Poésie25
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aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette vingtième et unième
page de poésie !
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Les
on-se-dit Philippe Martineau, août 2006. |
L'on se dit vous
avant que l'on n'avoue
On se dit tu
quand on s'est dévêtu
Puis on dit nous
quand les âmes se nouent
Et puis plus rien
tant qu'on est aérien
L'on se dit vous
avant que l'on n'avoue
On se dit tu
quand on s'est dévêtu
L'on se dit vous
avant de s'être vus
On se dit tout
après que l'on s'est tuToi qui envahis chacune de mes pensées,
Toi qui obnubiles mes nuits les plus torrides,
Cesse de m'ignorer et deviens mon être aimé.
Que ton amour jaillisse et devienne limpide.Mon cœur t'est pleinement dédié,
Jamais ton nom ne sera effacé
De mon âme si tourmentée.Tu occupes chaque moment de ma journée,
Sans toi je ne serais rien, sans espoir, sans vie.
Laisse moi te prouver mon ardeur qui vivifie
Mon cœur, mon âme et bientôt tes pensées.Toi qui envahis chacune de mes pensées,
Toi qui obnubiles mes nuits les plus torrides,
Jamais je ne t'oublierai…Un jour, peut être, sauras-tu te reconnaître…
Ainsi, notre amour pourra naître.Laurie, juin 2006. lorya.m@wanadoo.fr
Lorsqu'on naît, on ne peut s'imaginer dans quel état déplorable on peut, un jour, se retrouver. Dès l'arrivée dans ce bas monde on est choyé, entouré d'une pléthore d'amour qui envahit chaque recoin du coeur et qui, d'heure en heure, ne cesse de s'épanouir.
A cet instant, pourrait-on imaginer qu'un jour, cet amour, qui semble pourtant si innocent, puisse anéantir et devenir l'allégation principale d'une mort. La mort, le grand mot que voilà, et pourtant, en un dixième de seconde, ce mot peut se concrétiser et devenir action. Action, qui fait disparaître à tout jamais un corps, une âme, un esprit mais qui n'enterrera jamais l'amour. Un amour passionné, dévolu et qui subsistera dans le plus profond de l'univers.
Chaque étoile de la galaxie représente cet amour qui ne cesse d'étinceler. A chaque perte d'un être cher, une étoile, d'une extrême brillance, apparaît dans le ciel. C'est pourquoi, la nuit, dans le ciel, quand une étoile filante se défile, un amour, jusque là fidèle, est dérouté et abandonné. Quelle chose plus amère que d'assister à la séparation de deux êtres si proches auparavant, et qui, à cet instant se déchirent, sans penser aux conséquences, sans penser que dans la nuit étoilée, une étoile disparaîtra, accompagnée de l'amour qui alimentait cette lueur perpétuelle.
Cependant, à cette seconde, comme à chaque seconde, se crée dans le monde un nouvel amour qui connaîtra des jours heureux, remplis d'émotions, puis qui se rejoindra, s'il perdure, comme les autres : dans le ciel.
C'est ainsi, que le soir, avant de m'endormir et de rejoindre mon bien aimé, je lève les yeux au ciel et contemple, en espérant ne voir aucune étoile filante, signe d'un amour déçu.
Laurie, mars 2006. lorya.m@wanadoo.frL'orage, fruit de cette terre si habile. Tu la composes et pourtant t'opposes dès le premier signe de contrariété. Tu surgis telle la lumière et disparais en un éclair. Cette nuit encore tu as frappé. Comme à ton habitude, tu as commencé par gronder puis tu t'es éloigné.
Quelques minutes plus tard, tu étais de retour, encore plus féroce que jamais, pour nous jouer un de tes tours. Cette fois-ci tes larmes de crocodiles nous alertèrent, et fidèle à toi-même, elles dévalèrent les escaliers à toute allure. Ton étincelle jaillit de toutes parts et ton tonnerre, ce si somptueux orchestre, retentit sur toute la tablée.
Plus personne n'osa bouger, tout le monde avait compris ta colère, plus personne ne voulait t'affronter, tu avais enfin gagné. Cette nuit là, nous fûmes désemparés et terrorisés d'un possible retour. Je pensais naïvement que tu ne reviendrais pas et que tu nous laisserais contempler nos erreurs, causes de ce si terrible affront. Et là, dans la lueur d'un espoir, je devinai la Lune, alors je crus que tu avais fini. Pour une fois, tu aurais pu t'arrêter là, mais avec toi rien n'est jamais vraiment terminé.
En ce ciel nuageux, tu frappa de nouveau. Qu'un coup te suffit, mais quel coup de grâce. Ta lueur n'eut besoin que d'un claquement de doigt pour se métamorphoser en une gigantesque flamme. Je compris alors que tu n'agissais plus par colère mais par une haine profonde, enfouie depuis des années et qui se devait d'éclater.
Tu dévastas la maison en un clin d'oeil et je ne t'en veux pas car ce jour-là tu avais besoin de faire ça.
Sans prévenir, tu as débarqué, sans prévenir, tu as tout détruit, nous nous souviendrons de cette année où tu nous as anéantis.
Laurie, novembre 2006. lorya.m@wanadoo.frJ'ai connu des baisers froids
Langoureux de l'hiver solitaireJ'ai connu des reines et des rois
Des gens ordinaires qui savaient se taireJ'ai marché dans la lumière de l'ombre
Recherchant l'espoir dans les décombresJ'ai couru vers l'artificiel et son absolu
Vers l'abstrait du déjà-vuJamais Christy je n'ai vu de femme comme toi
Jamais Christy je n'ai aimé de femme comme toiJ'ai connu la brise d'un soir
Et dansé avec le désespoirJ'ai touché la douceur assassine
Et les étoffes les plus finesJ'ai marché la larme perchée
Et chanté les fleurs du mal, titillant péchésJamais Christy je n'ai fait autant l'amour
Jamais Christy je n'ai reçu autant d'amour..Ludewic Mac Kwin De Davy lmackwin@yahoo.frSouvent dans l'obscur
Quand un vent d'ouest
Murmure
Et me fait tourner la tête
Il y a tempête en moi
Je crois…
Je m'oublie
Dans l'ortie des pluies
Et je te cherche
Comme un fou
Dans un conte de légende
Que j'ai écrit hier pour nous
Quand tu étais de ce monde
Peu a peu mon cœur se serrait
Et je pleurais
Comme un enfant
A qui manque une mère
Oh, nous aurions tant à nous dire
Si tu étais encore là !!
La petite filleSur la placette de la ville
Sous un air de fête
Une fillette
Belle
Fragile
Des roses dans les cheveux
elle danse
et pose
Hommes et femmes se tenant par la main
l'acclament
Il n'est rien de plus beau ce matin
…
Au seuil de la nuit
Tous sont partis
La petite fille
perdue
sans abri
avait elle quelque chose à dire
à montrer
à la rue … ?
Maux en versCe matin, je suis triste et vide...
Quel est cet instant insipide ?
Honte de moi
En bordure de foi...
Esprit vaniteux
A poser mes yeux
Sur des futurs indistincts,
Sur des rêves trop vains...
Le doute des amantsLa moindre absence
Le plus petit silence
devient ciel de plomb
et coeur affligé...
La moindre abscence
Le plus petit silence
Fait tellement peur de perdre
Ce fil ténu entre eux...
Le poète déchuA repasser le temps de tous ses ans avec un fer ancien,
il avait brûlé, sa vie...
A refouler tous ses désirs inassouvis d'amour absolu,
il avait piétiné son âme....
A relire sans cesse tous ses souvenirs imaginés en poèmes,
il avait perdu sa route....
La morne habitude l'avait figé dans son quotidien,
il n'attendait plus rien...
Mais soudain un signe du destin,
un soir...
Il prit un papier blanc
et écrivit
Je suis ! Je vis !
Et là,
Tout s'illumina.Mazouz Djamel zinho_zine@yahoo.fr