes rêves. Tu dors les yeux ouverts.
Ma main caresse tes joues piquantes d'une négligence des matins fainéants, ceux où l'on erre de fenêtre en divans. Ces matins suffocants des étés trop chauds, ou ceux capitonnés des glaces de l'hiver, qui vous tiennent dans la quiète tiédeur des intérieurs chauds.

Tout est calme, et ma main va, légère et pesante sur tes cheveux de soie, débordant sur ta joue qui agrippe mes doigts.
Je sens de ta chaleur qui s'accroche à mon ventre, et réveille soudain de sensibles ardeurs. Mais je ne bouge pas.

Tu es là.

Abandonné dans un rêve où ton regard se perd aux limites des grèves, qui battent, bien plus loin que les murs de notre casemate, qui nous protège des tirs de la vie, un instant.
Ta main a glissé sous ma jupe, caressant ma cuisse en dessous.
Tu souris et tes cils ventilent à nouveau tes regards.
Ta main est chaude à ma peau, et la mienne s'égare sur ton dos. Tu le bombes comme un chat qui s'étire, et roule à mes genoux en une prière exquise.

Je glisse près de toi sur le tapis de laine, et nos souffles s'assemblent et nos corps s'étreignent.

Loupiotte  loupiotte2006@hotmail.fr

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Suite érotique en trois tableaux

1)

Viens te réfugier là, tout au creux de mon ventre, mais avant souffre que ma caresse attise ton désir.

Je te dévêts en gestes lents, retirant ton armure, puis ta chemise souillée des sueurs du combat.

Je t'allonge là, prés de moi et masse lentement tes épaules et tes bras.

Ta nuque tendue au ciel de notre lit s'amollit sous mes doigts. Je t'oins d'huiles odorantes et mes mains vont et viennent en des caresses lentes sur ton corps tendu.

Tu t'attendris de moi.

J'ôte ce qui vêt le bas.

Tu respires calmement, nul tourment ne t'agite. Sur ta fesse musculeuse je fatigue mes doigts, puis remonte soudains sur tes cotes et tes reins.

Tes cuisses crient famine de mes nourritures grasses, mes caresses profondes les calmes et les délassent, tes jambes aussi je m'y arrête un moment. Puis le pied. Je tire chaque orteil comme un légume frais de la terre, il craque comme un parquet aux chauffes de l'hiver. Mon pouce va et vient sur ta voûte plantaire.

Tu es bien, et je jouis de ton calme abandon.
Dans la cour du château, un luth et une flûte appellent Dieu en nos noms…

Je reprends le chemin de tes pieds vers la nuque en grands mouvements des bras comme sur un clavecin.

Ton visage en profil repose sur la soie. Tes yeux sont clos.

2)

Tu dors, mon ange. Troublerais je ton repos ? Je baise malgré tout ta paupière fermée, tout doux.
Un éclair suave filtre, bleu foncé, encore enrubanné de brumes d'infini.
Tu soupires. Ton bras me happe, tu m'attires contre toi, et je sens ton désir sur mon ventre encore calme.

Je me blottis. Tu respires mes cheveux et ma bouche se colle au creux de ton épaule. Je l'aspire doucement, et déplace mes lèvres en un long baiser lent vers ton cou, ton menton, tes lèvres à présent. Mes reins se creusent à tes mains, comme pour fuir, à l'encontre de ton désir.

Ta langue va et vient tout au fond de ma bouche et comme une magie blanche, elle déclenche mes sources.

Je te retourne soudain. Te voilà sur le dos, je te chevauche enfin et mes baisers s'envolent de ta bouche au recoins de ton nez, ton front, tes joues, partout où mon désir me dit de les poser. Tes yeux sont refermés, mais ta bouche s'étire une un très doux sourire.

Je te regarde, je te hume, et mes mains partent en chasse dans les bois du désir.

Je me roule câline sur ton sexe dressé, mes cuisses l'enserrent comme un trésor caché. Il glisse entre les piliers tièdes de mon temple secret, trop chaud encore, qui ruisselle de son ire à ne résonner que d'échos, de ton boutoir lubrique.

Mes seins écrivent sur ton corps de bien étranges mots : des " je t'aime, je te veux, je me donne et je m'offre, viens donc beau chevalier, j'attends que tu m'embroche " (lol)(ce qui était rare à l'époque le lol)

Tu m'agrippes à la taille et ton élan me guide. Je me sens tout soudain comme un bois qu'on cheville.
Je me redresse, assise, et penchant mon corps leste, je caresse tes bourses et ta naissance du sexe. Je les sens presque miennes.

Ta bouche s'est ouverte sur un soupir d'extase, et d'une main experte tu fais gonfler mes lèvres et mon Mont de Venus. Un bruit de clapotis noie nos soupirs d'amour.

3)

Je te lèche les plaies, comme une chatte son petit.

Viens que je te soigne à ma peau. Tes fesses dures et douces au chaud sur mon nombril. Je t'enserre doucement et baise tes épaules. Mes mains halent ton sexe vers des sommets plus altiers, des ardeurs du combat il se dresse en écho.
Je te murmure à l'oreille l'amour que je promène. Tu es beau, tu es chaud mon guerrier et je t'aime.
Mon corps est en sommeil mais mon amour est là. Je glisse par-dessus toi et me plaque à ton ventre, amante, ondulant une danse de chat qui s'étire au soleil. Je soupire, et m'accroche à ton rire, et mordille tes lèvres.

Tu glisses ton genou entre mes jambes pales. Je résiste… un moment, et le jeu se poursuit. Tu plaque mes épaules, me domine et me tiens, tes mains glissent sur moi, mes épaules mes seins, et ta barbe naissante griffe ma peau satin. Je frémis.

Tes doigts doux me séparent et tu fouilles savant, comme on découvre un nid, cherchant les œufs dedans (c'était Pâques lol). Tes doigts se font légers et d' à-coups insistants. Je découvre mes formes aux allures du toucher. Je bats de mon désir et ruisselle à tes doigts. Ta bouche avide et légère s'abreuve de mes émois, je caresse ta crinière, y enfonce mes doigts et tu sens à ta tête ce que mon ventre dit bas.

Je ne peux plus attendre ! Et plus je me débats, et mieux tu me tiens à plat de tes deux mains puissantes.

Viens, je te dis, viens… et je suis suppliante, même si les douves débordent le château est à toi.

Viens. Je n'en puis plus, mon amour devient haine à l'attente !

Je t'accueille, souveraine et tout mon corps vibre de ce joyeux festin. Mon désir avait faim.

Tu taraudes mon ventre en de doux mouvements. Mes cuisses enserrent ton torse et ton poids me dévore. Me voilà empaler comme un papillon mort, mais qui vivrait quand même, pour mieux mourir encore…

Nous allons à ce rythme un bon moment quand même, nous arrêtant souvent pour murmurer " je t'aime ".

Je m'allège parfois te mettant sur le dos, sans qu'aucun des guerriers ne sorte du château.

Tes doigts à mes cuisses s'enfoncent, je sais que tu es prêt, cette fois je renonce.

Je vrille sur ton vît, et ton sexe durci m'arrache des clameurs quand nous jouissons en choeur.

Loupiotte  loupiotte2006@hotmail.fr

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Ta peau

Ta peau, source de mes bonheurs, et la première approche en est la suave odeur. Le musc et le jasmin mêlés à quelque sueur, de l'effort si humain à m'aimer.

Je la sens comme une caresse à la mienne. Ses tons de pain, chatoyances au soleil de ta naissance même, s'harmonisent si bien à ton regard brun.

Elle est ferme malgré l'âge, et retient tout ton corps, celui que j'ai aimé quand tu avais 20 ans et traversant les ans, j'en redemande encore, aux soirs des lassitudes des nourritures terrestres.

Ta peau, au regard, à des sillons profonds, des rides qui murmurent, nos peines et passions.

Ta peau, je la sais par mon cœur, et par cœur tout autant, je l'ai tant parcouru que mes doigts en sont blancs d'usure à la caresse.

Elle te contient tout entier, elle est toi, donnant de toi l'aspect que tu offres à la vie. Elle est ce sac plein, là où ton cœur qui bat, partage à tous moments, les instants de ma vie.

Ta peau est cette plage où échouent mes caresses, que ce soit ton visage, ou ton torse ou tes fesses.

J'aime le beau pelage qui en couvre l'aspect ; comme en un paysage les bois vers les vallées. On apprécie d'autant les clairières imberbes, où le soleil s'étend et où la sueur perle.

Viens que je te touche de mon regard tendre, de ma langue pour capter le nectar salé de ton effort , de mon nez , pour te respirer comme un oxygène à mon désir , de mes doigts qui l'érodent en un ardent discours … d'amour.

Loupiotte  loupiotte2006@hotmail.fr

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Simplement là

Petit homme, grand guerrier de la vie, fatigué, et les traits alanguis à l'effervescence humaine.
Je te love ce soir prés de moi et te regarde dormir. Tu exhales l'amour dans l'abandon de tes mimiques du vivant de la vie.
Simplement là, ton visage mi enfoui dans les draps qui portent la saveur de nos tendresses.
Simplement là, mon ventre réchauffé à la courbe de tes fesses.
Simplement immobile dans le sommeil tiède, ta sueur sent le lait tout à coup.

C'est l'impudeur totale de cet amour qui coule en moi vers toi, la reliance éternelle qui ne vieillit jamais, qu'aucune ride ne vient casser, qu'aucun désir n'affadit par une attente à l'autre, c'est juste un sourire d'amour qui vit en lui même. Une évidence à l'âme, qui oscille sur la balancelle du sommeil.

Un contentement qui vient de l'au delà, paisible et souple comme une soie.

Tu es ma berge sur laquelle je viens mourir, te touchant à peine d'un regard, laissant la trace humide de mes baisers éphémères, tu n'es berge que par ma vague, et ma mourance est ton éclat.

Tu frémis de mes reflets de vie dans tes rêves, et j'en suis le témoin absent, une brume des matins d'automne derrière la vitre.

Je ne jalouse pas la solitude de ton sommeil, elle est amie, et m'offre ton évanescence première, l'orée de ton infini.
Je ne t'approche que par ma chaleur diffuse, et ta peau irradie mon amour, parabole céleste de ces moments si courts, vides des frénésies des oripeaux terrestres.

Loupiotte  loupiotte2006@hotmail.fr

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Désert

Le canapé soyeux où je repose là, accueille tout mon corps en de lascives dunes.
Je te vois, dos à moi, travaillant de la plume.
Ma jambe a glissé du peignoir comme une source brune. Le murmure de la soie t'a fait te retourner.
Tu t'approches, et je frémis d'amour.

J'ai fermé à demi les yeux pour mieux t'entendre, et ton ombre m'accroche, tes murmures sont tendres.
La tiédeur de ta main vient ramper à mon sein, et la dune vaincue à ta moite tempête, se couvre de son ombre,

Tes baisers chauds et secs, simoun impénitent qui ravage mes terres, transportent mes frissons comme des grains de sable à l'horizon des plaisirs.

Ton visage repose sur mon ventre et ta main a glissé sur ma cuisse. Agenouillé dans une prière succulente, aux délices.
Je laisse faire, aiguisant ton désir à me faire réagir un instant. Je t'encourage de mon silence. Je m'abandonne lascive et immobile.

Le grain de ma peau alarmée, roule en de vagues promesses.
Tu me retournes dans ta fièvre et je chois prés de toi, sur le tapis persan.
Je m'accoude au fauteuil t'offrant ma croupe ronde, dunes de bout du monde.
Je sens ton vît pointé comme un bâton de pluie, qui glisse sur mes fesses et déclenche mon oued.
Tu t'arrimes à ma taille et la fais ondulée, ainsi les vents de sables déplaçant des montagnes liquides des déserts ocres.
Ton gland joue de sa bouche huilée, comme un doigt sur le sable, dessinant d'insondables dessins que je sens dans ma chair en écho doux, titillant mon désir de toi .
Je me tends dans un désir jaloux de ta venue, mais tu recules un peu. Mon ventre s'impatiente, gourmand déjà des douceurs égarées de tes doigts.
Mes mains ont glissé au dessous, et du plat de la paume, je caresse tes outres, bien arrimées au bât de tes cuisses chaudes.
Et ce jeu dure encore, et puis n'y tenant plus, tu t'avances doucement dans ma rivière tiède, allant et venant, gagnant un peu à chaque fois.
Ma pensée m'abandonne et mon corps reprend ce qui le comblera.
Je suis écartelée à ton ventre en furie, le mien y résonne.
La chaleur est intense au dedans et dehors, canicule des sens.
La tempête nous prend, et l'œil du cyclone nous pousse au firmament d'un orgasme divin où tout effort est vain.

Tu te couches à coté et je bois ton venin.

Loupiotte  loupiotte2006@hotmail.fr

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3 textes de Loupiotte

Pluies écarlates

Voiles éphémères des sentiments ;
Le noyau dur est au-dedans.
J'éclate, je germe à moi même.
Tu pousses en mes racines.
Ton akène se fend comme un sexe de femme.
La feuille étale son parfum aux nuits indélicates.
J'attends nos rencontres sylvestres, pour entamer des fenaisons
D'un autre temps, d'une autre saison.

Mûris en mes murs écarlates,
La pluie de mon sang a ton parfum.
Je dégouline de ta rosée acre.
Viens, fleurissons à l'unisson du temps.


Vierge

J'abdique à tes demandes et jette sur le lit, mon désordre d'étoffe orchestré par tes mains.
Ma nudité m'enserre comme une eau tiède.
Ton souffle sèche la sueur de mon désir. Et tes lèvres vont et viennent de ma bouche à mes seins. Tes mains sont des calcins qui recouvrent mon corps.

Je me referme, secrète, à l'angle du grand lit, et ta main indiscrète, apprivoise mon repli.
J'ai remonté les draps et mes yeux te supplient.
C'est ma première fois.
J'ai peur et j'ai envie.

Ta main guide la mienne vers ton sexe érigé.
Tu me parles doucement de toutes mes beautés.
Et les baisers succèdent aux caresses impies. Je te goûte en avare, tu me manges sans répit.

Ta main a préparé ton chemin et le mien. Tu pénètres aisément, à petits pas peut être ? Je ne sais.

Ton poids est doux, et ma peur est partie.
Mon désir s'accorde tout entier au tien.
Quand soudain, au sommet de l'envie, ta chaleur m'emporte vers un vrai paradis.

Tu gis là, prés moi. Absent soudain.


Orgasme

Nova mystique.
Expansion sourde aux alizés de vie,
Frissons gourds,
Ruissellement de l'âme et du corps
Je crève de mes limites imposées,
Me voudrais sans peau
Aux limites des chants du monde.

Je m'extraie à moi même.

Dans l'irradiance sublime de ton corps.

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Lina-Marie

Je pense à Lina-Marie. J'ai croisé Lina dans un resto du coin il y a quelques jours à peine. Elle ne cessait de me scruter du coin de l'œil, pendant tout le temps où j'étais assise sur la terrasse à déguster une délicieuse salade grecque. À l'occasion elle esquissait un sourire timide qui en disait long. Je crois qu'elle essaie de me communiquer quelque chose, me dis-je. Elle m'intrigue et elle me fait fantasmer. Elle fait renaître en moi le désir de me faire prendre par une femme audacieuse. C'est ce qui émane de son regard, de l'audace et de la détermination. Cette belle femme sait ce qu'elle veut et je crois que je suis sa proie du moment. Elle a faim de moi, je le sais. Elle me mange du regard. Oh ! qu'elle est en appétit, la belle Lina-Marie. Elle sirote un martini et elle croise et décroise ses jambes à tout moment. Hummm… peut-être que je lui fait un effet qui lui procure des petits spasmes bien agréables dans son entrejambe. Que j'aimerais être tout près d'elle pour tenter de renifler l'odeur exquise et enivrante qui trahie tous ses gestes gracieux et sensuels.

Lina-Marie est recouverte d'une couche mince de chair qui lui donne une allure élégante et classique. C'est une femme svelte au ventre plat orné d'une minuscule poitrine ressemblant à des pruneaux, mais attention ! ils sont fermes ces pruneaux, ça se voit. Ils ne sont pas rabougris et tout plissés comme ceux qu'on achète à l'épicerie, heureusement pour moi. Je me demande bien ce qui se cache sous cette jupe courte ? À voir ses belles jambes, je ne peux m'empêcher de penser à son jardin secret. Vous savez celui qui dégage une odeur qui vous amène presque en transe et les yeux à demi ouverts, juste à y penser ? Oh Lina, si tu savais comme j'aurais envie que tu t'occupes de moi et que tu m'amènes là où est le plaisir infini, le septième ciel. Je te veux et je sais que tu me veux toi aussi. Tes yeux pétillent et parlent d'eux-mêmes.

J'ai de la difficulté à me contenir tellement elle m'intimide avec ses flèches qu'elle dirige vers moi. J'aurais envie de lui dire, mais pourquoi tu me déshabilles ainsi ? Je t'avoue que ça me gêne ce rituel visuel que tu m'infliges. Au fond bien sûr que j'adore, mais je ne suis quand même pas pour lui dire. Je savoure et j'apprécie. Lorsqu'elle est tête baissée, j'en profite aussi pour me rassasier l'oeil. Je remarque le rouge de ses lèvres pulpeuses. Elle a une bouche gourmande qui saurait me transporter au-delà de tous mes fantasmes. Ce qu'elle doit être habile, cette bouche, lorsqu'elle s'agite et se pavane sur les courbes d'un corps bouillant de désir. J'ai une envie prenante d'être sous elle, sous son emprise, oui, qu'elle me tourmente le corps et l'esprit jusqu'à me perdre.

Étrange ce que je ressens, car elle ne représente pas tout à fait la femme aux formes généreuses qui apparaît toujours dans mes fantasmes les plus fous. Cette femme qui a l'habitude de voyager dans mes pensées coquines est une femme plantureuse et pulpeuse aux formes généreuses qui est pourvue de seins lourds et ronds qui sont d'une fierté à se tenir debouts malgré leur pesanteur et leurs lots d'épreuves. Voilà des seins à mon goût qui combleraient mon besoin de voir, de sous-peser, de toucher, de lécher, de titiller, de pincer légèrement et de brasser vivement dans des moments de fougue et de délire intenses. Mon goût pour les seins tend vers les pamplemousses ou les melons miel. Hummm...je me vois très bien me pendre à ses grosses mamelles aux aréoles brunes pour en retirer le lait comme le ferait un enfant pour se nourrir.

Mais qu'est-ce qui m'arrive ? On dirait que je me suis égarée pour un moment et j'ai bifurqué vers mon fantasme qui m'a fait décaler de la réalité. Pourtant, Lina-Marie n'a pas le corps de cette femme qui me visite parfois dans mes pensées fantasmagoriques. Je reviens peu à peu à moi et je détourne mes yeux vers elle. Mince, je ne la vois plus, elle a disparu. Mais où est-elle passée ? Je me lève aussitôt pour me diriger vers la table où elle était assise. Hummm... je sens une odeur me monter au nez… je me penche pour humer le siège où elle avait posé ses fesses délicates et menues et aussitôt un filet de parfum de cyprine s'échappe pour ensuite se perdre dans la nature. La petite cochonne a joui sur sa chaise avant de s'enfuir. Quelle audace, quel culot. L'odeur de sa cyprine me rend dingue et m'arrête le sang. Je lève la tête pour prendre quelques bouffées d'air pour ainsi laisser entrer en moi ce courant léger qui me chatouille le nez. Nectar tant recherché et convoité par les hommes et certaines femmes.

Mais où est passée Lina-Marie ? Je dois la retrouver, je dois lui appartenir. Je veux être sa muse, sa proie. Liiinaaaaaaaaaaaaaaaaa, reviens...

À suivre...

Manon Charette  Manon.charette888@videotron.ca

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