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Poésie24

    Bienvenue aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette vingtième et unième page de poésie !
Leur plaisir continue ici :

Index:
(Cliquez sur votre sélection)

5 poèmes de Epervier, janvier 2006.
3 poèmes de Henri de Fersan, janvier 2006.
La nostalgie Jean-Michel Joubert, mars 2006.
12 poèmes sans titres Claudine Imfeld, mars 2006.
Incompréhension François Leroy, mars 2006.
Pour mais contre (le CPE!) François Leroy, mars 2006.
La couleur de mon ciel Aurélie Simode, mars 2006.
Aphorismes Charles de Leusse, mai 2006.
Douce amie Ladislas De Toldi, juin 2006.
Ton amour Kamal Sabi, juin 2006.
Le dernier échec Hasnaa Talbi, juin 2006.
Une ancienne plaie Hasnaa Talbi, juin 2006.
Identifie toi Hasnaa Talbi, juin 2006.

 

 

 

5 poèmes de Epervier

L'abus

Des mains vieillies ont cajolé ma peau de jouvencelle.
Douze ans!!! L'innocence d'un corps fragile.
L'illusion de mon enfance à jamais sans appel.
Trahison, envahissement, sensation puérile.

Silence morbide, solitude amère d'un toucher.
Mes faibles seins, un trophée à ce vil cerveau.
Ma vie entachée à peu de frais, je suis blessée!!!
Des larmes secrètes, quatre murs sans écho.

Vie austère, perturbation d'un esprit saccagé.
La vie s'effiloche dans un noir implacable.
Le corps maladif n'est plus jouissance parfumée.
De la rancœur voilée, gestes inexplicables.

Chemin rocailleux à comprendre l'injustice.
Enfin la parole, délivrance d'un terrible mal.
Vivre et non survivre, nulle supplice.
Esquisser un certain sourire plutôt banal.

Aujourd'hui de l'espoir, souffrances expliquées
Le trémolo d'une voix émotive, douce révolte.
Lourde peine, souvenirs bafouillés.
Rideau fermé, existence désinvolte…

De la douleur, encore de la douleur, rien que de la douleur…


Sénescence

Peur de vieillir, ma main vacille dans l'incertitude.
Je tremblote par crainte de mots malveillants.
Dépendance de esprit, pénible servitude.
Le corps tressaille, gestes indécents.

Refuge d'un lit non moelleux et saccagé.
La peau crevassée par la douleur constante.
Je pleure en silence, yeux mouillés.
La parole éteinte, raison déficiente.

Mes pas chancelants, on ceinture ma vie.
Plus de gestes élégants, l'animal dompté.
La peur, la hantise démentielle, le mépris.
L'esclave sénile dans l'urine inondée.

Jours douloureux, nuages persistants.
Le ciel n'apporte plus ses joies égayées.
De la passivité, solitude, de l'encens.
La mort approche, délivrance parfumée.

Nuit orageuse, le souffle étouffé.
Pupilles vacillantes, une mort tragique.
Cercueil blanchâtre, squelette inanimé.
Enfin le doux retour d'une vie angélique…


Floraison

Fleur flosculeuse dans un ornement floral.
Lisière à l'orée d'un chemin parfumé.
Ombellifère, odeurs théâtrales.
Renoncule âcre d'un jaune denté
Apaisement d'un regard, d'un sourire.
Iris d'amour dans un doux silence.
Semence d'une vie, d'une nature à chérir.
Œillets éclatants dans sa magnificence.
Nudité à jamais oublié, prestance.


Arrière-saison

Des branches apeurées, je voltige.
Un vent envahissant, fustige.
La nudité d'un tronc, crainte.
Sifflement nocturne, feinte.

Couleurs bizarres, costume.
Température maussade, rhume.
Cliquetis déchirants, malveillance.
Frissons acharnés, offense.

Sapinage verdâtre, résistance.
Un bouleau blanchâtre, magnificence.
Un sourire belliqueux, porte fermée.
Un foyer invitant, pièce réchauffée.

De la somnolence chagrinée, ciel gris.
Feuilles tourmentées, bon appétit!
Un regard splendide, apothéose.
Enfin l'admirable, douce pause…


Maman lointaine

Les jours s'écoulent péniblement, tragiquement.
Dans mon esprit vit une tendre Maman.
La prendre dans mes bras doucement.
Sentir ses odeurs amoureusement.

Le lointain nous sépare dans l'ignorance;
Un sentiment de néant, de malchance.
De la peine continue, pauvre adolescence.
Vouloir lui parler, sa présence.

Aujourd'hui, de la nostalgie pénible.
Un regard embué, des pleurs audibles.
Tracé hagard dans un parchemin indélébile.
Vivre la réalité, être moins sénile.

Un jour, croire la présence de son visage.
Baiser sa joue en un doux paysage.
Du bonheur dans mon cœur peu sage.
L'espérer avec amour, sans ambages.

Epervier,  epervier50@msn.com
http://epervierlepoete.iquebec.com
http://groups.msn.com/epervier50/homepage

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3 poèmes de Henri

Andernach

Andernach est la porte de l'enfer
Andernach quelque part en Bavière
Andernach terrible camp de la mort
Andernach, mais qui s'en souvient encore ?

Andernach, des milliers de morts-vivants
Andernach, avancent en geignant et rampant
Andernach, on ne leur donne rien à manger
Andernach, ils broutent de l'herbe pour subsister

Andernach, avance une petite fille blonde
Andernach, près des barbelés elle tombe
Andernach, elle venait nourrir son papa
Andernach, mais une balle en pleine tête la frappa

Andernach, le GI tout contant
Andernach, d'avoir tué cet enfant
Andernach, une cigarette dans la main
Andernach, ricane : " une sale Boche en moins ! "

Andernach, les zombies vivent dans des trous
Andernach, ni tentes, ni abri rien du tout
Andernach, ils ne sont pas là en prisonniers
Andernach, ils sont justes là pour crever

Andernach, une jeep entre dans le camp
Andernach, portant des GI tous contents
Andernach, des gamines ils sont allés violer
Andernach, des maisons ils sont allés piller

Andernach, c'était il y a 60 ans
Andernach, ils sont tous morts à présent
Andernach, pour ne jamais oublier
Andernach, des massacres pour des idées

Andernach, quand les tours sont tombées
Andernach, c'est à vous que j'ai pensé
Andernach, votre vengeance est arrivée
Andernach, ne jamais pardonner…


Ghetto

Pendant des années j'ai voulu parler
A ceux qui était de l'autre côté
Mais au mur qu'ils ont élevé
A répondu notre fossé

Nous sommes parqués dans le ghetto
On nous regarde comme dans un zoo
Pour eux nous sommes des animaux
Nous ne sommes pas du tout égaux

Dans les bocaux les papillons
Se heurtent au verre sans solution
Dans le ghetto comme en prison
On n'en sort pas sans rémission

Nos voix ne comptent pas
Notre mémoire n'existe pas
La dignité, n'y compte même pas
Justice, mérite, c'est pas pour toi

Ma femme est née dans le ghetto
Mes enfants vont à l'école du ghetto
Mes lecteurs sont tous dans le ghetto
Mes amis sont ceux du ghetto

Quand viendra la délivrance ?
Quand cessera notre souffrance ?
Quand on osera renier la France
Quand on criera INDEPENDANCE !


L'émigrant

Je suis le plus grand veinard de la Terre
Hier soir on jouait au poker
J'ai gagné un billet en Première
Le 10, je me barre d'Angleterre…

A moi les sept jours de traversée
A moi le luxe, les fins dîners
A moi les cabines capitonnées
A moi les bals et les soupers

Une nouvelle vie s'ouvre à moi
Un grand avenir me tend les bras
Je serai très riche là-bas
Oh New-York, j'arrive ! Me voilà

Le 10 je pars pour l'Amérique
Le 10, tout deviendra magique
Le 10, je traverse l'Atlantique
Le 10, j'embarque sur le Titanic…

HENRI - HdF hdf@tiscali.fr

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La nostalgie

c'est une rose sans épines
c'est un chardon sans les piquants
c'est une fleur parmi les ruines
un jardin oublié du temps

c'est ce qui reste des années
ce qui peuple le souvenir
tout ce qu'on croyait oublié
qui fit pleure, qui fait sourire

c'est une amie voilée de brume
gardienne des amours mortes
une pâle flamme qui s'allume
un regret que le soir emporte

Jean-Michel Joubert  joubert2@club-internet.fr

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12 poèmes sans titres de Claudine Imfeld

Le livre s'est ouvert à la page du soleil
la page brillance s'est teintée de vermeil.

Il a irradié dans ma chambre tout entière
s'est propagé sans respect des frontières
dans les recoins les plus dissimulés.

Le vermeil par la fenêtre a sauté.
A gambadé extravagant à travers champs
revêtant de zébrures éclatantes les moutons.

S'est noué en chignon sur le cou blanc.
S'est diverti à iriser un grain oui un grain non
de chaque grappe du coteau du vigneron.

En pleine frénésie d'insoumission
le vermeil folâtre se refusait à rentrer.
J'ai dû l'admonester, le tancer vertement.

Sous la réprimande est devenu marron
projetant son ombre honteuse sur les ajoncs.
Grignoté par la nuit s'est affaissé, mourant.
(Ecriture et paroles)

***

Les voiliers noirs,
les voiliers au ventre blanc,
les martinets aux cris perçants
de l'azur se laissent choir,
survolant les toits plats
où ils ne se posent pas.

Ailes longilignes, aiguës,
queue fourchue,
handicapés au sol
ils se nourrissent en vol
et dorment en planant
chez eux au firmament.

Dès le mois de mai
ils hantent nos contrées.
Couver, élever la nichée,
et quand le nid se tait
à l'heure de la mélancolie
ils éraflent l'espace,
créatures aimantées.
(Bestiaire)

***

Sous le flamboiement du solstice de juin,
l'éblouissante magie de khêmia, l'alchémille.

Ses feuilles se déploient en coupes étoilées
finement dentelées
chacune parée de ses perles cristallines exsudées,
mêlées aux gouttes de rosée
sur les réceptacles des limbes déposées.

Tous les pleurs de l'aurore
au fond des verts entonnoirs,
au fond des vasques de verdure,
au fond des bénitiers de chlorophylle,
sont d'étincelantes larmes de diamant.
(Nature)

***

Décadence, mélancolie de la ville assoupie,
de la ville moribonde gothique et byzantine,
enluminée et diaphane. Nuits brunes embrumées,
félins rôdant autour des margelles des puits.
Nul bruit ne trouble l'agitation calmée.
S'enfoncent les pas furtifs dans le dédale
des ruelles à l'étroitesse d'une ville orientale
cachant derrière ses murs d'énigmatiques jardins.

Se reflètent dans les clapotis, excès de raffinement,
des façades suintantes, des palais sur pilotis.
Planent les sons parfaits, intacts à la surface.
Magnificence, faste, et cet attrait
pour l'image indistincte et encerclée de vagues.
L'aboutissement de la déroute a supprimé le temps.

Epurées les brillances de la ville frémissante et marine.
Ne plus remonter le Canal en nageant sur le dos
mais dans le sens du courant sur une gondole en deuil
dans les voiles d'un cercueil recouvert de pétales
jusqu'au quai de marbre, au-delà de la lagune plate,
s'en aller parmi les tons bleuis de la torpeur du large,
extravagante liaison de ciel lustré et de spath liquide.
(Rêves)

***

Je ne suis
ni celle qui se mire dans la glace sans tain,
ni celle qui derrière observe sans aménité,
ou peut-être les deux ou leurs réflexions,
coulées dans sa matière même.

Je suis celle qui s'oublie entre deux soupirs.
Celle que nul n'a l'intention de retenir,
si inconsistante, si plastique qu'elle deviendrait
celui qui aurait des velléités de l'asservir.

Je suis le doigt, la gâchette, le centre de la cible,
celle qui ne porte jamais de gilet pare-balles.
Je suis celle dont l'ombre mille fois trouée
s'avance et vous renverse sans vous toucher.

Je suis celle qui implore la clémence,
celle qui tient à bout de bras des catleyas,
celle qui n'en finit pas de mourir
et hante à minuit les cimetières marins.
(Rêves)

***

Donne-toi la chance,
de hurler la mort comme une chienne.
Ce mouflet tant désiré, tant choyé,
les ténèbres extatiques te l'ont ravi.
Alors que tu es sur toi repliée
que ton vagin et que ta plaie suppurent,
que les sanies s'épanchent.

Emmitoufle-le dans ton fichu de laine,
bénis-le hagarde à travers les plis,
étoiles sur les paumes de tes mains.

Que la vie perde ses couleurs,
que les pulsations de son sang
pilonnent tes tympans.
Suffoque la voix qui raisonne.
N'escompte rien d'un ailleurs,
flamme de ton cœur
redeviendra l'enfant.
(Femmes)

***

Tempo tempo,
voici avec brio le cirque Medrano.
Chers amis, hétéros, homos,
vous allez admirer tantôt,
une pléiade de numéros :
le dompteur de cachalots en boléro,
la veuve noire en manteau d'ocelot,
les rois de la pantomime
dont Marceau le sublime.

Sous la conduite d'un pourceau,
sur son destrier Escuador, Henri Michaux,
la Mégère qui apprivoise un lapereau,
la Tempête dans un verre d'eau
et la Méduse naufragée sous son radeau.
Pour le régal des leptosomes, des gros,
roulez tamboums et boum et boum
le spectacle va débuter.
(Pourquoi pas)

***

Le sourire qui s'esquisse
se crispe
au bord du précipice.

La source qui susurre
se tait
quand l'oreille s'habitue.

La fente devient abîme menaçant
pour la source pulsante.

Le souffle torride du désir
flambe le pâturage
mais a un goût d'ensorcellement
lorsque les yeux se ferment et que le corps,
dans une dernier soubresaut,
se soumet.
(sentiments et sexe)

***

Il est hors de question
de monter un cheval ailé;
de me rendre ailleurs
même pour une brève incursion.
Imperceptible crescendo,
d'un état d'âme vague à l'exigence exprimée.

Je demande à ouvrir la fenêtre.
Je demande à découvrir grisée
une vision d'une extrême liberté.

Un arc-en-ciel.
Au loin l'arbre aux corbeaux.
Plus près, des cygnes posés sur le miroitement des eaux
entourées de fougères géantes, arborescentes,
bruissantes de libellules transparentes.

Sous ma fenêtre,
la palpitation du foisonnement des floraisons.
A profusion des massifs composés
de chrysanthèmes dorés et d'iris violacés.
(Ailleurs)

***

Dans le marc de café se dissout l'implacable
monotonie de la chronologie.
Sourire des paradis où sont parqués les pharisiens.
Sous peine de mort imminente divorçons de la froidure,
des imposteurs et des censeurs.
Appareillons en syncope pour succomber à l'eurythmie d'un ailleurs
loin des yeux inquisiteurs.

Dans l'enchantement d'une goélette poussée
par l'expire des tièdes alizés, sans jamais s'amarrer,
navigateurs sans pirogue nageant de concert
avec les raies manta et les requins,
sommons l'eau moutonnée
de nous jeter sur un rivage de hasard aux pics volcaniques.

Cédons aux charmes des colliers et des cocktails brûlants
des fruits de la passion.
Un hibiscus à l'oreille, prémisses à une escale illimitée,
sacrifions aux bananiers, aux cocotiers, des libations.
Coule sur la peau salée le suc des graines charnues des grenades
sous le couvert des feuilles de pendanus séchées.
Respirons à pleins poumons,
cédons à l'attrait de bacchanales insensées
et offrons au crépuscule, notre corps au suave ciel céruléen.
(Ailleurs)

***

Sous les paupières, voiles de misère
la charge des souvenirs.

Oh courtiser l'oubli, au cœur des roses thé.

Sous ses paupières jaspées, la mer s'est retirée,
cornées de sel brûlées.
Au loin inconnaissable, le bonheur brisé.

Mirage du vin résiné sur la terrasse blanche
envolé le vent iodé
moite est le corps carcan qui sue sa détresse pâle.

S'en est allé, léger, le temps de l'insouciance
où le corps déchaîné se vivait libre, heureux
au sein d'un rêve creux.
(Epilogue)

***

Déchirant les mouchoirs de brouillard
il va par mon prénom m'apostropher le corbeau.
Du mirabilis se déboutonneront les fleurs sans mon regard,
l'odeur du silence s'appesantira à jamais j'en jurerais
emportant le torrent de mes espoirs.

Nuit des perséides, danse létale, images abyssales.
Vertiges sans pesanteur dans un tunnel de couleurs,
je filerai jusqu'au bout du couloir,
sans détour vers l'éblouissement
tandis que les astres paradigmes inachevés berceront
les mondes denses où sous Cassiopée
les chats insomniaques ont l'amour bruyant,
où les criquets et les sauterelles font des entrechats
aux lueurs fauves des feux de camp.
(Epilogue)

Claudine Imfeld, le 16 mars 2006. climfeld@freesurf.ch
Site: http://spaces.msn.com/members/claudinecollages

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Incompréhension

Si cher le grand pas pour l' humanité,
Si légère l' action de solidarité.
Deux milliards d' euros pour poser un drapeau,
Deux milliards de pauvres, heureux avec un euro.

Pourquoi certains naissent en or,
Alors que d' autres naissent déjà morts.
Comment pleurer le décès de son chien-chien,
Et ignorer un pays qui meurt de faim.

Tant d' argent pour poser un pied sur la Lune.
Tant de famine sur notre Terre.
Occupons nous d' abord de nos deux hémisphères.
Malheureusement l' homme préfère rester sur la Lune.

Trop de lumière pour la France.
Dommage que pas une ne sache naviguer,
Et apporter une pensée de l' autre côté,
Pour enfin mettre fin à toutes ces différences.

Pourquoi donc nous apprendre à profiter,
Au détriment du verbe "partager".
L' éducation doit s'prendre au premier degré.
Mais comme y'a rien a gagner, retourne réviser !

Quand même un peu de pitié.
Quand même quelque chose à donner.
Une belle preuve d' amitié.
Des armes pour se tuer.

François Leroy   petiothemitch@hotmail.com

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Pour mais contre (le CPE !)

Un de plus, un de moins,
Ce contrat de merde changera rien.
Jeunes étudiants, jeunes lycéens,
Vous savez bien que ça ne sert à rien.

Juste le bonheur d' une journée libre,
Remercions le gouvernement pour cette permission,
Enfin une occasion d' être heureux de vivre,
Mais bientôt, retour au front.

C' est si simple, on en a marre des cours,
Le CPE, on en a rien à branler.
On veut juste étudier ce qui nous plaît en paix,
La grève ce n' est qu' un appel au secours.

Non, la crise d' adolescense n' est pas un phénomène naturel,
Juste une excuse pour enterrer les rebelles.
C' est dur d'être méprisé, dirigé, manipulé,
Heureusement, le lycée apprend à fermer les yeux pour l' accepter.

François Leroy   petiothemitch@hotmail.com

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La couleur de mon ciel

Quel son c'est cris que j'entends, des cris de joie ?
Je pense.
Des cris de douleur ?
J'en doute.
Des cries d'insouciance ?
Sûrement.

Je m'approche et je les aperçois,
Là, dans le parc, ils jouent, ils courent à en perdre leur souffle,
Certains, sur leur balançoire, tentent de décrocher une étoile,
D 'autres, au contraire, protégés dans les bras de leur mère, regardent émerveillés la neige qui commence à apparaître.

Quel sont c'est cris que j'entends ?
Des cris de joie ?
Je ne pense pas.
Des cris de douleurs ?
J'en ai bien peur.
Des cris de souffrance ?
Sûrement.

Je me retourne et je les vois passer,
Ces clowns au gros nez rouge,
Ils imitent ces drôles de maladies,
D'un coup de pied, d'un coup de tête et d'un éclat de rire, voilà qu'ils nous disent comment les faire disparaître.

Les enfants du parc ont un ciel couleur neige,
Mon ciel à moi, il a la couleur de l'espoir,
Des clowns au gros nez rouge m'ont aidée à le colorier.

Aurélie Simode  aurelie.simode@wanadoo.fr

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Aphorismes...

Charles de Leusse a écrit des recueils éclectiques qui rassemblent des maximes sur des thèmes aussi variés que Dieu, la vérité, la haine, la mort ou l'humilité...
* Influences : Pascal , La Rochefoucauld , Rivarol ...

Quelques extraits :

L'amoureux vole un baiser.
Il encourt perpétuité.

Le pire ennemi, c'est soi-même,
Mais je ne le tue, car je l'aime.

Jumelles voient de loin quand près des yeux.
Loin de soi, près du coeur; amoureux.

L'âme est comme le pollen :
Elle fait souvenir d'elle.

Des moutons sont sous le lit,
Mais le loup est sur le lit.

Quand en victime, on se pose,
Son brevet, vite, on dépose.

Même Jésus, trois jours, est mort.
Qui est fort ne fait le fort.

La colère, c'est plus petit
Que celui derrière lui.

La guerrre limite les morts.
Les limite au cimetière...

L'âme ne respire
Qu'à notre mort.

Qui voit la mort
Aveugle la mort.

Le souvenir des morts
Est bien un bon remords.

La mort est un mot
Qui tue tous les mots.

Le soleil de la vérité
Ne se regarde, mais ses effets.

Les champions de la liberté
Ont la médaille pour tout collier.

Les terroristes tuent de loin,
Mais la lâcheté n'est pas loin.

Charles DE LEUSSE charlesdeleusse@free.fr

Je propose gratuitement mes livres d' aphorismes en vers sur: http://charlesdeleusse.free.fr

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Douce amie

Etrange sentiment, étrange ressenti
Etrange impression que j'éprouve aujourd'hui

Lorsque je vous croise ma douce, ma mie
Lorsque je vous croise et que je l'envie

Mon cœur se casse, mon cœur se brise
Lorsque près de vous je le vois qui arrive

Près de vous il s'assied et d'une main aisée
Caresse cette épaule si longtemps désirée

Mes larmes n'y font rien, et lorsque mon cœur crie
Il se heurte à un vide, son pire ennemi

Alors je rentre seul, ma douce, ma mie
Sous le soleil couchant d'une fin d'après-midi

Et jusqu'à la nuit noire, je erre, désolé
En espérant un jour recevoir un baiser

Ladislas de Toldi,   laditoldi@gmail.com

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Ton amour

C'est ton amour qui m'interpelle,
Jusqu'à devenir, malgré moi, poète.

Ta tendresse est garnie d'ailes,
S'envole dans mon cœur tel un aigle en vedette.

Dès que tu t'éloignes, elle devient cruelle,
La nuit tombée, elle saisit la baguette.

J'amasse et j'arrange des paroles éventuelles,
Je trouve génial tout couplet que j'interprète.

Elle a su m'apprendre à voir,
Voir au delà des monts et des crêtes.

Même si elle est injuste à mon égard,
Avec elle, j'apprends des choses secrètes.

Comment atteindrai-je le summum du savoir,
Et quand saurai-je tenir les rênes, être correct ?

Quand pourrai-je arranger le sautoir,
Quand saurai-je tirer un jour à la gâchette ?

J'ai appris chez lui la marche de nuit,
J'ai appris comment compter les étoiles.

En dépit des ténèbres et du froid de minuit,
J'ai appris le sens du calme nocturne et total.

Je hais le chant du coq qui m'ennuie,
Je hais la disparition des étoiles.

C'est à l'aube que je me mets au lit,
Pendant que d'autres sursautent par le réveil matinal.

Elle m'a appris le sommeil en plein jour,
Elle m'a appris la marche en plein nuit.

Elle m'a appris le temps qui change sou cours,
Elle m'a montré de quelle manière on réfléchit.

Elle m'a appris les dangers de la vie que j'encours,
Elle m'a appris que tous les coins de la terre est un abri.

Elle m'a appris comment les gens haïssent la vie tout court,
Elle m'a montré les jours crachant du venin maudit.

Elle m'a appris comment rejeter l'injustice,
Elle m'a appris comment aimer la sincérité.

Elle m'a appris la marche investigatrice,
Pour éviter de tomber dans un guêpier.

Elle m'a appris comment préparer le terrain propice,
Pour éviter de rencontrer d'éventuels dangers.

Elle m'a appris comment apprécier les sacrifices,
Elle m'a appris comment savourer la gloire méritée.

Kamal Sabi ©  attouchanou@yahoo.fr

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Le dernier échec

Ma dernière prière à jeter
Mon étoile perdu au ciel
Espoir en train de lutter
Pour un triomphe éternel

Laisse-moi te raconte chagrin
Comment l'histoire a commencé
Et comment j'ai prévu la fin
Fin d'une promenade condensée

J'habitais les vagues de la mer
Sans que je m'ancre à des plages
L'horizon s'avérait moins clair
Que le vent m'emporte du courage

Disant que personne n'est parfait
On ferme des fois nos yeux
Et des fois le sanglot de la plaie
Prie à notre place le dieu

Quand toutes les portes se ferment
Où puis-je trouver les clés
Moi la faible, l'aveugle femme
Qui après un succès

Où puis-je trouver ma raison
Quand je perds tout à la fois
Vivante mais dans une prison
Quand la vie applique sa loi

Dans ce cauchemar où j'erre
Je dois accepter tout souci
Et payer tout pour la lumière
En disant à la nuit merci


Une ancienne plaie

Sur mes terres chaudes la neige fond
Les frontières de l'histoire d'un secret
Je pleurs les ruines d'un chagrin profond
Une proie sanglante d'une ancienne plaie

Emportée sur les ailes d'un vent sec
Cachée derrière un soupir sanglant
Je fouille mes vieux papiers d'échec
Cognant des bras la nuit et le temps

O, regret comme un faucon du mon ciel
Redescendait se poser dans ma main
Demeures ! , fais de mon cœur un hôtel
Tus-moi je veux sentir la mort , la fin


Identifie-toi

Es tu un rêve printanier ?
Qui caresse la lueur du l'Aude
Es tu un prince ou bien prisonnier ?
Tissé avec les fils de ma robe

Je te vois gravé sous mes paupières
Coulé dans mes veines avec le sang
Déguisé par mon ombre ou derrière
Identifie-toi mon prince charmant

Prince, je suis noyée en amertume
Pas assez de joie pour t'offrir
Mon patrimoine est que cette plume
Réparée par les feux de plaisir

Hasnaa Talbi  annaempire_18@yahoo.fr

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