Poésie28
Bienvenue
aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette vingtième et unième
page de poésie !
Leur plaisir continue ici :
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Le
cheval andalou Maria Rosa, décembre 2007. + Romans
enfants-ados2 |
Sur un air de flamenco
Tu t'avances, princier
Dansant sur tes sabots
L'encolure arquée
Ta crinière qui ondule comme une chevelure
Retombe sur ton épaule et te donne l'allure
D'une peinture vivante, pleine de majesté.Au passage ou au trot, piaffant ou à l'arrêt
Obéissant et fier, tu restes le complice
Dans l'arène ensablée sur laquelle tu glisses
Attentif et patient de ton beau cavalier
Qui sur toi, sans bouger au galop rassemblé
Ou au pas espagnol sait mettre en évidence
Ta grâce et ta beauté tandis que toi, tu danses
Maria Rosa vmrg@wanadoo.frFils du vent et du désert
Tu effleures le sable de tes sabots ailés
Prince du Sahara, tu danses dans la lumière
Pour le berbère ami dont tu es la fierté.Aussi beau dans la guerre que dans la Fantasia
Tu t'imposes en seigneur, traité comme un pacha
Merveilleux de beauté, de grâce et d'endurance
Tu gagnes tous les défis, ignorant la souffranceHarnaché de soleil, de gloire et d'arrogance
Tu piétines et tu piaffes, montrant ton impatience
A couvrir la jument qui te fait les yeux doux
Etalon de parade ou jeune amoureux fouPère de tous les chevaux, tu anoblis le sang
Des races de ce monde dont tu es le garant
Plongeant dans ce doux ventre qui palpite et frémit
Ta précieuse semence pour engendrer la vie
Et faire naître un poulain, cette graine audacieuse
Qui ravira un jour ta régence orgueilleuseMaria Rosa vmrg@wanadoo.fr
Au bout du pistolet que l'on met sur ton front
Tu sens le feu jaillir et briser tout de bon
Cette chaîne fragile à laquelle tu t'accroches
Pour éloigner de toi la mort qui se rapproche.Inquiet dans la confiance, tu avances, hésitant
Respirant cette odeur qui emplit tes naseaux
Le sang qui coule en toi a des airs de torrents
Dans ton cœur qui palpite et bat comme un marteau.Quand la crainte et l'angoisse dans ton élan te freinent
Et que l'homme que tu crois ton ami si fidèle
Te trahit et te tue sans remords et sans haine
Pour un futur gourmet pour qui tu ne seras
Qu'une tranche de viande agrémentée de sel.
Le cheval de traitEn force et en sueur, tu laboures la terre
Tirant charrues et herses, l'encolure tendue
Les jambes comme des pistons et le poitrail ouvert
Tu remontes coteaux et vallons très pentusNe connaissant ni la faim, ni la soif, ni la peur
Toujours rude à l'ouvrage et sans jamais te plaindre
Tu poursuis ton ouvrage en y mettant du cœur
Pour que pousse le blé à l'été qui va poindreTa croupe rebondie, telle une mappemonde
Sur laquelle les taons se plaisent à atterrir
Et que dans ton sillage roulent des pierres rondes
Se soulève en cadence sans jamais défaillirQue tu sois cheval de trait ou cheval de labour
Tu creuses ton sillon comme tu creuses ton lit
Obéissant à l'homme que tu sers par amour
Pourchassant dans tes rêves des cavales en furie
Le cheval lusitanienAérien et gracieux, les allures relevées
Tu piaffes et tourbillonnes dans l'arène enfiévrée
Pour échapper au toro qui de près te talonne
Rêvant d'être un oiseau aux ailes déployéesD'une leste pirouette tu t'échappes, feu follet
Tu te cabres, insolent et fougueux à la fois
Ta robe aux reflets d'or qui fait de toi un roi
Pailleté de courage, de gloire et de beautéTu danses devant la mort, préférant sacrifier
Pour l'homme ta propre vie et de laisser en somme
Cette corne acérée qui après toi est comme
Une menace sans cesse à ta croupe attachée
Le poney ShetlandTrès petit par la taille, mais grand par la prestance
Tu portes sans faiblir cent kilos de présence
Aussi bien sur ton dos que dans une charrette
Que tu tires vaillamment en allant à la fêteCoquin et facétieux, tu t'amuses des portails
Des clôtures, des verrous qui cherchent à t'enfermer
Fuyant tous les manèges, faisant fi du travail
Tu galopes crins au vent, épris de libertéQuand les petites filles dans tes crins emmêlés
Accrochent des rubans aux couleurs bariolées
Te parent pour la fête ou pour le grand concours
T'harnachent de pompons, te brossent avec amourTu te pavanes, fier, au milieu des plus grands
Que tu nargues, lutin, et tout innocemment
Désarçonnes l'enfant qui déjà se voyait
Tout en haut de l'échelle, héros de la journéeCâlin et malicieux et gourmand comme pas deux
Tu te débrouilles toujours pour trouver le chemin
Qui te mène à l'endroit où l'on garde le foin
L'aliment et le grain qui te rendent si heureuxCheval en miniature, peluche aux yeux si doux
Tu fais craquer tous ceux qui t'approchent et tu joues
De ton charme insolent, cherchant à tous les coups
A fuir dans les champs te rouler dans la boue
Le pur-sang anglais (le cheval de courses)Prince des champs de courses, élégant et racé
Tu portes sur ton dos le jockey téméraire
Qui te force à sauter les haies et les rivières
Et te pousse sans cesse jusqu'à cette " arrivée "Tes membres de cristal qui martèlent le sol
Se brisent quelquefois, arrêtant ton envol
Et tu restes couché, frémissant de souffrance
Sur cette piste où seul et dans l'indifférence
Ne sachant pas pourquoi ton cœur va s'arrêter
Tu attends sans un cri qu'on vienne t'acheverTu n'espères des humains ni secours, ni pitié
Lorsque tes yeux se ferment, te privant du soleil
Tu laisses à tout jamais cette terre sacrée
Dont tu as su si peu profiter des merveillesTon âme si légère s'enfonce dans la nuit
Pour rejoindre celles qui ont, bien avant elle,
Connues cette fin triste, devenant immortelles
Et qui galopent enfin heureuses au Paradis
Message de Gaïa" Terrien, t'es rien sans elle… ! "Vous ! Etres humains qui sans cesse me torturent
Vous ! Qui vous riez des lois qui régissent ma nature
Vous ! Qui polluez, souillez, mes océans, mes mers
Craignez donc le courroux de votre mère la Terre.
Du haut de votre orgueil, vous croyant invincibles
Vous m'avez bafouée, me rendant irascible
Vous avez cru pouvoir jouer impunément
Les maîtres de ce monde en justes conquérants
Avec tout vos canons, vos armes nucléaires
Vous avez décimé ceux qui étaient vos frères
Vous avez arraché mes arbres et mes forêts
Et contaminé mon sol sur lequel vous vivez.
Vous vous êtes montrés vraiment trop téméraires
Vous prenant pour des rois, alors que locataires
D'une planète dont seul est le propriétaire
Celui qui de l'humanité est le véritable père.
Vous avez déclenché des guerres fratricides
Vous moquant de la vie, candidats au suicide
Massacrant sans vergogne les femmes et les enfants
Qui ne voulaient que vivre, les pauvres innocents.
Maintenant je dis " stop ! ". Il faut vous arrêtez
Cesser de faire le mal dont vous êtes imprégnés.
Vous ! Les gouvernements qui pensez en dollars
Rappelez vos soldats avant qu'il ne soit trop tard
Sachez que sous vos pieds frémit un cœur ardent
Qui peut se réveiller comme s'éveille un volcan
Faisant couler vos larmes et répandre votre sang
Et balayer vos forces d'un simple coup de vent
Sachez aussi que peuvent basculer mes montagnes
S'inonder tout mes champs, se noyer mes campagnes
Disparaître les villes et tout ses habitants
Dans un gouffre sans fond habité par Satan
Honte à vous, chefs d'Etats, qui vous croyez plus forts
Ne laissant derrière vous que désolation et mort
Ne savez-vous donc pas qu'existe un seul recours
Qu'une seule arme au monde qui s'appelle l'Amour ?Maria Rosa, Bastia, le 04/03/2002.De l' autre côté de la dune,
Le sable est plus chaud,
Le soleil embrasse la lune,
Couché sur le dos.
Demain j' irai chercher fortune :
Un peu de douceur ;
Le mystère déliera ma plume
Où s' écrient les cœurs…
J' écrirai des rimes à l' amour…
Pourvu qu' il m' écoute !
Parures d' or et de velours
Pour l' ombre d' un doute.
De l' autre côté de la dune
Le saurais-je encore ?
Devrai-je consulter les runes
Pour connaître mon sort ?
Demain, j' avancerai les pieds - nus
Vers la vague aimée…
Humblement d' une ardeur déchue
Je l' embrasserai
J' écrirai l' histoire, sans rancune,
Ma trame épuisée ;
Le soleil au cœur de la lune,
L' âme exaucée.Pierre Wattebled - le 9 janvier 2008 pierre.wattebled@cegetel.netBeauté infinie
Piquant son fard
L' astre,
Rond,
Flamboie…
Au- dessus de tout…
L' œil rougissant
Plante son dard…
Où l' émotion
L' attend :
Puis il rêve ici,
Et là, sans répit…
D' autres continents
Au-delà des mers,
D' autres embrasements,
De soyeuses nébuleuses :
Et de filles gracieuses
Où vogue sa galère
Son désir est vif
Qui retient l' horizon
Et sa pourpre blessure ;
Pupilles fendues,
Le souffle retenu,
Captivant une femme
Féline et nue.
Beauté infinie
Danse en mon âme
Où l' astre
Rond
Flamboie
Au- dessus de tout…
Alors,
Mon émotion
La prend !Pierre Wattebled - le 4 janvier 2008 pierre.wattebled@cegetel.netEt si deux mains
Dessinaient un visage,
Croqueraient – elles
Les traits de son image ?Mes lendemains,
Prendraient – ils ces chemins
D’une aventure
Sans risque de blessure ?Et si demain
Je lui tendais les miennes,
Se pourrait-il
Que l’amour survienne ?Nos lendemains
Construisant cet essaim
D’un fol espoir
À partager sans fin…Et si deux mains
Dessinant le visage
D’un avenir
Bannissant l’esclavage…Nos lendemains
Chargés de complaisance
Suffiraient- ils
À notre jouissance ?Pierre Wattebled - le 16 janvier 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Tout était sec et vide.
Vide le ciel, tout blanc,
Devint la mort livide
Sur le rameau craquant.
Un oisillon chantait
A l’heure de résilience
Jouant sa liberté
Sur une autre fréquence.
Un pan de vie tombé
Hacha menu la terre ;
La terre qu’il soulevait
Formerait un désert.
Tout était vrai et gris
Aigri l’espoir trompé
N’avait-il pas la vie,
A bouts de bras, portée.
Portant bure éculée
Un calvaire dans les mains,
A la peur acculé,
Il peinait en chemin.
Tout était sec et vide
C’était une évidence
Le silence impavide
Affichait l’arrogance…
Vide le ciel tout blanc,
Un oisillon chantait :
La vie faisait semblant,
A bouts de bras, portée.Pierre Wattebled - 7 février 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
File, file ! Aujourd’hui, elle est loin mon enfance …
Un peu de sable au vent, ce qui reste du temps.
Je ne sais contenir cette folle exigence
Qui glisse entre mes doigts usés, la retenant.
Aurai-je bien vécu avant de voir mourir
Sur le soyeux linceul mon ultime rivage ?
Bondirai-je dans l’écume à ce dernier soupir,
Ou serai-je le jouet d’une maîtresse sans âge ?
Partirai-je peut-être comme vont les nuages
Jouant les petits princes dans leurs rêves au long cours ?
Revivrai-je mille fois les plus beaux paysages
En mon cœur éperdu, en quête de l’Amour ?
Ouvrirai-je les yeux en baissant les paupières
Pour goûter pleinement ce dernier sentiment ?
Chanterai-je un cantique, lancerai-je des prières ?
Un peu de sable au vent, ce qui reste du temps…
Pierre WATTEBLED - le 10 février 2008
Pierre Wattebled -10 février 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Des mots entendus, venus de loin, où commence la vie,
Formant en ses entrailles les traits de mes sourires.
J’étais dans ses pensées le bourgeon de la fleur, et son cri
Le chant de sa jeunesse, le souffle essentiel à venir.
Des mots entendus au grand soleil de mon premier matin
Epelant sur ma joue la douceur d’un baiser
J’étais nu, j’étais beau, angelot reposant sur son sein ;
Me berçant, ils disaient l’amour qu’une mère peut donner.
Des mots entendus, sous les bombes, à l’heure de la folie
Adressant à genoux leurs ferventes prières ;
Je n’étais qu’un enfant, en principe, une raison d’état
Un tout petit oiseau tout tremblant dans son nid.
Des mots entendus, aisément j’ai choisi le plus beau,
Répétant à l’envi pour calmer ma mémoire,
Maman, Maman, Maman ! Est-ce vrai, Je peux marcher sur l’eau ?
Me berçant d’illusions ils disaient il faut voir !
Des mots entendus, par ma plume, à l’infini, portés,
En consonnes serties sur le doigt d’un diamant,
Dessinant l’alphabet, patiemment, en plein cœur des idées :
Le cri de ma vieillesse sera époustouflant !
Avec
Des mots entendus, venus de loin, où commence la vie…
Epelant sur ma joue la douceur d’un baiser…Pierre Wattebled - le 17 février 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Tout à la foi,
Les sens de l’enfance
Embrassent l’évidence,
En sa première essence
La vie danse !
Aurait-elle un sens ?
Du bonheur volatile
Feint –elle l’ignorance
De certains contresens
Qui font résonance ?Tout à la foi
La ferveur juvénile
Côté face, côté pile
Tout ce qu’elle comprend,
Pas vu, pas appris
Du grand livre blanc
Qui raconte la vie ;
Jeunesse et connaissance…
Quelles sont ses références ?Tout à la foi
Elle reçoit comme elle sent:
Toujours le temps surprend,
Des leçons à coup sûr,
Les baisers sont morsures :
Caresses comme blessures :
La vie a ses fissures…
Feint –elle l’ignorance ?
D’un monde à l’envers
Dont le regard se perd ?Tout à la foi…
L’amour et la haine,
Et sur les chemins d’autrefois
La mort, coucou, me revoilà !
Tout à la fois, sa croix !
Et la vie danse
Feint –elle l’ignoranc
De certains contre sens
Qui font …
Pierre WATTEBLED - 29 février 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Sais-tu que les vieux loups s’éloignent pour mourir ?
Cent fois déjà, dans ma tête, j’ai fait ce chemin
Et toujours, j’ai pensé n’y jamais revenir
Pourtant je vois que la solitude vient…
On me croyait féroce mais vous le savez bien
L’apparence a ces griffes qui masquent les caresses
Vois-tu, je vous regarde, déjà un peu plus loin :
L’indifférence froide habillant ma détresse…
En ma tanière givrée, j’allonge la lenteur
Du vide paysage où l’avenir s’étire
Un cristal fragile pour le poids du bonheur
Peut se briser soudain dans un éclat de rire.
Alors dans le silence de ces troubles errances
Je guette prudemment les rayons d’un printemps
Quand bien même rêver devient une souffrance
Je consens à jouer : à faire toujours semblant…
Demain, j’aurai été. A deux pas de l’automne…
Avec ma robe usée et mes pattes blessées…
A deux doigts du Sommeil où le grand ciel moutonne
J’avancerai encore pas à pas sans trembler…
Sais-tu que les vieux loups s’éloignent pour mourir ?
Pierre Wattebled - 07 mars 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
La nuit sur le jour s’allonge, l’embrasse…
A l’étouffer…
Lui, demeurant les yeux grand ouverts
Accepte de se rendre
A l’évidence
Etoilée de l’obscure caresse…
La nuit, sans visage, sans rivage, frémissante…
S’émeut
Se délie, et n’en fait pas mystère…
Lui, métal précieux,
Se fond au creuset
D’une réalité…
Profonde.
La nuit en mille gémissements…
S’écrie !
Lui s’allume et s’éteint
Survivant aux désirs
Tel un jour,
Une nuit
Sans nuage
Le jour, sur la nuit de satin,
Glisse lentement…
Glisse, glisse
Doucement
Et rêvant de lendemains
Se fond au creuset
D’une réalité…
Profonde.
Pierre Wattebled - 14 mars 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Seras-tu
Mon aile,
Ma becquée,
Dans un ciel d’azur ?
Seras-tu
En liberté
L’ivresse
Du premier envol …
Seras-tu
Mon pas de deux,
L’arabesque
D’un rêve frivole ?
Seras-tu…
Joie dans mon âme,
Ferveur du feu
En plein regard ?
Seras-tu
Au firmament
Notre tranquille
Liberté ?
Seras-tu, enfin…
Sur la branche
Toutes plumes
Repliées…L’Amour
Toujours
Dans toute sa beauté ?
Pierre WATTEBLED - 16 mars 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Tu aimerais bien que dans l’azur, il se vit
Une femme dont les plus profonds désirs et envies,
Ne t’atteignent enfin pour un voyage obstrué,
Sinon une algue s’épanouissant parmi les marées.
Mais il est un jour, noir et glorieux de viles batailles,
Où la sombre personne, parfumée d’encens et placide,
T’amène à un long astre dont les routes putrides
Apparaissent comme l’incipit d’une perfide trouvaille.
Mais toi, las des percées que blâment le pape,
Tu ne rejoindras cette foucade qu’après les agapes,
Phase pendant laquelle les guerriers volent les lames,
Et qui sous un haillon de corps découvrent ton âme.
Reine des libertins, véridique fée de l’obscurité,
Muse selon les grecs, phénomène selon les scientistes,
Assumant rides et époques, détestée par les théistes ;
Elle t’avait attendu pour prêcher ta mort.Paul-Emile Brotons pe_marseille@hotmail.com
J'écris les tournures de mes pensées distraites
Laissant errer dans mes yeux une larme secrète
Le cœur s'enflamme d'une nouvelle
Et l'esprit songe a des choses abstraites
Des rêves, oui une illusion.
Pourrai-je avoir raison ?
Le temps va, vient et vire
Par ce sort je suis ivre.
Des lèvres d'un rouge ardent
M'emportent dans une barque
Ces babines sont mes vagues
Des fois paisible, parfois pénibles
Au premier abord j'étais d'accord
Impavide de rouler des pensées que j'ignore
J'aimerais savoir tes mensonges !
Ce désir simple des paroles.
Qui remplit l'abîme de mon existence
Et m'assassine d'impatience
Intrépide et inouï
A la loi des vers je me plie
Auprès de cette agréablement ensoleillé.
T'es burinée dans mes pensées
Comment puis-je t'oublier ?
Comme un cœur dans l'écorce d'un ébène
T'es gravée
Ne me laisse pas comme les noctuelles
Un fêtard noctambuleSalim Oubraham salimleclach@yahoo.fr
Laisse le temps faire son choix
Bien que le futur soit incertain
Entre je et moi je suis apaisé
Entre toi et moi je me noie
Je suis entre deux violacés
A une j'ai suspendu mon cœur
A l'autre mon phantasme et mon ardeurEntre toi et moi je me noie
Esseulé comme l'esse dans une tablature vierge
Je façonne mes mots et mes vers
Semblable au potier avec son morceau de terre
Et mon sentiment emprisonné en son Siége
Un cœur en rage et en cage
Un désir absolu veut prendre le largeEntre toi et moi je me noie
Tu demandes plus que tu nécessites
Peut-on savoir réellement tes caprices ?Entre toi e moi je me noie
Amour qui me traîne sans pitié
Cette lubricité froide d'amitié
Un bouquet de parfums mystiques
M'emporte par des étranges musiques
Et voila devant mes yeux elle passait
Dans mon cœur, silencieuse elle se glissait
Entre toi et moi je me noie
Des paroles que nul n'aura dites
En ces chants je me transportais
Plus loin dans le ciel du paradis
Oh ! Ma vie en toi j'écoutais
Toute la force de mes rêves
Et mon engagement sans trêveEntre toi et moi je me noie
L'amour constelle sa superbe force immortelle
De mes chères idées, tirées du feu,
Je suis obnubilé de votre infini bleu.
Une marée de mon âme s'enflamme en étincelles,
Et comme la mer je suis ton Berceau,
Mais t'es ma danse, ma cadence et mon Roseau.Entre toi et moi je me noie
Effleuré sous un zéphire
Comme un petit navire
Je balance en prenant l'essor
Plutôt comme un roseau
Tout près de l'eau
Contemplant l'auroreEntre toi et moi je me noie
Élégamment comme une feuille d'Acanthe
Elle rapproche sa beauté éclatante
Elle serpente, elle me laisse
Je me traîne comme une chevelure
Avec une obscure et pâle allure
Depuis je l'attends sans cesseEntre toi et moi je me noie
Un poète écoute ce qu'il sent
Pleure un éternel absent
Donne du plaisir a son autrui
Et savoure son aujourd'hui
D'une voix enrouée par les fatigues
Qui sont par son coeur et son âme infligéesVoici qu'une bonne place trouvée
Au soleil de la poésie pour se reposer
Ni les caresses, ni la peur ne le retenaient
Indépendant, il respire le grand air et la libertéSalim Oubraham salimleclach@yahoo.fr
Te cherchant souvent au fond des abysses,
Où l'absence de lumière est une plénière hantise.
Projetant totalement l'obscure du moi,
Omettons à foison l'éclat du toi.
L'amour ne peut être qu'un fabuleux mystère,
Une loi mystique et un rêve planétaire.Tout vaut d'être aimé,
Et chaque un, veut effleurer
Cette calamité atterrante de joie
Dont on méjuge toujours la loi.
On est-elle débitrice par notre âme et vie ?
Je ne peux mieux vous dire, pensée si !L'amour, qu'un rêve ! La passion ça va de soi.
La beauté est le flambeau de l'amour, vous savez quoi !
La meilleure récidive, on la répète à maintes reprises.
On sacrifie le tout, ça ne serait notre première surprise.
Souffrant, ai-je tort de vouloir tout m'éclaircir ?
C'est ma pensée qui me soigne à tout acquérir.Ce n'est pas perce que nous pensons à l'amour,
Que celui-ci subsistera un jour.
C'est parce qu'il existe que nous en fantasmons.
Il fredonne, émet et brûle quelque part en nous ment.
Connaître soi-même c'est apprendre l'ardeur,
C'est se hausser et marauder sur les hauteurs
Et par la sublime élévation on découvrira la passion.On a tous quelque chose a raconter.
Car nous nous voyons par un seul côté.
Oh ! Mon existence incertaine est suspendue,
Par moments en votre beauté appréciable,
Selon vos tempéraments inattendus…
Par vos jouis… et de mon espérance périssable.
Je ne pourrai décrire ni votre véritable beauté,
Ni mon éminent et profond sentiment ni l'épeler.
C'est votre faute, mais c'est mon délit.
Vous avez rendu la vie à un cœur,
Qui ne voulait jaillir de son lit,
Ni sentir la chaleur de l'ardeur.Et même en souffrant,
Même en sanglotant,
Sur votre cœur je composerai mon âme,
Un chant des supplices de vos flammes,
Allumées par votre absence, jours et nuits,
A quel instant votre amour viendra me couvrir ?Toutefois, je ne veux être inerte
Ni acheminer sur l'allée de ma perte
Je me redresse et reprends le chemin
Du grand boulevard nommé Destin.
Ainsi faisons ensemble ce parcours
Venez, je vous relaterai la vie et l'amour.Je vous offrirai de ces insolites lumières,
Où vous oublierez dans leurs fines tiédeurs
Toutes les cités de touts les ères
Ne fermez surtout pas à clé votre cœur.Sachez combien belle est la vie, elle nous apprend
Qu'elle est une lutte de chaque instant.
Vous ! Dont ce poème porte votre nom,
Laissez-moi vous dire tant qu'il est encore temps :
Je t'aime.
Silencieux autant, je le suis.
Pas de discrétion a ton égard,
Toujours l'intention ! Entre les regards,
Tu voudrais que je sourie
Que je me fonde en larmes, que je me tue.
Tu ne vois mon réel plaisir,
Mais en toi je vis
Près de moi, tu troques ma réalité.Discret, également.
Mon essence te parle et te dit :
? T'es ma gaieté et ma félicité,
Tu me blesses d'un regard qui caresse
Ce que tu aimes,
Un papillon libre de ces nuits
Ce que j'ai,
Un oiseau évadé de son nid ?
Réservé, je le suis toujours.
Dans ma plus belle raison, je t'admire.
Au plus éclatant des diamants,
Y a pas plus rayonnante.
Dans les plus douces harmonies,
Y a pas plus fervente.T'es mes cordes, mon violon et ma guitare.
T'es tout ce qu'est plus rare,
Et mon existence à ton nom, je l'épouserai.Silencieux encore.
Pardonne-moi pour tout !
De promettre la lune et l'astre du jour,
Les étoiles, l'univers et tout ce qu'est autour,
Ne pouvoir t'offrir que leurs passions d'être,
Leurs amours qui grandissent sans cesse.Disposes-tu de connaître
Le château de mon cœur ?Je prédis une cité ou on pourrait renaître,
Un roi une reine, un prince et une princesse,
Et leur ange d'amour serviteur.
Un compte à régler,
Un compte à rebours.
Conte pour enfant
Devenu grand…
Les histoires, qu’il me raconte,
Pour que le monde soit beau
Quand les rires s’envolent
Avec le grand chapiteau …
Les grands amours qu’il tricote
En déroulant les heures :
La laine de la pelote
Nous réchauffant comme un leurre.
Laisse – moi trouver la rime,
La tristesse colle à mes pas ;
Pour chaque victoire, je frime
Et ne te le montre pas…
Reste ta place prés du feu,
Un poème que je lirai
Pour qu’il vive dans tes yeux.
Enfin, je m’endormirai…
Un compte à régler,
Conte pour enfant …Pierre WATTEBLED - 25 mars 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Il y a dans ma tête
Des tempêtes sans bateau,
Et de vaques conquêtes
Sans rade, ni radeau.
Sur l’océan des colères
Survit le galérien
A ses orages, au tonnerre
En ramant toujours plus loin.
Il y a dans ma tête
Trop de fêtes sans cadeaux,
Et des parfums qui s’entêtent
En mensonges trop beaux.
Qui m’effraie et qui m’attire,
L’autre face de la terre ;
Ainsi vivent les mystères
Qui naviguent et vont mourir.
Il y a dans ma tête
De fidèle matelot
Quand l’œil pointe sa lunette
De l’espoir flottant sur l’eau.
Sur l’océan des colères
Sans tempête, sans bateau,
Je prendrai comme naguère
Le sillage des oiseaux…
Pierre Wattebled - 31 mars 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Toute la poésie que j'ai dû écrire
C'est dans tes yeux que j'ai cru la lire
Morfondue de ton absence
O Diva ! Tu as enseveli toute notre espérance.Si tu souhaiterais savoir ce que c'est l'amour
Viens a moi, je t'en ferais la cour.
Je n'en savais moi-même qu'un concis
J'en examine aujourd'hui,
Jusqu'aux premiers petits débuts.
Que penses tu donc que ce fut ?Elle répondit :
" Grande est ma foi en elle.
J'ai senti l'effluve de son aile,
Et de tout ce qu'elle ma offert,
De tout ce qu'elle a comme colère.
Et moi comme un songe je le suis
Au plus raffinées odeurs de ces nuits ".Et je rétorquai :
" De ta peine enfuie toi dans l'abîme de ton existence,
Oublie ton malheur et sa substance,
Cet énoncé que longtemps t'a pas su supputer ".Ô mon cœur ! Par son amour t'es foudroyé.
Elle me répliqua :
" Tout cela, c'est ma vie,
C'est moi-même, ce sont mes envies.
Je ne serais rien sans ces choses qui reflétaient
En moi les milles nuances de mes pensées,
M'inspirent et me fulminent, c'est pourquoi,
D'immense amour, je n'aimai que toi ".Je lui avouai :
" Tu ne cesses de revenir
Toi mon nébuleux plaisir
Tu me hantes comme un spectre
Celui d'un magnifique être
D'antan, était ma frénésie
Maintenant, c'est le silence de mes cris ".Et aussitôt elle riposta :
" Tu n'arrêtes pas de me poursuivre
Par des pas suspects de trahir.
Qu'un instant d'un tendron et d'un astre
Des mots infimes ne cesse de croître.
Oui ! Oui ! Que le cœur soit banni
Et la raison maudite, bénie ! ".Je lui étalai :
" Le temps gémit mon regret à en rire
Ton âme enfantine me chasse, c'est mon soupir !
M'enflamme a cendre dans l'âtre.
Le ciel prend des reflets Verdâtres,
Tandis que la savane que j'ai refleurie est flétrie
Par cette ondée de mélancolies ".Et je rajoutai :
" Cependant, je ne veux qu'assouvir
Une émotion condamnée à flétrir
Par un amour éphémère
Entre deux croches creux de vipère,
Et aussi acérées que profonds,
Moi qu'un forçat, d'un coeur vagabond ".Salim Oubraham salimleclach@yahoo.fr
Il suffit d’un mot fleurissant en mon âme
D’une fleur première, l’essence d’un parfum…
Et voilà que s’ouvrent des allées, des sentiers, des chemins,
Des routes, des horizons qui vont de vague en vague affleurer l’Infini…
Où se portent mes vibrations…
Il faut sûrement cette exigence de l’Essentiel, pour l’entrevoir.
Battements de cils dans l’harmonie des silences …
Et voilà ! Il suffit d’un mot dans le secret de l âme…
Un mot qui chante sa poésie.
Pierre WATTEBLED - 7 avril 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
J’écoute et je pleure. Je pleure aux accents de sa voix
J’entends et je fonds comme neige de lune bleue
J’écoute et j’effleure le temps qui s’attarde sur moi
Je prends et retiens ces fils d’argent sur mes cheveux.
Je doute, mais je vais, jusqu’aux portes d’un ciel plein d’étoiles
J’enlace et je plie de jolies cocottes en papier
J’amoncelle au mieux de lourds secrets que je dévoile
Et je pèse l’émoi qui parle d’amours désenchantées.
J’écris et murmure ces cris étouffés des maudits
J’entends et je jette aux orties l’objet des angoisses inutiles ;
Je maugrée, me dit, que bon gré mal gré tout finit,
S’anime et s’éteint, au jeu des sentiments malhabiles.
J’écoute et je pleure. Je pleure aux accents de sa voix,
Qui me prend, m’emporte sur les routes anciennes de notre enfance ;
J’écoute et devine les « je t’aime » qu’il n’osera pas ;
Dira- t- il ? Ou pas ? La mort est toujours en avance !
Je doute qu’il se livre sans retenue, dans l’indécence :
J’écoute et j’effleure le temps qui s’attarde sur lui ;
Il dit, sans parler, sa vie, où la tendresse commence :
Auprès d’une mère qui nous a tant aimés et tant chéris.Pierre WATTEBLED pierre.wattebled@cegetel.net
Tu ne sais, la pluie, arrêter
Ni même le vent apaiser ;
On ne commande pas l’émotion
Que font naître les sensations.
Je sais que tu sais. Mais, si peu…
Savoir te rend-t-il plus heureux ?
Si tu ignores le cours de l’âme
Vers la lumière, ou pour les flammes.
Tu ne sais, la vie libérer,
Ni, l’humanité, respecter ;
Du Nord au Sud, imagine !
Ces jeux d’argent créent la famine.
Je sais que tu sais retomber…
Fuir les échec, recommencer ;
S’ils sont brisés qu’en feras-tu ?
La révolte gronde, l’entends-tu ?
Tu ne sais, la pluie, arrêter,
Ni même, le vent, apaiser ;
On ne commande pas l’émotion
En l’étouffant dans les prisons.
Je sais, qu’il nous faut écouter
L’amour ? La raison peut parler ;
L’entendre, dedans et dehors :
Alors l’esprit devient plus fort.
Pierre WATTEBLED - 11 avril 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Quel mérite ai-je à éveiller un souvenir si lointain !
Le malheur s'est abattu, et le chagrin de plus a mis un brin.
Curieux d'y penser, son nom est (secourir)…
Où proche est ma raison.
Je m'en veux d'un pareil désir,
Nulle histoire ne valait ma passion.
Mon regard s'agite en tout part,
À la recherche d'un semblant attrait.
Et l'apparence parfois,
Agit sans le vouloir comme par magie.
Hormis, beaucoup de celles que mon envie aurais voulu,
Mais mon être réclame son air qui ravissait le profond,
Et plus de ça son essence qui tant irriter mes désirs.
En elle je me suis attesté roi,
Et en elle fut ma raison et foie.
Rude mésaventure est le temps m'a de plus enfoncer,
Que des rencontres, peu fertiles que des méfaits à en
Faire émerger de mon âme pâmer un regret déplaisant.
Souvenir fragmentes pour rien au monde,
J'en voudrais m'en séparer.
En voulant l'a prendre à défaut et voir le degré de son amour,
Celui de l'absence, c'était une endurance qui puisait
Risquer à tout perdre et fut l'abandon, et la tristesse
A pris de plus fort.
C'est un conte parmi d'autres, prenez garde est médité.
J'essaye de saisir vos intentions, oui, vous fidèles de l'extrême,
J'entends de cela le dieu amour,
Que le diable l'ait consumé par traîtrise.
A qui blâmer mon ressort, à moi du passé,
Le non moi et décimé.
Certes ! Des lors, j'endosse de plus belle l'habille d'un sage rassurer.
Je vous révèle un secret que j'ai dû tellement refouler,
Invraisemblable mais, c'est du vrai,
L'heure est venue de vous faire partager.
Peu évident sûrement, ce raisonnement est bien ficelé.
Il fait jour ça on le sait, fermez les yeux et imaginer.
Ciel dégager et nuit d'été, merveilles étoiles bien espacer.
Prêt d'elle j'étais ravi, clicher qui en faisait l'inverse de nuit
Au jour, vous regardez le ciel, et moi en elle je recrée l'univers.
J'aimerai penser si fort et dire, si seulement…si seulement,
Ce n'était qu'un rêve éveiller, est regardé parmi vous et je dis,
Elle m'est revenue.
Jaser est quoi d'autre, éblouir l'auditoire,
A vrai dire, je n'y voix l'intérêt à trop en dire.
Néanmoins, apaiser un désarroi que j'ai dû longtemps enseveli,
J'en fais une joie de ce sujet éternel, où tout est dit,
Aimée… aimée, aimée à moi très chère aimée.Yacin DJENDLI titine60001@yahoo.fr
L’homme peut-il oublier les menaces effroyables,
Les nuages mortels qui planent sur sa tête,
Tous les mauvais augures d’une vie détestable…
En consommant du rêve et en faisant la fête ?
Il est déjà trop tard pour reprendre la main
De ce grand jeu de dupe, n’est-il pas la victime ?
Liberté d’acheter du plaisir aux requins,
Sans crainte, et à crédit. Voit-il à quoi ça rime ?
L’homme tire sa charrue, optimiste bourrin
Qui, creusant un sillon, trace la voie royale
Pour quelques nouveaux maîtres qui amassent le grain.
Il est déjà trop tard pour reprendre la main
Les naufrageurs floués vont aussi naufrager :
Pour eux-mêmes ce sera le début de la faim.Pierre WATTEBLED - 14 avril 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Si j’étais une femme
J’écrirai des mots blancs
Sur le fil de la trame
Avec l’amour dedans…
Si j’étais une femme
Des parfums j’ajouterais
A l’or vif des flammes
Où tu me vois briller…
Si j’étais une femme
Je saurais la puissance
Qu’un silence réclame
A l’heure des offenses.
Si j’étais une femme
Quand elle pense à la vie ;
Au plus fort de mon âme
L’inventerais-je aussi ?
Si j’étais une femme
Dans la douceur du lit :
Caresse qui se pâme
Quand elle a tout compris.
Si j’étais une femme
L’essence de l’émoi,
J’épouserais son drame
Si elle est aux abois.
Si j’étais une femme
Et sa fleur au fusil
Survivrais-je à l’infâme,
Aux combats inutiles.
Si j’étais une femme
Je lui dirais chérie
Bien avant que la lame
Ne plante son déni.
Si j’étais une femme
J’offrirai un enfant
Sur le fil d’une trame…
Avec l’amour dedans.
Pierre WATTEBLED - 7 mai 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Ainsi, aujourd’hui
Se présente ma vie
Dénuée de sens,
L’âme trop vive,
Sa chair blessée,
Le cœur banni…
Il n’est que ma pensée
Sa sublime richesse :
Le passage obligé
Apaisant ma détresse.
Ainsi, maintenant
Elle balaie la voie
De mes gémissements
Boit le sang de ma croix…
Et ouvre des chemins
Où naissent mes prières…Il n’est que ma pensée
Pour magnifier l’amour :
Son diadème brisé
N’étant plus recours.
Dés lors, maintenant…
En mon coeur surpris,
Par un désir ardent,
Libre de ses regrets,
Se présente ma vie
Avide d’essence !
Il n’est que ma pensée …
Pierre WATTEBLED - 9 mai 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Des bourgeons éclatent ;
Et vibre le silence ;
L’allégresse mutine
Se redresse en secret :
La couleur du temps
De liberté s’éprend.
Et grondent les murmures
Gonflant le cœur des âmes ;
Las de ses déchirures
Il ranime sa flamme.
Quel joli mois de mai
Qu’embaument les lilas ;
Lilas blancs ou de sang
Que l’Histoire écrira.
La couleur du temps
De liberté s’éprend.
Et grondent les torrents
Levant leurs barricades…
Que l’espoir reprend
Aux brisants des cascades.
Une fleur jaillira
Au milieu de son front
Tel un éclat de joie
Au fond de sa prison ;
Vibrera le silence
Contenant sa prière !
Et grondent, en lui, la voix
De tous ceux qui naguère
Se sont battus pour ça…
Demain que vas-tu faire ?
La couleur du temps
De liberté s’éprend !Pierre WATTEBLED - 11 mai 2008 pierre.wattebled@cegetel.net
Il est temps de dire que mon sobriquet est injure.
Je vise l'éminent détrousseur, ceux des âmes impures.
Mille pardon mes seigneurs, dois-je attendre ma déchéance !
Je me contente d'un cas, puis je m'en prends aux tas à ma guise,
Suivez ma voie……. !!!
Madame sans gène est une vilaine,
Elle nous fait du tort et point de remords.
Madame sans gène et plus que vilaine,
Elle saisi nos coups est vilement elle tord.
Si puissance ait, au seigneur ils se hissent,
Et que dire-je de leur fils, eux de même est le vice.
Voici un tour qui vous dépasse, heureux de le dire.
Prudence est mère de sûreté, tant pis !
Je ne risque pas plus qu'à se faire démettre.
Sans détour, ni demi-mesure,
Ça vous console à vous de le reconnaître.
Je m'annonce a vous en prions dieu, que vos oreilles bien a soi,
Ne se tirent à en devenir de longicornes.
De paroles de je te pince sans rire, il m'a fallut du temps,
A les aplatir comme j'ai fut au berceau.
J'entends, mais je ne puis répondre, c'est mon plaisir à en faire le sourd.
Mon appel est aux initiés, à vos glossaires est fourrager.
Que gagne-je à déguiser, un tel mépris si bien orné.
Aurais-je peur pour ma peau ! bien dur ! C'est elle qui me couvre.
Se découvrir en étant seul, ce n'est nullement du courage.
Il suffit qu'un pousse à la renverse, qui saurait que j'ai pu être.
Je croise mes doigts est aussi les mots,
Pour offenser de trop est beaucoup plus les arides.
Je te conjure seigneur ! Fait que mon avenir,
Ne me bouscule à en être perfide.
Suis-je de vrai parmi les hommes,
De mes ancêtres ça peut que je tienne l'exemple.
Altruiste ! Peut-être ! Simplement humain à un degré si ample.
Saviez-vous ? Que toute les vérités ne sont pas bonnes a dirent.
Ce sera injuste pour soi à étouffer, et de même à la faire sentir.
Voyez-vous, bons entendeurs que vous l'êtes, je pêche du gros,
Et je vous laisse la peser.
Ils font de leur loi belliqueuse à titre garant de convenance
Le dol est le notre, pour justifier tout abus et outrance.
Ils nous tiennent à la bonne, de plus de cela des souffres douleurs.
Ce n'est qu'un juste retour des choses, de leur temps,
Ils ont vu et bu des couleurs.
Faiblards en soi, sans scrupule, du faible est forte la haine,
N'y comptez pas à vous mesurer,
A Renoncer de peu pour eux, n'est que vain.
Mon maître a dit, un bouffon peut lui être fatale.
Je suis de peu pour tout ses propos, mais celle là m'en fait du mal.
Une chose nous lie, la rancœur de chaqu'un est notre partage.
Une époque incertaine, l'amour du prochain est un voilier sans cordage.
Parfois j'ai l'espoir est plus vite le doute prend part.
Quand tout ça changera, je dirai qu'il ma fallu un rempart.
Huez valeureux ! Huez, Hippias s'est refait une santé,
Il faudrait l'asséner.
Pauvre roi sans couronne ! Mais le fond est le même.
En plusieurs tenus, voulant s'en sortir à l'image du serpent,
De son habile il s'en lasse.
Le tiers ils sont pour le monde, des pantins, joyeux est benêts.
Quel mérite aurais-je pour tout ça, vider un sac longtemps porter.
Ma réponse est de dire, parler est rien, écrire est divin.
Sans se prétendre valeureux, le fait est fait et de ça je m'en réjouis.
Je ne sais ou ! Il me parvient à ai penser pour chose,
Que tout le monde vie en indifférence.
Un style désuet, je l'affirme, mais ce fut un bonheur d'en faire l'usage.
Ouf ! Je souffle enfin, cœur alléger à étalir mes ressentiments.
Veillez excuser ma dérive, et mes singulières pensées,
Je n'ai pris qu'un court instant et je serai vite une oublie.
J'ai mis du cœur à l'ouvrage en vous concoctons ce breuvage,
Buvez et santé, sans acclamation je vous en remercie.Yacin DJENDLI titine60001@yahoo.fr
Tel un bateau fantôme,
Surgissant des brumes,
Je m’en venais vers toi
Mon océan, ma Vie !
J’ordonnais au vent
De larguer mes amarres,
D’enlacer le grands mât,*
De déchirer mes doutes
En étouffant leurs cris…
Je cognais mon front
Au dictat mortel :
A l’histoire abrégée
D’un médaillon de lune,
En mon âme, serti.
Puis je me suis assis
Sur ce quai de brouillard,
Surpris d’être soumis :
J’avais le cœur épris.
Rêve contre l’enclume
Que l’astre aborda :
Un soleil, enfin, s’offrit
A mes lèvres tendues…
Tel un bateau fantôme,
Regagnant son secret
Toutes voiles dehors
J’entrevoyais d’autres horizons…
Alors…
Je naviguai vers toi,
Mon océan, ma Vie.Pierre WATTEBLED - 22 mai 2008 pierre.wattebled@cegetel.net