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Poésie8

    Bienvenue aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette huitième page de poésie !
Leur plaisir continue ici :

Index:
(Cliquez sur votre sélection)

Amours Christian Van de Velde, avril 2003.
Donner ma foi Christian Van de Velde, avril 2003.
Je m'appelle Drogue Christian Van de Velde, avril 2003.
Une femme d'Alger Bernard Lancourt, février 2003.
Relativité Bernard Lancourt, février 2003.
La professeur d'anglais Bernard Lancourt, févr. 2003.
La plume Bernard Lancourt, février 2003.
Gogol petit et le petit chat Bernard Lancourt, févr. 2003.
Le sénégalais Bernard Lancourt, février 2003.
Le père Roquet Bernard Lancourt, février 2003.
Condamnée à la solitude Maestitia, décembre 2004.
Bienvenue dans la réalité Maestitia, décembre 2004.
Rencontre féérique Maestitia, décembre 2004.

         

 

            Amours

Je sais, vous allez me dire :
Tout a été dit sur l'amour,
Que vous en avez fait le tour
Et aussi entendu quelques soupirs.

Il n'y a pas qu'un seul amour.
A mon sens il y en a plusieurs,
Celui de la joie mais aussi des pleurs,
Mais je ne vous ferai pas un cours.

Il y a l'amour fou,
Lui ne prévient pas.
Il arrive à petits pas
Et il s'abat sur vous.

Celui là il ne dure pas,
Car il est trop rapide
Et, avec le temps, il se vide.
Mais il est très intense, n'est ce pas ?

Il y a l'amour avec un grand A,
L'amour pour le meilleur comme pour le pire,
Ces mots qu'on a plus besoin de dire,
Cet amour là on ne l'oubliera pas.

Il est le plus merveilleux,
Celui qui dure toute une vie
Et croyez- moi, je vous le dis,
On ne parle plus qu'avec les yeux.

Un simple regard suffit
Et l'on se comprend aussitôt,
Plus besoin de gestes, ni de mots,
Seule une complicité infinie.

Et il y a l'amour tendresse,
Celui qui vous attend
Quand ensemble, votre vie durant,
Vous vous êtes prodigués tant de caresses

Et qu'a l'automne de votre vie,
Avoir l'être aimé encore a ses cotés,
De pouvoir continuer à s'épauler
Et de lui dire, tu te souviens chéri.

Donner ce que l'on aimerait recevoir,
Aimer comme on voudrait être aimé,
Soutenir quand on veut être aidé,
Je viens d'inventer l'amour espoir.

            Christian Van de Velde.

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            Donner ma foi

Je ne peux pas donner ma foi
A un soit disant dieu qu'on ne voit pas.
Je ne peux pas donner ma foi
A un dieu qui laisse faire ça.

Quand tant d'enfants meurent de faim
Et que lui, ce dieu, ne fait rien,
Si, comme on me l'a toujours dit,
Il a envoyé son fils pour sauver nos vies.

Je ne peux pas donner ma foi
A ce fils qui ne pardonne pas,
Ce dieu qui aurait la terre et les cieux,
Puis, pour un soit disant péché, ferme les yeux.

Je ne peux pas donner ma foi
Alors que lui reste sans voix,
Qu'il se prétend le sauveur
Et qu'il laisse les gens dans le malheur.

Non vraiment, excusez-moi,
Mais je ne peux pas lui donner ma foi
A ce dieu qui serait amour et bonté
Et qui, pour se venger, nous aurait laissé crever.

Profitant de la misère du monde pour régner,
Il attire à lui les démunis et les déshérités,
Enrôlant dans ses légions les gens du désespoir,
Par ses vautours de curés sur leurs perchoirs.

Je ne peux pas donner ma foi
A celui qui se prend pour un roi.
Tu ne tueras pas.
Tu ne voleras pas.

Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Voilà des phrases qu'il aime. 
Mais que fait-il alors qu'il y a tant de guerres ?
Il se contente de lancer des paroles en l'air…

Non décidément je ne donnerai pas ma foi
A ce dieu, a son fils et a ses prélats.
Non il ne volera pas mon âme
Et encore moins celle de mon fils et de ma femme.

            Christian Van de Velde.

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            Je m'appelle Drogue

Mon nom vous fait frémir ?
Je suis l'amie fidèle de l'alcool et, tout comme lui, je vous aime
au plus haut point, surtout vous les jeunes.
Mon unique travail est l'abrutissement du cerveau, c'est ma spécialité.

J'aime semer la discorde et le malheur dans les familles.
Je suis passé maître dans l'art de faire pleurer les mères.

Je trouve les arbres laids et j'ai une sainte horreur des fleurs.
Toute la nature, je la trouve affreuse.

Surtout n'écoutez personne et devenez membre de mon fan club.
Je vous promets des nuits inoubliables où vous serez malade à crever.
Les matins, vous me chercherez partout, sans relâche.
Je serai votre seule amie dans votre courte vie.

Ce monde est pourri et sans intérêt n'est-ce pas ?
C'est pourquoi j'expédie les gens qui me consomment dans des pays 
d'épouvante et de désolation d'où, très souvent, on ne revient pas.

J'aime le mensonge, les gens sans morale, le désespoir et la mort.
Mondialement connue, je n'ai pas de frontières, je traverse les continents
à la vitesse de l'éclair et je laisse sur mon passage la destruction et la folie.

Merci de me vendre, de me consommer et de me cacher,
votre aide m'est infiniment précieuse pour anéantir ce qui reste d'amour sur terre.
Je suis l'ennemi juré du bonheur, alors n'hésitez pas, consommez-moi sans réserves.

Vous désirez devenir un de mes vendeurs…
Je suis toujours à la recherche de sang nouveau, tel un vampire.
Mon ami l'alcool et moi faisons une belle paire de salauds.

Hé ! Les jeunes, vous voulez me confier vos cerveaux ?
Je vous promets de les détraquer à tout jamais et par la même occasion,
je ferais de vous de véritables loques humaines.
Avec un peu de chance, vous pourriez vous suicider
ou finir votre vie à l'asile ou en prison.

Je vous laisse réfléchir…, il faut que je vous quitte.
Je suis débordée de travail en ce moment.
Surtout, on ne perd pas le contact, on se rappelle.


    PS : Excusez-moi, mais je n'aurai pas de temps a perdre pour assister
à votre déchéance ou à vos funérailles, trop de travail.
Sans remords aucun.

            La Drogue.

            Christian Vandevelde.

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     Bernard LANCOURT est français. Il s'est installé aux États-Unis en 1980. Il travaille à l'ONU.
 Il vit à Piermont, New York. Il a écrit de nombreux romans inédits. Deux de ses nouvelles ont été
 primées au concours de l'Association Dissonances de Nice. Il a aussi publié un recueil de
 poèmes aux Editions de la Framboisière, à Paris.                    Email:  lancourt@optonline.net 

 

            Une femme d'Alger
           
(D'après une toile de Renoir)

Cent baisers sur sa lèvre ont fait fondre son rouge
Et de sa bouche rose déformé le dessin.
Sur son corps épuisé pas un frisson ne bouge,
Du bout de ses mollets jusqu'au dessus des seins.

Rêvasssant à moitié, mollement allongée,
Ses genoux sous ses voiles encore écartés,
Lascive et lasse, hélas ! ne pouvant plus bouger,
Les yeux mi-clos et lourds : elle est la Volupté.

Des fruits, à côté d'elle, dorment sur un plateau,
Mûrs de n'avoir pas su tenter ses blanches dents.
Dans le silence pleure une carafe d'eau,

L'âme mélancolique et le cœur débordant.
N'as-tu ni faim ni soif, Ô ! Toi ! belle Odalisque !
Avant qu'en ton sérail ton amant ne se risque ?

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            Relativité

Nous vivons sur une planète
Où la nature est ainsi faite,
Que rien n'est sûre vérité,
Selon la Relativité.

Jeanne Tortue sortait d'un bois,
Lorsque, par une de ces lois
Qui régissent notre destin
Et tous les hasards du chemin,
Elle se cassa le nez
Sur une tortue qui venait
Tortueusement s'imposer
Dans la direction opposée.
La blessure n'étant sérieuse,
On transporta la malheureuse
Jusqu'à la pharmacie du coin
Afin qu'elle reçût des soins.
Le pharmacien de service,
Craignant toujours quelques sévices,
Lui demanda l'origine
De cette fracture bénigne.
" Mon Dieu ! répondit la petite,
Tout cela se passa si vite ! "

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            La professeur d'anglais

La professeur d'anglais monte dans l'escalier,
Colimaçon de marbre reliant les paliers
Du collège. Son pied se lève. L'autre le suit.
Les élèves aussi et de ceux-ci j'en suis.

J'admire la rondeur de ses troublants mollets
Et ses doigts sur la rampe tremblant en triolets.
Et quand nous arrivons enfin devant la classe,
Ma tête est toute en feu et mes mains sont de glace.

My heart, my heart, my heart ! Je lui réciterai
Mon coeur par cœur et, grand comme les grands héros,
Sortirai triomphant ou flanqué d'un zéro.

- Entrez donc en silence ou je vous punirai !
C'est elle ! Madame Ouzan. Même sa voix est belle !
Je n'ai que douze ans. Doux ans! Suis-je amoureux d'elle ?

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            La plume

En tombant l'oisillon vient de perdre une plume.
Il s'abat sur le sol comme sur une enclume,
Mais le duvet venu de son ventre dodu

Flotte encore dans l'air. Blanc flocon, vide essence,
Sans ailes, sans raison, sans poids, ni vie, ni sens,
Souvenir, mouvement du néant suspendu.

Ô toi jeune imprudent quand tu sautas du nid,
Le ciel a de la terre partagé le sort.
Tu plongeas du berceau, atterris dans la nuit,
Pour n'avoir pas voulu suspendre ton essor.

Comme toi le poète, dans son envolement,
Tombe souvent de haut et quand, sur le bitume
Nourri de son cerveau, il se meurt lentement,
Entre ses doigts tremblants agonise une plume.

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            Gogol petit et le petit chat

Un triple rayon gris, naissant du crépuscule,
Tombe sur sa figure où saigne la scrofule.
Gogol, encore enfant, à l'effroi disposé,
Tremble d'angoisse à voir, comme une main posée
Sur son front fiévreux, le regard de la nuit
Tombé subitement pour s'arrêter sur lui.

Dans le profond silence, sa poitrine haletante
Et ses poumons fragiles sifflent dans l'attente
Des coups de la pendule faisant sourdre les sons
Qui berçant l'habitude, rassurent la raison.

Il tressaille soudain ! Il vient d'entendre un bruit !
Et là, tout près de lui, sous la lune qui luit,
S'ouvre en catimini l'armoire firmamente
Réfléchissant partout son âme frissonnante.
Un miaulement d'argent rompt le calme blafard
Et, machine ludique, née d'un mauvais hasard,
Un chaton apparaît ! Il rampe mollement,
S'arrête ! et, un moment, le toise innocemment.
Petit Gogol a peur ! Alors, du haut des cieux,
Chaste Lucine dit : " Crève-lui donc les yeux ! "

Gogol saisit la bête ! Dans le jardin, courant,
Il jette dans l'étang le pauvre chat mourant.
Le petit animal surnage et veut nager
Jusqu'à la berge. Hélas. L'enfant est enragé
Car il veut maintenant se venger de la peur.
Il frappe ! Le chat se noie… Et Gogol est songeur…

            Bernard Lancourt, février 2003. lancourt@optonline.net

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Le Sénégalais


C'était un Tirailleur, galant Sénégalais.
Sa bravoure n'était pas encore égalée ;
Il avait, ce soldat, sur les champs de batailles,
Cueilli sans s'abaisser des bouquets de médailles.
Souvent il avait même sauvé la vie de ceux
Qui le traitaient crûment de nègre paresseux.
Il avait combattu aux côtés des Français
Mais depuis que les ans vitement avançaient
Il gardait à Alger la caserne Vallée,
La gloire et la fierté sur sa face étalées

J'étais un écolier quand je passais par là,
Le fixant dans les yeux, espérant qu'il parlât.
J'admirais son visage et tous les beaux dessins
Qui y étaient gravés. Symboles du Destin,
Mandalas en relief allant de joue en joue
Sur des lèvres cousues de couleur acajou.

Je l'aimais bien cet Africain dont les rides sauvages
Réfléchissaient l'écho de sombres paysages,
Archétype Guerrier dont la Chéchia rouge
Attirait le regard de ce qui vit et bouge,
Paralysant la vue sans arracher un cri
Des images de sang qui n'ont pas encor fui.

Un jour il m'apparut paré de Solitude
Et je sus, à travers cette seule attitude
Que sur terre sa vie n'était pas éternelle
Et que je n'allais plus revoir la sentinelle.

Il était immobile comme une hirondelle
Solidement à qui l'on a lié les ailes.
Dans ses yeux je voyais de larges battements
En dépit de ses liens clouant ses mouvements ;
Pour la première fois j'y vis un doux sourire
Alors je fus certain que l'homme allait mourir.

***

Ce fut le même soir que tomba cette bombe
Qui vint sur lui creuser la fosse de sa tombe.
On retrouva son corps un peu partout
Mais sa Chéchia rouge était encore debout.

Bernard Lancourt, février 2003. lancourt@optonline.net

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Le père Roquet

La Fontaine nous dit dans une de ses fables :
" Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. "
Une grande morale qui certes peut valoir
Une autre illustration, Ô combien moins illustre 
Que celle qui fut faite il y a tant de lustres.

Durant la noire époque de la grande famine
Qui frappa les forêts jusqu'au moindre comté,
Les animaux, du lion jusqu'à la vermine,
Dépérissaient, frappés par la calamité
Plus redoutable encore que cette épidémie
Qui a, comme dit Jean, décimé à demi
La race des baudets, sacrifiés aux dieux
Pour épargner aux autres, un trépas odieux.

Quand, par un triste jour, tout parvint à manquer,
Que pas un animal ne fût pas efflanqué,
On s'aperçut alors, qu'au dessus du désastre,
Tous les êtres ailés glissant parmi les astres,
N'étaient pas affectés par l'absence de blé.

Le Lion, aussitôt, réunit assemblée ;
Devant tous ses sujets, accusa les oiseaux,
Depuis l'aigle féroce jusqu'au petit moineau,
Du vol de tout le grain du royaume animal.
Un crime abominable d'où venait tout le mal !
Il les condamne à mort, comme c'était son droit
Et chacun applaudit le jugement du roi.

On en tua beaucoup, les autres, vers l'exil,
S'envolèrent promptement, évitant le péril.
De cette engeance à plumes, ne resta bientôt plus
Que le père Roquet qui vivait en reclus ;
Un vieux citoyen qui, ayant la berlue,
Se croyait de Noé, un animal élu
Et dans une caverne finissait sa carrière
En méditations et ardentes prières.

Par respect pour son âge et l'or de son plumage,
Le roi daigna parler à ce doux personnage :
" Tu auras la vie sauve en avouant ton crime.
Quel est-il donc ? Seigneur, afin que je m'exprime.
Celui d'appartenir à la race qui vole !
Depuis bien des années je ne vis que d'obole,
Sire, et n'ai point vu le ciel, préférant ma caverne,
Où je puis m'adonner, auprès de ma lanterne,
À la lecture sacrée du Livre du Très Haut.
Cet acte pourrait-il me coûter l'échafaud ?
Ma foi … Je te vois des ailes …
C'est pour m'éventailler.
Tu possèdes un bec …
Je l'ouvre pour bâiller.
Que fais-tu de tes plumes ?
Rien! Sire, sinon écrire.
Ces serres acérés ?
Las ! que pourrais-je dire ?
Je ne m'en sers que peu. " Le lion apaisé
Par la déposition que lui fait l'accusé
Est prêt à lui rendre sa liberté. Soudain !
Hélas ! dans le ciel bleu, fuyant vers le lointain,
Un corbeau trop bavard qui se sortait d'affaire,
Et qui, par ses paroles, ne croyait que bien faire,
Lance au vieillard déjà sauvé : " Sauvez-vous, frère ! "

Cela en fut assez en ce climat de guerre,
Pour faire condamner notre bon père Roquet
À mourir sur le champ, en tant que perroquet.

Ô La Fontaine ! comme tu vois,
Malgré le temps, malgré ta voix,
Qu'ils aient la peste ou n'aient mangé,
Les animaux n'ont pas changé.

Bernard Lancourt, février 2003. lancourt@optonline.net

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Condamnée à la solitude

Enfermée entre ces quatre murs,
La vie lui paraît alors tellement dure...
Chaque journée lui semble interminable,
Pour elle, de véritables supplices insupportables.
Comment survivre lorsqu'on est enfermée,
Loin de tout, de tous, telle une pestiférée ?
Ils l'ont déclarée coupable...
Coupable de l'inexcusable.
Ils ne lui ont même pas laissé le temps de se justifier,
Elle aurait pourtant tant voulu s'expliquer...
Ils sont venus la chercher un soir d'été,
Devant ses enfants, Ils l'ont emmenée.
Elle les a regardés tendrement, une dernière fois.
Eux ont pleuré, ils ont compris que plus jamais elle ne serait là.
Maintenant elle est seule, Ils lui ont enlevée ses enfants
Où sont-ils ? Que sont-ils devenus... depuis tout ce temps ?
Il ne se passe pas un jour sans qu'elle ne pense à eux...
L'ont-ils oubliée ? Sont-ils heureux ?
Aujourd'hui ils constituent sa seule raison d'exister
Sans eux, elle n'aurait pas eu la force de continuer,
Son seul recours aurait été de partir,
De disparaître... loin d'ici où elle ne fait que souffrir.
S'en aller, s'évader, elle en a tant de fois rêvé,
Cette nouvelle vie elle l'a maintes et maintes fois imaginée...
Telle une seconde chance,
Telle une énorme délivrance :
Une nouvelle vie où ceux qui avaient souffert dans la première,
Seraient alors délivrés de ces tristes enfers,
Auraient droit, eux aussi, à l'éternel bonheur,
Et pourraient enfin sortir de leur torpeur.
Mais jamais elle n'a osé s'y aventurer,
Si tentée soit elle, la peur l'a emportée.
Solitaire, elle reste impassible dans sa sombre prison,
Que seul illumine l'espoir de revoir ses enfants.

Maestitia, mimi_in_the_sky@hotmail.com

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Bienvenue dans la réalité

Ce matin je me suis encore levée,
Sans avoir fermé un oeil de la nuit,
Dans un monde tellement enflammé,
Rempli de cruautés et d'agonies.

Les sourires n'existent plus
Que dans mes rêves les plus beaux,
Ou sur le visage des enfants
Qui m'emplissent d'un bonheur si chaud...

**

Refrain:

Bienvenue dans la réalité
Où chaque chose a un prix à payer,
Où l'amour n'a plus sa place
Et où tous tes rêves s'effacent.

**

De nos jours, plus personne n'aime
Et dans les coeurs règne la haine,
Les derniers qui croient en l'avenir...
Ne savent pas que le pire est à venir.

Les couples se disputent et se séparent,
Laissant naître en leurs enfants le désespoir.
Les familles sont toutes désunies,
Alors que les plus jeunes commencent à peine leur vie.

**

Refrain :

Bienvenue dans la réalité
Où chaque chose a un pris à payer,
Où l'amour n'a plus sa place
Et où tous tes rêves s'effacent.

**

Les chefs des armées se battent les territoires,
Tandis que L'Argent, la Force et le Pouvoir
Rythment nos petites vies anodines
Sous le chant des explosions de mines.

Certains hommes vivent dans la terreur,
Alors que des milliers d'autres meurent,
Les enfants soldats se comptent par milliers,
Jusqu'au jour où ils seront tous tués...

**

Refrain :

Bienvenue dans la réalité
Où chaque chose a un prix à payer,
Où l'amour n'a plus sa place
Et où tous tes rêves s'effacent.

**

Provenant tous du même moule,
Nous nous fondons dans la même foule,
N'étant plus maîtres ne notre destin,
Mais suivant les esprits malins.

Certains osent encore se différencier,
Mais sont bien vite rejetés,
Par ce bête troupeau de moutons,
Qui se refuse à toute évolution.

**

Refrain :

Bienvenue dans la réalité
Où chaque chose a un prix à payer,
Où l'amour n'a plus sa place
Et où tous tes rêves s'effacent.

**

Notre réalité est bien triste aujourd'hui,
Et elle continuera tout au long de nos vies,
Des vies faites de cris, d'angoisses et d'horreurs,
Qui nous plongent dans cet immense malheur...

Ce soir encore je me rendormirai,
Mais ce soir tout sera enfin terminé,
Car ce soir enfin je partirai
Et jamais je ne reviendrai...

Maestitia, mimi_in_the_sky@hotmail.com

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Rencontre féerique.

Petit enfant au cour fragile,
Presque un jeune homme, encore fébrile.
Déçu par les désillusions de la vie,
Dureté d'un monde duquel il s'est enfuit.
Il s'était enfermé dans un rêve où il se sentait en sécurité,
Mais s'éloignait de plus en plus de la réalité.
Il attendait de la vie quelque chose de passionné,
Quelqu'un qui puisse enfin le sortir de ce songe déshumanisé.

Petite enfant au coeur lourd,
Presque une jeune femme, avide d'amour.
Déçue par les désillusions de la vie,
Dureté d'un monde duquel elle, elle aussi, s'est enfuit.
S'enfermant dans le mal-être dans lequel elle sombrait,
Elle ne luttait maintenant plus, alors s'y complaisait.
Elle attendait de la vie quelque chose d'extraordinaire,
Quelqu'un qui puisse lui redonner goût à cette vie qu'elle trouvait bien
amère.

Deux âmes perdues dans un monde mystérieux ,
Un monde qui, malgré tout, semblait bien à eux.
L'un errant dans un milieu trop fictif,
Fait de champs de mines et d'explosifs.
L'autre s'enfonçant dans le gouffre de la solitude,
Ruminant ses idées noires sur cette vie tellement rude.
Deux âmes errantes à la recherche d'une amitié,
D'un être qui pourrait les comprendre, surtout les écouter.

Ce matin-là, une immense lumière éclairait leur chemin,
Tous les deux la suivirent, guidés par leur destin.
Au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient,
Une sensation de bien-être les envahissait.
Bonheur, tendresse, amour émanaient du décor,
Des sentiments qu'ils pensaient pourtant déjà morts.
Tout deux étaient pressés de connaître leur avenir.
Qui était cet être angélique qui leur procurait tant de plaisir ?

Au bout du chemin, ils se virent enfin,
S'observant longuement mais en ne disant rien.
Leur esprit était vidé.
Un moment de sérénité.
Ils se comprenaient seulement par un simple regard,
Maintenant ils savaient que jamais plus ils ne perdraient espoir.
C'était le commencement d'une amitié éternelle,
D'une amitié réelle, et tellement belle.

Maestitia, mimi_in_the_sky@hotmail.com

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