Poésie 19
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aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette dix-neuvième page de
poésie !
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Liberté
Meriama Moutik, juin 2004. |
Dans une obscurité totale,
Une lumière m'est apparue.
Je l'ai suivie,
C'était mon salut.
C'était mon billet de sortie
De l'enfer ou j'étais
Prisonnière de ma cage de verre.
Je voyais les gens défiler autour de moi,
Une force agissait à ma place,
Pensait à ma place.
J'étais un mort-vivant.
Soudain, elle m'est apparue
Au bout du chemin.
Une brise fraîche du matin
Est venue me caresser les joues,
Puis, la fine pluie du printemps
A fait resurgir mes pensés, mes désirs.
J'étais enfin libre de ces chaînes invisibles.Meriama Moutik, amairem@hotmail.comComme tu nous as réunis,
Tu nous séparés.
Oh, destin maudit !
Tu m'as tout pris,
Chance, amour et argent.
Oh, destin maudit !
Que me veux tu encore ?
Dis le moi et je te le donnerai.
Oh, destin maudit !
Même si je ne l'ai pas.
J'irai le chercher dans les sentiers.
Oh, destin maudit !
Peut-être que durant ma quête,
Tu nous uniras, lui et moi, encore une fois.
Oh, destin maudit !
Qu'ai-je fait pour mériter cette sentence ?
Suis-je maudite ? Si oui par qui ?
Oh, destin maudit !
Ces larmes et ces pleurs,
Ces morts et ces blessés,
Ne te suffisent-ils pas ?
Oh, destin maudit !
Qu'as-tu fais de l'humanité ?
Oh, destin maudit !
J'irai vendre mon âme au diable,
Car la gitane que je suis
Ne peut vivre sans lui.
Oh, destin maudit !
Lui que tu m'as pris
Avant même de me l'avoir donné.
Oh, destin maudit.Meriama Moutik, amairem@hotmail.com
Ce soir c'est vraiment dur
La tentation est bien trop forte
Mais ma main tremble
Et les larmes inondent mes yeux.Ce monde est réellement triste et noir
Et je joue avec la mort.
Il ne me reste que mon désespoir
Pour ne pas reconnaître que j'ai tortLes images de ma vie défilent
Mes fautes, mes erreurs
Et tout le mal que j'ai fait.
Je tremble et je pleureJe pense à tous ces gens que je déteste
Et à qui je refuse de m'assimiler.
Pourquoi s'acharnent-ils sur moi ?
Mon esprit est déjà assez ravagé.Je n'arrive plus à vivre
A cause de toi
Et où que je sois
Je repense à ce que tu m'as fait subir.Je veux partir
Mais fuir ne sert à rien
Et je sais que je t'appartiens
Et je sais que ça t'amuses de me faire souffrir.Je m'écroule à terre
Je suis à genoux, prosternée
Mes mains se mettent à trembler.
Je lève alors les yeux vers toi
Et je les referme pour ne pas voir ça,
Pour ne pas te voir.J'ai peur
Je regarde les étoiles
Je me regarde tomber dans le vide
Je me sens partir
Je rêve de la vie
Et je me perds dans mes souvenirs.Je sens que tout s'effondre sous mes pieds
Ma vie n'est qu'une impression
Je n'ai pas la force de me relever
Et personne pour m'aider
Je tombe
Et personne pour me retenirEt dans ce monde en décomposition,
Je pleure
Et dans ce monde de désolation,
Je meurs.Sara Serve, sara.serve@wanadoo.fr
C'est une fin sans début
C'est un voyage sans retour.Je suis un être égoïste
Sans aucune moral
Je n'ai pas confiance en moi
Mais en ce moment, ça m'est bien égal.Mes yeux se perdent
Mon regard se vide
Mon cœur étouffe
Et ma main trembleEt toutes ces questions
Est-ce bien ? Est-ce mal ?
Que pensera-t-on de moi ?
Je ne supporte plus tout ça.J'ai vécu en attendant que les jours passent,
Maintenant je n'attend que le dernier.
Je n'ai pas de regret, je reste fière
Je sauve les apparences.La mort rode autour de moi,
Je sens son souffle glacé.
Je n'ai plus d'espoir
Il est trop tard pour remonter.C'est une fin sans début
C'est un voyage sans retour.Sara Serve, sara.serve@wanadoo.fr
Je pleure en regardant ma vie inutile.
Je me révolte quand je me sens piétinée
Et je me dis que cette vie n'en vaut pas la peine.Je suis un clown sur la scène
Je joue la comédie.
Je souris à tous ces gens
Pour qu'ils passent et me laissent
Seule dans mon malheur.
De toutes façons, même s'ils savaient
Ils resteraient indifférents.
Ils ne chercheraient pas à me comprendre,
Ils ne chercheraient pas à comprendre ce qui me ravage.Tout s'agite en moi,
C'est si obscure
Et je me met bêtement
A en vouloir à tout le monde
Et surtout à toi.Mais qu'est-ce que je fais encore ici ?
Et toi la mort, tu ne me fais plus peur !
Viens, je t'attends ! Je veux partir,
Emmène-moi avec toi !Et ce monde, je m'en fous
Puisque la vie c'est ça
Puisque rien n'existe.Je me sens si faible face à tout ça.
Je pleure encore
Je pleure, comme toujours
Et je continue de rêver.Je rêve d'un endroit sans larmes.
Je rêve d'un endroit où ma vie serait possible.Et tu marcheras à mes côtés
Vers des rivages sans fin.
Je t'aurais dans mes yeux suicidés
Et ma dernière pensée sera pour toi.Sara Serve, sara.serve@wanadoo.fr
La vie sans toi,
C'est comme la mer sans eau,
Une mère sans ses enfants,
L'amour de deux êtres qui se séparent,
Comme un arbre sans ses branches.Dans un univers de peine et de souffrance,
Comment peut-on vivre ?Comme un arc-en-ciel,
Tout doit finir,
A un certain moment et d'une certaine manière,
Alors pourquoi ma peine reste en moi,
Sans jamais s'en aller ?Comme deux êtres différents,
Qui sont unis,
Mais, qui ne se séparent jamais…Sloane, sloane01@hotmail.com
Tout ce qui nous sépare n’est autre,
Qu’une barrière infranchissable,
Qui est impossible à briser,
Et qui sépare la vie de la mort.Depuis cet instant,
Aucune vie ne réside en toi,
Ta main passe à travers mon visage,
Je ne ressens plus ta présence.
Je te sais juste près de moi,
Souffrant de ton incapacité,
A pouvoir être réel pour me consoler.
Souffrant de cette vision omniprésente,
Qui te montre les souffrances que nous ressentons,
Ce mal qui nous tourmente depuis ce jour,
Chacun de notre côté.Je n’ai plus besoin d’yeux pour te voir,
Je n’ai plus besoin d’une voix pour te parler,
Je n’ai plus besoin d’un corps pour te ressentir,
Mais seulement d’une mémoire pour me souvenir de toi.Sloane, sloane01@hotmail.com
Aimez la vie,
Comme vous aimeriez,
Vos amis,
Comme vous aimeriez,
Votre famille,
Comme vous aimeriez,
Vos fils et vos filles.
Tout simplement,
Comme vous aimeriez,
Que la vie,
Vous aime,
Et, chérissez-là,
Comme vous aimeriez,
Que la vie vous chérisse…à F. Meyer.
Sloane, sloane01@hotmail.com
J’ai voyagé seule à travers le monde,
J’ai connu toutes sortes de vies,
J’ai vécu le jour comme la nuit.
Je n’avais besoin d’aucune compagnie,
Je ne manquais de rien,
Plus je parcourais les horizons lointaines,
Plus je découvrais de nouvelles terres,
Et plus je récoltais ce dont j’avais besoin.
J’allais d’un pays à l’autre :
J’ai visité les terres d’Afrique,
Je me suis baignée dans les mers des Antilles,
J’ai visité les villes américaines,
J’ai connu le froid du Tibet.
Je me nourrissais de ce que je trouvais,
Je dormais là où je le pouvais,
Je me liais d’amitié avec ceux que je rencontrais,
J’ai eu un tas d’amis différents.
J’ai dû m’adapter à toutes sortes de civilisations,
J’ai dû apprendre à me débrouiller seule.Même si pendant ce voyage, j’étais seule,
Tu me guidais à chaque instant,
Tu vis dans mon coeur là où tu ne peux me quitter.
Lorsque je me sentais seule,
Tu descendais du ciel grâce à tes ailes,
Et tu veillais sur moi.
J’ai tout abandonné derrière moi,
Je suis partis à la recherche de moi-même,
Et lorsque mon voyage fut terminé,
Je me suis sentis changé,
Comme si j’étais devenue une autre personne.
J’ai trouvé le chemin que je cherchais,
Ce chemin qui semble être semé d’embûches,
Et dont les étapes représentent ma vie.
Mais, finalement, ce voyage m’a fais comprendre,
Que je n’étais pas à la recherche de moi-même,
Mais à la tienne car nos vies ont été séparée trop tôt,
Et je n’ai pas eu le temps de te connaître comme je l’aurais voulu..
J’ai fais ce voyage pour connaître d’autres vies,
Pour m’imprégner d’autres cultures,
Pour essayer d’y trouver une partie de toi.
A présent, je sais que ce chemin,
Finira par me ramener auprès de toi...Sloane, sloane01@hotmail.com
Marcher avec toi,
Tenter de t’approcher,
De toucher tes bras,
Avec mes doigts tremblant.Croire en toi,
A ces choses que je ressens,
Dans mon petit cœur,
Si fort quand tu es près de moi.Le prendre dans tes douces mains,
Ramasser les morceaux,
Comme on ramasse un petit oiseau,
Qui a perdu ses ailes.Croire en toi,
Car le soleil est revenu,
La pluie a cessé de tomber,
Comme les larmes de mes yeux.M’asseoir avec toi sur un banc,
Oublier les autres, les méchants,
Poser ma tête sur ton épaule,
Ne plus avoir peur.Car croire en toi,
Que des méchants y’en a partout,
Mais que toi, t’en fais pas partis,
Et que tu me les feras tous oublier.Mon cœur était en morceaux,
Mais ses blessures si profondes,
Se cicatrisent souffle après souffle,
Et je renais aussi forte que je l’étais avant.Croire en toi,
Car le soleil est revenu,
Et la pluie a cessé de tomber,
Comme les larmes de mes yeux…Sloane, sloane01@hotmail.com
Ce soir j'ai décidé de t'aimer,
De couvrir ton lit de fleurs,
De m'y poser près de toi,
De respirer ton odeur.
Ce soir j'ai décidé de t'aimer,
De te regarder dormir,
De baiser tes douces lèvres,
Pour te réveiller tendrement.
Ce soir j'ai décidé de t'aimer,
Mais si ce soir n'est pas aujourd'hui,
Mon cœur restera près du tien,
Car les fleurs fleurissent chaque année…Sloane, sloane01@hotmail.com
Souvenirs d'âmes soeurs éternelles
La meilleure façon
A marvinJe cherche les mots pour t'avouer l'amour,
Que j'ai pour toi.
Je ne sais que faire,
De ces sentiments.
Je ne sais pas si je dois les rejeter,
Ou les accepter.
Je ne peux pas les expliquer,
Alors je les écris.
Je pense à toi tout le temps,
Tu es le seul avec qui je désire être.
Le seul qui m'a redonné assez de confiance en moi,
Pour que je puisse réouvrir mon cœur.
J'aimerai que tu me guides,
J'aimerai être avec toi plus souvent,
J'aimerai être dans tes bras,
Et t'aimer comme je ne l'ai jamais fais auparavant.
Alors, j'écrirai mon nom sur le sable,
Pour que les vagues de la mer,
Emportent mon cœur,
Jusqu'à toi.
Je n'aurais jamais pensé qu'un jour,
J'éprouverai cet amour pour toi.
Je n'aurais jamais pensé qu'un jour,
Je réouvrirai mon cœur malgré ses blessures.
Je n'aurais jamais pensé que je serai capable,
De refaire confiance à quelqu'un.
Alors, je ne sais pas si ces quelques mots,
M'auront servis à grand chose.
Mais, si lorsque tu les auras lu,
Nous serons unis.
Cela voudra dire que j'ai trouvé,
La meilleure façon pour te dire que je t'aime…Nathalie Bucher, 2000. sloane01@hotmail.com
Mon cœur te réclame
A MarvinMon cœur souffre,
D'un mal dont tu en es l'auteur.
Mais il te réclame près de lui,
Car tu es son remède.
Lorsque je suis triste,
Il me suffit d'être près de toi,
Pour que j'aille mieux.
Lorsque tu es à mes côtés,
Tu envahis mon cœur de joie.
Je n'ai plus peur de rien,
Je suis avec toi,
Et c'est tout ce qui compte pour moi.
Mon cœur réclame ton cœur,
Il ne bat que pour toi,
Et il est triste de ne pas pouvoir être avec toi.
Mon cœur te réclame,
Car il est heureux quand tu es près de lui.
Mon cœur te réclame,
Car il se sent bien quand tu es avec lui.
Alors si ton cœur réclame aussi mon cœur,
Pourquoi ne pourraient-ils pas être ensemble ?
Pourquoi ne pourraient-ils pas battre l'un pour l'autre ?
Je sais ce dont tu as peur,
Tu sais ce dont j'ai peur,
Alors pourquoi n'affronterions-nous pas nos peurs ensemble,
Pour mieux les combattre ?
Je t'ai dis que nous étions les seuls,
A pouvoir mettre un terme à notre relation,
Alors si aucun de nous ne le désire,
Pourquoi s'arrêterait-elle ?Nathalie Bucher, 2000. sloane01@hotmail.com
Mon Ange
A MarvinMon cœur t'appartient,
Tu en détiens la clé.
Alors ouvre-moi le tien,
Et confie-moi en la clé,
Pour que je puisse la garder,
Précieusement près de moi.
Lorsque je ferme mes yeux,
Tu es présent dans mes rêves.
Lorsque je suis éveillée,
Tu es présent dans mes pensées,
Et tu l'es toujours que tu sois près ou loin de moi.
J'aimerai t'avoir à mes côtés,
Entendre ta voix douce,
Voir ton sourire,
Partager avec toi,
La douceur de l'amour.
Mais si je te disais à tel point tu comptes pour moi,
Tu ne pourrais pas comprendre.
Car il n'existe aucun mot pour exprimer,
Ce que je ressens pour toi.
Il ne me suffit pas de te dire que je t'aime,
Ni de te dire que j'ai besoin de toi,
Car cela ne s'explique.
Lorsque tu es près de moi,
Le temps passe vite,
Mais je suis heureuse.
Car chacun de tes geste et paroles,
Remplissent mon cœur de joie.
Mais lorsque tu es loin de moi,
Je me sens triste,
Et j'espère que le temps passe vite.
Tu es mon ange,
Lorsque je t'ai connu,
J'étais comme un oiseau sans ses ailes,
Et tu m'as réappris à voler.
Tu m'as rendu heureuse,
Tu as séché chaque larme qui coulait sur mon visage,
Tu m'as redonné goût à la vie,
Et tu m'as réappris à aimer.
A chaque fois que je me sentais triste,
Je trouvais refuge dans tes bras,
Et tu me protégeais.
Alors si tu partais loin de moi,
Ma vie serait triste,
Car je te perdrai.
J'ai besoin de t'avoir près de moi,
Car si tu partais,
Qui sera toujours là pour moi ?
Alors, je souhaiterai être une hirondelle,
Pour voler jusqu'à toi,
Et atterrir dans tes bras.
Pour qu'à chaque fois,
Que je perdrai mes ailes,
Tu puisses me réapprendre à voler.
Peut-être qu'un jour,
On sera vraiment ensemble,
Autant intérieurement qu'en apparence.
Peut-être que pour la première fois,
Tu me tiendras la main,
Tu me serreras dans tes bras,
Je serai blottis contre toi,
Et nous sentirons nos cœurs,
Battrent l'un pour l'autre.
Alors j'attendrai jusqu'à ce jour,
Et peut-être que tu comprendras,
Sans que je te le dise,
A tel point tu comptes pour moi,
Et que je deviendrai ton ange…Nathalie Bucher, 2000. sloane01@hotmail.com
Donne moi une chance
A MarvinChaque nuit,
Tu marches dans mes rêves,
Tu viens toujours m'apporter de la joie,
Et du réconfort quand je suis triste.
Ce rêve semble si réel,
On s'y sent si bien,
Que je n'ai aucune envie d'en sortir.
Nous sommes unis,
Nous sommes heureux,
Et à présent plus rien ne compte pour nous.
Mais lorsque la nuit s'achève,
Tu quittes mon rêve,
Et il n'est plus réel.
Tu me fais partager tant de choses,
Nous partageons une amitié,
Aussi solide que personne ne peut la briser.
Tu m'as fais croire à tant de choses,
Tu m'as fais croire à un amour,
Qu'on pourrait partager ensemble.
Et depuis plusieurs mois,
J'éprouve cet amour pour toi.
Je n'ai qu'une envie,
C'est de le partager avec toi,
De ne plus avoir besoin de m'endormir,
Pour être avec toi,
Et pour être dans tes bras.
Maintenant que je suis devant toi,
Et que je t'avoue mon amour,
Tu ne sais plus quoi faire.
Tu restes là devant moi,
Et tu n'arrive pas à te décider,
Alors que tu sais que mon amour est sincère,
Et que pour rien au monde,
Je ne briserai notre amitié.
Alors tout ce que je demande,
C'est de me donner une chance,
Car mon cœur est malheureux sans toi,
Et je n'ai plus envie de vivre dans mes rêves,
Cet amour qu'on pourrait vivre dans la réalité…Nathalie Bucher, 2000. sloane01@hotmail.com
Un jour
A MarvinUn jour,
Pour la première fois,
Tu me prendras la main,
Ainsi que dans tes bras,
Et nous serons unis.
Car tu m'ouvriras ton cœur,
Et me le donneras,
Alors je serai là,
Pour te donner aussi le mien.
Je n'aurai plus peur d'ouvrir mon cœur,
Car je sais que je ne crains rien,
Tant que je suis avec toi.
Tu comptes beaucoup pour moi,
Et tu es plus qu'un ami,
Car depuis que tu es entré dans ma vie,
Les choses ont changées.
Tu m'as réappris à aimer,
Tu m'as réappris à sourire,
Tu m'as redonné confiance en moi,
Et réappris à refaire confiance aux autres.
Je sais que je peux compter sur toi,
A chaque instant,
Alors j'aimerai faire partis de ta vie,
Aussi longtemps que je le pourrai.Nathalie Bucher, 2000. sloane01@hotmail.com
Si je tombe
A MarvinSi je tombe,
Je sais que tu me rattraperas,
Que tu resteras avec moi,
Jusqu'à ce que je puisse me relever.
Et mes peurs s'en iront,
Tu verras de la joie et de la paix dans mes yeux,
Parce que je te regarde avec les yeux remplis d'amour.
Aujourd'hui, demain et après-demain,
Ce sont tous les jours que j'attends pour te voir,
Et c'est pourquoi je suis si triste,
Car tu me manques beaucoup.
Je pense qu'il y aura beaucoup de jours,
Avant que nous soyons ensemble,
Mais peu importe le temps que cela prendra,
Je t'attendrai,
Car je sais que tu as dans ton cœur,
Le même amour que j'ai dans le mien.Nathalie Bucher, 2000. sloane01@hotmail.com
Pure et simple
A MarvinAuparavant, tu marchais à mes côtés,
Tu couvrais mes ailes.
Puis un jour,
Tu as cessé de marcher près de moi,
Et je me suis longtemps demandé ce qui nous était arrivé,
Pour qu'on en arrive là.
Je ne connais pas toutes les réponses,
Mais je sais que ce qui compte à présent,
N'est pas ce qui s'est passé,
Ni pourquoi s'est arrivé.
Mais que le plus important,
Est ce qui se passe maintenant,
Et qui se passera après.
A présent,
L'amitié qui nous lie a grandie,
Elle est devenue beaucoup plus forte,
Elle est pure et simple.
Et c'est pour ces raisons que je peux voler,
Tranquillement de mes propres ailes,
Sans avoir peur de tomber,
Et ne de plus pouvoir voler.
Car je sais que s'il m'arrivait de perdre,
Le contrôle de moi-même,
De perdre mes ailes,
Tu serais là pour me réapprendre à voler,
Afin que je puisse repartir de plus bel…Nathalie Bucher, 2000. sloane01@hotmail.com
Je suis condamnée à errer,
A être prisonnière de ton image,
A la recherche de ton visage,
Poursuivie par des rêves.
De ces années, je n’ai plus rien,
Même pas un souvenir,
Ni même une parole,
Seulement des photos accrochées sur un mur,
Mais que veulent-elles toutes dire ?
Je suis condamnée à errer,
Poursuivie, hantée, obsédée.
Je cherche en vain,
À comprendre ce qui m’est arrivé,
Pourquoi je t’ai oublié,
Mais il n’y a plus rien,
Je ne me souviens plus de rien.
J’ai les mains enchaînées,
Je ne peux pas me libérer,
Je suis poursuivie par des rêves,
Je rêve, je vis et je pleure.
Tout cela n’a aucun sens,
Mais au fond qu’est-ce qui est réel ?
Suis-je condamnée à errer ?
A être prisonnière de ton image ?
A la recherche de ton visage ?
A être poursuivie par des rêves ?
Les mains enchaînées,
Impossible de me libérer,
De retrouver tous ces souvenirs.
Ton âme au repos, la mienne tourmentée,
Je rêve, je vis et je pleure,
Mais au fond qu’est-ce qui est réel ?
Suis-je à jamais condamnée à errer ?Nathalie Bucher, sloane01@hotmail.com
J'étais perdue dans le brouillard,
Je ne savais plus voler,
Tel un ange sans ses ailes,
Mais tu as su malgré moi atteindre mon coeur.
Tu as su le faire renaître,
Tu m'as montré que ma vie pouvait être différente,
Qu'elle ne devait plus être l'image du chaos,
Tu m'as réappris à vivre, sourire, aimer et m'aimer en retour.
Tu étais mon souffle de vie,
Je pouvais sentir ce bien-être grandir en moi,
A chaque fois que tu enveloppais mon corps de tes bras,
Et que tu tentais malgré moi de me rassurer que tu resterais près de moi.
Petit à petit, sans que je puisse m'en apercevoir,
Tu as lancé une poussière d'étoiles qui s'est déversée sur moi,
Pour que je puisse trouver au fond de moi la force de me relever,
Et tu es devenu mes ailes afin de me rattraper si je tombais.
Mais en un instant tout a basculé,
Mes ailes se sont brisées,
Mon coeur s'est arrêté de battre,
Et à présent je n'ai plus aucun souffle.Car je t'ai perdu,
Tu as choisi de prendre un autre chemin,
Je ne le voulais pas mais c'était plus fort que moi,
Je n'ai pas pu t'empêcher de t'éloigner dans le brouillard.
J'ai les mains enchaînées,
Le cœur perdu,
Ton image et tes paroles me hantent,
Il en a fallut peu pour que tu prennes possession de moi.
J'ignore si un jour tes ailes te ramèneront vers moi,
Afin de renforcer les miennes,
Mais, je crois que nos chemins devaient se croiser,
Et, qu'ils seront toujours liés peu importe ce que nous sommes.
Car, tu t'es envolé loin de moi,
Mais j'ai l'impression qu'il me reste un peu de poussières d'étoiles,
Et que tu voles toujours près de moi sans que je te vois,
Afin que tu puisses me rattraper si je venais à tomber de nouveau…Nathalie Bucher, sloane01@hotmail.com
J'étais à la recherche de moi-même,
Je tentais de m'éloigner de ce trou noir,
J'ai essayé de trouver autour de moi un peu de paix,
Mais, mon corps restait prisonnier de cet état de souffrance.
Jusqu'à ce que tu viennes à moi,
Que tu m'emmènes dans des contrées qui m'étaient encore inconnues,
Que tu me fasses découvrir et ressentir des choses,
Qui jusqu'à présent m'avaient effrayées.
A trop vouloir le bonheur,
S'effondrer à chaque pas,
On finit par rejeter toute sensation de bien-être,
Et même à croire qu'on n'y a pas le droit.
Mais, lorsque tu marches près de moi,
Lorsque tes bras enveloppent mon corps,
Je peux sentir ce bien-être grandir en moi,
Et cette paix envahir mon âme.
Cette sensation si intense et oubliée,
Aurait pu faire frémir chacun de mes pas qui se tournaient vers toi,
Mais, je n'ai jamais ressenti autant de joie, d'amour et de paix,
Comme je le ressens aujourd'hui.
Alors, je n'ai pas pu m'éloigner de cette sensation,
M'en protéger, prendre un autre chemin,
Même si je savais que chacun de mes pas qui allaient vers toi,
M'exposait à un risque de souffrance immense.
Mais, à trop vouloir se protéger,
A ne plus croire en rien ni en nous-même,
On finit par ne plus exister comme un feu qui s'éteint petit à petit,
On sombre dans l'oubli sans réaliser ce qu'on a laissé passer.
Alors qui suis-je pour prétendre pouvoir marcher à tes côtés ?
Espérer que tu reviennes vers moi ?
Que cette sensation continuera de grandir en moi,
Et que nous la partagerons ensemble ?
Je crois que je ne suis qu'une goutte d'eau parmi tant d'autres,
Mais qu'au fond de moi je ne suis que l'image de moi-même,
Si fragile mais à la fois si forte lorsque tu es près de moi,
Car j'ai trouvé en toi ce que je n'avais jamais espérer avoir…Nathalie Bucher, sloane01@hotmail.com
Depuis cette nuit,
Où j’ai entendu ta voix,
Tout me semble si différent,
Comme la première fois où nous nous sommes parlés.
Tu m’as donné tant d’émotions,
Tu as fais ressurgir tous ces souvenirs,
Que je croyais avoir laissé loin derrière moi,
Et j’ai senti que tu ne les avais pas oublié.
Tu m’as laissé m’envoler loin de toi,
Tu n’as pas cherché à me retenir,
Comme si tu sentais au fond de toi,
Que je devais partir.
Je pensais que nous avions pris des chemins différents,
Tu devais me protéger des méchants,
Tu m’as laissé livrer à moi-même,
Et j’y ai survécu.
Je suis revenue vers toi,
En espérant que tu ne sois pas devenu l’un d’eux,
Mais j’étais loin de pouvoir imaginer,
Que tu étais resté le même malgré mon départ.
J’ignore où je vais,
J’espère simplement qu’un jour,
On sera enfin ensemble,
Et que l’on cessera de vivre cette passion séparément.
J’aimerai juste que tu saches,
Que même si j’ai tant voulu prendre un autre chemin,
Il n’y a plus rien que je puisse faire à présent,
Pour m’éloigner et me protéger de toi.
Comment pourrais-je ignorer ce que je ressens,
Ce que tu ressens,
Oublier tout ce que nous avons vécu,
Et ce que nous projetions de vivre ensemble ?
Tout ce que je sais,
C’est que depuis cette nuit,
Tu occupes chacune de mes pensées,
Et tu restes celui avec qui je rêve d’un avenir...Nathalie Bucher, sloane01@hotmail.com
Lui, il est ma force et ma vie,
Celui qui a été le premier à sécher mes larmes,
Et qui a fais réapparaître un sourire sur mon visage.
Il est celui avec qui j'ai toujours rêvé d'être,
Pour qui la flamme de mon cœur n'a jamais autant brûlé.
Mais, il est celui dont s'éloignent mes lèvres,
Pour se diriger vers l'inconnu, si craintif et repoussé.
Néanmoins, il reste celui dont j'ignore encore la place et le rôle dans ma vie.
Elle, elle est celle que j'ai toujours voulu protéger,
Mais qui inconsciemment ne cesse de veiller sur moi.
Elle est celle qui m'aide à me relever,
Et qui me sourit tout en me prouvant qu'une autre vie existe.
Elle, elle est celle avec qui je partage tout,
Plus de joies que de larmes,
Tout en veillant l'une sur l'autre en secret,
Si différentes mais si semblables dans l'âme.
Lui, il est celui dont les mots font frissonnés mon esprit,
Sa voix résonne dans ma tête comme pour me guider.
Il est celui qui a bousculé ma vie pour me montrer un autre chemin,
Libérateur de mon âme si blessée et tourmentée,
Qui n'a su trouver refuge qu'au plus profond de moi.
Il est celui qui fais entrer dans ma vie,
De la joie ainsi que de l'espérance pour une vie meilleure.
Il est celui avec qui je n'aurais jamais imaginé pouvoir autant me lier d'amitié.
Ils sont mes branches,
Ils sont mes ailes,
Ceux qui m'ont toujours guidé,
Et qui m'ont toujours aidé à me relever.
Sans eux, je me dessèche,
Loin d'eux, je m'éloigne et je me perds,
Près d'eux, je retrouve mes forces et je renais.
Mais, seule au fond je suis toujours à la recherche de mon chemin…
Nathalie Bucher, sloane01@hotmail.com
Ce matin,
J'ai fais le point sur ces années passées,
J'ai pensé aux épreuves que j'ai surmonté,
Ces épreuves devant lesquelles je m'étais écroulée.
J'étais perdue à la recherche de moi-même,
Tel un oiseau sans ses ailes,
Qui erre seul dans l'attente qu'on lui réapprenne à voler.
Cette attente qui touche à sa fin,
Au fur et à mesure que ton souffle envahit mon âme,
Que les battements de ton cœur résonnent près de moi.
Juste un sourire,
Ton regard traverse mon âme,
Mon corps frémit,
Mon cœur s'essouffle,
Et mes yeux s'émerveillent.
Mon âme au repos,
Libérée de cette lutte acharnée,
Contre un mal qui me semblait impossible à vaincre,
Apeurée, je m'étais réfugiée au plus profond de moi-même,
C'était le seul endroit où mon âme s'apaisait.
Ce matin,
Je me suis réveillée avec une étrange sensation,
Ce genre de sensation que je pensais ne plus pouvoir éprouver,
Que j'avais fini par oublier tant son souvenir me paraissait lointain.
Cette sensation qui me fais prendre conscience que je suis toujours en vie,
Que je respire et que mon corps se remplit jour après jour d'un immense bien-être.
Cette sensation que j'avais refoulé au fond de moi-même,
Et que je crains de ressentir à nouveau,
Tant cela fait mal de la perdre.
Juste un sourire,
Ton regard traverse mon âme,
Tes mains parcourent mon corps,
Il se met à frémir,
Mon cœur s'essouffle,
Et mes yeux s'émerveillent.
C'est durant cet instant,
Que cette sensation tant rejetée renaît en moi,
Qu'elle prend possession de mon âme,
Et que les flammes de mon cœur brûlent à nouveau…Nathalie Bucher, sloane01@hotmail.com
J'aimerai
J'aimerai une seconde,
ne plus être…
Et partir ;
M'envoler au-delà des cieux,
…Plus loin que le rêve ;
J'aimerai, pour un temps,
ne plus être ce "MOI" qui m'obsède ;
Ni ce corps que je traîne,
lourd et alourdi
J'aimerai le temps d'un éclair
ne plus entendre ;
…Cesser de parler ;
et suivre cette musique loin dans sa course….Juillet 1987.
Des gens… et d'autres...
Y'a des gens merveilleux,
qui ont, chacun, un beau secret ;
Un petit coin pour rêver
et qui disent :
-çà va…Y'a des gens monstrueux,
qui arrachent les fleurs des jardins
De nos rêves ;
Et qui disent que si le ciel est étoilé
c'est pour nous empêcher de dormir…Puis ;
Y'a les gens ordinaires,
qui rêvent la nuit ;
Puis se réveillent le matin ;
Puis achètent une fleur
qu'ils oublient de sentir…1988.
Solitudes humaines
Ecouter des mots qui ne veulent rien
Dire,
savoir qu'ils ne veulent rien dire,
les écouter, quand même,
parce qu'après, il y'a le silence…Raconter des histoires
- pas drôles -
savoir qu'elles ne sont pas drôles,
faire rire les autres,
et rire avec eux…Clamer des discours,
les oublier juste après,
être content qu'on applaudit
…se demander pourquoi on applaudit ! !!Se mêler à la foule,
et rêver à la solitude…
se créer une foule,
…pour retarder le réveil…Les mots ne veulent rien dire,
les histoires ne sont pas drôles,
les discours sont absurdes,
et nous redevenons une foule
de solitaires…05 Octobre 1988.
Chante mon peuple
Sur une musique,
que tu n'as pas composée…
tu dis des mots
que tu n'as pas écrits…
parce que tes poètes ont pêché ;
leur chant ;
un blasphème qu'on t'interdit…Tu chantes faux,
ta voix est un cri sans
illusions,
d'ailleurs, le cri des pauvres,
n'a pas d'écho …
d'ailleurs, le silence des riches
fait trop de bruits…Sur une photo,
- noir et blanc-
le cadavre d'un enfant ;
C'était hier,
une balle ennemie…
Sous un ciel
-couleurs d'automne-
un enfant qu'on bâtonne ;
C'est aujourd'hui,
une histoire de famille…Ta voix devient murmure ;
Tu chantes les mots que tes poètes
ont écrit ;
Ils disent l'exil,
la torture…
Ils disent l'espoir,
aussi…
Ta voix sera un cri,
un jour,
que tu oublieras les mots qu'on t'a appris…Alors, chantes mon peuple ;
Puisqu'on t'a permis de chanter ;
Puisqu'un jour,
Tu auras ton chant aussi…Oct/98.
Spleen
Je veux partir la ou aucune fleur
ne pousse ;
Ou le ciel n'est qu'un vieux draps
use ;
-aux milles trous-
qu'aucune étoile ne pourrait rapiécer…
Et sur une terre déshabillée
-aride et asséchée-Le ciel blase, ayant renoncé, a pleurer ;
Je m'allongerai pour dormir
-enfin-
Sure qu'aucune illusion ne subsistera pour me ressusciter…1996.
Rêves en classe
Ces formules qui défilent
par ce triste matin,
humide…
Et ma mémoire qui file :
- suis-je stupide ?Quand le prof dit :
- Logique…
J'entends une douce musique,
qui par son lyrique,
loin des mathématiques
m'entraîne…Je revois mes amitiés,
enfouies dans mon cœur ;
Parfois vécues,
souvent crées…
Mais qui, toutes, font mon bonheur...Quand il dit :
- calcule
Tout autour de moi bascule,
et des lois, et des formules
qui sur le tableau,
Se bousculent…
Moi,
je m'échappe…Je regarde le ciel ;
Il est beau,
il est bleu…
J'ai besoin de soleil ;
J'en veux, juste, un peu….La cloche sonne,
je reviens sur terre ;
Des voix tonnent,
je range mes affaires ;
J'étais deux personnes,
celle qui rêvait,
S'en va…Mes pensées, mes rêves,
entraînés par le vent ;
Sans arrêt,
sans Trèves,un a un,
s'en vont….Silhouette massive de la mort
en guenilles,
qui vient me déshabiller de mes rêves
mensongers ;
S'offrir mes illusions pour habit de noce,
et danser avec ma vie
- sur ma tombe rocailleuse-
la danse des amoureux.
Les saints inutiles
Ils disent que c'est ainsi,
que la vie est faite de hauts et de bas ;
Mais ils disent pas pourquoi,
certains sont si haut
et d'autres de plus en plus bas…Ils disent que tous les enfants sont beaux,
que tous les enfants savent sourire ;
mais ils disent pas pourquoi,
les enfants d'Ethiopie sont si laids
et sourient, si rarement…Ils regardent la tele,
s'accrochent aux images sanglantes ;
Pleurent-entre deux plats-
un enfant qui meurt,
puis s'en vont dormir,
paisibles et bons
d'avoir regarde les autres mourir
de faim,
et d'avoir songé à leur donner du pain…Ils parlent de Dieu,
de l'enfer,
…du paradis ;
Ils chantent l'amour,
…la fraternité ;
Encore l'amour
…et aussi la paix ;
Puis entre deux génocides,
ils disent qu'il faut savoir pardonner…Il en meurt des saints,
il en naît d'autres ;
aussi, vrai que meurt un enfant,
pour que souffre un autre
il y'en aura pour dire au héros de partir
en silence.
Eternel amour
Le soleil me dit
d'autres matins a venir ;
Les fleurs me racontent
qu'il fait bon vivre ;
Mes rêves se libèrent
s'envolent au ciel ;
Un oiseau me chante
que je peux voler aussi…Une voix m'appelle
- tu es la…
Ta main dans le noir,
je ne suis pas seule…
un sourire que tu m'offres,
dessine sur mes lèvres,
des mots d'amour,
des mots de bonheur,
des mots de toi…
Un besoin de dire :
- Je t'aime ;
Je ne le dirai pas ;
D'autres pourront l'entendre,
il ne leur appartient pas…Tu m'as appris à aimer ;
Tu es parti ;
Je ne sais plus haïr.
Cet instant
Lorsque tu cesseras de vivre l'hiver,
en espérant le printemps…
Lorsque tout mourra à la limite d'hier
et que tout apres, part avec le vent…
Lorsque ton front, malgré tes prières,
aura pour aureole, les rides du temps…
Tu sauras qu'aujourd'hui,
est un instant précieux ;
Tu sauras l'éternelle nuit,
de ces gens, trop vieux,
pour qui l'étoile qui luit
n'est qu'un rappel des cieux…
Alors, souris, à la vie
aujourd'hui qu'elle t'appelle,
demain,
elle ne te répondra plus…(Pour Badida).
J'étais là
Ils disaient : joie.
Je protestais à haute voix,
quand l'injustice est loi,
et que la haine est foi,
je ne disais pas : joie ;
Moi…Ils disaient : paix.
Je souriais, je me taisais,
ce qui est fait est fait,
l'égoïsme est ne,
je ne disais pas : paix ;
Je me taisais…Ils disaient : amitié.
Gueule ouverte, je riais,
aux sentiments falsifies,
on apprend à s'habituer…
Je ne disais pas : amitié ;
Je riais…A leur réunion,
j'assistais ;
Des yeux, je me cherchais,
mon abscence,je la souhaitais,
n'étais-je pas différente ? !
Soudain,
je me vis,
je rougis,
je me souris ;
J'étais-la !On se croit différents ;
Semblables, on l'est tous,
pourtant ;
Mais souvent, on s'entête,
et refusant, notre image,
Si nette ;
Nous brisons le miroir qui la reflète.
Les amants
Les amants,
Bras dessus,
bras dessous,
une valise a la main…
Des yeux mouilles de rêves,
dans les poches,
souvent, rien…
Par-dessus les Hommes qui ne
s'aiment plus…
Ils réinventent l'amour…Chasses de partout,
ils s'en vont hanter les cafés
Du coin ;
Ici l'amour a fait une trêve,
le temps que passe un enfant,
…Ou un saint.Les amants incertains,
renaissent chaque matin…
Plus amoureux, demain,
qu'ils ne sont aujourd'hui…
La nuit qui s'approche
est peut-être une fin…
Aimons-nous, mon amour,
pour aujourd'hui,
pour demain…
Pour quand tu seras loin.
L'oubli
Je ne suis qu'un cri,
avorte du néant…
Et je veux, aujourd'hui,
devenir poème,
devenir chanson,
devenir parole ;
M'offrir le ciel pour royaume,
le soleil pour parure,
l'espoir pour ami,
et l'amour pour amant…
Et je crie tout ceci,
Et encore autres choses ;
Et je crie, ivre de vie :
-encore …encore, un verre !
Tout le monde passe,
mon verre reste vide ;
D'ailleurs, y'a plus rien a boire ;
D'ailleurs, j'ai plus soif ;
Tout le monde est passe,
Il est temps d'aller dormir,
sur mon lit de silence,
un petit coin du néant.
Le prix de la paix
(Ou lettre à ceux qui se croient trop riches pour donner.)Hiroshima violée,
une journée
-rappelez-moi la date-
y'a trop de dates
et si peu de mémoire…
Une bombe a féconde la vierge
de mort-nées,
de prématurés,
et d'enfants pleins de haine….
Qui tuent le matin,
puis se souviennent la nuit ;
Puis retuent le matin,
et se ressouviennent la nuit
du viol public….Ali a sept ans,
cela ne signifie pas qu'il est enfant,
mais qu'il était né sept ans avant…
Entre deux raids,
sa mère l'a enraciné
Et s'en est allée faire naître de nouvelles fleurs,
qu'on s'empressera d'arracher :
Y'a pas assez de place pour planter
Les obus…
Il couve sa haine,
comme on couve un rêve ;
Il n'a pas de rêves,
seulement, un tout petit,
revoir le soleil, encore,
demain…M'man est blanche,
P'pa est noir,
je m'appelle Jimmy
et je ne dis pas les champs….
Je raconte quatre murs,
et je chante à travers mon trou,
le soleil sur Ellizabeth-ville,
et"Nous vaincrons" de Martin Luter King,
et Mandela, et la souffrance,
Et j'crache ma misère a la face de mon bourreau…Et on demande aujourd'hui,
a Ali…et a combien d'autres ? !
De chanter la paix parmi les peuples,
de compter le nombre de leurs amis,
et de dire qu'elle est belle la vieAli ne peut pas savoir,
ni moi,
ni vous, non plus,
qu'il fut un temps,
ou les gens vivaient de pain, d'amour,
Et de poésie ;
Ali n'a pas le temps de savoir,
il compte les tombes pour raconter ses amis…
Moi, je sais,
c'est mon rêve, chaque nuit…
Vous vous saviez,
mais vous ne rêvez plus
Depuis que les boulangers sont partis faire la guerre,
et que l'amour est vendu aux enchères,
et les poètes mis en cage…
Mais moi,
je crois en Hikmet
et je lis Moloise ;
Et je vous dis qu'un jour,
Vous écouterez ma voix qui n'est pas
belle,
vous lirez mes poèmes qui ne sont pas
beaux,parce qu'il vous chanteront l'espoir,
et Ali, Et les autres,
et pour avoir la paix,
Vous serez prêts à payer….Fin 1985.
Des gens heureux
Ils se sont donnes la main ;
Ils avaient foi ;
Un sourire…
Un matin ;
De l'espoir parfois…Des gens humbles,
Sans passions,
Sans histoires ;
Leurs rêves sont simples,
Aux autres la gloire…Dans mes tourments,
vivent les gens heureux :
A l'abri d'une tempête,
J'ai bâti un refuge pour eux.
La fleur
Une fleur fanée,
au gré du vent, ramenée,
a mes pieds, s'est déposée ;
et lentement, s'effrite…ses pétales vieillis,
par le temps, jaunies,
hier, encore, si unies ;
aujourd'hui, se quittent…le vent soulève sa tige ;
haut…elle voltige !
Soudain, elle se fige ;
Et a mes pieds, rechute…Ternies les couleurs,
honteuse de sa laideur,
Dans ma main,
Elle s'abrite…Mais il est temps de rentrer,
j'ouvre ma main,
et sans la regarder :
De peur de la voir me supplier,
Je la laisse choir,
Et je partis.
Vol d'oiseaux
Va beau cygne,
au pays des fleurs,
des vignes ;
Ramène-moi un signe,
une raison de lutter…Vole doux pigeon,
emporte mon chant ;
Sèmes-le au vent,
C'est un chant d'amour…Plane fière hirondelle,
au pays des paroles,
si belles ;
Des gens qui n'ont pas de querelles,
ramène-moi la paix…Allez-y oiseaux,
qui nous voyez de si haut ;
Nos bassesses, nos défauts ;
Racontez les malheurs de ma race.
Le réveil
Un regard se perd
dans la nuit, sans fin ;
Dans l'attente d'un matin ;
On vit ;
On espère…Un sourire se dessine
au premier rayon de soleil ;
Est-ce le réveil ?
Ou n'est-ce que la nuit qui se termine. ?Un nez frémissant,
sent les premières odeurs,
les premières douceurs,
d'un matin de printemps…Un corps se meut,
s'étend,
se relève ;
Finie sa trêve,
son repos paresseux…La vie reprend,
son cours joyeux
ou triste ;
On dort un siècle,
une minute ;
Le réveil n'est qu'une question de temps.
Visions d'automne
Un arbre chante sa complainte,
triste et nu ;
Au vent d'automne,
il cède ses feuilles ;
Puis s'endort rêver de printemps…Quelques rares passants ;
Un mari et sa femme,
qui ne se mentent plus …
Un nouveau couple,
qui apprend à mentir …Un vieillard oublie
par les siens
par la mort ;
Attend le dernier ami,
le dernier bus,
la dernière mort.
Poème sans titre
La fête est finie,
les lieux se vident ;
Soudain c'est l'ennui ;
Soudain se forment les rides ;
Ainsi va la vie ;
Ainsi le destin décide…Il compte les heures ;
Il presse la mort :
Il a connu le bonheur,
les coups du sort ;
Il a connu le malheur ;
Mais c'est fini,
il dort…On l'enterre ;
Ses amis sont la…
A quand leur repos sous terre :
Ils sont si las !
Qu'on les libère,
ils ne demandent que ça…Chaque printemps,
se creuse une tombe,
dessus une fleur…
Que passe le temps,
rarement, vieillit le cœur ;
En attendant son moment
on n'oublie, jamais, ceux qui meurent…On vit, on meurt ;
A chacun, son tour ;
Parfois, on se leurre ;
On croit eternels, nos jours ;
Mais quand arrive notre heure,
On s'aperçoit qu'on l'attendait depuis
toujours.
Seule
Seule,
j'irai au bout de ma peine,
je rassasierai ma faim
sur les miettes des amoureux…J'irai sur les bancs publics
la ou on aurait pu s'aimer :
S'embrasser…
S'embraser…J'inventerai des caresses,
je volerai des :
Je t'aime…
Je te ferai amant…Je dessinerai le désir
dans le regard d'un homme,
regard brûlant…
Un homme qui te ressemble un peu
juste un peu…Les mots sont fragiles,
l'espoir inutile ;
De mon attente naîtra un :
- Je t'aime…
Si fort !
Il brisera tout.
A Ourida
(La petite fille qui n'eut pas d'autres noms)ma petite fille, aux multiples éclats,
toi, qu'on dit bâtarde,
je t'adopte, moi…
et dans mon jardin
-entre jasmins et lilas-
je te ferai une place,
et t'appellerai : OURIDA…ma petite fleur qui pleure déjà :
-dis, J'ai un nom ?
-je t'aime…je t'aime !
mais tu n'écoutes plus ;
l'amour a un nom,
ourida n'en a pas…ma petite fleur qui se fane déjà ;
Ourida aux milles noms,
mourut, simplement, Ourida ;
J'ai haï les oiseaux :
-vous voyez, elle n'a pas de nom !
La pluie ne l'a pas pleure,
la pluie a un nom.
Mon compagnon de geôles
Donne moi un enfant
qu'on mettra en prison ;
Il fera un autre enfant
qu'on mettra, encore, en prison…
Et un jour,
y'aura plus de place…
Et un jour,
l'enfant grandira dans les champs…
Un oiseau lui chantera : LIBERTE !
Et il saura l'exil de son peuple,
et il saura qu'il faut détruire les prisons.
La put... et le bourgeois
…Et la ville s'endormit,
veillée par les anges fidèles,
de belles putains,
ou de moins belles,
a la vie éternelle…
petites garces, le jour…
déesses adorées, la nuit…
Elles s'en vont par groupes,
ou une a une,
solitaires…
vendre un corps,
aux formes incertaines :
l'ébauche d'un amour,
ou l'esquisse, mal effacée,
d'un désir inassouvi…
la nuit complice de leurs amours nocturnes,
dans les yeux,
trop fardées,
viennent dormir les étoiles…
les rires s'élancent,
violent le silence…
mais dans la ville qui s'endort,
les bonnes gens dorment, aussi…et, quelques parts dans la ville,
on rêve à l'amour ;
la femme qui cesse d'être l'amante,
et le mari qui ne désire plus…
les enfants sont nes, depuis,
longtemps,
un peu d'amour pour celui-ci…
un peu, encore, pour celui-la ;
il n'en reste, presque, plus.
Désillusions
Naître d'un rêve
-trop beau-
Etre ce qu'il en reste…
Ne plus être
-si tout est fini-
tout est nouveau,
mais rien n'a change…
Dire"non"aux roses car elles ont des épines…
Dire"non"au bonheur car il est éphémère…
Entendre les fausses notes des oisillons inexpérimentés…
Et penser que l'amour
est une chaîne a briser…
Ou un crime a faire pardonner…
Si le ciel n'est qu'un toit,
et les nuages, des sacs de pluie……
Si le soleil n'est que réveil,
et demain, simplement,
une autre journée,
il faut partir.
A ma mère
Quand le soleil se lève sans éclat ;
Que la lune n'est plus qu'un reflet las…
Quand mon enfance s'en va,
Que ma jeunesse n'est plus qu'un long tracas…
Quand mes amours se meurent,
Que mes amants plus, jamais, ne se leurrent…
Tu es la,
Maman,
Alors, ça va.
Tristesse
C'est un matin de printemps,
tout est gai,
tout est souriant ;
Je vole au bonheur, un instant,
sur les lèvres d'un enfant…C'est une soirée d'automne,
le vent souffle,
monotone,
Bientôt, l'hiver,
arrogant, fier…C'est bientôt l'été,
les joies, le rire,
Le soleil peut mourir,
je ne sais plus sourire.
Insomnie
J'suis sans histoires,
paraît que c'est mieux ainsi ;
Mais si je me racontais,
peut-être, vais-je dormir ? !Si j'me dis qu'il y'a des fleurs,
et puis un beau jardin,
un tas de gens heureux,
et tout le monde qui rit…
Et j'n'ai rien fait de mal :
Honnête comme tout le monde,
un peu plus, peut-être,
parce que, moi,
j'suis poète,
qu'un poète,
c'est beau,
c'est sensible ;
Peut-être, vais-je dormir ? !Mais, j'suis sans histoires,
j'suis même pas poète,
Alors, je vais aller dormir ;
-bénis sois les somnifères-
L'abandon
Un vent doux me caresse,
je suis dans tes bras…
Un rien de tendresse,
je suis à toi…Le plaisir nous unit,
le plaisir interdit,
le plaisir banni,
celui des maudits…Un soleil chaud nous couvre,
unit nos deux corps,
Les portes du péché s'ouvrent :
-serres-moi plus fort !Mon corps qui se donne,
sous tes mains, s'abondonne,
Avant toi, étais madone…
Avant toi, il n'était à personne…-Adieu…
je pleure dans mon coin,
j'ai peur, soudain,
car je sais que demain,
le vent me glacera,
le soleil me brûlera,
un enfant me naîtra,
et, un jour, me dira :
-pourquoi... ?
Hommage à l'espoir
Ma vie aux joies éphémères,
ou telle une naufragée en plein mer,
mes espoirs, un a un, s'en allèrent,
reprend son goût amer,
…Dieu la vie sur terre,
n'est elle que misère ? !Coulent les larmes,
passent les tristesses,
et l'espoir, doucement,
en finesse…
Emplit mon âme ;
Alors, le soleil plus brillant ;
les visages plus souriants,
les champs plus verdoyants,
tous me sourient,
tous m'invitent à la vie…Espoir,
étrange farceur,
habile maquilleur,
par toi, une année, une journée
Ou une heure,
destinées au malheur
ont les joyeuses couleur du bonheur.
Je n'écris plus
Je n'écris plus,
parce que sortis dans la rue,
mes mots deviennent bourgeois.
et ne circulent que véhiculés…Je n'écrirai plus,
injuste est ma poésie
que se taisent mes mots,
pour que du fond de leurs maux
vécus…
les pauvres gens imposent leur cri…Je ne veux plus écrire,
moi, qui ne connaît de la faim,
que mes diètes pour maigrir…
de l'errance que ce que J'ai rêve,
…Je ne mentirai plus…Je réécrirai, c'est certain,
j'aurai appris les mots qui ne font pas plaisir
les vers qu'on n'applaudit pas à la fin,
…que ceux qui ne sont pas allés
à l'école,
savent le mieux lire…Je récrirai,
Mais c'est à pied,
que mes mots iront dans
la rue,
crier :
- A bas la Bourgeoisie!
Maman
Certains chantent l'espoir,
d'autres l'amour ;
Ou d'autres encore reprennent,
en chœur ;
les chants d'oiseaux…
Moi, je chante
Maman…Maman est un beau poème,
ses vers riment avec sacrifice ;
Maman ne sait pas dire :
-je t'aime
elle sait, seulement, aimer…
Maman a les plus beaux yeux du monde ;
Dedans,
je me suis, souvent, endormie…Pardonne-moi maman ;
Et si un jour j'ai des enfants ;
Et si mes enfants sont heureux ;
ça sera ma façon de te dire : MERCI.
Mes poèmes isolés
Mes poèmes isolés,
un a un,
Rançonnés ;
De chacun d'eux que j'épouse,
un enfant m'est donné ;
La solitude.
Racismes !?
Des mains se tendent,
la colère se tait ;
On croit à la paix,
ce ne sont que des mains qui se tendent….Noir et blanc,
main dans la main,
Crient chaque matin :
-A bas les mélanges de sang…le blanc, couleur de mort,
le noir, couleur de deuil
unis le temps d'un enterrement,
Se séparent pour que continue la vie….Massacres, génocides ;
On se tue en frères
On allège la terre,
La raison, ainsi, décide…Je te crierai :
-negro !
Réponds-moi
-raciste !
Ainsi naîtra le mythe
Qui nous fera héros.
L'enfance perdue
Demandez au petit américain,
pleurant dans son coin,
le pourquoi de ses larmes,
les chagrins de son âme…
Il vous dira :
Les billes perdues,
la fessée reçue,
la mort du petit chien,
les bagarres avec les copains,
le vélo de ses rêves,
les vacances trop brèves….Mais demandez au petit palestinien,
pleurant loin de son coin,
le pourquoi de ses larmes,
les chagrins de son âme…
Il vous dira,
la terre volée,
la justice envolée,
les champs de blé
…Sans blé ;
le sang rouge
…Trop rouge ;
Il vous dira :
le besoin d'aimer,
l'interdiction d'aimer,
le soleil brûlant,
la charogne puant…
il vous dira :
-pourquoi ?
Silence…
Alors sans drame,
vous essuierez ses larmes,
et vous lui reprocherez"emus"
son enfance perdue…Dans les yeux fermes de l'enfant
qui dort,
se meurent, étouffés, les rêves
Inachevés…
Dans la nuit qui épouse les contours
d'un corps,
l'enfant sait qu'il ne doit plus
rêver…
(parce qu'il y'a le FIS
…et les autres).
Le retour de l'idéaliste
Tu es parti,
un beau matin,
chercher un horizon lointain ;
J'ai suivi ton chemin,
iras-tu loin ?Tu es parti,
soudain,
traînant le pas,
baladin…
Le regard incertain ;
Moitié vagabond,
moitié saint…Tu voulais tant de bien
a ces gens,
si mesquins…
Tu leur tendais la main,
ils la refusaient,
hautains…Tu reviendras,
un beau matin…
Ou peut-être,
demain…
Tu me diras que c'est la fin
tu me diras que c'était vain…
Tu auras une maison,
un jardin, comme chacun...
Tes tulipes, tes jasmins,
tu seras serein…
Beau destin ;
Sera t-il le tien ? !
Le bonheur
Les chagrins, les maux
ce n'est pas beau ;
Les mechants, les sots
est-ce nouveau ? !
Cette larme de trop,
essuies-la, souris,
…bravo !Les morts, les cimetières,
laisse les derrière ;
Tu es sur terre,
ils 'y étaient hier….Les heureux, les chanceux,
n'en soit pas envieux ;
Les malheureux, les malchanceux,
n'en soit pas dédaigneux…S'il y'a une raison d'être malheureux,
il y'en a mille d'être heureux,
si de la vie, on est amoureux,
et si de notre amour, on est généreux…Ami,
regarde le ciel,
les étoiles, si belles ;
Regarde le soleil
qui même pour les aveugles
étincelle ;
Et dis-moi,
es-tu toujours seul ? !
Je vivrai
Je l'ai écris,
ils l'ont efface ;
Je l'ai réécrit,
ils l'ont reefface ;
Je l'écrirai encore,
ils l'effaceront encore ;
Je l'écrirai toujours,
ils l'effaceront toujours…
Un jour,
mon encre finira ;
Ou,
leur gomme s'usera ;
Alors,
je cesserai d'écrire ;
Ou,
ils cesseront d'effacer ;
Mon
-je t'aime la vie !C'est parce que le soleil
se lève, chaque jour…
C'est parce que les oiseaux
chantent toujours…
C'est parce que ce n'est pas mon tour
de partir,
de tout quitter,
que je ne puis que te pleurer,
mon ami, qu'on enterre
Aujourd'hui…Chaque jour,
nait un être..
Un jour,
ce fut moi..
Je n'ai pas voulu naître,
je n'ai pas choisi d'être..
Mais puisque je suis la,
alors,
je vivrai.
Celui qui n'osait pas
Il regardait vivre les autres,
d'un coin de sa fenêtre ;
Il regardait partir les autres,
lui, il reste…Et s'il sort de chez-lui,
arrache de son abri ;
Il s'en va
-rasant les murs-
de crainte qu'on le vit…il voit une femme,
elle est belle,
il est seul ;
Il s'approche,
elle sourit,
…il s'enfuit…Il mourut un jour,
pensant avoir vécu ;
Certains naissent pour vivre,
d'autres,
pour attendre la mort…Il y'eut des parents,
quelques amis aussi,
pas beaucoup,
-assez pour l'effrayer-
S'il l'avait su, peut-être, n'aurait-il pas
osé mourir.
Naissance d'un homme libre
Il étanche sa soif dans la source
profane ;
On lui tend un verre, en disant :
-c'est pêché !
Il boit,
il avait soif ;
Déjà, il blasphème :
-démocratie…Il rassasie sa faim du fruit
défendu ;
On lui tend un couteau, en disant :
-c'est interdit !
Il mange,
il avait faim ;
Déjà, il crie :
-égalité…il prend la route des poètes
en colère,
on lui montre le chemin, en disant :
-Tu seras maudit !
Il continue sa route,
L'enfer,
Il le laisse ici…La haut,
On le dit condamne ;
Un peu plus haut,
On le prétend damne ;
Il n'a plus a perdre que sa misère,
Et tout a gagner,
Sa liberté.
L'homme aux couleurs ternes
Sous un ciel sans éclats,
il marche à petits pas ;
Maudissant, las,
la vie et ses coups bas…Sous un soleil brûlant,
il marche d'un pas pesant ;
Maussade, suant,
de fines perles sur le front…Qu'il fasse beau,
moins beau,
ou pas du tout beau,
son chagrin n'en est pas moins gros…Le bonheur des autres,
peu importe ;
Son chagrin, seul compte,
sa colère, il la dompte,
devant leurs joies, si sottes…Tous l'ont banni ;
Tous l'ont fui,
lui, l'homme aux couleurs,
si peu jolies,
aux couleurs ternies.
Résurrection
Et la vie s'est agenouillée dans mes yeux
vivants ;
J'ai cesse de mourir ;
Aujourd'hui,
c'est le printemps…Le soleil m'a aime,
les étoiles sont nos enfants ;
Ma musique renaît ;
Bientôt,
elle redeviendra chant…Il est doux mon rêve,
elle est belle la vie,
je vivrai tout de suite,
je rêverai la nuit.
Les rêveurs
Pour nous, il y'a milles raisons de renaître :
Demain, est un jour nouveau ;
Et si demain tarde à venir,
L'espoir est la,
Le rêve est beau,
Le réveil est certain ;
Nous sommes de ceux qui attendrons…Pour nous, il y'a milles raisons de croire :
Le paradis nous le bâtirons ;
Sur la foi des enfants,
Aux frêles épaules
Nues,
Sur le cri des ventres
-jamais rassasies-
sur les joies amoureuses,
encore, avortées…pour nous, ily'a milles raisons d'aimer :
l'amour,
nous l'avons enfante ;
dans le froid glacial
des geôles ;
dans le cœur angoisse
de nos bourreaux ;
nous sommes de ceux qui avons, tant,
aime.(Poème dédie à Abderhamane Chergou).
Musique
De beaux souvenirs
Que je n'ai pas eus…
D'autres,
Que je n'aurai pas…
Des poèmes que je compose,
Que je n'écrirai pas…
Des chansons que j'écris,
Que je ne chanterai pas…
Tout un monde d'amour,
Que chacun peut s'offrir,
Que personne ne possède,
C'est cela,
…et bien autres choses…
qu'on nomme musique.Nadia Belkacemi, nbelkacemi@voila.fr