Poésie21
Bienvenue
aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette vingtième et unième
page de poésie !
Leur plaisir continue ici :
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Aimances
Ode, avril 2005.
Une île Ode, avril 2005. Fil d'émoi... Lauéli, avril 2005. L'anniversaire de Grand-Maman Didier Delème, avril 2005. Le Diable Bacchus Didier Delème, avril 2005. 9 poèmes de Iscia Collet, avril 2005. 18 poèmes de Iscia Collet, mai 2005. 8 poèmes de Iscia Collet, juin 2005. 4 poèmes de Iscia Collet, juin 2005. 9 nouveaux poèmes de Iscia Collet, septembre 2005. 3 nouveaux poèmes de Iscia Collet, octobre 2005. 5 nouveaux poèmes de Iscia Collet, octobre 2005. 6 nouveaux poèmes de Iscia Collet, décembre 2005. 8 nouveaux poèmes de Iscia Collet, janvier 2006. 10 nouveaux poèmes de Iscia Collet, mars 2006. Les marquises de Iscia Collet, novembre 2006. |
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Aimances
Tisser ses aimances au rouet des jours
Broder ses rêves dans des nuages d'organdi
Nouer des liens dans le moelleux de la doublure de ses amours
Tresser sa vie sur un chemin en passementerie~*~
Piquer plus bas que la source vive jusqu'au feu central
Jusqu'au fond de la forge ficeler la pierre philosophale~*~
Tramer le poème dans le fil-à-fil des journées
Tel le fichu de madras qu'elle laissera tomber
Sur la moire antique aux symboles dessinés~*~
Les fibres des chairs, étoffes précieuses
Taffetas, crêpe de soie, clairs rubans
Embrassent l'amante heureuse
Au velours du corps aimé, de l'amant~*~
Ainsi les amours ouvragées
Deviennent oeuvres maîtresses
Aux tissures éternelles d'ors nimbésOde, 13 avril 2005, 964352@ican.net
Une île
Une île pas comme les autres
La nôtre~*~
Une île
Où quand le soleil passe entier
De l'autre côté des volets
Nous réunit dans la nuit
Et fait place à nos amours
Jusqu'à l'oiseau du matin
Qui rend grâce à nos jours~*~
Île de saveurs, de goûts
D'odeurs de nous
De lumière~*~
Tel le voilier sur le fleuve
Elle flotte au fond de nous
Des jours brûlants de désir
Aux nuits chaudes de braises
Où le rêve même nous surprend
Dès le moment du sommeil
Dès l'instant du réveil~*~
Sur notre île
Tu me prends entière
Au soleil des flammes de minuit
À la lune charnelle des jours
Aux indicibles crépuscules
Je te prends aussi~*~
Une île
Où tes bonheurs sont miens
Et tes déchirures miennes
Où le cœur ne s'épuise
Qu'à contenir sa révolte
Et non ses amours
Où la liberté se mesure
Au silence des gestes~*~
Sur notre île
Tout recommence sans cesse
La chanson devient belle
Elle est au bout du poème
La chair est douce
Câline est la tendresse
Le soleil fidèle à sa lumière
Sur nos matins bleus
La lune, la mer étoilée
Viennent au rendez-vous
Du bouche à bouche de la nuit
Où le feu des luminaires
Éveille la dormance de nos chairs~*~
Une île
Pas comme les autres
La nôtre~*~
Île d'amour, d'encens
Aux effluves de paix
De rêves et d'évasion
Où les cœurs, les corps
Ne font plus qu'un
À la démesure éternelle
De l'étreinte...~*~
Une île
Pas comme les autres
La nôtreOde, 13 avril 2005, 964352@ican.net
Fil d'émoi...
Janvier :
Et soudain, le temps s'endort
Une année commence
Nos corps voudraient hiberner.Février :
Au beau milieu de l'hiver,
Les petits flocons
Animent le gris du ciel.Mars :
Echauffement d'escargots :
Temps des giboulées
Ils vont danser sous la pluie.Avril :
Petites fleurs, vertes feuilles
Pointent le bout du nez
La nature s'est éveillée.Mai :
Le muguet est de sortie
Cache-cache dans les bois
Avec les tiges mutines.Juin :
Perché au plus haut du ciel
L'astre de lumière
Eclaire généreusement.Juillet :
Petit reptile à queue longue
Paresse au soleil
Sur le muret lézardé.
Août :
Forte chaleur de l'été
La terre se craquelle
Sa peau dessèche au soleil.Septembre :
Les précieux grains sont matures
Prêts pour la cueillette,
La pression, puis le repos.Octobre :
Tous les caducs s'ornent d'or :
Vain et bel effort
Avant de capituler.Novembre :
La léthargie des végétaux
Triste et morne automne
Jours trop courts d'un mois trop long.Décembre :
Terre figée, ciel actif...
Froidure, douces fêtes...
Décembre est un paradoxe.Lauéli (©Sylvie Vannier Avril 2005),
sylvienath.vannier@laposte.netPour son anniversaire, on a fêté grand mère
Petits plats dans les grands, nappe de son trousseau,
Cristal des grands jours, rien n'était assez beau,
Pour honorer l'aïeule, en ce jour centenaire.Pour une fois elle siégeait, et ne s'activait point,
Servie et bichonnée par toute la lignée
De ses enfants ravis de la voir enjouée,
Entourée par les siens, et il n'en manquait point.Et nous fimes bombance, comme c'est tradition
La garbure avalée, arrive la cochonnaille,
Pour une mise en bouche, précédant la bataille,
Boudins, tripes, pâtés, ventrêche et graisserons.Nous nous remémorons votre appétit féroce
La légende qui disait que là ou mémé passe,
Au fond de l'écuelle ne gît plus que carcasse
En débris mastiqués, plus que des ruines d'os.Puis surgissent les volailles baignant dans garnitures
De haricots tarbais, de pommes rissolées
Dans la graisse de confit, copieusement aillées,
Rien que de très léger, et de saine culture.Le fromage du pays sembla vous faire ombrage,
Et nous fûmes inquiets, de vous voir chipoter
En n'en prenant qu'une once, comme pour juste goûter.
Peut-être est ce plus sage, cette pause à votre âge.Mais voici les desserts, et nous sommes bien certains
Que face aux sucreries, votre appétit revient.
Gâteau basque et merveilles, cela se mange sans faim
Et nous vous regardons, surveillant votre entrain.
Quelle ne fut pas pourtant notre déconvenue,
Quand vous ôtatent vos dents, le dentier prêt à mordre.
Le jetant dans l'assiette, et lui intimant l'ordre
" Continue donc tout seul, mon gars, moi j'en peux plus ! "et là j'avoue mémé, que vous m'avez déçu...
Ne vous méprenez pas, j'ai bien écrit le Diable,
Bacchus n'est pas un Dieu, même fils de Jupiter.
De l'avoir adoré, ma descente aux enfers
Ne dût rien au divin, mais tout à l' effroyable.Et pourtant par nature, je suis plutôt sceptique
Vis à vis des idoles que le mortel vénère.
A tort ou à raison, à chacun sa manière
De croire ou d'avoir peur, de cela moi j'abdique.Cependant à sa vigne je me suis abreuvé,
Bien plus que de raison, comme par fanatisme,
Jusqu'à l'asservissement, qu'on appelle alcoolisme.
A Lui, j'étais à Lui... j'ai failli en crever .Oui il a pris mon âme quand de moi il jouait,
En me faisant sa chose, et qu'à genoux tombé,
Je n'avais plus la force de me relever.
A genoux car vaincu, mais je le haïssais.Et ce n'est nul Suprême qui m'a exorcisé,
Du démon infernal de son autorité,
Mais bien l'homo-sapiens , dans son humanité,
Qui de ma léthargie a su me libérer.Mais ils furent peu nombreux les gens de cette espèce,
A s'attarder sur moi, à tenter de comprendre,
Que je n'étais qu'esclave et non coupable à pendre,
Ni exemple à montrer pour fustiger faiblesse.Bacchus naquit deux fois, nous raconte l'histoire.
De sa mère Sémélé, dont le ventre mourut
Puis de la cu isse d'un père, j'ai nommé Jupiter.
Demi-homme, demi Dieu, est-ce là une victoire ?La mienne est bien plus belle, car je suis né deux fois,
Comme Toi, sus-nommé, mais deux fois de ma mère,
Qui de son amour fol a su se satisfaire,
Pour m'aider à revivre et m'éloigner de Toi.Elle ne fut pas seule à accoucher l'enfant,
Mais je sais que les larmes qu'elle a versé pour moi,
Ont creusé les sillons qui signent mon effroi.L'amour donne un pouvoir que même les Dieux n'ont pas.
Didier Delème, Didierdeleme@aol.com
La permission de grandir
Au fond de son lit de peluches,
Entre son chien et son autruche,
Elle rêvait d'une autre étoile,
D'un prince charmant, d'un bal
Scintillant de mille paillettes,
Elle danserait, sans cesse,
Avec le prince vedette,
Et chaque amour, tout son désir,
Aurait la permission de grandir.Au fond de son lit de peluches,
Entre son chien et son autruche,
Elle fermait les yeux pour oublier,
La faim, la haine et ces dangers,
Fermait les yeux pour rêver
D'un monde meilleur, monde de fée,
Où chaque étoile brillante le soir
Serait un rire, une joie, un espoir.
Où chaque amour, chaque désir,
Aurait la permission de grandir.Au fond de son lit de peluches,
Entre son chien et son autruche,
Elle imaginait les cieux,
Le blanc, les anges et les dieux,
Les nuages comme seul tapis,
Le bleu du ciel comme infini,
Le soleil en énergie,
Parfois l'eau de pluie, eau de vie.
Et chaque amour, chaque désir
Aurait la permission de grandir.Elle rêvait d'une vie plus belle,
Elle aurait tant aimé
Naître en princesse, en ange ou en fée,
Pour le rêve, les étincelles,
Pour que chaque amour, chaque désir,
Ait la permission de grandir.
Pour une passionIl est un son plus doux que l'aurore,
Une musique qui prend son essor
Au plus profond du ciel et de la terre,
Une musique qui s'envole au vent.
L'instrument est ma lumire, éblouïssant
Les jours trop sombres qui me tiennent prisonnière.
Chaque note à son histoire, ses émotions,
Ses instants de gloire, ses hésitations,
Et je les caresse une à une. elles
Chantent sous mes doigts, douces et chaleureuses,
Je les sens frissonner. Elles étincellent
Puis s'évaporent. Elles me rendent heureuse.
L'air se fait meilleur, ce rythme intime
M'aide à respirer, cette harmonie sublime,
Tout m'entraîne vers la liberté,
Paradis terrestre aux creux de la mélodie.
En mon piano tout resplendit.
Le monde est si beau quand on sait l'écouter.
Ces bouts de paradis
(inspiré de "Je vois" un peu plus bas)J'ai longtemps flâné en ces somptueux lieux,
Où la nature et l'homme, enfin, se rendent heureux,
J'y ai chanté les airs les plus beaux de la terre,
J'y ai trouvé une chaleur en plein hiver,
J'y ai parfois écrit les roses de mon coeur,
Tout ça rien qu'en admirant la beauté des fleurs.
Beaucoup de gens passent à côté sans remarquer.
Souvent je les ai vus, marcher dans regarder.
Sont-ils stressés? Pressés d'aller je ne sais où?
Pour ne pas vouloir voir ce gratuit bijou?
Certains, peut-être jalous, ont scarifié
Des arbres en plaidant le romantisme, l'amour..
Tous ceux-là n'ont-il jamais pensé qu'abîmer
La naure est abscons! Il faut porter secour
Aux dernières précellences qu'il reste ici,
Au lieu de dégrader ces bouts de paradis.
FETLYF (Sur les planches)Sur les planches j'ai existé,
Je n'étais pas moi, et, pourtant,
Jamais je n'ai été autant
Emplie, de tout, de volupté.Il n'y eu ni coups de batons,
Ni gestes grandiloquents,
C'était plus beau, c'était plus grand,
C'était un rêve, une communion.Oh! Théatre qui vit en moi!
Oh! Scène où trône le talent!
Oh! Eclairages éblouissants!
Et toute la joie qu'on reçoit!Mais tout bonheur a une fin.
J'aurais pourtant voulu rester
Là où mon âme est accrochée,
Où je caresse le divin.La douceur est suprême ici
Et tout y est immaculé,
Tout est tellement enchanté,
Sur les planches où, enfin, je suis.
Dictature d'un soirEn cette nuit, un seul flambeau brûle,
Le vent souffle, les heures reculent.
L'horreur prend place parmi les routes,
Les prairies, les forêts, même les mers.
L'inquiétude dépasse le doute,
Au fond des coeurs s'installe l'hiver.L'obscurité a prit le pouvoir,
Plus personne ne s'avance,
On a peur du noir...
Personne n'ose tuer le silence,
Alors l'horreur est fière
Et profite de son effet, éphémère.Pour une fois, personne ne rit du couteau
Encore taché retrouvé par hasard.
Personne ne rit du tombeau,
Qui se retrouve rempli un soir.
A l'unisson s'égare un frisson,
Mais on tient bon.Puis, venant de nul part, d'une mer,
Passe un nuage, qui cache en un éclair,
La lune qui, rêvant, ne l'avait pas vu.
La défense s'organise,
Une union jamais connu
Se rebelle. L'horreur agonise.Peu à peu, remonte l'ancien système,
Il ne tient pourtant qu'à un nuage,
Mais on veut juste tourner la page,
On s'occupera plus tard des problèmes.
Pour l'instant on oublie,
Tant que le nuage n'est pas parti.Enfin, le jour se lève,
Le peuple, soulagé,
Se remet à parler.
Bien sûr, le souvenir n'est pas rêve,
Mais on n'a pas changé,
"Toute façon la lune ne vient pas en journée!"Rassurez-vous comme vous pouvez,
La lune n'est pas parti,
Elle prépare sa prochaine nuit,
Ce soir ça va se glacer.
Je voisJe vois au loin les feuilles des arbres :
Elles sont sur le point de tomber,
Une vie trop courte. Il m'a semblé,
Quelques fois les entendre se parler,
Quelques fois les entendre s'aimer,
Et rougir d'amitié...Je vois au loin l'écorce des arbres:
L'amour déjà fini des journées-paradis
Y est gravé au couteau pour ne pas l'oublier.
Ils l'ont fait saigner pour nue futilité.
L'arbre a crié, mais ils n'ont pas écouté,
Je l'ai entendu moi, d'aussi loin, d'ici.Je vois aussi la beauté des arbres,
Des forêts, des prairies, la beauté
Que personne ne songe à regarder.
Une beauté sans égale,
Est-ce pour cela que vous la dégradez?
Toutes ces frivolités lui sont fatales!Arrêtez, sortez et admirez,
Alors vous comprendrez
Les plus belles choses sont là, sous votre nez,
Mais vous ne l'avez pas remarqué.
Lettre à MoureuzJ'aimerais savoir ce que tu fais,
Je me pose la question à longueur de journée
(Curiosité envers mon bien aimé),
Penses-tu à moi? J'en rêverais.Il fait très beau ici,
Mais je passe mon temps enfermée
Dans ces lieux climatisés,
Je préfèrerais qu'il pleuve (mélancolie).J4ai envie d'être, en 'lespace de ces mots,
A tes côtés. Glissée en rêve-réalité,
Glissée en tes pensées,
Glissé vers ta peau.Envie de t'appeler, de t'entendre
En ces murmures caressants,
En ces mots tendres
Que tu me dis si souvent...Envie de t'écrire,
Envie de te dire...
Je ne peux, cette fin
C'est à nous qu'elle appartient.
Qu'il soit mon dédaleJ'ai rêvé de tes yeux
En unique lumière.
Ces regards mystérieux
J'en suis la prisonnière.Je ne veux que par toi
(A travers ta magie)
Etre vu comme ça:
Etre vu si jolie.J'aimerais réentendre
Ces quelques mots sans voix,
Car, sans bien comprendre,
Je fus touchée par toi.Cette inéfable envie,
D'avec toi, débuter
L'histoire la plue fleurie
Qui n'ait jamais été.Ce magnifique trésor,
Semblable à des étoiles,
Je le voudrais encor.
Oh! Qu'il soit mon dédale!
L'hymne TisourisIl peut danser le chat,
Il ne nous aura pas!Ni bêtes, ni soumises!
C'est les petites souris grises!On l'attaquera à coups de dents,
Celles que nous ont données les enfants!Le prédateur va changer,
Si c'était nous qui voulions le manger?Il peut danser le chat,
On l'aura!Boycotons les tapettes,
Marre des appas de mauviettes!A nous la chasse!
A vous la casse!Si les souris devenaient sages,
Elles auraient facilement du fromage.Iscia Collet, isciaster@gmail.com
A cet homme empli de beau
J'avais connu un soir, un homme empli de beau,
De tendresse amicale, de rêves pleins les yeux.
J'y ai vu tout de suite plus qu'un ami merveilleux,
Un double, un ange, un protecteur, un cadeau.On s'est très vite appécié, adoré, embrassé,
Je n'ai jamais comprit comment de tels liens sont nés
Une seule chose est sûre, que de bonheurs inopinés!
Et jamais je ne voudrais te perdre ou te lasser.Mais je sens, en ton coeur trop d'amour,
Sans que celui-ci pour moi soit aussi fort, je m'en sens
En faute de ne pas t'aimer assez en retour.Et je suis désolée, de te dire que
Je ne peux t'aimer, pas ainsi, pas autant,
Mais tu restes en mon coeur. Tu y es précieux.
A cet homme empli de beau (2)
Je t'écris hors des villes, des faux-bourgs
De mon esprit panaché
Pour te décrire les contours
De mes plus profondes pensées.Il y eut des jours, il y eut des nuits,
Où, enfermé dans les troubles de mon coeur,
J'ai cessé de croire en nous, en nos follies,
Et me suis réfuigiée en mes pleures.Il y eut des doutes en ces bas,
Des méandres en nos relations,
Des tensions, des ennuies, des déclarations,
Tant de difficultés pour tant de joies.Mais il y eut surtout beaucoup d'amitié
Sincère et précieuse, des fous-rires,
Des moments enchanté, des délires,
Pour rien je ne voudrais nous gacher.C'est ce que de nous je retiens,
Plus loins que nos petits malheurs,
Ce sont nos baisers clandestins, nos calins,
Notre douceur, les cieux et leurs couleurs.Tant de magie, de jours passés
Côte à côte, de passions insensés,
C'est ce que je vois en nous,
Plus que deux amants, deux amis, deux fous.
A Follie, ma chérie
Un jour calme, une nuit paisible,
Allongée dans mes rêves ainsi que dans mon lit,
Et en mon sommeil je dessine l'impossible:
Tes bras, juste pour moi, Follie.J'imagine un pays pour nous,
Un pays merveilleux, un pays enchanté,
Où je pourrais rester aux creux de toi, lovée,
Respirer l'amour en ton cou.Cet idéal nous l'atteindrons,
Je t'en fais la promesse et, si nous le voulons,
Ce bonheur toujours restera.Ai confiance, ensemble avançons,
Pour de meilleurs lendemains, plus de floraisons,
Jamais le temps ne nous aurra...
Admiranteur secret
En ces lieux si sombres
Où je vous donnerai
Des rendez-vous secrets
Je vous chérie mon ombre.En vos rêves d'enfants
Oh! J'aimerais jouer
Le rôle du méchant
Que vous convertirez.En ces matins trop froids,
Je pourrais être en vous,
Celui qui chauffera
Votre coeur et vos joues.Laissez moi espérer
Qu'un jour votre regard
Sur moi pourra tomber,
Débutant notre histoire.S'aimant comme deux fous,
Vous et moi, s'embrassant,
En dehors de tout temps,
De tout lieux, rien que nous...
Balade au vent d'été
C'était l'histoire d'un temps,
D'un sourire, d'une vague,
Jouants comme des enfants
Aux séductions, aux dragues,
Nous nous laissions charmer
Par ces doux rayons d'été.
Oh! La chaleur! La plage!
Et la pêche aux coquillages!Tout chantait la liberté,
Nous allions, main dans la main,
Admirer cette beauté.
Le vent, la mer, ses embruns
A nos côtés; amoureux
De ces parfums merveilleux,
De cette tendre magie,
De toute cette énergie. . .Mais le temps y a passé,
Les amants s'en ont allé,
Partout l'amour s'est glacé,
Même les fleurs se sont fânées..
Tout était si délicieux
Quand je regardais ses yeux!
Mais les vacances ont fini,
Avec elles tout est partit.Mais il restera pour moi
Un souvenir précieux.
J'y repenserait parfois
A tous ces amours heureux. . .
Ce qu'il me faut
Ce qu'il me faut,
Ce serait de toute jeter d'un bateau
Et prendre le large, loin de tout cela,
Juste moi et l'océan,
Et j'invite, quand il le voudra,
A venir nous rejoindre le vent.
Parfois on s'échouera,
Sur une île abandonnée, pourquoi pas.
Je me nourrirai de liberté,
Et l'écume des vagues allans sur mon visage s'échouer,
Sera mon unique baiser.
Un baiser d'océan,
Un baiser volé qu'il faudra mériter
(En effet je ne l'aurai pas tout le temps,
Il faudra attendre que monte la marée
Pour le renouveler).
J'apprendrai à aimer l'éphémère,
A écouter le vent chanter
Dans les voiles et dans la mer,
A voir nager, juste à côté,
Les plus belles choses qu'elle renferme..
Je sacrifierai aux muses mes plus beaux poèmes,
Et je penserai sûrement à toi
Que j'aurai jeté là-bas...
Alors peut être je reviendrai,
Et surement je t'inviterai.
Toi, moi, le vent et l'océan,
Le paradis parfait.
Oui, c'est ce qu'il me faudrait,
Mais j'en suis loin malheureusement.
Ciel Breton
On eu cru la bruine, telle des perles des cieux,
La vie continuait, personne ne remarquait,
Pourtant nous, la tête empli de mots merveilleux,
Nous regardions pleurer ce qui ne se voyait.Lorsque les jours trops beaux faisaient sécher les cieux,
Nos coeurs amoureux gardaient de ses doux reflets
Qui font du ciel un espace de rêve numineux.
Nous nous couchions au creux de ton batelet.Ce que j'aimai ces nuits toutes d'embruns!Les cieux
Sous nos yeux brillaient de mille feu. Oh! J'aimai
Contempler la vespérale magie du bleu.Lorsque l'horizon limitait notre vu, les
Vents faisaient dancer les voiles..Oh! Ciel Breton,
Intime et mystérieux en toutes saisons...
Douce ruptureLinann
" J'ai pu goûter l'amour aux
Bords de vos lèvres vermeilles."
Yoann
" Vous fûtes mon tombeau,
Ma vie, ma merveille."Linann
" J'ai pu vivre en joie, enfin,
Grace à vos tendres caresses.
Yoann
" Vous fûtes mon matin,
Mes envies, ma sagesse."Linann
" Mais le bonheur a passé,
Et tout a continué."
Yoann
" La passion s'est glacée,
Nous nous sommes oubliés."Linann
" Peu importe nos erreurs,
Je ne garde que le bon."
Yoann
" Tes sourires, ta chaleur,
En mon coeur resteront."Linann
" J'y repenserais souvent,
Et pour toi, je serais là."*
Yoann
" Quittons nous gentillement,
Pas tels ces maladroits."Linann
" Amis, toujours, nous serons."
Yoann
" Amis, vrais et profonds."
Entre Onirisme et Onanisme
Sa main trop prête du feu,
De la chaleur qui s'en dégage,
De l'envit de goûter un peu
A ce vertical tangage.Et il s'épanche à ce désir
De laisser ses doights brûller,
De se laisser transporter
En ces flammes du plaisir.Et il s'adonne, et sa main
Dodeline au-dessus de la braise,
Et ne s'éteint pas en si bon chemin,
Bientôt l'implosion, la fournaise!La volupté est passée,
Reste un instant d'onirisme,
Reste cet instant enchanté,
Après l'onanisme.
Juste un baiser
Seule dans ma tour,
Prisonnière de mon coeur,
Besoin d'une aide, d'un secour,
Qui tarde (oh! malheur!).Et cette guerre,
Loin d'être ordinaire,
Ne peut détruire
Que moi et mon désir.Qui viendra me délivrer?
L'assiègement est particulier,
Point besoin d'une armée,
Mais juste d'un baiser.
L'alto du soir
Sous les branches du chêne, toujours il va s'assoir,
Il regarde les feuilles lentement tomber,
Puis en admirant il commence à dessiner
Des formes prenants vie peu à peu, plein d'espoir...Lorsqu'il entend jouer l'alto juste à côté,
Il sait qu'il est tard, mais veut rester l'écouter.
Chaque fois il se rechante ses thèmes enchantés,
Qu'il connaissait déjà avant d'être arrivé.En regardant ses oeuvres, en ce jour achevées,
Il se dit que des clefs seraient, sur ce papier,
Bien plus jolies que son croquit de César.Mais comme de l'alto il ne sait pas jouer,
Ni de tout autre instrument déjà inventé,
Il se contente d'écouter l'altiste, au soir.
La Fée blanche
Il était une fée au sourire d'ange,
D'une extrême bonté sans rien en échange.
Une merveilleuse soeur, honnêtement,
Sérieuse et songeuse, tout en même temps!Une fée pour la paix, l'amour et le vrai,
Dont personne jamais n'a forcé le secret.
Une fée du bonheur et de la joie de vivre,
Une fée de douceur et de tendresse ivre,Une fée aux sourires plus beaux chaques jours,
Et qui nous attirent, nous portent secours.
Sans le savoir elle nous rend plus heureux.C'est cette étincelle, son secret précieux:
Sa façon d'être unique et d'aider les gens,
Sa flamme magique, son coeur-diamant.Jamais sa féérie
Ne sera égalée
Car même sa follie
Est belle à écouter.Je vous invite vraiment
A connaître cette fée,
Si vous l'avez loupé
Allez la rechercher.
Quand on en a besoin
Croyez moi, elle vient.
Il suffit de l'aimer...
Les mêmes
La fraîcheur de l'air,
Le parfum de la mer,
Je les respire avec le coeur,
C'est en moi une force, une chaleur..Au rythme de la musique qui
En ma tête impose sa mélodie
Je rêve d'une autre chance
Qu'ils arrêtent leur déliquescence.C'est le vent qui me mène
A courir jusqu'à ne plus pouvoir,
A courir en espérant ne plus avoir
A rencontrer de tels énergumènes.Si des gens croient encore
Que le blanc est la couleur de l'or
Et les autres des esclaves soumis,
Qu'ils se réveillent. Ce n'est pas ainsi.Le parfum de la mer,
La fraîcheur de l'air :
Nous respirons la même chaleur,
Et nous la respirons avec les mêmes coeurs
Mon pays
Je connais un pays fantastique,
Où les sourires vous acceuillent,
Où la vie n'a pas le même oeil,
Tout y est plus féérique. . .Je connais un pays de légendes,
Où le vent, les bateaux, Brocéliande,
La dance, la culture, la poésie,
Tout y chante la magie. . .Je connais un pays merveilleux,
Où tout s'y harmonise, un pays
Unique, un pays-paradis.
Tous y sont tombés amoureux.Alors si vous cherchez du bonheur,
Je vous invite voir cette splendeur,
Venez admirer mon panthéon,
Venez en ce pays Breton.
On se retrouvera
Passe le temps, passe la vie,
Passe les jours, passe les nuits,
Comme l'eau, mon âme s'enfuit,
Retrouvons-nous au paradis.Je t'attendrai là-bas,
Ne sois pas triste, s'il te plaît.
On se retrouvera, je te le promets,
On se retrouvera, ne t'inquiète pas.Ne m'en veut pas je t'en prie,
Ne fait rien, je t'en suplie,
La mort, ce n'est que la vie.
Un jour, on se retrouvera au paradis.Passe la mort, passe l'oublie,
Passe mes mots et mes écrits,
Passe mon corps, et je m'enfuis.
On se retrouvera au paradis.
Rythmes ternaires et autres musiques de mon coeur
Une nuit, rire, sublime,
Franchir, le plaisir, éthique,
Folle, fleurir, l'escrime.Le vent, éphémère, enlacer,
Respirer, la magie, identique,
Intime, le mirroir, embrasser.Le mystère, apaiser, fantomatique,
L'image, éblouissante, nuire.
Ne cherchez pas je délire.
Un Ange
Quelques pieds mouillés
Sur un par terre glissant,
Déjà les réverbères allumés
Tracent une scène, vide pourtant.
Enfin, une femme entre, elle s'avance.
Elle baguenaude, drapée du silence
Ce tissu d'éphémère, froissé, volant,
En mon âme implose,et,
Ses gestes, gracieux, lents,
Et son alacrité...
Oh! Et son mystère! Sa volupté abonnie,
Tout ce qu'elle cache de fallacieux
Tout ce qu'en elle je lis, ses envies...
Tel un ange venu des cieux...
Son oeil de faucon, sa blafarde joue,
Tout en elle diverge.
Oh! Ce qu'elle est belle!
Elle s'avance toujours, elle me dépasse à présent.
Pourquoi Cupidon ne peut toucher ma cible?
Et mon désir pour elle, immarcescible,
Cette image, de notre dilection, de nudité, ce diamant,
En moi ne s'efface...Elle a passé malheureusement.
Je vous écris mon coeur
Je vous écris mon coeur
Et je vous l'offre ici.
Prenez le sans candeur
Car il n'est pas fleuri.
A peine un bois touffu
Dépourvu de vertu.
Il est au moins sincère
Même dans son éphémère.
Je parle du bonheur,
Ainsi que du malheur,
Le plus fidèlement
Que je peux sur l'instant.
Si je vous le transcris
C'est qu'il est impossible
De vous qu'il soit visible
S'il reste sous mon habit.
Aussi prenez ces lignes
En paroles bénignes,
Mais lisez en douceur
Car vous lisez mon coeur.Iscia Collet, isciaster@gmail.com
Une nuit de trop
Puisque plus rien ici-bas,
Ne me retient à présent,
Laissez moi partir là-bas,
Pour rejoindre l'être absent.Il est partit cette nuit,
Il ne l'a même pas su,
Pourquoi mon courage a fuit
Chaque fois que j'ai voulu?Je m'en veux énormément,
J'aurais dû lui avouer
Mais il est au firmament,
Et je ne peux l'oublier...J'aimerais remonter le
Temps, l'embrasser une fois,
Lui montrer mon amour, le
Chérir. Mais il n'est plus là...
Chimère nocturnePar une nuit étoilée,
A côté de lui je m'éveille,
C'est si beau de le voir rêver,
Il est si calme en son sommeil.Je le caresse tendrement,
Pourvu que je ne le réveille,
Je lui murmure lentement
Qu'il est mon unique soleil.Déclaration innutile mais
Même s'il ne peut pas m'entendre,
J'imagine, et cela me plaît,
Mes mots perdus en ses méandres.J'ai parfois l'impression que là,
Sous mes doits, ses songes frémissent,
D'exquises sensations en moi,
Mais arrivant de lui, Jaillisent.Toutes ces émotions en
Mon être se déposent, telles
La rosé, au soleil levant,
Sur chaque pétale étincelle.Ainsi le flambeau vespéral
Laisse place à l'astre du jour,
Qui, de son rayon sépulcral
Brûle mon illusion d'amour.Oh! Son image a disparu!
Ne me reste qu'un frisson de
Lui. A présent tout est perdu.
Adieu fantasme nuiteux!
L'enfance perdueRendez moi ma jeunesse,
L'innocence, la tendresse,
Les non-soucis de l'age,
Le ciel sans nuage.Des envies de marelles,
De jouer de plus belles,
D'immaculées amours,
D'être enfant pour toujours.Avoir encore huit ans
Et me foutre du temps,
Me ficher de ce monde
Qui n'est que mauvaises ondes.Et avec mon ami,
Mon nounours favoris,
Rêver de fleurs des bois,
Les cueillir pourquoi pas.Ne pas connaître tous
Ces problèmes de fous,
Ces problèmes de grands,
Mes problèmes présents.
Deux femmes
Il est deux heures du matin,
Dans cette ruelle sans fin,
Il est deux heures du matin,
Et elle a raté son train.Il était minuit vingt,
Il lui a dit "A demain",
Il était vingt et un
Et lui déjà bien loin.Deux femmes différentes,
Deux destins séparés,
Mais qui vont se croiser
Sur la route de Nantes.L'une a raté son train,
Et l'autre son amant,
Mais qu'importe, à présent,
A deux heures du matin.La première Levena,
Louïse la deuxième,
La première lettre annonca
Déjà l'amitié suprême.Elles se rejoignent enfin,
Prennent le même chemin,
Une longue et douce entente,
Oui, elles deviendront amantes.Deux femmes séparées,
Et deux vies différentes
Mais qui se sont croisées,
Sur la route de Nantes.Aucun amour entre elles,
Mais de l'amitié,
Qui fait des étincelles
Quand elles sont rassemblées.Vint la fin du chemin,
Yeux dans les yeux, mains en mains,
Elles se sont quittées puis
Oubliées car c'est promis.C'était Levena et Louïse,
Deux femmes identiques, mais
Trop différentes en secret,
Qui ne se sont pas comprises.
Mort intérieure
J'ai passé tellement de temps à te chercher,
J'en suis maintenant fatiguée,
En moins l'inquiétude se meurt
Pourtant rien n'a rempli mon coeur.Je ressens un mal inéfable,
Il ne me semble pas friable,
Il est enraciné en mon
Ame, m'emmenant aux tréfonds.Rien n'arrête ce parasite,
Oh, non, devant rien il n'hésite,
Ni les cauchemars de mes nuits,
Ni mes plus profondes follies.Il détruit sur son chemin
Tout ce qui me restait d'humain.
Au revoir douce liberté,
Je crois que mon heure a sonné.Pour moi, ni faucheuse, ni Ankou,
Je peux encore garder mon cou,
C'est une mort interieur,
Oh! C'est la mort de mon bonheur.
Ma forêt musicienneIl était une forêt aux merveilles sans noms,
Les arbres étaient des rythmes, et le notes des fleurs,
Toute la nature y était en communion.
Je m'allongeais sur l'herbe et c'était le bonheur.Mais une nuit il y eu un incendie,
Je dormais trop profond je n'ai pas entendu
Que la forêt criait! Maudite tragédie!
Oh! Bien trop tard hélas je m'en suis aperçue.J'ai pleuré dans un coin, haïssant mon chagrin,
J'ai prié mainte fois, Dieu n'a pas écouté,
J'ai appelé à l'aide, pour moi, aucune main.
Tant de larmes, de sang versé, rien n'a bougé.Je me suis demandée pourquoi rien ne marchait,
C'est alors que j'ai eu une pensée plus belle :
Ce lieu, tombeau de mon âme, revivrait!
Mes larmes en eau pour planter la nature nouvelle!Depuis je cultive une nouvelle graine,
L'arrosant avec soin de mes larmes d'amours,
En espérant qu'un jour ce paradis revienne,
Et,je l'espère fort, cette fois pour toujours!
Tant pis
Pourquoi je ne fais rien?
Car moi j'aimerais bien!
Laisse-moi nous rapprocher
Et renvoyer les jaloux.
Je saurai très bien t'aimer.
Veux-tu construire ce "Nous"?Le chemin de notre histoire
Sera sûrement épars,
Qu'importe, nous rangerons,
Et si le bordel nous plaît
Nous ferons l'amour au fond,
Ce sera notre secret.J'entends ton coeur, fatigué
Des amours emprisonnées.
Mais lorsque ton oeil me dit
Ce que je suis pour lui
Ta lèvre répudie.
Tant pis.
Je rêve
Il m'arrive des fois,
Trop souvent je l'avoue,
Quand s'envolle l'émoi
Qu'en mes nuits tu t'échoues.
Je rêve de ta bouche
A dix mille baisers,
De tes lèvres je touche
Un plaisir étoilé.
Je rêve de tes yeux
Se posant sur les miens
De vivre à travers eux
De bien meilleurs matins.
Je rêve de ton corps
En unique parure,
Tu serais mon trésor,
Mon péché de luxure.Iscia Collet, isciaster@gmail.com
Je ne pense à toi
J'ai délaissé ma plume,
Oh! Et mon encrier.
J'ai délaissé ma plume,
Car l'envie ma quitté.Ma muse est repartie
Sans même un mot d'adieu.
Ma muse est repartie
Et tout me semble creux.Je suis emplie de vide,
Tout est absent autour.
Je suis emplie de vide
Même l'amour est sourd.J'ai délaissé ma plume,
Ma muse est repartie..
Quand je ne pense à toi,
De vide je m'emplie.
Tu ne l'attrapes pas
Oh! Mon amour s'en va,
Tu ne l'attrapes pas.
Ca me fait mal au coeur.
Mes larmes coulent, je pleure.J'ai tant voulu te croire,
Mais il était trop tard
Car tu m'as déjà menti
Tes paroles m'horrifient.J'aurais pu l'éviter.
J'avais les yeux fermés,
Je ne voulais pas voir,
Et c'est mon désespoir.A présent, s'il te plaît,
Tais-toi car tu m'as fait
Trop souffrir. Je ne veux
Plus de cet amour creux.Je suis triste parfois
En pensant à tout ça,
Tout ce qu'on aurait pu,
Tout ce qu'on a connu.Tu en as décidé,
Laisse moi m'en aller.
Oh! Mon amour s'en va,
Tu ne l'attrapes pas.
Adieu
J'avais voulu y croire dur comme le fer,
J'avais fermé les yeux pour que tu sois un rêve,
Je t'aurais tout donné, mon coeur t'était ouvert.
Tu ne joueras Adam, et je ne serais pas Eve.J'ai ignoré tous tes défauts, tout expliqué,
Je n'ai entendu que ce dont j'avais envie,
J'ai oublié tes mensonges, mais ils m'ont hanté,
L'assurance m'a quitté : fin de la tragédie.Une nuit, étant délaissée de ta présence,
A toi j'ai beaucoup pensé, je n'aurais pas dû,
Le monde m'est apparu autre, la confiance
Que j'avais à ton égard a bien fondu.Mon visage s'est inondé, j'ai eu si mal,
Car l'amour ne m'a pas quitté, j'en souffre tant!
Ton image est restée, tu étais mon étoile,
Mais je ne pourrai jamais plus t'aimer autant.Car même si mon coeur reste accroché à toi,
Mon esprit répudit, tu n'es plus précieux
Pour lui à présent. Mon chagrin passera
Si je ne pense plus à toi. Alors Adieu.
Amour cristalJeune femme recherche chaleur de ton corps,
Elle t'attend depuis que tu l'as touchée au coeur,
Elle rêve de toi, toujours avec bonheur,
Elle idéalise ton amour, ce trésor.Jeune femme recherche douceur de ta main,
Elle n'attend plus pour renaître que tes caresses,
Elle rêve d'un prince charmant de tendresse,
Elle idéalise l'amour et tes câlins.Jeune femme recherche tes lèvres de soie,
Elle attend tes baisers pour pouvoir s'envoler,
Elle rêve d'un homme magique, enchanté,
Elle idéalise l'amour et votre joie.Jeune femme recherchait son homme idéal,
Elle attendait toutes les qualités connues,
Elle rêvait, car celui qu'elle aurait voulu
N'existe que dans les contes, amour cristal.Iscia Collet, isciaster@gmail.com
9 nouveaux poèmes de Iscia Collet
Partir
Sentir ton odeur me frôler,
Toucher tes lèvres, t'embrasser,
Tous ces mots que tu chuchotais
Tout bas pour les garder secrets,
La couleur que prenaient tes yeux
Quand tu me regardais, heureux,
Ce qu'on a vécu et qui a
Tout d'ineffable empli de joie,
Goûter tes caresses sur mon corps,
Ces choses me hantent encore.
J'essaye de m'en séparer,
Mais elles restent à mes côtés.
Mais ce qui va me manquer le plus,
C'est lui, entier, tout confondu.
Que c'est dur de devoir partir!
Loin de lui je vais mourir!
Si, je t'aime
Si on ne voit que ton reflet au fond de moi,
Si c'est bien à toi que je pense à tout instant,
Et si je te cherche des yeux à tout moment,
C'est donc bien que j'ai des sentiments envers toi.Si je pense constamment à toi, à ton corps,
Si je reçois chacun de tes mots en mon cœur,
Et si ton image suffit à mon bonheur,
C'est donc bien qu'en mon âme tu es un trésor.Si devant toi je n'arrive à être la même,
Si à chacun de tes pas trop loin de moi
Mon esprit te suit si je ne le peux pas,
C'est donc bien que de tout mon être je t'aime.
Mon monde utopiqueJ'avais rêvé d'un ciel bleu comme l'amour,
La mer y serait un splendide ,paradis
D'écume et d'étincelles panachées. Toujours
Ce lieu chanterait ta douce mélodie.
Les oiseaux de la liberté s'envoleront
De la falaise des beautés suprêmes. Un jour
Je t'emmènerais lç-bas et nous y jouerons
La fugue des voyages sans aucun retour.
Les pianos des calins, on les essayera
Tous, un par un, dans l'intimité des beaux jours,
On s'inventera des sonates pour la joie,
On composera une symphonie aux sourds.
Là-bas, l'hiver n'existe pas, c'est le printemps.
La fleur du bonheur na pas de saison. Toujours
Elle s'épanouit et brille telle un diamant...
J'avais rêvé d'un monde utopique : L'amour
Désenchantement amoureuxSur le sable fin où ses pensées s'effilent
En cette nuit ses songes la réveillent.
La marrée montante à ses pieds se fofile,
La magie ne s'éteind, elle reste en veille.
Le flambeau vespéral sur son corps s'émerveille
L'alizé à ses douces lèvres vermeilles
Se dépose, comme la rosée défile
Sur les fleurs panachées des matins d'Avril.
Tout semblerait parfait, mais rien ne peut l'être.
Puisque le malheur a empli toute sa chair,
Puirque la joie même s'est trouvée mal-être
Puisqu'elle sait maintenant, tout est éphémère.
Alors l'imagine n'est plus une lumière,
Du calme nocturne elle en est étrangère
Et rien à présent ne peut le faire renaître,
Le désespoir tue peut à peu tout son être.
Rien ne sera plus comme avant, leur amour
S'en est allé au gré des courants, dérive
Assurée pour les amants, aucun secour,
Et c'est bien trop souvent que ça arrive.
Il n'y a, en l'océan, aucune rive
Qui puisse rammener la barque en dérive.
Mais elle n'arrive à oublier ses discours,
Tous ses mots bien trop faux pour durer toujours.
Et elle rêve encore de leurs corps
Mélangés sur la plage du désir blême,
Leur odeur, tous leurs trésors et leurs remorts,
Tout ce qu'ils croyaient au-dessus du système.
Elle s'est trompée et c'est tout son problème,
Pourtant il n'y eu, ici, aucun blasphème.
Mais parfois l'amour le plus fort vous dévore
Et il faut souffrir avant qu'il ne s'évapore.
Secret elliptique
Elle veut tuer l'ennuie
Des passagères nuits
Battre d'un coup, un seul,
Vos mensonges linceuil.
L'amour a son parfum
Le votre était défunt.
Tu as dit, sans son dos
"La vie est un cadeau",
Elle a pensé, bien triste,
"Tu m'as tué, fumiste".
Pourquoi ne rien avouer?
Oui, tu lui as manqué,
Mais sur la lage nue
Du désir ingénu,
T'oublier elle saura,
Jamais froid elle n'aura.
Il ne faut regretter
Que de l'avoir quitté
Tu restes en sa mémoire,
Tu lui as appris. Car
Grace à toi, elle sait.
Mais ça c'est un secret.
Sonnet d'un désespoir amoureuxUn jour nous nous en irons cueilir la fleur née
Des bois sacrés où rien n'est jamais certain.
Sous la lune charmeuse, peindre un matin
Empli de rêves d'une Passion inopinée.
Ce jour sera gravé dans l'ersatz clandestin
De l'amour d'un jour. Notre nuit emprisonnée
Pour toujours dans nos corps, peut-être couronnée
D'envies et des rires que j'entends au lointain.
Oh! Laisse-moi espérer qu'il arrivera,
Rien qu'un jour, une nuit, mon corps en tes bras!
Et, le noir chassé, tu seras ma lumière.
Mais je n'y crois plus, l'espoir est une vertu
Que le temps et la distance peu à peu tuent.
Ma fleur s'est fânée, ma peine fut entière.
Sonnet d'un amour tué
Les nuages menaçants d'un amour fâné
M'envoyent mes pensées les plus tristes au visage.
Comme la boue s'entasse lors d'un soir d'orage,
Mes songes s'arrêtent en mons corps chagriné.
Mon cadavre encore saoul d'un trop beau mirage
Pourrira au milieu de vous, agglutiné
Au rêve naïf qu'il puisse être pardonné
D'avoir un jour cru aimer trop fort ton image.
Il n'a pu s'empêcher de croiser ton regard,
Crois-moi, mon coeur, mourru en cet instant sublime.
Jamais il n'avait vu un ange avant ce soir.
Lorsque je t'ai admiré enfin tout entier,
J'ai voulu espérer cette nuit trop intime,
Mais c'est ton corps qui m'a tué, sans pitié.
Cauchemar d'un amour idéalisé
Aux creux d'une mazurka, d'un prélude,
Nos ombres se sont cherchées,
Je n'aurais pas du négliger l'étude,
Nos corps se sont épanchés.
Trop tard, la mélodie s'est envolée
Vers les cieux d'un ailleurs,
Pour un plaisir absent, immolée.
Le ciel lui sera meilleur.
Et d'autres accords ont, sa place, pris,
Un fond sonnore horrible,
Ses brouhahas je n'ai jamais compris,
Ni même leur souffrance irrémissible.
J'avais rêvé d'une nuit de baisers,
Surtout pleine de tendresse,
Je fus bien plus près de l'opposé!
C'est ainsi que l'amour blesse
Moi qui croyait cottoyer un des anges,
Je suis, en une nuit,
Descendue en enfer. Oh oui, tout change!
Et l'idée fausse de l'autre nuit.
Je rêve (2) (suite de "je rêve")Il m'arrive des fois
Trop souvent, je l'avoue,
Quand s'envole l'effroi,
Qu'en mes nuits tu t'échoues.
Je rêve de ta bouche
Et ses baisers cachés
Quand ta langue me touche
C'est un sabre glacé.
Je rêve de tes yeux
Se posant sur les miens,
Mourir à travers eux,
Quand le soir se fait loin.
Je rêve de ton corps
En unique parure,
Tu serais mon seul tord,
Et toutes les blessures.Dans ma prison de mots et d'idées toutes molles
Je vous envoie un vers privé de mon bonheur
N'y voyez, cher ami, que les pleurs d'une folle,
Car en ce jour maudit vous manquez à mon coeur.Par delà les barreaux de ma splendide geôle
Je perçois un rayon en votre plume-fleur,
Marchant pas à pas vers mon intime sol,
Découvrant peu à peu mon ultime pudeur.En salissant mon âme de vos pas blessants
Vous avez enfoncé le poignard en mon dos,
Et depuis je vous joue un air sans talent.A chacuns des accords, manque une note clé,
Ne trouvez laquelle, laissez-moi oublier,
Et je vous pleurerai au fond de mon cachot.
Il faut que je m'en ailleJe n'y croyais plus, faute d'avoir trop d'espoir,
Je m'étais perdue entre des notes et des poses,
J'avais cru avoir tout vu, trop de cauchemars,
Je coulais quand tu es arrivé je suppose.Toi en chevalier d'une table presque ronde,
Toi et la rougeur amoureuse de ton coeur,
Toi en plus bel homme imparfait de tout ce monde,
Oui, toi en mélodie criante de splendeur.De silence en silence j'ai réappris à lire,
Appris à écouter et même à regarder,
Et c'est pour cette raison que je dois partir.
Car peu à peu à toi je me suis attachée,Puisque sans toi je me sens vide, désséchée,
Puisque sans toi tout s'effondre autour de ma vie,
Puisque en ton absence, tu manques à mon être entier,
Et sans ta voix, c'est l'univers qui dépérit...Car malgré tes défauts, et tes amours d'ailleurs,
Il m'a semblé que ta présence, je l'aimais,
Et si j'écrie Adieu à ton corps tout à l'heure,
Sache qu'à présent me martellent les regrets.Oh,Ne me laisse pas, malade, abandonnée!
Car je crie, et je pleure, et je souffre de toi!
D'avoir espéré un jour pouvoir te quitter
Je me retrouve à terre, j'attends le trépas.J'ai eu tord, je l'admet, d'avoir ainsi agit,
Mais comprends que mon sang a coulé en tes mots:
Ils disaient les amantes d'un lointain ami
Que mon coeur avait depuis un temps en flambeau..Entends-tu l'Abschied que je joue en mon coeur?
Entends-tu mourir mon immonde bonheur?
C'est le bruit de l'enfer et des grises murailles,
Ca me tue lentement, il faut que je m'en aille..
L'amour au tombeauJ'avais cherché vos yeux, dans la brume du soir,
J'avais cru les trouver, sous la bruine du jour,
Oh, rêves innocents, je ne savais le noir
De l'immonde bonheur que vous nommez amour.Nos songes partagés s'abîment en nos coeurs,
Emmènent aux enfer brûler notre insoucience,
Et tous autour de nous s'effondrent en ces heures.
Minuit, sonne le glas, et notre mort s'avance.Adieu, mon tendre amant, la tombe j'ai rejoind.
Prisonnière à présent je ne puis plus vous suivre,
Oh, laissez moi partir, mon caveau n'est plus loin.
Oui, laissez moi mourir, continuez de vivre.L'avenir est à moi et je vous oublirais,
Mais ne m'en veuillez pas, vous en ferez de même,
Soyons sincères enfin, nos baisers à jamais
Se noieront dans le Styx pour oublier qu'on s'aime.5 nouveaux poèmes de Iscia Collet
Une unique
S'il se pouvait un jour que nos corps assemblés
Mélangent en musique en une étrange nuit
Tous nos fantasmes morts, nos déluges passés,
Je n'aurais plus, mon coeur, qu'à supprimer ma vie.Ce bonheur restera exclusif à jamais
Et si je dois le vivre une seconde fois
Ce ne sera l'extase : oublions nous après
L'unique. "Recommencer" n'est pas de chez moi.Nous n'avons qu'une vie, qu'un coeur et qu'un esprit,
Pourquoi persister à tout voir double? La chance,
L'unique, vivons là pour mille celle-ci.
N'en gardons qu'un souvenir : que la fragance.Après la magie, tout autour paraît maussage,
Nous, ne souffrons plus de nous quitter, cherissons
Les secondes offertent, faisons en des ballades
En nos corps enlassés, c'est bien plus profond.Ainsi à la nuit belle, quittons les chemins,
Allons voguer enfin, nous donner en pature
A l'envie invité, fuyons notre destin,
Donnons tout une fois, en l'unique peinture.
Lumière de mes soirsQuand je rêvais une fois,
Solitaire en mon lit,
J'ai cru que le trépas
M'allait prendre en la nuit.Oh! Et lorsque le temps
Tournait au ralenti
J'avais peur de l'instanr
Où tomberait la pluie.Comme des cris perçants
En mon troublé esprit
Résonnaient trop souvent
Lorsque sonnait l'ennuie.Mais tout ça s'envolait
Quand je croisais ses yeux
Bonheur passagé, mais
Il en vaut au moins deux.Au fin fond de mes songes
C'est lui qui m'enrichit.
Et sans aucun mensonge,
Il éclaire ma vie.
Trop tardC'était une nuit vaine pardumée de noir
Que le vin en boisson avait brumé en plus,
Elle s'avançait pourtant, s'accrochant à l'espoir,
La tête empli de maux et d'idées en surplus.Tout autour semblait sortir de la tombe, sal,
La putréfaction et la poussière en prime.
Tout criait l'agonie et l'horreur sépulcrale
Quand ses lèvres enlassaient ses plaisirs de victime.Il n'y eu rien, ni d'orgue ni de prière,
Lorsque sa bouche embrassa l'infini néant.
Le silence enfin pu régner en enfer,
Juste en l'instant où l'emmena le glacial vent.Quelques frissons pourtant traversèrent des coeurs,
Mais personne n'ira pleurer sur son tombeau
Une rose à la main et du sang sur la fleur
Qu'il aurait du offrir ce soir là en cadeau.Souffrez de n'avoir vu la beauté de ses mains
Lorsqu'elle les tendait pour aider son prochain,
Aujourd'hui elle n'est plus qu'en vos mémoires,
Souffrez de ne lui avoir dit... Il est trop tard.
Une larme de sang
Elle aimait les silences de vos nuits troublées,
Quand votre main sur son corps dessinait des fleurs
Toutes écloses et fleuris de votre volupté,
Quand tout disparaissait hormi votre chaleur.Elle parfumait d'envie les fresques de vos nus,
Estompant vos angoisses passés, vos tourments,
Vos peintures jamais n'ont été aussi drues.
Et aux matins posés, tout était élégant.Vous l'aimiez en ces nuits d'ivresses infinies,
Lorsque rien n'a de sens sauf les courbes du corps,
Vous lui faisiez l'amour jusqu'à l'aube accomplie
Et tout semblait simple en jouissant de ce trésor.Oubliez ce désir, ça la faisait souffrir,
N'imaginez vous pas qu'endormie en vos bras
Elle ait pu voir moisir tout ce foutu plaisir?
Elle croyait en l'émoi, elle a connu l'effroi.Vous n'y mettiez de coeur, c'est ce qui a manqué,
Elle voulu engendrer un chef d'oeuvre final,
C'est là qu'elle a compris vos mensonges enchantés.
Une larme de sang, vous lui fûtes fatal.
L'amant clandestin
Une nue fragile au regard d'ange meutri,
La blancheur de son dos sur les draps de satin,
Et l'autre voix qui dit : "est-ce vraiment malsain
De carresser l'émoi même en pleine nuit?Pourquoi renier en vain les plaisirs chaleureux?
La lune est plus douce que le rayon du jour,
Ne nous en cachons plus, elle invite à l'amour,
Viens donc contre mon corps, parfume le des yeux.J'embrasserais tes seins comme deux trophés d'or,
Tu laisseras glisser en mes bras le secret
De ton hymen encor vierge de tout regret.
On jouira jusqu'à ce que tout s'évapore.Sur tes lèvres au goût de fleurs, les miennes posées,
Et si les hanches me veullent jusqu'au matin,
J'accepterais d'être ton amant clandestin,
Pouvu que tout s'envole en notre volupté."Une nue fébrile au regard d'ange accompli,
La candeur de son dos sur les draps de satin
Et l'autre voix se tait, sur sa toile il la peint
Mais à ses doigts, endormie : la bague ennemie.
6 nouveaux poèmes de Iscia Collet
Sonnet d'un jour d'automne
Sous le ciel bleuté, l'air frais va en ballade,
Entre les boucles de ses cheveux sonne l'heure
Du début de l'automne qui bat la chamade,
Laissez le temps danser, tout s'envole en couleur!Ainsi la belle brune part en promenade,
Retrouver sur sa peau un rayon de bonheur
Et autour c'est la fête, le peuple escalade
La colline magique où le malheur se meurt.La musique du vent berce tous les désirs,
Tout paraît enchanté, quand une feuille est rouge,
C'est la main de la fée caressant ses soupirs!Jouissez de l'instant tant que vos yeux respirent,
Car tout est chaleureux quand l'automne nous bouge,
N'attendez pas en vain, la saison peut mourir!
Il y a...Il y a dans un ciel un soleil argenté,
Dans l'eau d'une fontaine ce même soleil,
Ainsi l'eau claire jonchée de pièce étincelle,
Le vent s'y ajoute, avec lui la beauté.Le personnage arrive : début de l'histoire.
Il s'arrête au banc posé près de l'eau. La scène
Est une peinture réaliste et sienne.
Tout était préparé : il resta jusqu'au soir.La nuit enfin venue, il du reprendre vie:
Quitter la place et rentrer chez lui. Il partit.
Mais le lendemain il revient et se posa
Au même banc : même peinture. Il y resta.C'était une femme très laide, seule au monde,
Qui rêvait de beauté toute la journée.
Elle y mourut jolie. Ce fut une seconde
Qui reprit sa place: la peinture fut changée.Mais tout était identique finalement.
La seconde venait, admirait et partait,
Elle n'était pas belle non plus avec le temps,
Mais voyait les merveilles illuminées ses souhaits.Un jour pourtant on vient la voir : curiosité.
La réponse fut qu'elle admirait mille beautés
Ou toutes celle existantes sur cette terre:
Celle du lieu, et de la femme derrière.
Au poète envolé (il faut se quitter)Que vous dire à présent.. Les mots sont des barrières.
J'aurais aimé pourtant, goûter à vos mystères
Mais le temps et l'espace ont joué contre nous
Et en silence effacent le trop peu de vous.Je me souviens encore des premiers vers lu,
Que votre plume d'or a enchanté mes rues,
Et j'avouerais, en moi, vos cours eurent succès
A passer quelques mois à admirer vos traies.Vous fûtes une merveille protégée des yeux,
Un rayon de soleil un peu trop prétencieux,
Une fontaine à lire bien qu'un peu pervers,
En tout cas un désir, mais il est éphémère.Je n'oublierais vos fées, accrochées à vos mots,
Vos couleurs ont filé, mais j'emporte au tombeau
Quelques taches de rouge que j'ai su garder,
Car ici la vie bouge et il faut se quitter...Entendez vous "l'Abschied" que je joue en ces heures?
Il est pour vous ce soir, je voulais vous l'offrir,
Mais pas au piano, vous n'aurez ce plaisir,
Mes mains sont égoïstes, écoutez mon coeur.
L'espoir maintient en vieLa vie n'est pas un long fleuve tranquille,
Le temps s'écoule vite et jamais ne se pose.
Les bons moments, hélas, viennent et puis filent,
Quant aux laids souvenirs, des maux ils sont la cause.La froideur de l'hiver nous glace tout le sang,
La chaleur de l'été est un âpre supplice,
Tout est tout noir ou gris, où est passé le blanc ?
Se plaindre est un loisir, mais c'est aussi un vice !Et pourtant un matin, on découvre sa lèvre.
L'envie alors nous prend de se donner à lui,
De rester dans ses bras, partager cette fièvre.
Le ciel s'est dévoilé, il est d'un bleu ami.Soudain tout paraît beau, sur nos nus un rayon
D'envies immaculées a peint de la musique :
C'est une hymne amoureux chantant nos floraisons,
Le bonheur a sonné et tout est magnifique !On oublie les sombres nuits de tous nos pleurs
On avance et le cœur danse lui aussi,
Et si vient la fin, on oublie le meilleur.
Pourtant : gardons l'espoir, car il maintient en vie.
Peines diluviennesLa brume était sortie à ses yeux ce soir là
Car tout autour semblait noir en son coeur, funèbre,
Parfois la vie est sombre et tout devient ténèbre,
Ce fut pour elle un dur instant de désarroi.Dans sa tête la nuit des cauchemars flottaient,
Pleins d'ivresses envies aux couleurs vieillissantes,
Parfumant son sommeil de peurs ébouïssantes.
La douleur et les cris en son nom se mélaient.Lorsque sa main cherchait une ombre familière
Elle ne trouvait que vide à côté d'elle. Tout
Se brisait en silence et sallissait partout,
Mais personne ne su son malheur solitaire.Sur ses lèvres parfois se perdaient les tiennes,
Tout fleurissait enfin, tes bras en bouclier,
Et plus rien ne pouvait à nouveau la blesser.
Mais tout s'envole un jour. Oh, peines diluviennes!
Me verras-tu à peine?Si ma main égoïste envoie un faux nuage
A l'heure où il fait nuit,
Où tout n'est que poussière et où gronde l'orage,
C'est que tout s'affadi.Tout s'enlaidi aussi en voulant être image
De ton corps endormi,
Car je n'arrive pas à voir ton paysage
Sans que s'échoue l'oubli.Il est un mal en moi qui terrasse le mort :
Oh! Douleurs éternelles!
La souffrance m'emporte au loin vers un trésor...Je ne partagerais, c'est un diamant de feu
Qui ravage les ailes.
Ainsi un ange tombe au parvis de tes yeux.Me verras-tu à peine?
8 nouveaux poèmes de Iscia Collet
Une voix ne trépasse
Il a donné l'espoir
Autour de lui, toute la joie
A brillé tout le soir,
C'est son rire qui se déploie.ll a gommé la peine
Au fond des coeurs de ses amis,
Couronné la fontaine
D'où c'est la magie qui fleurit.Il avait du courage,
Etincellant comme le ciel
Lors des nuits d'orage.
Et de l'amour au goût de miel.Il a fallu qu'il parte,
Les anges l'attendaient là-haut.
Car la mort ne s'écarte
D'aucun chemin, même d'un beau.Il est depuis l'étoile
De vos jours quand trop de malheurs
Encombrent le détale
De vos êtres et de vos pleurs.Sa foi résonne en vous,
Et c'est votre plus forte trace,
Ecoutez-le partout,
D'un coeur une voix ne trépasse.
Envie d'être deuxJ'avais rêvé un jour de toi. Et ton sourire
Comme un diamant brillait, promenant ses rayons
A travers la mer nue où s'isole le rire,
Illuminant mon coeur de mille papillons.J'avais songé tes yeux, comme des cieux: immenses
Où se perd en secret l'embrun de mon désir,
Où voyage l'envie au gré de nos silences.
Ton regard est pour moi, déjà tout un plaisir.Une note de toi s'était aussi échouée,
Une sonate née aux doux sons de ta voix
Avait couvert la nuit, elle s'est étoilée,
Le monde ne connu en ce soir que l'émoi.J'aurais voulu ne pas me réveiller, encore
T'embrasser, admirer nos deux corps, ardemment,
Et respirer l'odeur d'un amour à l'aurore...
Dans mon lit d'illusions, j'espérais vainement.Car jamais sur ma peau tes mains se sont posées,
Mon univers n'a pas le parfum des heureux,
Pas une seule fois, tes lèvres j'ai goûtées..
Je garde au fond de moi cette envie d'être deux.
Le cimetièreIl est de ces lieux où la lumière ne rentre,
Comme en secret parfois quelques individus
S'y perdent et la peine emplit même leur ventre,
La misère les prend et les rend abattus.Personne n'est sorti, jusqu'alors tous y passent,
C'est une cage froide au sentiment fiévreux,
Même les hortensias qui sont jetés trépassent,
Et sur la tombe nue ils leur servent d'adieux.Connaissez-vous la peur d'y perdre un jour l'amour?
Car là-bas la souffrance y est comme une bombe:
Elle explose en nos coeurs et fait saigner autour,
L'agonie est cruelle et bien souvent se plombe.Le deuil est un drapeau qui s'affiche partout,
Les cloches sonnent l'heure et la faucheuse tue,
Jamais rien ne s'arrête en ce cercle voyou.
Les pleurs sont un baiser qui en nos yeux se rue.Rien qu'un mot de lui, et c'est tout ça en moi :
Un cimetière âpre où disparait l'envie.
C'est qu'en silence l'ombre en mon âme conçoit
Des cauchemars de cendre, et fait s'enfuir ma vie.
Narcisse pleureC'est une fontaine claire
Où le reflet de la lune brille parfois,
Les oiseaux de la lumière
Y donnent des concerts tous les soirs chaque mois.C'est une verte forêt
Que la pluie étincelle en coulant sur ses joues,
La vie redouble en secret
En son corps plein d'amour quand les plaisirs s'échouent.C'est une folle merveille
Etoilée en toute heure, où l'envie et l'émoi
S'accordent à sa vermeille
Lèvre, quand un baiser nous touche, délicat.Toute la beauté du monde
A rendez-vous là-bas. Car ce lieu de cristal
Sera leur unique tombe,
Le superbe est en moi, comme un peu sépulcral.
Une voix d'avantLes yeux brumés d'un rêve aux contours angéliques,
J'avais cru voir que l'ombre avait orné mon coeur.
Et dans mes cauchemars, ses mains fantomatiques
Changeaient en sang le vin de mon unique fleur.L'illusion était belle et j'ai voulu toucher
Sa frangance trop floue à l'odeur de souffrance.
La douleur est un prix que j'ai du savourer,
A espérer le faux on se brûle en silence.Pourtant est apparu, loin de tous mes espoirs,
Un bateau sur la mer de l'envie ennivrante,
Je suis montée à bord pour supprimer mes noirs,
J'ai traversé le monde de l'amitié latente.A présent j'ai guéri de mes troubles passés,
Mais reste au fond de moi comme un bout de folie,
Un souvenir parfois remonte en mes baisers :
C'est une voix d'avant qui fait naître la pluie.
J'ai doutéOui, j'ai douté de toi, comme on croit en la pluie
Comme aidanr chaque fleur a reprendre la vie.
Car même un mirage aimerait être vrai, mais
Malgré tout il n'en est qu'encore plus mauvais.J'ai voulu un jour croire en tes mots, par envie,
Mais ils m'ont bien trop vite appris la tragédie:
Le soleil s'est pâmé, la vie eu un regret
Pour cette bruine ancienne où tout étincellait.Et vois-tu un matin, l'illusion est perdue,
Ne reste plus alors qu'à quitter cet enfer,
Ainsi vient l'adieu et on ressent l'hiver.Au fond des coeurs l'envie est toujours supendue
Mais un trop de douleur l'a peu à peu gommé,
Tout s'effondre quand le rêve vient à manquer...
L'aveuSi le vent à mes mots s'en va boire l'ennuie
C'est qu'au fond le propos est triste de l'envie.
L'embrun parfois venait à ma bouche danser,
Mais depuis ton départ tout semble s'arrêter.Et quand je vois ses yeux se fondrent dans ton coeur
Ravagent mon crâne en un bien pauvre pleur
De multiples chagrins aux couleurs de la pluie.
Et ainsi tout s'effondre avant même la vie.J'avais voulu toucher ta lèvre si rebelle,
Car je croyais alors qu'elle était en dentelle,
La vérité est autre et je m'y suis brûler
Mais je ne savais pas l'envers du mot aimer.Ainsi il m'a fallu apprendre à reconstruire
L'esprit que tu avais réussit à détruire.
Il y reste un gros trou, plein de mes nombreux tords,
Rien ne peut le combler, même tous mes efforts.A présent il est tard, je le sais et pourtant
J'aimerais tout changer, recommencer l'histoire,
La faire un peu moins sombre et surtout pouvoir croire
En tous tes sentiments.Je l'avoue maintenant...
DésirJ'ai peint votre nom sur des vagues de miel,
Le vent chantant vos airs sur l'écorce du ciel
Comme un doux soleil au refrain qui ondule.
Je pourrais tout quitter si le désir me brûle.Le vent chantant vos airs sur l'écorce du ciel,
Mon sommeil dans cette herbe, en un rire essentiel,
Je pourrais tout quitter si le désir me brûle.
Sur ma peau, c'est toi que son rayon dissimule.Mon sommeil, dans cette herbe en un rire essentiel,
Dans ma tête est une ombre au goût confidentiel,
Sur ma peau, c'est toi que son rayon dissimule,
Quand ton image innonde en mon coeur, tout bascule.Dans ma tête est une ombre au goût confidentiel,
J'ai peins votre nom sur des vagues de miel,
Quand ton image innonde en mon coeur, tout bascule,
Comme un doux soleil au refrain qui ondule..
Le rêve (ou Rêverie)
Une mer à ma bouche en de multiples vagues
Mélangeant ma folie au brin de ton bonheur,
C'est ton corps en ma main, c'est l'ivresse des dragues,
Et sous mes seins trop nus l'envie est comme un coeur.Palpitation suave à ma langue liée,
Comme un diamant brulant de mon désir latent.
Tout autour se fait flou, la magie invitée
Ensorcelle nos fruits de son parfum fumant.Notre ciel est un ange aux couleurs amoureuses,
Et nous le carressons quand s'envolent nos liens
Des papillons de joie innodent nos envieuses
Parades. au delà des nuages: nos fins.Ainsi nous divaguons éppris de milles flammes,
Et nous nous embrasons sous la rosée au soir.
Le rêve est une fleur aux pétales infâmes
Car au matin posé, tout autour semble noir.
Mélodie du coeurSous une vague née aux sons de nos envies
Nous dormons quelques fois comme en de doux berceaux.
La magie invitée aux contours de nos vies
Illumine nos doigts : nos corps sont des pianos!Si le fantasme meurt, si nos mains se délient,
La marrée en montant, ramènera l'émoi,
Du futur n'ayont peur, nos couleurs se marient
Et toujours en chantant, l'avenir nous reçoit.D'arabesques désirs en caresses se changent,
La lune a des secrets que ta bouche a volé,
A présent mon plaisir est que tes yeux me mangent,
Oui, la nuit mon seul souhait c'est d'avoir un baiser.Et je pourrais t'offrir mon bonheur et mon âme,
Et même si tu veux du monde entier les choix,
Je donnerais ma vie contre une seule flamme,
Comprendras-tu enfin, mon amour est ta croix!
Marche funèbre au coeurSi sa lèvre t'avoue un secret amoureux,
Ne t'en fais pas pour moi et tache d'être heureux,
Je serais là , en bas, à regarder la pluie.Si ton sourire en elle étincelle en amas,
Si son regard profond hypnotyse ton être,
Lors d'un moment pareil, regarde la fenêtre
Car moi je serais là , mais tu ne me verras.De t'avoir trop aimer sans attendre un retour,
Bien trop souvent je pleure et me gifflent mes larmes,
A présent on est deux à) rêver de tes charmes
Et ton coeur a choisi, c'est elle ton amour.Si le malheur me prend en contemplant vos nues,
N'y voyez, chers amis, qu'un fantasme latent,
Car votre envie en moi, raisonne en sonnant,
Et peu à peu je meurs d'avoir longé vos rues.
La mort de l'angeSous la violence mère aux couleurs de la mort
Satan s'en va courir, comme s'il était lièvre,
Un ange sur la table savoure sans accord
La dure punition qui lui donne la fièvre.L'espoir se glisse encore à sa lèvre trop pure
Mais le rayon n'embrasse aucun souhait ici,
Alors l'ange ne peut que souffrir sans armure.
Plus rien n'existe en lui que ce désir maudit.Un désir de vengeance au vent des assasins,
C'est une mer aux yeux, un mal innévitable,
Une envie-ennemie à en tuer certains,
La douleur est torp grande et on en veut au diable.Sous la violence née à la main d'un Satan
Un ange perd la fleur qui devient sépulcrale,
Frappé jusqu'à sa fin, il espérait tellement
Que quelqu'un 'laide mais la douleur fut fatale.
Déesse tienneSi le soleil est bleu aux faubourgs de ses yeux
C'est une larme.
Si des embruns de voeux nagent dans l'air mielleux :
C'est tout son charme.Si parfois la blancheur s'en va couler sa lèvre,
Ne t'en va pas.
Si la nuit en un rêve elle donne la fièvre,
Tu veux ses bras.Elle est comme une fée au jardin des sorcières,
Mais elle est là,
Elle est un ange rouge ennivrée de mystères.Rien que pour toi,
Elle est déesse tienne aux ombres des lumières,
Alleluia
Noyé par le peyotlQuelques photos perdues
Sur un parterre froid,
Mes passions suspendues
En un être pur, roi.Comme de pieux éclairs
En ma tête se meurent,
Pourquoi toujours l'envers
Ensorcelle mes heures?L'amour est un couteau
Qui transperce mon âme,
Son enfer, un flambeau
Pourchassé par sa flamme.Je crie encore au nom
D'un quelquonque visage,
A-t-il volé le son
De l'unique mirage?Je croyais fendre au vent
Toutes ces douleurs nées
D'une eau de diamant
Aux pétales fânées...Si je pars cette nuit,
Lira-t-il à ma lèvre
Et son baiser enfui
Pleure-t-il sous ma plèvre?Et s'il a lu ma lettre,
Attendra-t-il un mot
Avant de disparaitre,
Noyé par le peyolt?
La merQuand le vent à nos mains s'en va comme une fée,
La brume se dissipe et enfin un jour clair
Se dévoile à nos yeux sous l'air frais de la mer.
Tout resplendit sur l'eau lorsqu'elle est enchantée.Les embruns colorés envoyés à nos coeurs
On dirait tout un ciel balayant les nuées
Des spectacles inouïs de nos âmes lunées,
Imobils en ces nuits où l'on reçoit des fleurs.Liberté du bonheur sur la plage inondée
Par les rayons légers, tournés vers l'horizon,
Les trais fins d'un futur dessinent son blason.
La vague est une lampe et la mer étoilée.La brise nous emenne au bateau qui trépasse,
Seul au port déjà vide, il faut le rannimer,
Ainsi nous embarquons, juste pour naviguer
Sur l'espace bleuté où le malheur s'efface..
PatinageSous les patins si froids
D'une danseuse ébène
Tant de yeux restent coits
D'avoir connu la scène.La neige sous son pied
Etincelle en hommage
Au doux baiser posé
Par la gracieuse image.Miroir aux cents secrets,
La glace est magicienne,
C'est aussi un palais
Où les filles sont reines.Tout ressemble aux lumières,
Quand le corps costumé
Aux flocons éphémères
Patinne à s'envoler.
Je hais les hiversSi du ciel les flocons, perles du temps, se pâment,
l'astre des nuits voilé de souvenirs renaît,
Et des échos de brume ensorcellent mon souhait
Je ne suis plus maître aux coutours de mes gammes.Si la montagne rêve aux yeux de ce poète,
Il la peint en reine en ces jours de brouillard,
Comme si les sapins sont digne de cet art!
Quand le désespoir mène une danse en ma têteSi chacun voit le monde ainsi qu'une descente
Où glisse, insignifiant, le trésor du passé,
Où la mort est le prix quand le sol est glacé,
Alors moi j'attendrais, la fonte évanescente.La vallée a un charme au-delà des frontières,
Mais si le farte manque au ski de mon bonheur,
Autant partir à pied vers une autre valeur,
Car je hais les hivers et leurs fausses lumières.
L'hiverSur des flocons de temps les souvenirs s'envolent,
On dirait un gala d'étoiles en lambeau.
Je m'en vais skier sur cette neige-fardeau,
Et le vent m'emporte et les images s'affolent..La glace est un miroir qui reflete l'erreur,
Elle s'arrête à ma lèvre aux couleurs déjà pâles,
Va mourir à mon oeil aux larmes vespérales,
Et s'enfuit au ciel grisé de tout mon pleur.Parfois remonte en moi ces heures de guerre,
Tout semble fondre au coeur, et je saigne des yeux,
Le froid me gèle au ventre, et tout m'est fiévreux,
Comme si la chaleur y était prisonnière.Pourtant loin de l'hiver aux sombres lendemains,
L'année est insipide en ces vertes allées.
La neige est un coton qui panse aussi nos fées,
Permettant de fleurir à nouveau aux matins.
I) Mademoiselle la Marquise
Longeant les châteaux aux pierres ancestrales
Qui cachent leur trésor au plus profond des tours,
J'ai aperçu de l'or et des robes d'opales
Tourbillonnant au vent, aux rythmes des tambours,J'y ai vu la beauté de l'ancienne noblesse,
Leur amour innocent sur les bancs de satin
Des jardins du domaine où se tait la tristesse
Pour se noyer de joie et parfois d'un bon vin;Lorsque le jour s'allume, au-dessus des ombrelles,
Les tableaux des couloirs animent des secrets
Que cherchent à semer dans leurs folles dentelles
Les dames de la cour, voulant que leurs attraitsDeviennent familiers aux précieuses manières
Qui dépeignent souvent le charme de leurs yeux.
Ces salons aux grands airs ont pour moi des mystères
Tellement harmonieux qu'ils en sont vertueux.J'y ai connu le roi, un duc et même un comte,
Mais de tous ces seigneurs, de loin je préférai
La belle demoiselle au gabarit d'un ponte
Qui porte sur la lèvre un mélodieux reflet,Et quand son pas me frôle, il chatouille mon âme,
D'un pied léger et gai, il rompt mes avatars,
Fait jaillir un sourire en m'apportant la flamme
Nécessaire au bonheur; juste dans ses regardsBrille une lune intime aux couleurs d'espérance,
L'heure reste en suspend si on plonge en ses yeux
Plus rien ne redémarre, elle a tant de prestance!
C'est un peu mon fantasme, un songe merveilleux,Oh! Que j'aime ce temps! Il faut que je vous dise,
Ce château c'est ma tête aux rêves de velours,
Au piano du salon, si je vois la Marquise,
C'est ma main qui joue, oui, j'avoue et sans détoursQuoi qu'en dira le peuple ou les jaloux qu'il reste,
La noblesse a du bon, elle me fait rêver,
Je l'admire souvent, sans un mot, sans un geste;
C'est un espoir que j'ai : je veux lui ressembler.
II) Les robes des MarquisesLes robes sont pour moi des parures suprêmes
Plus belles que le jour, elles sont des diadèmes
Édifiant chaque forme, et les yeux s'illuminent,
Couronnant la beauté des corps qu'elles dessinent.Chefs d'œuvre immaculés, sortis pendant un bal,
Tourbillonnent au vent du ballet vespéral,
Comme les fleurs des champs quand le zéphyr s'endort,
La dentelle s'envole ainsi qu'un pétale, or,Exquisément sucré. L'élégance a dut naître
Sous ses jupons flottant, qu'en dansant il faut mettre
Lorsqu'on est noble dame à la fortune aisée.
III) Les pianos des salonsJ'ai contemplé les pianos des salons,
Le bout des doigts posé sur les touches, fugace,
Rempli la pièce, apaise par ses sons
Les esprits gratifiés de cette œuvre sagace.Les phalanges, mécanisme instinctif,
Sont des chaussons de danse articulés de note,
Puisque la corde oscille au rythme vif,
Une onde se propage et votre cœur s'en dote,La mélodie amène à votre cil
Une larme de joie, ou peut-être de peine
Si l'harmonie obombre le profil
D'un tourment oublié, une douleur lointaine.Quand la musique éclos à chaque accord,
L'alchimie est parfaite, et le ciel étoilé!
Fleur au parfum d'infini, le trésor
Sera grand pour celui qui saura en jouer!
IV) La lettre de la MarquiseElle avait des papiers au parfum du silence,
Qu'elle aimait quelques fois transformer en été,
Elle inscrivait sa peine et ses rêves d'enfance,
Tous les secrets qu'elle a décorés de beauté.Comme un hymne oublié vibrant au crépuscule,
Comme une confidence assortie aux accords
De ses milles tableaux à la flamme crédule,
Son mystère enfouit résonnait dans son corps.Elle y joignait l'espoir d'avoir une réponse,
Mais jamais elle ne vit galoper vers son toit
Une rose perdue émergeant de la ronce
(L'homme qui parcourait son courrier sans emoi :Il buvait ses billets sans jamais les comprendre,
Ne cherchant même pas à y voir une fleur,
Il lisait simplement, sans pouvoir y entendre
La moindre mélodie émanant de son cœur).C'était juste un baiser, déposé sur sa lèvre.
La reconnaîtrait-il, la vérité du mot,
Celui qu'elle écrivait quand elle avait la fièvre,
Celui qu'elle laissait transparaître en son sceau?
V) Les souliers des MarquisesS'agitant sous les pas des nobles, à tatons,
Comme une ombre latente,Même oubliés parfois au parvis des donjons
(Cendrillon imprudente!),Quand il faut : arme habile au talon foudroyant,
A l'aiguille acérée!Quelques fois : escabeau, pour être un peu plus grand,
Echelle dérobée,Protégeant tous les pieds des irritants cailloux,
Préservations acquises,Ils restent délicats, comme de vrais bijoux :
Les souliers des Marquises.
VI) Marquisat dangereuxVous me croyez jolie en mes nobles souliers,
Mon charisme séduit et mes bijoux sacrés
Vous font rêver de moi, je suis votre idéale
Quand le soleil se voile : une femme fatale.Vous pensez que je suis à l'abris du trépas,
Mais vous ne savez pas les dangereux combats
Que peuvent provoquer des jaloux en colère
Lorsqu'ils viennent semer la terreur sur ma terre :Ils détruisent souvent les roses des jardins,
Brulent mon écurie et saignent les chemins!
C'est pourquoi en secret j'ai prévu ma défense,
Puisque rien ne suffit, pas même l'influence :Cachée en ma coiffure ou bien sous mon jupon,
J'ai des armes de pointe: Un bazooka de plomb
Pour les situations périeuses et cocasses,
Ainsi qu'un pistolet ne laissant pas de traces.
VII) L'adieu au châteauC'est l'heure de partir, laisser ici ma peine,
Effacer les erreurs comme sur un tableau,
Abandonner le lieu et ma souffrance vaine,
La mort s'emparera des murs de mon tombeau.Adieu tendre fierté, douce noblesse ancienne,
J'abandonne mon nom, ce qui fut mon berceau,
Ma réserve d'enfance ainsi que la fontaine
D'où longtemps il coula un merveilleux ruisseau.Quitter mon paradis pour la ville lointaine,
Une histoire d'époque, il paraît qu'il le faut.
Je délaisse mes tours, mais la douleur m'enchaîne!Je dépose une fleur, comme dernier flambeau,
Sur la pierre abîmée aux failles par centaine!
Le vent protègera les remparts du château.
VIII) Bientôt sonnera l'heure
Bientôt sonnera l'heure, à ma main une épée,
Et j'aimerais mourir sous la douce rosée
En embrassant le ciel et le chant d'un oiseau,
Que la brise se lève et que sans aucun motElle emporte mon corps dans son manoir sacré
Entouré de forêts et de fleurs en été,
Car la nuit n'y a pas de lueur sépulcrale
Puisqu'un pied d'arc-en-ciel attérit à sa voileQui se gonfle et s'envole, et cet air à ma lèvre
A le gout d'un baiser jaloux et plein de fièvre.
Laissez moi m'escrimer contre chaque courant
Que le combat soit vain, mais l'enjeux si charmant,Si l'on ne se battait qu'au nom du vrai laurrier
Il ne resterait rien du panache enchanté
Qui fait tous les honneurs de quelques mousquetaires,
Moi je riposterais à tous mes adversaires;En jurant que jamais ne se volatilise
Une larme de soie a la couleur exquise,
Lorsqu'elle est envoyée en mille et un tableaux
Et scellée in petto par de mystérieux sceaux