Accueil   Remonter

Poésie29

    Bienvenue aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette vingtième-neuvième page de poésie !
Leur plaisir continue ici :

Index:
(Cliquez sur votre sélection)

Dedans... Jacques Caillat, août 2008.
47 poèmes de Evelyne Chamel, août 2008.
Sensation indéfinie Lilly, mai 2009.
Le plaisir Lilly, mai 2009.
Merci Lilly, mai 2009.
Sentiment obscur Lilly, juin 2009.
Frustration Lilly, juin 2009.

 

 

Dedans...

je regarde au dedans
et j'y vois un joyau
qui tout étincellant
me montre mon crédo..

Je regarde au dedans
et j'entends une voix
qui tout doucement
m'appelle à son endroit..

Je regarde au dedans
et je sens la présence
d'une vie autrement
qui est évanescence..

Je regarde au dedans
et je touche mon coeur
qui bat plus comme avant
vidé de ses rancoeurs..

Je regarde au dedans
et je vois la lumiére
qui nous enveloppant
nous montre tous fréres..

Je regarde au dedans
et je me vois enfin
comme un nouvel adam
recréant son destin...

Je regarde au dedans
tout y est si clair
qu'ici et maintenant
j'en fais mon repére...

Je regarde au dedans
je sais qu'on m'y attend
il n'y a que le temps
d'un rêve se finissant...

Jacques Caillat, jacques38@neuf.fr
http://www.wat.tv/jacquesc38
http://reflexions-et-essais.over-blog.com
http://la-voie-de-l-ecoute-de-soi.over-blog.com

Retour index

47 Poèmes de Evelyne Chamel

REVE

Un rêve précieux

Dans mes rêves les plus secrets
Je l'imagine Cendrillon de platine
Vêtue d'une robe cristalline
Incrustée du diamant le plus discret
Eclaté en milliers de poussières d'or
Auréolant de lumière tout son corps

Surgit alors de ma mémoire
Le souvenir d'une belle histoire
Endormie depuis au fond d'un tiroir
Aussi précieuse que le saphir de son regard

Je naviguais en mer d'émeraude
Lovée au creux de ses eaux chaudes
Parmi les bancs de poissons d'argent
Sur la vague ourlée de brillants
Le rubis flamboyant du soleil couchant
Illuminait le ciel d'un feu rougeoyant

Evelyne Chamel, 28 juin 2002

 

Images insolites

Je ferme doucement les yeux
Et des images insolites
Défilent de plus en plus vite
Emerge un monde tout en bleu

Des personnages idylliques
Dans des corps métalliques
Inondent de lumière
Ce décor imaginaire

Dans cette clarté
A demi bleutée
Des angelots argentés
Rejoignent la voie lactée

Une jeune fille endormie
Rêve au prince de la nuit
Une étole de soie
Sur son cœur en émoi

Une senteur suave et soudaine
M'éclipse de mon sommeil
Tu murmures à mon oreille
Tu es près de moi, quelle aubaine !

Evelyne Chamel, 21 Juillet 2002

 

La danseuse

Une feuille de papier
De la couleur de ses yeux
M'invite à bien dessiner
Dans des teintes camaïeu

Sa silhouette raffinée
Dans sa robe de soie plissée
Laissant tout juste entrevoir
Son jupon de voile ivoire

Avec ses doux chaussons de satin
Elle danse sur mon parchemin
Formant de superbes entrelacs
Dignes de la souplesse d'un chat

La danseuse papillonne
Et par sa grâce rayonne
Le visage tourné vers le ciel
Toute sa beauté, elle nous révèle

Evelyne Chamel, 21 Avril 2003

 

Les petits souliers de papier

Ma démarche semblait si légère
Dans mes petits souliers de papier
Ma robe, toute aussi fine et gaufrée
Me soulevait au moindre souffle d'air

Dans ce rêve, tellement étrange
De jeunes enfants, au visage d'ange
Portaient aussi des souliers de papier
Papiers délicats et parfumés

Aux textures les plus raffinées
Papier d'or et d'argent, papiers glacés.
Sublimes sont les petits souliers
Offrant le goût de la liberté

Voyager en toute légèreté
A la rencontre d'autres contrées
N'être plus que souliers de papier
Transportant les rêves selon son gré

Evelyne Chamel, 11 Septembre 2005

 

La nuit sera douce
(Mon lit d'antan)

Il m'accueille chaleureusement
Il écoute mes confidences
Et chaque fois que mes pensées dansent
Mon lit me transporte hors du temps

Qu'il fait bon sous la couette
Lorsque le froid nous guette
Je rêve du soleil
Caressant mon oreille

Souffle le vent de l'hiver
Qu'importe le froid dehors
Puisque mon lit me réchauffe le corps
Et les petits anges ferment mes paupières

La nuit sera douce et belle
Bien loin des rigueurs du temps
Au fond de mon lit d'Antan
Dans des grands draps de dentelles

Evelyne Chamel, 18 Novembre 2005

 

Ambiance lunaire

Paysage d'or des pays lointains,
Dunes aux reflets rougissants du soleil,
Evasion dans ce monde souverain
Où chaleur torride et vent fort font merveille.

L'espace d'un instant, comme un vertige
Ma silhouette se met à trembler,
Les ondulations du sable me fige,
L'air si chaud caresse ma peau dorée.

Mes yeux verts brillent comme des lumières,
Mes cheveux flottent dans cette atmosphère
Tiède, aérienne et quasi indolente,
Ambiance lunaire des plus troublantes.

Evelyne Chamel, 15 Mars 2007

 

Ma petite fée

Une petite Fée aux ailes d'or,
Un jour, m'a transportée dans ce décor
Où les ombres devenaient des soleils,
La pluie, de fines larmes de merveilles

Au goût sucré des douces gourmandises
Qu'aimaient tant les enfants aux joues " cerise ".
On croquait les fleurs, tels des sucres d'orge
Qui se laissaient fondre dans la gorge.

Montaient dans le ciel de blanches ombrelles
Formant le plus beau ballet de dentelles
Avec leurs ornements si raffinés
Qu'on aurait dit des nuages étoilés.

Evelyne Chamel, 25 Mars 2007

 

Rêve carte postale

J'ai sorti mes pinceaux
Du plus fin au plus gros
Je me suis mise au bord de l'eau
Et j'ai regardé les bateaux.

Fascinée par ce ciel
Rouge sombre et bleu outremer,
Couleurs si irréelles
Je naviguais en pleine mer.

Défilaient des images
Tel un rêve carte postale,
Je reviendrai sur cette plage
Ambrée, originale

Evelyne Chamel, 13 Mai 2007

 

Nuit de lumière

Me souvenir des jours sans pluie,
Prendre des morceaux de soleil
Et les emporter dans ma nuit,
Douce et dorée comme du miel.

Les accrocher aux étoiles
Et me suspendre à leurs voiles
Comme un bateau ivre sur l'eau
Se faufilant entre les roseaux.

Me réveiller au petit jour,
La tête encore dans les étoiles
Et des rêves plein de lumière
Flottant sur mes fines paupières.

Evelyne Chamel, 8 Mars 2008

 

Ah, que la Terre serait douce !

Une autre terre où le vent
Soufflerait moins violemment
Et les gouttes de pluie
Deviendraient " Eau de Vie ".

Les fleurs danseraient sur les nuages,
Chanteraient pour adoucir l'orage.
Des milliers de petits soleils
Resplendiraient sur notre treille.

Sur les lacs, flotteraient des étoiles
Et les bateaux hisseraient leurs voiles
Aussi légères que les ailes
Des papillons rejoignant le ciel.

L'air, si pur, laisserait exhaler
Des arômes au goût fruité,
Les champs se couvriraient de mousse.
Ah que la terre serait douce !

Evelyne Chamel, 24 Mars 2008

 

ENFANCE

Douceurs

Tandis que deux petits sucres d'orge
Ne cessent de se racler la gorge
Un petit carré de chocolat
S'émoustille avec beaucoup d'éclat

Il ravive toutes les papilles
Des tout-petits comme des plus grands
Il invite le bonbon fondant
A exhaler ses parfums " vanille "

A côté, un petit pain d'épice
Enrobé d'une pâte d'amande
Se laisse croquer avec délice
Par les petites filles gourmandes

Croquez, savourez, régalez-vous
De toutes ces douceurs alléchantes
Amusez-vous et goûtez de tout
Elles rendront votre vie plus craquante

Evelyne Chamel, 20 novembre 2001

 

Jardin d'enfance

Chevaux de bois de mon enfance
Tournez manège avec prudence
Attraper le pompon magique
Et refaire un tour féerique

Balançoire aux quatre vents
Je m'envole au firmament
Du haut de mes trois années
Maman, prend tous mes baisers

Avec mes petites mains d'enfant
Je pousse mon cerceau sans répit
Dans les allées du Parc Montsouris
Le jardin préféré de Maman

Evelyne Chamel, 13 Février 2001

 

Notre malle aux trésors

Elle ressemblait à nulle autre pareille
C'était en fait un vieux chariot de bois
Qui avait appartenu autrefois
A une arrière grand-mère bien vieille

Tous nos jouets s'y entassaient pêle-mêle
De nos poupées jusqu'aux bouts de ficelles
Des morceaux de papiers, même des friandises
Traînaient là on ne sait comment par surprise

Chaque fois que Martine y mettait de l'ordre
J'avais le don d'y créer le désordre
J'adorais farfouiller dans ce ramassis
D'objets insolites aux contours imprécis

J'y découvrais des tas de merveilles
Certaines reposant depuis la veille
D'autres, gisant depuis bien des jours
Mais que je gardais avec amour

Notre malle aux trésors
Nous fait rêver encore
Souvenir de notre belle enfance
Martine et Moi, nos deux cœurs balancent

Evelyne Chamel, 18 Septembre 2002

 

Notre mamie " Reine "

Nous étions comme deux belles princesses
Habillées avec une grande finesse
Maman adorait nous voir toujours semblables
Dans nos robes nous étions si adorables

Presque chaque dimanche était jour de fête
Nous allions chez notre grand-mère Henriette
Elle nous préparait de délicieux repas
Et notre journée se remplissait de joie

Nous montions et descendions ses escaliers
La maison de Mamie nous faisait rêver
Nous pouvions jouer en toute liberté
Elle était si heureuse de nous gâter

Nous rentrions le soir à la maison
Le cœur et la tête chargés d'émotions
Nous attendions la prochaine semaine
Avant de retourner voir notre Mamie " Reine "

Evelyne Chamel, 26 Octobre 2002

 

Perles d'autrefois

Perles irisées
Sur la peau dorée
Ou perles d'ivoire
Pour les plus beaux soirs.

Perles de couleur,
Jeune fille en fleur
Annoncent l'été
Jolie fiancée.

Perles fantaisie
Au goût de l'anis
Pour les jours de fête
Et les bals " musette ".

En boucles d'oreilles,
Rayon de soleil,
Perles en collier
Comme un doux baiser.

Perles de la mémoire,
Sortez de vos tiroirs
Vos bijoux d'autrefois
A porter avec éclat.

Evelyne Chamel, 6 Avril 2007

 

La poupée de mes cinq ans

Petits bouts de chiffons,
Quelques jolis boutons,
Petits bouts de laines,
Ecrues, à l'ancienne,

Une étoffe de lin,
Un ruban de satin,
Frise de dentelle,
Elle sera belle

Ma poupée d'autrefois
Sur son cheval de bois.
Cendrillon, devenue Reine,
Une Fée, j'en suis certaine,

Lui a donné toutes les chances,
Chère poupée de mon enfance.
Je t'ai gardée précieusement
Me rappelant Papa, Maman.

Aujourd'hui, dans mon atelier,
Tu me regardes travailler
Parmi mes trésors d'Autrefois,
Tableaux et chevalet de bois.

Evelyne Chamel, 10 Avril 2007


Petit bonhomme de bois

Petit bonhomme de bois
Au corps désarticulé,
J'ai tant joué avec toi,
Je t'ai gardé bien rangé

Dans une boîte en carton
Où j'ai inscrit ton prénom.
Tu dors depuis des années
Au fond de notre grenier.

Un jour, tu t'es ennuyé,
Je t'ai entendu pleurer.
J'ai mis du rose à tes joues,
Du bleu sur tes yeux tout doux.

Tu t'es remis à danser,
A me faire rire et chanter,
Petit bonhomme de bois
Tu es toujours près de moi.

Petite marionnette
Aux cheveux, couleur noisette,
J'ai peint en vert tes souliers,
En jaune, ton tablier.

Evelyne Chamel, 22 Avril 2007


SOUVENIRS

Notre fleurs de soleil

Martine enchante tous les cœurs
Par sa joyeuse bonne humeur
Elle est notre fleur de soleil
Sitôt cueillie dès le réveil

Ses éclats de rire
Ses explosions de joie
Sa gaieté permanente
Nous comblent de plaisir
Et comme à chaque fois

Qu'elle le réinvente
Le monde s'embellit
Chante et danse la vie
Flotte alors un air de fête
Un doux parfum de violette

Evelyne Chamel, 20 Septembre 2002

 

Une rose solitaire

Une rose s'épanouissait, solitaire
Dans une magnifique flûte de verre
Déposée sur la table de noyer
Recouverte d'un napperon brodé

Elle frémissait au moindre souffle d'air
Elle succombait au charme de ma mère
Qui l'admirait dans ses voiles de satin
Si douce à caresser de sa fine main

Elle donnait vie à notre maison
Elle semblait respirer à pleins poumons
Tant elle déployait ses pétales d'argent
En exhalant ses parfums enivrants

Evelyne Chamel, 16 Novembre 2002

 

Album souvenir

Cartes postales, photographies anciennes
Délicatement collées
Sur des pages cartonnées
Illustrent cet album terre de Sienne

Quelques minces brins de ficelle
S'entremêlent formant une fleur
Sur sa couverture couleur miel
Imprégnée de fines saveurs

Sous ses feuillets en filigrane
Se dissimule un paysage
Peut-être même ton visage
Si lumineux et diaphane

Il me rappelle nos vacances
Passées en Méditerranée
Au doux soleil de la Provence
Entre lavandes et oliviers

Superbe album du temps qui passe
Fenêtre ouverte sur l'espace
Magie de la photographie
Clin d'œil aux couleurs de la vie

Evelyne Chamel, 5 Février 2005

 

A ma Martine bienaimée
Pour l'accompagner dans son dernier voyage

Te voilà enfin libre aujourd'hui
Des anges veilleront sur ta vie
Déployant leurs fines ailes d'argent
T'enveloppant de si doux sentiments

Ton visage inondé de lumière
Rayonnera sur mes ciels d'hiver
Tu resteras toujours la plus belle
De tous mes rêves arc-en-ciel

Je t'imagine en ton Paradis Blanc
Eclats de rire et pieds de nez
Tu chantes et danses tambour battant
Frappe, frappe des mains et des pieds

Ton espace n'a plus de frontière
Aujourd'hui, demain ou hier
Qu'importe le temps, la nuit, le jour
Déferle sur Toi la vague " AMOUR "

Lili, Jeudi 26 Mai 2005

 

Ton dernier voyage
Pour le paradis blanc

J'ai vu le ciel, j'ai vu la terre
Tomber la pluie, souffler le vent
Cracher le feu, claquer le tonnerre
Mais pas encore ton Paradis Blanc

Je devine une mer de nuages
Ourlée d'un délicat feuillage
Des anges en pèlerinage
Semant des fleurs sur leur passage

Superbe dans ta robe de reine
Roses blanches et fleurs de lys
A tes pieds s'alanguissent
S'épanchant sur ta longue traîne

Au Paradis Blanc tu t'en vas
Où chaque jour refleurira

Lili, Dimanche 29 Mai 2005

 

Par ton sourire, mes larmes…

Quand tu m'offres ton sourire
Mes larmes se métamorphosent
Comme l'on cueille la rose
Avec ses perles de désir

Si délicat et fragile
Ton visage comme l'argile
Resplendit à tous les soleils
La Rose et mon Cœur s'émerveillent

Quand tu m'ouvres si grand ton cœur
C'est comme tourner les pages
D'un livre illustré d'images
Aux douces couleurs du Bonheur

Lili, 13 Juin 2005

 

Eté 67

Je n'avais que seize ans,
Jeune fille encore enfant,
Des rêves adolescents
Lorsque Juillet en ce temps-là,

En rose transforma
L'été de mes seize printemps,
Chassa la pluie et le vent
Et vint mon Prince Charmant.

Eté 2007
Quarante années écoulées,
Mêmes étés parfumés
Au goût d'un bonheur partagé.

Evelyne, 15 Août 2007


PROVENCE

Au coin de ma terrasse

Un rayon de soleil
Au coin de ma terrasse
Et mon âme s'éveille
Et mes chagrins s'effacent

Une envolée d'abeilles
Tandis que je me prélasse
Bourdonne à mon oreille
S'enfuit sans laisser de traces

En soulevant mon chapeau
J'entrevois les enfants
Dans le reflet du carreau
Qui s'amusent en chantant

Leurs regards attendris
Adoucissent leurs cris
Leurs cheveux en bouclettes
Cascadent en pirouettes

Au coin de ma terrasse
Se distillent les parfums
De thym et de romarin
Que j'hume dans ma tasse

Au coin de ma terrasse…….

Evelyne Chamel, 16/30 Aout 2004

 

Notre bel olivier

Il est là dans notre jardin
Fièrement planté ce matin
Ce bel olivier de Provence
Joyau de nos douces vacances

Amoureusement choisi
Au Pays des Baronnies
Terre si riche de saveurs
Eblouissante de couleurs

Déjà, tu trônes dès le réveil
Et les premiers rayons du soleil
Caressent ta parure vert amande
Nous offrant des matinées gourmandes

Lorsque viendra le temps des olives
Nous inviterons tous nos convives
Pour le grand moment de la cueillette
Où des danses animeront la fête

Nous prendrons le verre de l'amitié
Autour de notre bel olivier
Nous rappelant toute la Provence
Baignée de soleil et de fragrances

Evelyne Chamel, 11 Septembre 2004

 

Le charme provençal

Des rideaux de soie rose parme,
Des murs d'une blancheur éclatante,
Des bouquets de fleurs odorantes,
Une maison pleine de charme

Le chant des cigales au réveil,
D'un coin de terrasse en plein ciel
Petit déjeuner au soleil,
Sur nos tartines coule le miel

De thym, de romarin, de lavande,
Déborde de nos bouches gourmandes.
La matinée, toute de douceur
Avec ses parfums d'épices, de fleurs

S'écoule tranquille sous le platane
Sirotant notre infusion de badiane
Au cœur de cette belle Provence
Baigné d'un ciel bleu si intense.

Evelyne Chamel

 

Bleu lavande

Comme les vagues qui ondulent,
Elles se laissent bercer
Par ce petit vent léger
Qui, à peine les bousculent.

En tâches " mauve bleuté ",
Entre vignes et oliviers,
Les lavandes se marient
Sous le soleil du Midi.

Elles chantent la Provence
Exhalant toutes leurs fragrances,
Offrant leur nectar aux abeilles
Qui nous régaleront du miel

Si doux à notre palais,
Nous rappellera Juillet
Lorsque l'hiver sera là
Avec ses premiers frimas.

Evelyne Chamel, 4 Juin 2007

 

Balade en Provence
(Au cœur d'un village)

Oublié le mauvais temps,
Ne plus penser qu'au moment
Où nous serons en Provence,
Là où le soleil intense

Domine en maître sur ces lieux
Magiques et majestueux.
Ruelles en enfilade
Où retombent en cascade

De ces vieux balcons forgés,
De splendides bougainvilliers.
Quelques jasmins odorants
Encadrent superbement

La porte la plus rustique
De ce village magnifique,
Aux maisons de vieilles pierres
Et ces fontaines légendaires.

D'élégantes plantes grasses
Débordent des pots vernissés
Délicatement posés
Sur un petit escalier.

Evelyne Chamel 28 Aout 2007

 

NATURE

A bicyclette

Sitôt enfourchées nos plus belles bicyclettes
Et déjà mon esprit s'en va compter fleurette
Nous traversons des prairies de coquelicots
Des paysans courbés façonnent des fagots

Chaque tour de roue nous rapproche des merveilles
D'une campagne généreuse en plein éveil
Quelques bleuets, pâquerettes et boutons d'or
Epanouissent leur corolle d'un commun accord

Les bleus myosotis, les jaunes, les bruns mordorés
Des papillons annonçant déjà l'été
Colorent de rêves notre première balade
Et chantent en volant leur magnifique aubade

Une brise légère effleure tout en douceur
Nos visages rayonnants par tant de splendeurs
Fascinés, éblouis, enivrés, étourdis
Nous roulons des kilomètres en paradis

Evelyne Chamel, 27 Avril 2002

 

Dans la douceur du soir

Dans la douceur du soir un petit vent léger
D'un souffle délicat soulève avec doigté
Les robes de voile de quelques fleurs surannées
Secrètement aimées du soleil de l'été

Frappé de jalousie un groupe de marguerites
En prenant une allure des plus pathétique
Effeuilla d'un seul coup de baguette magique
Les plus belles des roses les plus romantiques

Afin d'apaiser toutes les humeurs chagrines
Venue du plus profond lointain toute en sourdine
Une douce musique charmante et divine
Déverse tel le ruisseau ses notes cristallines

Evelyne Chamel, 15 Juin 2002

 

Vert pâturage

Assise contemplant la montagne
Embrassant du regard ce décor grandiose
Envoûtée par sa seule présence
J'écoute religieusement ce silence
Dans une extraordinaire osmose
Avec Dame Nature comme compagne

J'entends au loin les sonnailles
Tintinnabulantes d'un bétail
Formant un troupeau coloré
A la robe fauve, beige, ocrée
Reposant, paisible, dans ce vert pâturage
Ruminant inlassablement sous l'ombrage

Une frise de fleurs dansantes
Visitée par un bel Apollon
Venant de quitter Sieur Chardon
Décline sous le vent léger
Leur camaïeu jaune orangé
Aux tonalités éclatantes

Evelyne Chamel, 9 Juillet 2002

 

La fleur du printemps

M'asseoir au bord de cette rivière
Ecouter le clapotis de l'eau
Faire glisser des petits bateaux
Et rêver en fermant les paupières

Deviner le vol d'un papillon
Aussi léger qu'un souffle d'air
Le sentir se poser sur mon front
Il me prend pour une primevère

Je deviens la fleur du printemps
L'abeille y butine en chantant
Le miel coulera en abondance
Dans ce beau pays de la Provence

Evelyne Chamel, 15 Mars 2003

 

Sur les bords du Furon

L'eau claire et transparente de la rivière
Frissonne sous la bise glacée de l'hiver
De jeunes canards à l'allure altière
Se laissent bercer par l'onde légère

Assise face à elle sur un banc de pierre
Je la contemple, émerveillée et fière
Je me mets à rêver en composant ces vers
J'entends comme un air de flûte traversière

Un petit chien s'avance au bord de l'eau
Mais il n'ose y tremper le museau
Il joue, préférant courir l'aventure
Pour échapper à tant de froidure

Je quitte mon banc de pierre, il se fait tard
Le vent souffle de plus en plus fort ce soir
Je relève mon col, cache mon visage
Ravie de ma balade à Sassenage

Evelyne Chamel, 28 Janvier 2005

 

Chemin de randonnée

Au cours de ma randonnée
Une à une, Dames Fleurs
Me saluent avec grandeur
Leur robe, pleine de rosée


Une vague de fraîcheur
Déferle sur ma silhouette,
Légère comme fleurette,
Une vague de bonheur

Sur ce " chemin de voyage "
Papillons et fleurs de nuages
Dansent au rythme de mes pas
Et j'entends, tout près de là,

Le clapotement d'un ruisseau.
Quelques enfants au bord de l'eau,
Ont quitté leurs grosses chaussures
Signant la fin de l'aventure

Je continue sur mon sentier
Où les pierres roulent sous mes pieds
Et la terre devenue sable
Se désagrège, impalpable

Evelyne Chamel, 10 Février 2006

 

Tendre jardin

Ce massif à fleurs, rose et parme,
Se confond avec les couleurs
Du ciel clair invitant au calme
Dans ce jardin plein de senteurs

Aux parfums des plus délicats,
Touches de bleu, par-ci, par-là,
Subtiles tâches " violine "
Si belles lorsqu'elles se déclinent

En tendres et doux " camaïeux ".
Plénitude des jours heureux
Sous une tonnelle de roses
En rêvant, les paupières closes

Evelyne Chamel, 9 Juin 2007

 

Joli mois de mai

Joli mois de Mai,
La pluie devient gaie,
Le soleil éclate,
Cerises écarlates.

Fraîcheur du matin,
Transat au jardin,
Le printemps sourit,
Le ciel n'est plus gris.

Un brin de muguet
Sur ton pull coquet,
Lilas tout en fleurs,
Vive les senteurs !

Arômes subtils
Sur ta peau fragile,
Petit vent léger,
Visage apaisé.

Le cœur en goguette,
Chantent pâquerettes,
Volent papillons
En fins tourbillons.

Evelyne Chamel, 12 Avril 2008

 

Promenade à la campagne

Nous partons de bon matin
A vélo, sur les chemins
Menant à la campagne
Parmi les blés " champagne ".
La traversée de villages,
La pause sous l'ombrage
D'un vieil olivier tortueux
Rendent notre cœur joyeux.
Quelques paysans courbés,
Tirant leurs charrettes bondées,
La mine rougeaude, l'air ravi,
Nous croisent et nous sourient.
Ils s'en vont rejoindre leurs bêtes
Qui attendent l'heure de la traite.
Au loin, le chien de la maison
Accourt vers ses compagnons.
Nous admirons cette scène champêtre ;
Un visage apparaît à la fenêtre,
Nous faisant signe de poser
Nos bicyclettes à l'entrée.
Nous partageons un verre de vin
Et restons jusqu'au lendemain.

Evelyne Chamel, Juin 2008

 

EMOTIONS

Ma terre à moi

Ma terre à moi ondule
Drôle de bidule
Ma terre à moi raisonne
Drôle de personne

Jamais elle ne tremble
Toujours elle rassemble
Ma terre, ma fusion
Sans désillusion

Ma terre à moi, une muse
Je la dessine sans ruse
Je la sculpte sans détour
On s'apprivoise tour à tour

Ma terre à moi, mon miroir
Elle reflète tous les visages
Chaque face est une image
Où tout un chacun s'y moire

Ma terre à moi, une musique
Un orchestre symphonique
Chaque son donne le frisson
Le monde est à l'unisson

Evelyne Chamel, 10 octobre 2001

 

Cœur fragile

Un petit cœur de papier
Un tout petit rien froissé
Soie douce et délicate
Fragile comme la ouate


Un petit cœur de laine
Effiloché, à peine
Douceur de l'angora
Son habit d'apparat

Evelyne Chamel

 

Cœur à cœur

Tu m'as ouvert ton cœur
Le mien s'est mis à chanter
En déployant sa voix d'or
Tu m'as offert ton sourire
Mon cœur s'est mis à rire
A battre de plus en plus fort
A faire danser tous nos baisers
Dans un joyeux cœur à cœur
Maman

Evelyne Chamel, 24 Octobre 2002

 

A mon fils Nicolas
Un voile de douceur

Lorsque mon regard se pose sur ton portrait
Trônant sur l'étagère avec beaucoup d'attrait
Mon émotion s'épanche sur ton doux visage
Si tendre, si serein sans le moindre nuage

Ton sourire si délicat parle à mon cœur
Tes grands yeux gris bleu baigne ma paix intérieure
Un voile de douceur se dépose impalpable
Aussi fin et léger qu'une mer de sable

Sur mes paupières poudrées de ta lumière
M'offrant le soleil le plus éclatant
Pour combler tes absences passagères
Et penser à toi mon fils, pour de beaux instants

Maman

Evelyne Chamel, 25 Octobre 2002

 

A TOUS CEUX QU'ON AIME

Message d'amour

Juste un petit coin d'amour
Douillet comme le velours
Où tu me diras " je t'aime "
Je te répondrai " idem "

Juste quelques mots de rien
Chuchotés dès le matin
Deux, trois notes de romance
Et nous voilà dans la danse

Juste quelques brins de fleurs
Dans un vase de couleur
Quelques gouttes de parfum
Senteur de rose et jasmin

Juste un petit sourire
Des regards pleins de désirs
Te couvrir de doux baisers
Et te souhaiter " Bonne Année "

Evelyne Chamel, 10 Décembre 2006

 

A MA PETITE FILLE CHIARA

Petite rose du printemps

Petite rose du printemps
Tout juste éclose ce matin
Mon cœur cogne aux quatre vents
La joie inonde mon jardin

Jolie petite Chiara
Si tendre bonbon fondant
A croquer à pleine dent
Petit cristal de baccarat

Petite fleur du mois de Mai
Mon plus joli brin de muguet
Au parfum des plus délicats
Le tien, ma petite Chiara

Ta bouche si bien dessinée
Tes yeux tout écarquillés
Bébé, tu me fais planer
Mamoune est remplie de fierté

Mamoune, 13 Mai 2006

 

Une rose nommée " Chiara "

Depuis ta venue au monde
La terre est encore plus ronde
Je n'y vois que des soleils,
Des nuages de merveilles.

Des éclats d'or dans tes cheveux,
Des étincelles dans tes yeux,
De la lumière sur ton visage
Si doux, si rose et davantage.

Que de caresses et de baisers
A te donner sans les compter,
Bouton de rose parfumée
Joyau de toutes mes pensées

Le plus beau de tous les cadeaux.
A ta Maman, à ton Papa,
Je leur envoie tous mes bravos
Et une rose nommée " Chiara "

Mamoune, 15 Mai 2006

 

Une danse pour Chiara

Venue au monde, déjà en fleur
Epanouie comme des soleils
Avec de grands yeux qui s'émerveillent
Des petits cris emplis de bonheur

Ta peau, si douce et parfumée
Au lait " tendresse " de bébé
Eclats de rire pleins de malice
Jolie frimousse déjà complice

Couvrir tes joues de doux baisers
Te dorloter et te chanter
Toutes les joyeuses comptines
Sur des airs de rondes enfantines

Petite reine du printemps
Belle à croquer si tendrement
Dansons " Sur le Pont d'Avignon "
Vêtue de ton plus beau jupon

Mamoune, 17 Octobre 2006

 

Joyeux anniversaire Chiara !

Pour ma petite princesse de Mai,
Je cueillerai dans mon jardin
Les deux plus beaux brins de muguet
Qui parfumeront le satin
Du délicat coffret
Que je déposerai
Tout près de ton gâteau d'anniversaire.

Mamilyne t'embrassera
Encore et encore une fois,
Deux années ont passé déjà
Mon adorable Chiara

Papi et Mamie sont heureux
De te cajoler auprès d'eux
Bon anniversaire Chiara !

Evelyne Chamel.  Ecrire à l'auteur: n_chamel@club-internet.fr

Retour index

Sensation indéfinie

Douleur qui persiste à percer le contour de son coeur.
Chaleur intense qui envahit son corps pour le brûler vif.
Passif, son moteur se fait cendre comme une cigarette.
Muette, elle avance en cachant le devant de sa feuille devenue blanche.
En transe, ses doigts se serrent, le feu commence à toucher sa peau.
Elle frissonne, devient pâle, se crispe pour éviter la douleur.
Jeu d'enfant, cri d'un monde différent, elle pleure.
Sa voix se meurt dans son regard noir brouillé d'une brume grisâtre.
Nuage rouge, définissant le sanglot d'un coeur maintenant sans vie.
Volage est son odeur, présence non présente joue rôle de parfum éphémère,
Déesse fragilisée par l'angoisse, la beauté d'un corps blessé.
Cicatrices enfouies sous son ombre, ses doigts glacés dessinant ses traits.
L'encre de son amour redéfinit la courbe de ses formes tant explorées.
Abîmées par les coupures du passé, chaque seconde du temps se sont écoulées,
Pour aujourd'hui se demander s'il l'a aimé...

Retour index

Le plaisir

Cette chaleur qui vous envahit le corps de sueur de désir
La sensation de vouloir faire monter le plaisir qui se cache en vous depuis quelques temps
Le fait de vouloir bouillir de cette envie qui vous fait changer de visage
Ces doigts qui traînent sur ce corps tremblotant de désir pour l'autre
Ces lèvres se posant sur les siennes ne finissant pas ses gestes si tendres
N'aboutissant à rien, son coeur collé au sien, ses fines jambes se frottant pour faire monter ce désir
Sa langue se noyant dans un amour infini, une sensation de liberté
Ces deux visages qui ne se reconnaissent plus, ces coeurs battant à l'unisson
Ce désir qui monte et cette chaleur qui leur fait connaître le plus haut des ciels.
Une bouche qui ne dégage plus aucun mot pour laisser sortir cette jouissance de ce corps se collant au sien
Y penser n'est plus cette bonne solution
Avoir tout perdu serait cette conséquence qui vous a fait tant souffrir.
Cette odeur qui reste enfoui sous votre peau
Ces gestes que vous n'oublierez pas
Le touché de ses doigts collé a votre corps qui ne s'étouffera jamais.

Merci

Petite fille perdue dans l'ombre a enfin trouvé son petit brin de lumière
Elle entrouvre ses volets et aperçoit cet être qui illuminera son coeur
Elle comprend qu'elle n'est point seule a ressentir un mal être au fond d'elle
Ce jeune homme lui sourit, elle tombe pour le reflet de ses sensations
Elle renaît, le sourire s'étale enfin sur ce visage si tendu par toute cette souffrance
Durant ces journées d'obscurité, elle fond, son regard s'éclaircit pour sa voix si douce
Sa plume tournée vers la mienne, elle me sourit. Je comprends enfin qu'il me ressemble
Sa peau redevient plus nette, petite fille ne tremble plus, ses yeux brillent
Elle veut changer de paradis pour ne plus connaître l'enfer
Petite fille deviendra grande, car l'âme de ce jeune homme lui ouvre l'esprit
Passions réunis coeur appauvri, chant des étoiles s'étouffant sur ces feuilles criant de faire dégouliner cette encre cachant tant d'idées obscures.
Chaleur, les renferme pour ne connaître que sentiment de douceur
Pleurs, deviennent joie, rire remplace hurlement pour ne plus avoir à faire de jugement
Ombre, n'est plus reflet d'obscurité, faire place à la créativité
Place aux doigts se transformant en art, tout partager avec celui qui découvre qui je suis
Homme apprend à femme ce que passion est à découvrir et à approfondir.
Une liberté, une délivrance, je sent monter en moi ce feu qui guérira cette eau si plate
Qui flotte dans mes veines depuis plusieurs mois où mon souffle n'avait guère espoir de retrouver oxygène...

Sentiment obscur

Ses doigts se serrent, cherchant sourire dans des lignes abstraites,
Mots qui se mélangent pour ne former et décrire qu'un sentiment
Chaleur envahissant son coeur pour laisser glisser cette encre
Le liquide de son âme coule sur cette feuille blanche recouverte de traces
Ratures devenues transparentes, remplacées par des traits rouges
Amour innocent, amour interdit, femme recréant sa vie
Désormais elle est actrice de son propre scénario,
Cette flamme a rallumé l'obscurité flottant au bord de sa peau
Frissons devenus douceur, sanglots abandonnant le navire
Elle reprend les voiles et se dévoile, coeur retrouvant couleur
Illusions filtrées par des rêves devenus réalité
Piqûre au coeur, veines transpercées ravivant son âme, sourire éclatant
Main retrouvant compagne, elle ne cesse de penser à son futur
Espoir unique, ombre défaite pour imaginer un avenir de censures...
Toutes ses blessures qu'elle sème pour enfin lui montrer qu'elle l'aime.

Frustration

L'inspiration nous ferait connaître une révolution
Pour ne plus jamais dire non à ce feu qui nous mettrait de plomb
Ma vie se résume à une rebellions de sentiments de fond
Qui me ferait penser que je n'aime que cette sensation

Je sens ce liquide envahir mes veines
Cette drogue pleurait dans cette douleur qui traîne
Mon corps n'est entouré que de chaînes
Qui se mélangent et ne rayonne en moi qu'une peine

Cette lumière m'aveugle
J'observe ton ombre qui me laisse seule
Je ne comprends plus ce qu'ils me veulent

M'aider ou me faire tomber à jamais
Je sens ses mains me rattraper
Et son coeur battre pour me dire qu'il m'aimait

Je ne veux plus de ce verbe conjugué au passé
Je ne ressens plus ce bonheur traîner contre mon coeur
Je ne veux plus de ce verbe conjugué au passé
Je ne ressens plus que cette douleur devenir un moeurs,

Je regarde au loin ta voix s'adresser à une autre
Alors mon coeur s'emballe et je ne comprends tout cet amour qui était le nôtre
Aujourd'hui il n'y a plus rien et ma peau frissonne
Elle réagit en fonction de ce qu'on lui donne

Il n'y a plus de chaleur, la douleur a complété mon mal-être
Elle n'a fait qu'empirer cette situation si douloureuse
Je ne sais plus si je dois comprendre pourquoi il m'a fait mourir après m'avoir fait naître
Je voudrais tellement revivre ce qui me rendait tant heureuse.

Mon chemin s'est arrêté ici
Il n'a plus le goût de celui que je qualifiais comme ma vie
Je pleurs sur mes erreurs, sur cette incompréhension
Je meurs sur ce malheur et sur cette frustration...