Poésie9
Bienvenue
aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette neuvième page de poésie !
Leur plaisir continue ici :
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Drogue poème Jérôme Tizit,
mars 2003. |
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Jérôme TIZIT et Jonathan MOREL sont des
amis très proches de 19 et 22 ans et nous invitent à la lecture de quelques poèmes tirés d'un recueil qu'ils ont écrit ensemble. A travers les thèmes abordés, l'amour déçu, l'amitié, la liberté, le racisme et bien d'autres, ils nous donnent leurs points de vue sur la jeunesse et ses désillusions. |
Drogue poème
Dans de doux délires,
Ce soir encore il se perd.
Peux-t-il croire en un avenir
Quand son présent et un enfer?
Dans une union quasi sacrée,
Au travers des immondes remords,
Avec sa poudre il a scellé
Un amour qu’ici bas seul la mort
Peut se permettre de briser.
Dès le matin, sa compagne il cherche.
L’angoisse de ne pas la voir,
Physiquement dans son corps le blesse.
Fébrilement, il avance dans le noir,
A la recherche de la douce princesse
Qui fait fuir son désespoir.
Douce jouissance que rien n’égale,
Elle pénètre rapidement son corps
Et dans sa tête la joie s’installe
Sur le chemin de la mort.
Il pense à sa prochaine femme.
Mais rapidement reviennent à lui
Les démons du manque.
Peux-t-il encore aimer une vie
Où jamais les lendemains chantent?
Seul dans un monde qui ne veux pas de lui,
Aujourd’hui, il a décidé
De mettre fin aux jours de pluie.
Le divorce va être prononcé
Et il a choisi d’y laisser la vie.
Une dernière fois avec sa reine il va s’unir,
Contemplant l’image de son bras décharné,
Dans le froid regard d’acier
De sa compagne qui une dernière fois l’enivre.
Ca y est, la page va être tournée.
Dernier coup d’oeil sur un passé,
Sur un monde qui l’a rejeté.
L’enfer, il l’a connu de son vivant,
Mais pourra-t-il, cependant,
Dans la mort retrouver
La joie qui ici l’a quitté.
Jérôme TIZIT, mars 2003 jerome.tizit@libertysurf.fr
Le reflet
Canapé, Télé et coca,
Ca y est! on a trouvé nos maîtres.
Moi je n’crois qu’à c'que j’vois,
Aux images et aux médias,
Qui sont devenus mes prêtres.
J’ absorbes leurs clichés
Pour en faire des vérités
Qui cautionnent des lois,
Transformant ici en rois
La violence et la haine.
Je deviens le puissant créateur
De la misère que je pleure,
Chaque soir devant le JT.
Pour moi la vie d’vient belle:
J’prêche la liberté,
Devant un loft illuminé
Par des QI de maternelles.
Devant eux j’peux rêver
A une autre réalité,
Celle ou je suis l’éternel.
Du coté des moralistes je me mets,
Mais c’est pour mieux pouvoir payer
Les corps de l’est
Que sans scrupules je baise.
Sur les camés, j’crache mon venin.
Qu’ils crèvent, tant que c’est loin
De moi et de mes doux rêves.
Je prône l’égalité
Pour ensuite aller voter
Un connard aux valeurs inhumaines.
Tu me trouves immonde?
Pourtant, je n’suis qu’le triste reflet
De l’hypocrite majorité
Qui peuple notre planète.
Jérôme TIZIT, mars 2003 jerome.tizit@libertysurf.fr
Stéphane
L’éclat bleu de tes yeux
A disparu dans un monde lointain.
La pensée te quitte peu à peu,
Pour toi fini ces lendemains
Qui toujours trop peureux
Faisait naître en toi cet immense chagrin.
Dans les beaux habits que tu n’avais pas,
Tu as voulu quitter ce monde
Qui ne te comprenais pas.
Englouti dans une tombe,
Tu n’auras plus jamais froid.
Le soir venu tu as pris une arme,
Trop d’espoirs déçus,
Trop de séparations et de larmes.
Tu as sûrement pensé un peu à ce vécu
Qui pour certains faisait ton charme.
J’imagines les lourds instants que tu as passés,
Calfeutrer une pièce
Pour ne rien déranger.
Fini la tristesse,
Au revoir les regrets.
Tu as tenus tes promesses,
On ne t’a pas oublié.
Toi petite étoile de 22 ans,
Toi qui méritait un bonheur bien plus grand
Que le sinistre marais
Ou ici on t’as noyé.
Finies pour toi les galères
Et les nuits solitaires dehors.
Qu’en pense ta mère,
Elle qui respire encore?
Personne ne t’avais oublié.
Vers ta dernière demeure
On t’as tous accompagné.
Nourris d’une rancoeur
Qui ne peux s’expliquer.
Ici tu à laissé un vide
Qu’on ne peux pas combler
Et même nos mots livides
Ne peuvent exprimer
Les souvenirs si limpides
Que tu nous a laissés.
Maintenant que tu es libre,
Pense donc à repasser.
Jérôme TIZIT, mars 2003 jerome.tizit@libertysurf.fr
Dernière danse
Aussi noire que la nuit qui naît,
Aussi rouge que le sang qui coule,
Ma vie a aussi peu de reflets
Que l'homme ivre qui se saoule
Encore, encore et encore.
Dans un dernier souffle d'arrogance,
J'accorde à la vie une dernière danse,
Encore, encore et encore.
Une dernière, avant que la mort
Ne me berce dans ses bras
Et m'envole loin de toi
Rassurant, et plein d'espoir.
Plus de doute, fini de croire,
Je maudis l'ombre de paradis
Dans lequel chaque jour je me lève,
Dans lequel chaque jour je subis,
Dans lequel doucement je crève.
Jonathan Morel, mars 2003 jerome.tizit@libertysurf.fr
Drapeaux blancs
Drapeaux blancs pour un avenir noir,
Nos prières, mon père, sombrent dans le désespoir.
Drapeaux blancs pour un avenir noir,
Nos larmes, ma mère, se sont noyées a force de croire.
Les rayons de lumières ne traversent plus les nuages
Par peur de trouver le saccage
De cette animosité
Qui anime les hommes,
De cette cruauté
Qui les passionne.
Drapeaux blancs pour un avenir noir,
Ciel rouge pour une vie sans savoir.
Des guerres de religions,
Des morts pour des putains de convictions,
Mais Dieu ne répond pas.
Le sang coule sur nos enfants,
Mais Dieu ne répond pas.
Les armées se mettent en rang,
Mais Tu ne réponds pas.
Jonathan Morel, mars 2003 jerome.tizit@libertysurf.fr
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Roland LAURENT
nous propose quelques poèmes classiques,
nostalgiques et joliment écrits, dans un style agréable et fluide, que vous découvrirez avec plaisir. Il a également publié un recueil de ses poèmes sous le titre "Tranches de vie", chez Labruyère, que l'on peut également découvrir sur le site de Alapage.com r.laurent01@wanadoo.fr |
Le poète
Quand l’ombre de la mélancolie
Caresse mon cœur,
C’est vous, belle amie,
Qui séchez mes pleurs.
Quand mon vague à l’âme
Se ballade en ces lieux,
C’est encore vous, belle Dame,
Qui me comprenez le mieux.
Quand le silence s’éternise
Et se fait pesant,
Vous venez, légère brise,
Murmurer des mots caressants.
Quand votre sourire charmant
Surprend mes regards,
C’est encore, vous belle enfant,
Qu’il me plait à voir.
Alors ma poésie de bleu s’habille
Et se pare de mots tendres,
Pour vous remercier, belle jeune fille,
D’être là à m’attendre.
Roland, 18 janvier 2001
r.laurent01@wanadoo.fr
Folie
Serait-ce ta voix que j’entends au loin,
Cette douce brise qui murmure
Et qui se perd soudain
Pour revenir dans mon ciel obscur.
J’ai peur de tout ce temps,
De ces heures qu’il me reste à vivre,
De cette vie sans toi qui est le néant,
Ma tête tourne et je chavire.
Je regarde et implore le ciel
Pour qu’il te rende à moi
Et les yeux face au soleil,
Ma folie se libère et je te vois.
Ton visage aussi beau qu’hier
M’apparaît et je respire ton parfum,
Je tends les mains dans la lumière
Et ton sourire se fait doux, enfantin.
Le visage en larme je me mets à genoux
Et revis ces heures brèves de bonheur
Où la vie semblait être à nous,
Dans cet univers d’amour et de fleurs.
Mais je suis las dans cette vie
Où plus rien n’a d’importance,
Le soleil noir de la mélancolie
Envahit ma pensée vide de ta présence.
Roland,
14 janvier 2001
r.laurent01@wanadoo.fr
Lettre à Lorca
Que la nuit t’apporte la sérénité,
Le hasard guidera nos pas d’un même élan,
La lune veillera sur nos destinées
Et demain le soleil sera plus brillant.
Ceux qui souffrent se rencontrent
Et mêlent leurs larmes de sang,
Dans leur univers ils se racontent
Leurs rêves avec des mots frémissants.
Puisse le soleil réchauffer leurs cœurs
Et refermer leurs blessures, mais hélas
Comme la souffrance et la peur,
Les cicatrices laissent toujours une trace
Que ta route soit longue à toi, l’ami,
Et parsemée de fleurs,
Que leurs parfums, sur ta vie,
Calment à tout jamais ta douleur.
Ton étendard sera l’Espérance,
Toi le combattant de l’amour blessé,
Quand tu marcheras en silence
Sur des chemins escarpés.
Roland, 21 janvier 2001
r.laurent01@wanadoo.fr
Derniers jours de soleil
Il y avait dans cet été finissant
Quelques parfums de mélancolie
Quand nos cœurs frémissants
S’offraient déjà à la vie.
Nous restions des heures près des flots bleus
A courir comme des fous sur le rivage
Et quand le soir surprenait nos jeux
Il ne restait que nous sur la plage.
Ton sourire volé au soleil,
Au rendez-vous de nos amours,
Avait un goût de miel
Quand mes lèvres épousaient son contour.
Nos corps hâlés, à demi-nus,
S’étiraient nonchalants sur le sable chaud,
Savourant une dernière fois, t’en souviens-tu?
Les caresses du soleil sur la peau.
Nous regardions tristement les vagues
Qui venaient effacer nos empreintes,
Et je vis couler de ton regard
Une larme dans notre ultime étreinte.
Dans mes mains je pris tendrement ton visage
Et la mer allait et venait à son gré,
Emportant un peu plus au large
Nos vacances sous un soleil voilé.
Roland, 26 janvier 2001
r.laurent01@wanadoo.fr
Solitude
Quand le soleil à l’horizon se meurt
Et que mes heures se font pesantes,
C’est ton départ que je pleure
Dans la solitude de mon attente.
Dans ce désert qu’est l’absence,
Je promène au loin mes regards,
Laissant couler en silence
Ce flot d’amertume sur ton départ.
Je ne suis qu’une ombre qui se profile
Sur les murs froids de la tristesse
Et l’automne qui s’en vient tranquille
Me vole chaque instant un peu de ma jeunesse.
Sur du papier jauni, tes mots d’amour
Dansent devant mes yeux humides,
Il pleut dans mon cœur, sur mes jours,
Et ma pensée se répand dans le vide.
Ton âme flotte maintenant vers les étoiles
Et mes belles années sont loin,
Il tombe sur ma vie comme un voile
Et je serre ton anneau d’or dans ma main.
Roland, 18 juin 2001
r.laurent01@wanadoo.fr
Adieu mes vingt ans
Mes vingt ans, vous que j’ai longtemps désirés,
Vous étiez le symbole de la jeunesse
Mais entre mes doigts vous avez filé,
Emportant avec vous votre richesse.
Que de parfums aux arômes interdits,
Volés sur les routes de l’insouciance,
Dans les jardins secrets de la vie,
Merveilleux délits de l’adolescence.
Délicieux frissons des soirs d’été
Où nos cœurs et nos corps,
Jusqu’à l’aurore enlacés,
S’épanouissaient sous une pluie d’or.
Messages d’amour aux baisés parfumés,
Caresse du vent sur les fleurs du printemps,
Aux adieux d’une maîtresse désabusée
Pétales de rose qui s’envolent en pleurant.
Que d’adieux sur des quais déserts,
Visages qui se fondent dans la nuit,
Laissant des larmes au goût amer
Dans un été qui s’enfuit.
Mais les feuilles d’automne lentement
Recouvrant l’été, ma vie,
Sans faire de bruit, glisse tristement
Sur les lacs gelés de l’ennui.
Roland, 03 décembre 93
r.laurent01@wanadoo.fr
La déchirure
Le soleil ce matin est trop blanc
Et ma pensée trop noire
Il faut chasser ce sentiment
Qui envahit mon cœur en purgatoire.
Imagines ce qu'on aurait pu vivre
Si le temps ne nous était compté
Il ne reste plus qu'à en sourire
S'en aller et chanter.
Je promène mon vague à l'âme
Dans ces lieux si tristes
Où je te vis belle dame
Venir à moi sans artifices.
De ton rire cristallin et moqueur
Tu fis de ma solitude
Un havre de paix et de bonheur
Où bien vite s'installa l'habitude.
Pour ces quelques jours en ta présence
Je ne regrette pas mes blessures
Maintenant que vient l'absence
Je sais que tu seras ma déchirure.
Roland, La Fresnaie, 10 avril 99.
Mélancolie
Il neige sur Hauteville endormie
Et mon âme est en berne,
Si le paysage lentement blanchi
Mon ciel devient plus terne.
De nuits blanches à souffrir
En sombres journées de regrets
Il ne reste de mes souvenirs
Qu'un pâle reflet.
Quoi ! Ce malaise aurait du m'emporter
Et je connaîtrais enfin l'apaisement
Mais Dieu n'a pas voulu m'aider
Et je continue mon chemin tristement.
Comme ces chevaliers naguère,
A la quête du saint Graal
Je m'en vais solitaire
A la recherche de mon idéal.
Il neige sur la ville éveillée
Et l'on rit dans les couloirs
Seul dans ma chambre les yeux fermés
Un appel, une visite, il faut croire….
Mon cœur s'accroche à cette tête blonde
Seul être à qui je n'oserais faire de mal
Si je partais pour un autre Monde….
Il neige…… et je laisse couler mes larmes.
Roland, La Fresnaie, 28 mars 99.
Rencontre
C'est un jour comme tant d'autres
Où chacun cherche le repos,
Celui de l'âme ou du corps
Qu'importe pourvu que ce soit l'oubli.
Un pâle soleil m'invite en son voyage
Avec un sourire printanier
Il me prend la main et je m'engage
D'un pas hésitant sur quelques sentiers
Pauvre étoile un peu paumée
Mais avec tant de charme
Je te suis dans ta course éphémère
En espérant y perdre mon âme.
Nos paroles ne sont que subtilité
Et nos regards qu'éloquence
Instant où l'on voudrait l'éternité
Dans cet univers où plus rien n'a d'importance.
Au fil du temps ton regard moqueur
Cherche le mien qui se veut indifférent
Derrière un sourire charmeur
Je partage ton univers pour un instant.
Pèsent sur nous des regards inquisiteurs
Et quelques murmures de commères.
Il faut quitter la table il est l'heure
Adieu donc bonheur éphémère.
Roland, La Fresnaie, 29 mars 99.
Tout passe
Triste certitude du temps qui passe,
De ces jours, de ces mois qui nous pèsent
Et qui laissent sur nous une trace
Comme une ride que rien n'apaise.
Solitude de ces heures qui s'égrènent
Dans le silence du présent qui se meurt
Vous filez et ne laissez pour étrennes
Que nostalgie et quelques images de bonheur.
Adieu vous mes belles années
Vous que je promenais à vingt ans
Avec le sourire vainqueur et blasé
Du soldat qui passe fièrement.
Mon âme fatiguée de tout se meurt
Et n'aspire plus en rien sinon au repos
Adieu donc vaine espérance de bonheur
Toi qui seras fidèle jusqu'à mon tombeau
Et quand mes cendres éparpillées au vent
Se poseront en douceur
Peut-être que mon âme lentement
En d'autre lieu trouvera le bonheur.
Roland, La Fresnaie, juin 99.
L'absence
Quand tu n'entendras plus sa voix
Ni son pas sur le chemin,
Alors tu pleureras tout bas,
Ne pouvant retenir ton chagrin.
Quand tu ne verras plus son sourire
Eclairer ses grands yeux bleus,
Tu chercheras dans tes souvenirs
Les mots d'amour des jours heureux.
Ton sommeil sera tourmenté de cauchemars
Et tes nuits n'auront plus de sens,
Tes jours ressembleront à un trou noir
Où tu glisseras lentement sans sa présence.
Ton cri déchirera la nuit de douleur
Et tes mains ne rencontreront que le néant,
Alors, des larmes inonderont ton cœur
Qui aura pleuré toute sa vie durant.
Roland, 14 janvier 98.
L'inconnue
Aussi loin que se portent mes regards,
Ma pensée n'est troublée que par ton image,
Oh ! Douce et belle jeune fille, je m'égare,
Mais que puis-je devant ton beau visage.
Tes yeux noirs aussi attirants que l'abîme,
Océan où j'aimerais me noyer,
Ta bouche gourmande appelle au sublime,
Mais oserai-je un jour ma flamme déclarer.
Que la brise murmure en courant dans les roseaux
Et c'est ton souffle léger que je respire,
Que ne donnerais-je, pauvre badaud,
Pour un instant surprendre ton sourire.
Passagère malgré moi de ma vie,
Pourrais-tu un instant seulement
Faire de mon existence un paradis,
Mais tu passes, silencieuse belle enfant.
Roland, 15 janvier 98.
Soir de Noël, quelque part
La nuit est claire et froide en ce soir de décembre, quelques clous d'or donnent à la voûte céleste un air de fête. Aussi loin que se portent nos regards il n'y a que l'infini. Chacun de nous a son étoile et pourtant combien de malheureux pleurent en silence en cette merveilleuse nuit de Noël, cette nuit qui devrait rassembler tous les hommes. Les visages sont rayonnants de bonheur et les yeux brillent comme des étoiles. Les ventres ont mal d'avoir trop bu et mangé, quand d'autres ont mal de n'avoir rien, mais la souffrance n'est pas la même. Les yeux s'ouvrent grands et s'émerveillent devant les vitrines du monde tandis que d'autres se ferment lentement sans même une main pour les accompagner dans ce voyage que l'on redoute tant et qu'on dit meilleur.
Ce sont les larmes de l'enfant abandonné qui n'a plus de maman, que le monde rejette. Il erre dans les rues de la ville, plus seul que jamais au milieu de cette foule indifférente qui n'a de regard que pour la beauté. Il voudrait bien retenir ses larmes, mais son cœur est encore trop fragile, loin des bras protecteurs et tendres. Alors dans un coin sombre, là où personne ne peut le voir, il s'accroupit et sort de son veston rapiécé une photo jaunie, ses lèvres se posent sur ce visage tant chéri, puis laisse ses sanglots troubler le silence de son cœur.
" Maman ne me laisse pas " C'est le cri du soldat mourant que la guerre enlève, cruelle. Couché sur le dos, sur un sol glacé, son bras se soulève péniblement et se tend semblant saisir l'infini, puis retombe inerte sur sa poitrine où se dessine une rose rouge. Ses yeux grands ouverts, encore une fois regardent les étoiles et dans un dernier râle n'a que ces mots pour se donner du courage " Maman j'ai peur ! " Son visage livide s'endort sur une dernière vision. Il n'avait que vingt ans.
Qu'attendent-ils tous ces malheureux de cette nuit de Noël ? Peut-être l'Espérance. Puissions-nous un jour donner de la chaleur à tous ceux qui ne connaîtront jamais dans la vie que la haine et la violence. Chacun de nous vit bien douillettement dans son univers et l'accident n'arrive qu'aux autres, mais l'autre ne sera-t-il pas " Nous " un jour ou l'autre.
Roland 25/12/2002, un soir de déprime
A tous mes orages
Avec leurs éclairs violents
A tous ces mots jetés avec rage
Sur les murs gris du néant
Je t’aime encore la vie
A tous ces matins douceur
Aux réveils caressés par tes mots
Dans des draps parfumés de bonheur
Où ma pensée calmait près de toi ses maux
Que tu étais douce la vie !
A tous ces soirs d’ivresse
Pour fêter ou bien oublier
A tous ces ports d’allégresse
Où mon cœur et mon âme vinrent mouiller,
Comme tu dansais la vie !
A ma jeunesse aux aurores incertaines
Pour mes jeux interdits de jeune amant
A toutes ces nuits blanches pour quelques reines
En quête de chevalier servant
Tu étais Amour la vie
A tous ces autels où je vins déposer
Cette flamme qui brûle encore
A tous ces rêves inavoués où je n’ai osé
Dévoiler tout ce que mon âme aspirait alors
Je te rêve encore la vie
A tout ce que j’ai perdu
Sans jamais faire d’histoire
A tout ce qui m’est offert et plus
En toi je veux croire…..
Que vive la vie !
A mes errances, à mes batailles
Vainqueur ou vaincu qu’importe
Mes souffrances ont forgé mes écailles
A toute cette énergie qui me transporte
Que tu es forte la vie !
A tout ce qui me reste à venir
A ce qui va me rendre bon et meilleur
A ce doux présage, cet avenir
Que je vais accueillir avec bonheur
Bonjour la vie.
Roland, 27/05/2003.