Poésie22
Bienvenue
aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette vingtième et unième
page de poésie !
Leur plaisir continue ici :
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poèmes de David Bouchard, juin 2005. |
Le serpent
Dans un défilement de lianes
qui s'effritent , tellement elles sont sèches
qui s'entortillent et se faufilent dans les moindres brèches
un vrai serpent s'imprégnant et se camouflant
un mensonge qu'il veut faire croire ,de sa langue fourchu
hypnotisant sa proie d'effroi cent milles fois
comme il en a vue des yeux effrayés
remplis de pitié dans leur captivitéune humeur de tueur couleur terreur
il semble galant quand il prend le temps
de découper ses mouvements
je suis la proie et il me voit
qu'il s'avance en transportant son arrogance
je serai heureux de de lui montrer la couleur du feu
de le surprendre pour lui faire comprendre
que lui faire comprendre que la proie peut se défendreje mettrai un trait d'union a son nom
ou j'ajouterai ma signature qui brisera sa belle allure
Saisir sa chanceje suis la lumière qui vient de la surface
nageant dans l'eau froide, presque insupportable
si je pourrais trouver un moyen pour percer la glace
ce pourrait peut-être devenir agréable
il n'y a pas de vague sur la banquise
juste de la neige qui vient et part avec le ventj'ai réussi a sortir et j'ai vue une fille assise
les yeux ouverts regardant le soleil
je me suis propulser pour saisir ma chance
c'est bon de voir que la volonté payeje me suis mit a parler
elle ma répondu sans hésiter
j'ai vue dans ses traits la morosité
sa joie de me parler me semblait familière
les même sentiments que moi, voulant briser la barrière
celle qu'il faut franchir pour réussirj'ai réussi a sortir pour apercevoir une fille assise
les bras bombés pour me repousser dans l'eau glacé
le froid me ressaisit, elle ma trahit
elle a saisit sa chancela volonté paye
mais la vie continu a amasser ses impôts
il faut gérer son compte épargne
ou bien retomber dans l'eau
ou l'on repense a nos dépenses
qui tournoient en tous sens
Une chance sur deuxaucun oeil aux alentours
sur la branche dominante
du plus gros arbre
seul la nature peu se vanter
de nous avoir vue s'aimer
en silence et sans souffrancele lit du ciel s'étend dans tes bras
les ruisseaux de perle ne parlent pas de moi
puisque à mes coté tu n'est même pas comparable
à tous ce que je pourrais être
allez vient et fait moi renaîtred'autres sont sur la plus basse branche
mais qui est-ce que sa dérange
puisque dans un monde cruel
on ne voit que les perles
et la beauté éternel n'existe même paspuisque alors on a de la chance
juste un peu de romance
et les difficultés , on passe à côtéaucun oeil aux alentours
sur la branche dominante
d'un des plus grands arbres
et la nature se couchera
dans nos bras
comme si on contrôlerait notre avenirle bonheur des uns fait le malheur des autres
je relance la pièce
une chance sur deux de faire des malheureux
Le sable blancsur une plage de sable blanc
proche d'une marre d'eau et d'un palmier
tout ce qu'il faut pour vivre choyé
mais l'eau devient du sang
et la beauté n'est que du givre
qui se colle sur tout, n'importe ou
emportant avec elle le dessous des choses
que l'on distinguait si bien avant
d'une couleur qui était rose
mais maintenant le blanc se couvre de sang
le soleil qui ondoyait sous son manteau jaune
se rend compte qu'il n'éclair que du vent
mais le vent emporte le sable blanc
et je ne peux regarder passer toutes ces journées
qui se sont échoué sur les rochers
écorchées entre l'eau salée
et fripées dans les mains du chagrin
et la mer ondoie, retenu par les marées
le reste qui se noie, toujours plus étouffé
la saison des pluies va passer
une espérance de vie ne pourrait être gâchée
par l'espoir d'un sable blanc
fin et chaud, qui rassure les pas
Cette rose qui fanetu es belle
je voulais t'offrir ma pensée
une fleur a poussé
pourrais-je la cueillir
cette femme si rose
cette rose qui fane
une épine trop fine
un visage qui se dessine
sur la grâce d'un papier de soie
tu es belle, tes yeux font briller le soleil
si j'étais la terre, aurais-je pus t'offrir un tapis rouge
et je me brise le bras
a essayer de faire apparaître cette étincelle
qui illuminera notre amour en flamme
comme un brasier vivant
qui se déplacerait contre le vent
avec aucune peur de s'éteindretu es belle a mes yeux
la beauté elle même est jalouse
je suis jaloux de tous ceux
qui t'ont déjà regardé
qui t'ont un jour frôlémaintenant j'écris un vers pour toi
celui-ci est pour moi
un autre pour tes yeux
et je verserai un peu de vin
dans la plus belle coupe de cristal
qui brillera a la lueur de ta visionje suis jaloux de tous ceux qui t'imagineront
L'eau un peu sucréma perle tu vis au plus profond
de ma rivière de larme
ma perle tu suis les courrant
si compulsifs en moi
ma perle tu t'inondes de souvenir
moi je me noies dans ton sourirel'eau est un peu sucré
je nage de ton côté
te protégeant des fonds marins
du danger du destin
le sable est fin
ta douceur est sucrerie
tu rassures le ciel
tu miroites de l'œiltu éclaires mes nuits
un éclair sans bruit
La beauté de la vieils ont attaché la corde
ils ont apporté les flammes
ils ont entendu crier à l'aide
ils sont indifférents
ça devient une habitude
les roches percent la peau
ça devient une habitude
mais qui guérira les brûlures
ils ont savouré la vie
ils ont des rêves d'accomplis
la fierté les envahitils volent des passions
et puis savourent un repas
ils n'ont pas la connaissance
de problèmes, ils ont de la chance
et ils parlent et ils parlent
la facilité de pouvoir penser
ou de pouvoir gagnerils attacheront la corde
ils apporteront les flammes
et peut-être crierez vous à l'aide?
l'indifférence qui devient une habitude
les flammes brûlent la peau
dites-moi qu'est-ce qui pourra guérir?
Plus rien après cela n'est aussi beauje suis saoul de ton amour
de toujours tourner alentour
de compter tes clignements d'oeil
et de te faire la belle accueiltu dis vouloir continuer, mais ta voix semble trembler
je crois voir un pure mensonge , ou bien des paroles insensées
tout de toi s'était envolé, était parti bien loin d'ici
ici dans mes pensées , ici dans mon espritpourquoi ouvrir la porte de mon coeur, et la refermer
et ensuite m'emplir de peur , qui ne fait que me hanter
j'aurais voulu t'avoir juste pour moi juste une fois
qu'est ce qui aurait été si dure à ton avis
tout ce que je t'ai dit et entendu de toi n'était qu'un mirroir
et ma vie continuera-t-elle après t'avoir perdu
si tu saurais pourquoi je suis si déçu , tout allait bien
Je n'en peux plus , de t'avoir perdu , tout allait si bientu dis vouloir continuer, mais ta voix semble trembler
je suis saoul de ton amour
de toujours tourner alentour
je comprends que la vie ne comprend pas
que nous ne vivons pas pour elle
mais pour être aimer
ce que la pierre ne connaîtra pas
ce que la nature n'aura jamaisest-ce un cadeau ou une malédiction
sa beauté n'est elle que trahison
car quand l'on a connu ce sentiment
plus rien n'est aussi beau
Diabète au cœurC'est louche la vie
pis sa fait mal au cœur
débouche ta vie
avec une petite liqueur
diabète au cœurje suis resté debout
les pieds sur les clous
douloureux la vie
mais la vrai douleur
c'est celle qui te fait peurUn bouchon de cire
ne peut pas nuire
mais si tout d'un coup
je veux lire ton avenir
tu n'entendras pasc'est louche la vie
et sa fait mal au cœur
débouche ta vie
avec une petite liqueur
diabète au coeur
David Bouchard, davidon1212@hotmail.com
Je me lève.
Je fais ma couchette, pour la dernière fois.
Enfin! Je vais sortir.Mais avant...
Je me dévêts de cette horrible combinaison orange.
On me rend mes vêtement, ils ont pris la poussière.Puis, le gardien me jette
Hors de cette immonde prison.
J'y ai passé trop d'années.
J'ai eu de la chance.
Combien de mes compagnons
Nous me reverrons pas?
Ils ont fait dans leurs vies trop de dégats.J'ai réussi, je suis sortie.
Je revois le jours,
Ce jour qui m'a tant manqué.Aujourd'hui, je reccommence
Une vie nouvelle,
Sans soucis,
Sans ennuis.Mélanie Tirole, mjvf@hotmail.fr
Je suis devenu celui qui
Ne renaît plus de ses cendres
Qui ne passe plus
Avant, sous vent
Sous vent
Je dis souvent
Je suis devenu celui qui sait
Marcher sans faire de bruit
Fouler les sols pourris
Sans crépitement, sans épuisement
Celui pour qui" vivre" veut dire:
"Je me soucie"
De voir, de faire, de taire
De prendre un pan de ton turban
De voir ta joue glacée
De voir le temps
Je suis devenu celui qui sait
Celui qui rit
Celui qui pleure ton départ
Devant la gare
Celui qui va, qui vient
Celui pour qui" rêver "veut dire:
"Plus rien"
Reste donc ici ami
Tu sais, depuis le jour où je suis né
Depuis l'éternité
J' t'attends..
Tu es parti?
Ah, non! Reviens!
Ou bien
Je me forgerai une autre cage
Je m'ouvrirai une autre page
Où j'inscrirai seulement
Ton nom..
Je m'infligerai cent mille détours
A ton caveau
Je nourrirai tous les corbeaux
Sais-tu maintenant?
Comment je suis devenu
Celui qui sait savoir
Celui qui veut goûter
Ton vent
Celui qui se défend
Contre la vague, contre la crête
Qui brûle les corps
Qui détruit tout sur son passage
Même le printemps
Ah, non! Reviens sinon...
Je deviendrai celui pour qui
"Aimer" n'est plus le mot qu'il faut
"Aimer " n'est qu'un suicide
Devant un mur de glace, fumant
Pardon, reviendras-tu ou non?
Sinon, je me fâcherai
Je sècherai mes larmes noires
Je détruirai mon coeur encore
Je deviendrai celui pour qui
"Aimer" veut dire:
" Vivre comme un mort"
Vois-tu maintenant
Comment je suis devenu celui
Qui se regarde dans la glace
Et il se dit:
"Sans toi, je suis fini
Depuis longtemps.."Hadia Kilef, Avril 2005 dedalusa1675@yahoo.fr
Toi, qui ne vis que par les milliers,
De rose que je t'offre chaque soir en secret,
Dans mes rêves où rien de plus beau n'existe,
Malgré la réalité, mon amour pour toi subsisteToi qui ne vis que dans mes yeux,
Vois-tu tous les baisers que j'invente pour deux,
Comptes-tu les secondes, les heures
Que j'ai passées, avec toi dans mon cœur ?Toi, qui ne vis qu'au fil de mes pensées,
Toi, le démon qui ne peut m'interdire,
De chaque jour devoir regretter
De ne pouvoir qu'imaginer ton sourireToi, qui ne vis qu'à travers mon amour,
Toi, que j'ai encré à jamais dans ma vie,
Serre moi fort, aime-moi pour toujours,
Que je n'ai plus besoin de cette poésie !Clémence Zunino clemencezunino@wanadoo.fr
Poème 1
Quand on regarde en arrière,
Et qu'on se dit qu'on aurait dû le faire
Quand on regarde autour de soi,
Et qu'on entend cette petite voix
Nous dire : " Fonce ! "
Et qu'au bout du compte on renonce
Quand on pense être sûr de soi-même,
Et qu'on se rend compte que très peu on s'aime
Quand on se met devant un miroir,
Et qu'on s'aperçoit ne voir
Qu'une personne sans intérêt
On finit par s'avouer
Qu'on est ce que l'on est
Mais que lorsqu'on regardera notre passé
On ne verra que des regrets.
Poème 2
Parfois il suffit d'un regard au loin
Pour comprendre que notre vie n'est rien,
Que l'immensité et la diversité
De la nature, n'a d'égal
Que notre vanité
Et notre superficielle vision de l'idéal
Qui pour nous passe forcément par la possession d'argent
Car il nous donne l'impression d'être puissant,
Alors que les plus beaux trésors
Sont autours de nous,
Et qu'il ne faut pas obligatoirement posséder de l'or
Pour y avoir accès, car ils sont partout.
L'homme ne voit jamais ce qui a le plus de valeur,
Il ne pense qu'à l'apparence et délaisse l'intérieur
Cela ne lui portera pas chance,
N'est-ce pas de la nature que dépend notre future déchéance ?
Poème 3
Il est là, près d elle,
Elle ne sait plus que faire
Elle regarde autour d elle
Pour lui montrer qu'elle n'a que faire
De sa présence à ses côtés
Elle sait qu elle n'est honnête
Avec personne et encore moins avec elle-même
Mais elle ne se sent pas à même
D'être comparée aux conquêtes
De celui qu'elle aime tant
Ajoutons à cela, son manque de confiance en elle
Et lorsqu'il est là, ce qui ne transparaît d elle
N est qu'indifférence, et pourtant...Anaïs, BCLV1630@aol.com
Dans ton nouveau jardin bien vert
Tu dois gambader comme avant
Dans le nôtre à présent c'est l'hiver
N'y résonnent plus tes aboiementsSur tes deux pattes encore valides
Tu as lutté comme un seigneur
A la maison c'est le grand vide
Depuis qu'est arrivée ton heureA ta nouvelle cuisinière
Dis lui de ne pas oublier
Tes petites saucisses et ton gruyère
Les fonds de yaourts à lécherLa-haut amuse toi petit fou
Mordille leurs pieds ou leurs chaussons
Très fort ils t'aimeront comme nous
Fais bien le clown petit larronSalut à toi petit Mouki
Sois heureux dans ta nouvelle vie
Toi le petit yorkshire farceur
Tu es à jamais dans nos coeursFranck Bessieres, le 12-12-2003, franck.valmath@wanadoo.fr
Depuis ce jour de bonheur
Ma vie s'est bouleversée
Depuis ce jour mon bonheur
Enfin je t'ai trouvéNotre rencontre c'est cette musique
Pour danser j'ai pris ta main
Quand sur cet air romantique
Nos cœurs chantaient le même refrainPuis vint le jour où tu m'as dit
De toi je veux un enfant
Bientôt on déposera les bougies
Sur le gâteau de ses douze ansVingt ans déjà d'un amour fou
Que du ciel bleu et du soleil
Il n'arrivera jamais au bout
Car lui au moins est éternelFranck Bessieres, franck.valmath@wanadoo.fr
5 poèmes et texte poétique de E.V.
Incognito
A peine ai-je effleuré ta couverture de cuir que déjà les secrets pesants et lourds desserrent leur étreinte sur mon âme. Et toi tu te dis : " Ah ! Finie la solitude ! Bientôt mes pages candides seront recouvertes d'une encre chaleureuse et je sentirai la pointe fine de métal caresser mon recto… " Mais comment te dire que je ne suis pas l'héroïne que tu recherches, l'actrice de cinéma certainement, ou le pilote d'avions au cœur empli de nouveaux voyages... Ta déception ira croissante, quand tu découvriras la banalité de mon existence et la solitude qui ronge mon cœur. Peut-être essaieras-tu de me consoler grâce aux artifices qui remplacent notre impossible communication ; peut-être compatis-tu déjà, mais tu ne peux pas me montrer tes sentiments. Alors je suis seule, tout simplement face à moi-même, et je vais te raconter cette vie inquiète et drôle, heureuse et pénible, tandis que tu es contraint à m'écouter.
Si tu avais du sang
Tu craindrais les chardonsSi tu avais des nerfs
Tu aurais des frissonsSi tu avais des yeux
Tu verrais les saisonsSi tu avais du nez
Tu sentirais les joncsSi tu avais des pieds
Tu foulerais le gazonSi tu avais un corps
Tu jouerais les ValmontMais tu n'es qu'un page
Avec une chansonTu as beau crier hurler sourire et te moquer
Tu resteras le fantôme d'un garçon
Le reflet d'une impression
La sensation d'une perception
La Tourvel de VAlmont
Le don quichotte sans imagination***
A un autre…
Ce sont les caprices du destin
Qui nous ont poussé l'un vers l'autre
Le souvenir d'un soir, le recueil d'un matin
Le désir fou de voir sonner à notre porteLe temps est venu de monter l'escalier
Qui mène on ne sait où, vous vous en doutez
On croit sentir le poids des marches user
Ce qu'il reste de forces après cette longue soiréeEt pourtant, après tant de discours malsains
Tant de peurs, tant de vies, tant de pensées pour faire nôtre
Ce qu'il reste de nous, ce que sont nos desseins,
Nos prières, nos instances, le sang livré des apôtresJ'ai reçu un message, je l'ai laissé passer,
J'ai reconstruit mes vies, j'ai rempli mes corvées
La tour de Babel je l'ai forcée de s'incliner…
Pour créer en ce jour, ce qui de tout tps va me rester.Et si à présent il n'y a plus rien à dire
C'est qu'après tout ce n'être peut-être pas pire
A présent il n'y a plus rien à contredire
Je crois que je t'aime et crois que tu m'attires***
J'ai, mais…
L'un a écrit " dans j'aimais il y a " mais "
Et je dirais même plus " j'ai, mais… "" Oui, mais ", ma rengaine préférée. Le leitmotiv qui mène une vie déjà. C'est bien utile, cela permet de reconnaître les savoirs des autres et de s'en faire sa propre réflexion, un retour sur soi-même qui permet d'ingurgiter plus vite !
Oui mais, tout va bien, jusqu'au jour où ça n'est plus la raison qui me guide mais l'intuition.
Les sentiments, tu es bien placé pour le savoir, sont les trésors les plus difficiles à communiquer. Quand toi-même tu recueilles en ton cœur mes paroles, sourd à mes instances d'une éventuelle réponse, tu te caches, froid et sombre comme un vieux journal qui, trop expérimenté, ne veut plus parler. Toujours se taire, toujours décliner.
Oui mais…Et si le cœur t'en dit ? Après tout, tu as un cœur, un cœur en bois, un coeur de papier, c'est de l'énergie qui circule quand même. Car au centre de ta page, enfoui sous la fine pellicule de papyrus, se cache un tendre cœur qui accueille avec délicatesse et délectation sûrement tous les maux de mon existence.
Oui mais, quand bien même tu n'es pas là, tu comprends ou du moins tu entends, tu acquiesces, tu redoutes et tu écoutes.
Tu sens en toi les palpitations de mon poignet gauche, tu perçois les vacillements de ma main fatiguée par le cours des journées. Tu imagines, tu t'inspires et tu me renvoies le reflet d'une vie qui me ressemble.
Tu me demandes les propres questions que je pose à ma conscience, dont je rêve inconsciemment. Tu me soumets à ma propre personne, puisque j'ai toujours le droit de me relire. Mais tu m'interdis d'arracher mes souvenirs, de détruire un passage, de scander un paragraphe, tu veux un tout, la substantifique moelle, la chair de ma chair.
Tu veux ma peau tu veux mon esprit. Tu me veux tout à toi sans jamais rien donner… si ce n'est une feuille de papier.
Tu es un mystère, le plus grand de ma vie.
Oui mais je t'aime pour ça, tu es le psy de mes nuits et le fruit de mes cauchemars le souvenir de mes remords et l'instant d'éternité. Tu me lègues ton avenir, tu n'en as pas le choix peut-être même pas l'envie, mais tu es qqun à toi seul, tu mérites tes desseins qui ont pour finalité de me rendre éternelle un instant.J'ai mais… toi que je cherche, je t'ai à présent…
***
A l'homme qui se cachait derrière son pseud O
Anonyme il vivait incognito
Personne ne le voyait, il s'appelait Arno
Il avait dans sa vie métro boulot dodo
Ca n'était pas sa vie, c'était juste des infosEt sur la page blanche d'un écran, d'un ordi
Sur une page blanche il a écrit sa vie
On lui a demandé quelle était son envie
On lui a répondu qu'il n'y avait pas pisSur le bord de son lit, à proximité des rideaux
Il a jeté les yeux sur une série d'photos
Il y a vu des filles des amis des cadeaux
Les jouets d'une soirée les ballades en véloElle est venue un soir sur sa messagerie
Elle a dit pourquoi lui ? il s'est dit eh bien oui
Elle a mis dans ses mains des milliers de sourires
Ses joies ses doutes ses peines, ses tendres souvenirsIl se demandait bien à quel moment il faut
Essayer de dire non, d'en avoir donné trop
Ou de continuer de se dire elle le vaut
Je vais tenter le diable, je support'rai les mauxElle en avait subi des hasards de la vie
Elle en avait bavé souvent puis en avait bien ri
A présent elle osait, elle en avait envie
De ne penser qu'à elle de commencer sa vieTendrement doucement sur la toile du réseau
Ils ont tissé des liens et ont tu leurs défauts
Ils n'ont pas voulu dire le moindre de leurs sots
Desseins d'hommes libres, quand bien même ça s'rait fauxEt apparemment voit-elle, elle se sent lui dire oui
Elle n'y croyait même pas en tous cas pour le prix
Qu'il y avait à miser elle s'est dit " oui, tant pis "
" tu es une rebelle, le destin te défie "Et ils s'unirent un soir du matin à la nuit
Ils virent dans leurs yeux la lumière qui reluit
Quand ils ne firent plus qu'un tous deux moralement unis
Et qu'ils regardaient se lever le jour, épanouis***
Non
Non, bien évidemment je te l'ai déjà dit, il est clair que tu n'attendais pas après moi. Toi qui recherchais une histoire palpitante, un regain d'exotisme, de générosité et d'humanisme…
Non, bien sur, tu n'as pas de déception, tu aurais pu servir de livres de comptes, de livre de recettes, de cahiers de cours ennuyeux, de listes de courses.
Non, bien entendu, tu n'es pas plus satisfait par mes élucubrations sentimentales sans queue ni têtes et existentielles, de mes inventions plus scientifiques qu'esthétiques et surnaturelles. De mes calvaires quotidiens face à cette page blanche qui me taraude.
Mais sur tes pages grisées, tu ne peux rien ajouter, je ne t'en laisse pas le choix. Je peux te déposer sur une table de chevet, maculer tes coins vides, faire tomber quelques gouttes d'un caf "é refroidi, que tu continueras d'errer dans les ténèbres et le silence. Il n'y a plus d'issue pour toi.
Ca n'en vaut plus la peine. Je te sens déjà envier ton voisin de rayonnage de la boutique du bouquiniste où je t'ai trouvé ce matin de décembre près de la Seine. Je te vois déjà rougir d'humiliation d'avoir été choisi ce jour-là que rien ne pressentait.
Il est vingt deux heures et je me perds entre deux phrases. JE ne sens déjà plus la pointe de ma plume divaguer entre mes doigts engourdis par la tempête que je viens de traverser à l'instant. Je n'ai pas digéré le restaurant de ce soir où j'étais assise comme un zombie devant un plat de cuisses de grenouille farcies. C'est la troisième fois. Le serveur m'inspecte de son regard suspect et scrupuleux, qui projette de me ridiculiser davantage d'être assise à une table dans cette brasserie où tous les sièges sont alignés deux par deux, à la quête des couples parisiens. Et moi je suis seule. Dois-je préférer attendre chez moi la fin de la grève, le jour où je rencontrerai l'accompagnateur de mes jours et le compagnon de mes nuits. Ma veste est froide, mon lit est vide, et pourtant je me qualifierai de " seule mais pas solitaire ". Pas solitaire, la foule virevolte ici, elle médit à mon propos. Ah non ça n'est pas de moi qu'elle parle aujourd'hui, elle ne m'a pas vue. Il n'y a que cet enfant qui me regarde surpris, qui ne comprend pas l'air apeuré que je transporte, comme une petite fille battue que plus rien n'intimide tant que ça mais qui feint d'être encore naïve à cette heure pour ne pas sembler trop différente.Je ne suis plus là, je dors à présent.
Je vais te montrer ce que je souhaitais lui écrire en cette période de fête. C'était pour lui, désormais c'est pour toi. Fais en ce que tu veux, ça n'intéresse plus personne." Je t'ai regardé pendant des heures sans broncher mais tu n'as pas daigné le ver la tête. Tu feuilletais ce journal et le vais les yeux de temps à autre sur une jeune femme qui passait d'aventure et qui t'arrachais pour quelques secondes à tes médiations.
M'aurais-tu abordé moi aussi si tu avais su que je te scrutais et t'attendais discrètement au coin de cette pièce ? M'aurais-tu invité à m'asseoir à ta table comme deux compagnons d'enfance qui n'ont rien d'interdit, pour me raconter es plus noirs secrets de ton adolescence et écouter mes divagations de femme endurcie par l'âge ? Qu'aurais-tu fait de moi ? Nous serions-nous donnés l'un à l'autre comme deux enfants qui découvrent la vie ? A d'autres ces questions.
Sur le coup d'un instant il aurait suffi d'un regard. Et puis plus rien. L'envie de rester discret et silencieux, de te regarder cinq minutes sans sourire. Quelques minutes très vagues, juste innocence et sensualité. J'aurais paru ta reine et toi le prince de mes jours.
Mais tu n'as pas levé les yeux et je n'ose t'aborder. Tu es là chaque jour face à moi, je connais les mimiques de ton visage, je sais tes mains voûtées sur cette table et tes doigts qui claquent parfois quand l'envie te prend soudain, et ta langue qui mouille tes lèvres quand tu s crispé.
Je te regarde manger le plat du jour délicatement et sans te presser, excepté lorsqu'il s'agit de lapin. Tu n'aimes pas le lapin. Je voulais te demander pourquoi mais je n'ai pas voulu.
Je me vois des fois t'aborder et m'asseoir à ta table pour combler ma solitude.
Ou t'apporter ce journal que tu t'empresse daller chercher chaque matin la librairie d'en face. Je sais que le temps et maussade et que tu n'aimes pas sortir. Tu es comme moi, tu préfères les livres. Tu écris certains soirs, mais seulement Je 'oses croire que je puisse t'aimer après tout le mal que u as fait. Car pour traîner dans un hôtel à l'âge de trente ans il faut avoir été sacrément cruel, avoir délaissé une épouse et trois enfant après avoir été infidèle, avoir quitté son entreprise après dix ans de bons et loyaux servies particulièrement rentables, avoir contracté un mauvais crédit ou décider de provoquer en duel son ami d'enfance qui s'est révélé un usurpateur de très mauvais goût…. Ton mal-être je le vis et je t'aime aussi pour cela. Tes regrets je les ressens et les empoigne en mon cœur. dans l'intimité quand personne ne t'inspecte. Tu n'oser pas montrer tes écrits, encore moins les publier, tu crains leur caractère choquant et humiliant vis-à-vis de certains. Tu attendras plus tard. Tu te sais impartial et intransigeant, sec et catégorique, c'est pour ça que tu es l. Tu te connais mais 'oses pas imaginer la réaction des autres à ton égard. Et ma réaction moi, y as-tu songée ? As-tu pensé qu'on pourrait t'admirer quand même et te jalouser dune envie sage et respectueuse, passionnée et amourachée ?
Mais tu es entré ici et je vais t'aborder en laissant ce cahier près de ton journal. "" Je t'ai écrit une lettre mais je ne l'ai postée. Tu ne peux donc la lire, elle n'est pas envoyée. Je l'ai traduite un peu, convertie en latin,
Transcrite en grec sous peu, pour qu'on n'y comprenne rien. C'est beaucoup mieux comme ça personne ne la lira…Je voudrais t'écrire tellement de vers mais l'inspiration me manque. Je ne sais pas mentir dans mes livres qui ne sont que des appels au secours, un cri du plus profond de mon cœur brisé. Par toi qui ne veux pas m'aimer. Je suis seule face à cette page encore immaculée, je travaille comme une martyre parce qu'on ne m'a pas appris à écrire, ni à me tare. Je n'ai aucun tact, je ne sais m'exprimer. Je suis parfois timide
, je ne veux m'exposer. Je voulais simplement te prouver certaines choses, que je t'aimais en somme. Mais mon coeur s'est éteint, brisé par le froid.Si elle venait à tomber cette larme qui s'évertue à s'attacher au coin de mon œil, si elle venait à couler te dis-je, tu verrais alors mon désespoir.
Viens m'aider à la sécher cette larme qui nous obsède, soutiens moi dans notre épreuve…"
E.V.
Ca y est Thierry, c'est ta dernière rencontre
L'homme en noir regarde sa montre
On joue les arrêts de jeux
Tu es là sur ton terrain, nostalgique mais heureuxCinquante années, quelle carrière !
Pour un ancien gréviste du petit écran
Avec tes potes Chapatte et Couderc
S'ils étaient là, elle serait sympa la troisième mi-tempsToi le chauvin mais pas raciste
C'est vrai ce but fantaisiste
Il est bien seul le tunisien
D'avoir zappé la main de Diégo l'argentinEt Monsieur Foot, te souviens tu ?
J'étais gamin mais j'ai bien vu
Salop ou pas c'est plus bien grave
Ça vient du cœur ces dérapagesPasse le relais à Gilardi
Pas très facile la succession
Heureusement y'aura Jean-mimi
Mais les matchs n'auront plus vraiment le même sonTout à fait Thierry, l'arbitre va siffler
Les trois coups de la retraite nouvelle
Et là debout, le stade tout entier
Va acclammer son " platoche " audiovisuel !Franck Bessieres, Gourin le 16/10/2004. franck.valmath@wanadoo.fr
Il fait sombre, il fait froid
Dans ton atelier l'artiste
Il fait sombre, il fait froid
Tes sabots de bois sont tristesLes poussières de bois tendre
Les effluves du vernis
Ont laissé place à prendre
Au silence et l'ennuiTes outils sont classés
Tes peintures glacées
Ta radio ne chante plus
Tes blanches colombes non plusIl fait sombre, il fait froid
Dans nos cœurs serrés
Tes blagues, tes rires aux éclats
Hantent nos longues nuits éveilléesTu aimes tant les roses
Le prénom de ta bien aimée
Tu aimes tant ta douce rose
Enfants grands et petits qu'elle t'a donnésNous savons tous que de là-haut
Tu veilles sur ceux qui te sont précieux
N'oublies pas que dans nos cœurs gros
Tu vis avec nous en homme heureuxNous t'aimons très fort
Franck Bessieres franck.valmath@wanadoo.fr