Poésie16
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aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette seizième page de poésie
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Leur plaisir continue ici :
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Ferveurs en poèmes Solange Ferrara, février 2004. |
FabienQuinze ans se sont écoulés,
Et,
Depuis l’instant où tu es né,
Mes jours se sont illuminés.
Mes nuits se sont éclairées.Même, si le chemin
Est
Difficile parfois,
Garde toujours au fond de toi
Cette lueur,
Cette chaleur,
Qui ont tant
Empli mon cœur.
Je suisJe suis Sol
Un être bleu
Dont
La communication
Est le chant de l’oiseau
Qui crie,
Qui hurle sa liberté
Son besoin d’existerJe suis Solitude
Quand je cesse de chanter
Et que je me traîne sur ce Sol
En cherchant de quoi subsisterJe suis Soleil
Quand je sens les rayons de l’Amour,
Sa chaleur
Quand je peux partager
Avec l’être aimé.
EspéranceA la croisée d’un chemin,
Je me suis arrêtée, je t’ai rencontré,
Et c’est moi que j’ai regardée.Ma vision a changé,
Et je me suis dépouillée
Du poids qui m’empêchait d’avancer.Je me suis alors, métamorphosée.
Je me suis respectée, et, apprivoisée
Afin d’Aimer, de t’Aimer, de m’Aimer.C’est dans ton regard, que je me suis dévoilée.
C’est avec ta voix, que je me suis dégelée.
C’est par tes mots que je me suis abandonnée.
C’est avec tes maux que je me suis soignée.
La sourceDans une vallée dénudée
Une eau limpide
S’écoule doucementFraîche
Pure
Claire
Elle chante allègrementLe vent
Avec son souffle chaud
Caresse
Ce ruissellement.Elle s’agrandit
Et son doux clapotis
Murmure
A l’infiniRéceptive
Sensible
Frémissante
Elle s’arrête
Auprès d’une embouchure.
Des Espoirs
J’ai mal
Mal au cœur
Envie de pleurer
J’ai mal
Mal de vivre
Que faire
Où aller
Avec qui partager
Lâcher, tout lâcher
Lâcher et recommencerPourquoi, pourquoi, pourquoi
Pourquoi en suis je là
Où est le faux pas
Où est la marche que j’ai ratée.J’ai désiré être une bonne mère
Et je me suis appliquée,
A cuisiner, repasser, accompagner
Éduquer
Au détriment de ma liberté
J’ai tout donné
Et j’ai mal
Mal à en crever,
D’avoir autant de difficultés.
RMiste
Ton emploi est terminé
Ton chômage t'a été payé
Une nouvelle race est née
RMisteAh ! Bienheureux RMiste
Quelle chance pour toi
Des journées et des journées
S'étalent devant toi.Mais comment les employer
Toutes ces journées ?
Bien sûr par des activités.Va au théâtre, jouer
Une pièce écrite et interprétée
Par toi
Et
Pour toi
Vaillant RMisteViens danser, chanter
Viens te ressourcer, te remonter
Viens t'occuper
Dynamique RMiste
CheminementPendant toute cette année,
Avec toi, j’ai cheminé
Rires, peines, doutes, espoirs
Je les ai partagés
Et, j’ai enfin accepté
Ce qui m’habitait.J’ai alors cheminé
Avec moi
Et j’ai osé.
Oser me dire
Me définir
Oser exister
Oser risquer
Risquer
De me développerJ’ai osé, osé, osé
Afin de me libérerAu plus secret de moi,
Je suis allée
Et, j’ai trouvé
Mon authenticité.
SemencesJe t’offre ces quelques vers,
A toi, l’homme du Désert.
Avec qui j’ai traversé
L’aridité des terres.De montagne de pierres
En oasis vertes,
D’immensité
En pureté.
Je me suis abandonnée
A une douce félicité.Mes yeux se sont ouverts
Sur la plénitude,
Et la beauté des dunes.
La simplicité,
L’hospitalité,
Ont agrandi mon cœur.Alors je me suis promenée
Dans ton jardin déserté.
Comme dans le jardin de Majorelle
J’ai découvert des variétés nouvelles
Qui, pour être belles
Demandaient à être arrosées.De ma bouche
Déferlent
Des notes de baisers
Telle une mélodie
Ce nouveau souffle
Se nomme
HarmonieSur le rythme de ma bouche
Je joue
D’un instrument sacré
Cette symphonie
Te conduit
A la porte du paradisEt me voilà
Peintre
Sur le paysage de ton corps.
Mes yeux amoureux
Dessinent
Des horizons langoureuxMes yeux étoilés
Brillent
Comme un ciel constelléMes yeux lumineux
Reflètent
La lumière de Dieu
Si tu étais la mer,
Je me laisserais engloutir
Par de doux remous
Je ne serais
Que ressentir
Et,
Dans une tempête
De rires
Je hurlerais
Mon plaisirSi tu étais
La mer
Je serais l’horizon
Et de cette union,
Naîtrait notre océan d’Amour.
Amoureuse
A tous les hommes
Que j’ai aimés
A tous les hommes
Qui m’ont désirée
Embrassée
Caressée
Et, aussi aimée
A tous les hommes
Que j’aimeraiVoilà ce que je dirai
J’ai réinventé,
Recréé
Le nouvel art d’Aimer
Et,
Je suis ton artiste
Mon bien-aimé
A celui qui fut mon père
Tu es dans l’au delà
Et pourtant
Je sens ta présence ici basIl m’arrive de me sentir
Seule
DémunieAlors je t’appelle
Je te prieJe reçois ton aide
Ton énergieJe te laisse
Guider mes pasJe te remercie
Pour ce que tu m’as apprisIci sur terre
Quand tu étais mon père
Amour, ami, amantAmour, ami, amant
Cela fait bien longtemps
Que les amants
Ne s’aiment plus
Avec amour.Les amis
Ont pris la place,
Des amants.
Ils parlent d’Amour.
Les amoureux,
Eux,
Rêvent d’amour
Lisent l’amourLes hommes et les femmes
Font l’Amour.
Mais à quel moment
Un homme et une femme
Seront-ils des amants
Aimants ?
Divinement femmeMère de l’univers
Dans ta terre
Ensemencée
Fertile
Tu reçois
L’homme éperdu
Il cherche à se nourrir
Affamé
Il tend sa main
Tu le berces
Au creux de ton seinTu le combles
De tendresse
Douceur
Câlins
Et tu l’entraînes
Au cœur du divin
Il récolte
Les fruits de ta patience
De ta confianceC’est alors
Que tu engendres
Sa naissance céleste
Au plus profond de moiAu plus profond
De moi
Je me sens blessée
Tuée
J’ai le sentiment
D’avoir échoué.A toi,
Mon enfant
J’ai essayé
De te donner
Le plus beau
Des cadeaux
L’Amour
L’Amour d’un regard
L’Amour d’un sourire
L’Amour des autres,
De soi
L’Amour des valeurs vraies
L’Amour de la vieEt maintenant
Je me sens démunie
J’avais semé
Ces quelques graines,
Je croyais
Qu’elles avaient germé.
Vie où es-tu ?Tu es dans le sourire
De mon enfant
Dans le chant de l’instant
Dans la danse du mouvementTu es dans l’abondance
De mon abandonTu es dans l’étonnement
De mon présentEt moi
Je suis dans le ravissement
De ma vieCar je te trouve belle
Et, je t’aime
Je te dis infiniment
Merci.Oui merci
D’être aussi vivante
Et d’appartenir
A la vie
Femmetu es femme
réceptive
intuitive
l'œil de ton esprit
voit la clarté
de la vieFemme
ton cœur de femme
est pureté
générosité
sa beauté
ouvre le cœur
de la vieFemme
c'est sur toi
que repose
l'évolution de la vie
Coquelicot, Marguerite, Pâquerette.Elle fit connaissance d’une autre manière de vivre.
Ses amies étaient rangées, alignées, espacées
au milieu de choux-fleurs, poireaux, fleurs de courgette.
Plus Edelweiss descendait, plus elle voyait l’impensable.
Elle qui respirait l’immensité, se sentait perdue
et en même temps un souffle de liberté l’accompagnait.
La liberté de choisir son chemin
avec ses yeux grands ouverts sur l’inconnu.
Mais, Petite Fleur de l’immensité,
elle apprit à travers trop de confiance,
la vigilance, la prudence.
Elle apprit à ne pas se fier à la beauté et au parfum de la Rose,
car malgré ses apparences, ses épines la faisaient saigner.
Alors, sa naïveté se transforma
et elle commença à apprendre le discernement.
Quelques fois, quand le chemin devenait sans repère,
elle se sentait perdue.
Alors, elle levait la douceur de ses pétales vers le soleil
et continuait à marcher.
Un jour, Edelweiss eut envie de vivre une vie nouvelle.
Elle avait la nostalgie
de la pureté et de la sérénité des hauts sommets
et en même temps, elle rayonnait,
petite Edelweiss parmi les tulipes,
les marguerites, le muguet, les chrysanthèmes.
Que de senteurs, de plaisir d’être entourée.
Elle sentait dans toutes ses fibres
qu’elle retrouverait l’immensité des montagnes,
la pureté de l’air, la chaleur du soleil, la douceur de la lune
quand elle serait réceptive à la Pierre Magique.
Depuis combien de temps cherchait-elle?Cependant, le chemin qu’elle avait choisi,
était celui de partager, d’enseigner,
de communiquer aux autres Fleurs, Arbres, Oiseaux,
tout ce qu’elle avait appris
afin qu’eux aussi fassent briller leur petite Pierre.
Elle demanda au Diamant Étincelant
de lui éclairer son chemin et de la guider
afin qu’elle puisse s’accomplir.
Son appel fut entendu et elle rencontra un Olivier.
Elle le ressentit très fort la première fois qu’elle le rencontra
et eut peur, très peur.
Comment Petite Fleur pouvait-elle sentir
le souffle de cet arbre solide, si connu.
La deuxième fois, Edelweiss était toute raidie.
C’était encore plus fort, c’était tellement fort
qu’elle se referma, bloqua ses mots.
Puis, peu à peu, elle se rencontra
et s’avoua ce qu’elle ressentait.
Cet arbre, Olivier, elle le trouvait si beau,
le sentait si sensible. Ses racines étaient solides,
son tronc avait des marques,
des nœuds qui disaient le chemin parcouru.
Ses branches étaient grandes, ouvertes vers le ciel
et donnaient de beaux fruits.
Les fruits étaient nombreux.
Il faut dire qu’Olivier avait travaillé
pour que ses fruits soient nourrissants.
Edelweiss le rencontra une troisième fois.
Entre-temps, elle avait grandi.
Elle savait que l’éclat de sa Pierre Précieuse était grand,
aussi grand que l’éclat de la Pierre Précieuse d’Olivier.
ISBN : 2-9515913-0-6
© S. Ferrara, Grenoble, 2000
Toute reproduction, même partielle, de cet ouvrage
serait illicite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayant cause
(loi du 11 mars 1957)Aide aux nouveaux auteurs
Claudine Brun-Pouvesle
Amour en mémoire
(autoédition, 1999)Emilie Frandji-Berkowitz
Elans et Nostalgies
(autoédition, 2002)De Claude Berkowitz
Du Délire au Lire, Nathan 1980
(Réédition autoéditée en préparation)La Castrachose ou Rêveries d’un psychologue solitaire
(autoéditions 1990, 1993, 1997)Némoah, roman
(autoédition, 1998)Ondes et volutes -Lettres de mon Ventoux-
(poésie, autoédition 2003)Le présent tirage est spécialement réalisé pour
le Dixième Salon du Livre de Sault en VaucluseAchevé d'imprimer
août 2003
Composition et façonnage
Réalisés par l'auteur
à l'atelier artisanal de l'Agachon
gracieusement mis à disposition
par C.Berkowitz, 84390 AUREL
04 90 64 10 04
Dépôt légal : octobre 2000
Imprimé en France
Ferveurs en poèmes
Solange FerraraAuto-Édition
21, bd Joffre
38000 GRENOBLEAvant-propos
Solange Ferrara est davantage connue comme énergéticienne que comme poète.
Comment sans avoir vocation en poésie peut-on présenter les admirables textes rassemblés dans le présent recueil ?La réponse est simple :
Par la médiation de Solange les gens guérissent en utilisant une énergie qui a nom amour et qui circule au travers des "chakras" (mot sanskrit signifiant "centre"). L'énergie transmise par la foi en l'univers et les forces telluriques qui le traversent est inépuisable. Ainsi, à partir du rayonnement de Solange, l'amour se répand. Et il déborde. Les poèmes de "Ferveurs en poèmes" sont les débordements d'un trop plein d'amour.
Voilà tout le mystère.
Claude-Bernard Berkowitz
Alors, elle osa lui dire ce qu’elle ressentait pour lui,
car à ce moment-là, elle ne voyait que la Lumière réunie.
Peu lui importait qu’il soit arbre et qu’elle soit fleur.
Elle lut dans ses yeux la douceur, la tendresse, la sensualité
et elle sentit qu’elle était son propre reflet.
Elle sentit dans son cœur de fleur
que les chemins parcourus avaient été semblables.
Elle sentit beaucoup de possible en elle
et aussi beaucoup de désirs
Elle sait que derrière chaque désir il y a une peur.
Seulement, Edelweiss, elle, a appris
que seuls ceux qui prennent des risques sont libres
et la liberté est son chemin.
Elle sait maintenant
que sa sensibilité, sa sensualité, sa douceur, sont ré-ouverts, elle continuera son chemin
et rencontrera d’autres arbres de la même valeur
afin qu’elle puisse vivre avec tout ce qui l’habite,
s’épanouir, vibrer, étinceler,
avant de repartir vers l’immensité.
cette Pierre Précieuse ?
Edelweiss avait rencontré des groupes,
lu des livres, essayé des techniques.
Tout cela lui avait ouvert la conscience,
mais Edelweiss avait soif de sentir
dans ses racines, sa tige, ses feuilles, ses pétales,
la sève monter en elle et exploser dans son cœur
pour l’écouler lentement en elle. Elle rêvait.
Elle avait rencontré beaucoup d’arbres sur sa route.
Des arbres aux troncs emmêlés, noueux, tordus,
des arbres déracinés, des lisses, des tendres, des mimosas.
A chaque rencontre, Edelweiss croyait avoir trouvé son arbre
et puis, un jour, elle ne chercha plus.
Peu lui importait de trouver un arbre
avec qui planter ses racines.
Elle chercha à faire briller la Pierre Précieuse
enfouie au plus profond d’elle-même.
Elle rencontra des œillets et se rendit avec eux en INDE.
Elle découvrit le plus étincelant des Diamants.
La lumière du Diamant faisait vibrer sa petite Pierre.
De jour en jour elle brillait
jusqu’à éclairer Edelweiss de tout son éclat.
Edelweiss se transforma.
Sa peau devenait si douce, ses yeux luisaient de tendresse,
sa bouche s’ouvrait
et laissait couler des paroles vivantes, créatrices.
Edelweiss savait qu’elle était belle.
Sa beauté rayonnait, attirait,
et pourtant quelque chose en elle lui disait
qu’elle devait s’ouvrir encore plus.
Elle avait retrouvé sa beauté
de quand elle vivait, seule, dans ses montagnes.
Cœur de femme
Femme
tu es femme
ton corps
épanoui
ouvert
offert
recèle les mystères
de la vieFemme
tes formes
accomplies
accueillantes
charmantes
parlent des histoires
de ta vieFemme
ta nudité
naturelle
sensuelle
habille le sens
de la vie
Conte d’une petite fleur à elle-mêmeUn jour Edelweiss vivait au sommet des monts purs,
où le silence est roi, où le calme inspire la sérénité
Elle vivait dans une énergie
qui correspondait à sa douceur, à sa fragilité.
Elle était seule comme fleur,
mais cela ne la gênait absolument pas.
Elle se nourrissait de la pureté de l’air, de la chaleur du soleil,
de la Lumière de la lune et des étoiles.
Elle entendait le frémissement du vent sur sa peau veloutée.
Elle vivait dans un monde à elle.
A un moment de sa vie de fleur,
elle eut envie de connaître d’autres fleurs.
Elle hésita à tout quitter, le monde qu’elle s’était fabriqué
mais dans son cœur de petite fleur, la vie était si forte
qu’elle ouvrit grand la porte de la Peur
pour cheminer sur le Chemin de l’inconnu.
La descente de la montagne était parsemée de cailloux
qui faisaient mal aux racines de la petite fleur;
des bois l’écrasaient, la faisaient souffrir.
Edelweiss écoutait le son de son cœur.
Elle savait qu’elle était sur le chemin du bonheur,
malgré les difficultés rencontrées,
les montées, les descentes, les croisées des chemins,
les retours en arrière, les pauses pour rêver,
regarder le ciel son ami, parler aux étoiles,
grimper sur un nuage, rire sous la pluie.
Elle arriva un jour dans une vallée
et s’émerveilla de voir des fleurs comme elle :
beaucoup de fleurs. Elles se présentèrent à elle.
Elles s’appelaient Jonquille, Narcisse,
A toi mon enfant
(Souvenir d’une nuit d’août 99)A toi,
Mon enfant
Je veux te confier
Ce qui demeure en moi
En cet instantNous avons vécu
Le même événement
Et pourtant
Notre réalité
Etait différente.Moi,
Dans mon cœur
De maman
Je n’entendais
Qu’un seul chant
"Mon enfant, mon enfant, mon enfant"Puis,
C
Je me suis interrogée
Sur ton comportement.
Sexistentiellement hommeN’existes-tu
Que par ta flèche
Érigée
Vers le cielOù l’arc de la femme
Tend la corde du désir
Afin de t’unir
Est-ce l’âme du sexe
Le ciel de la flèche
Qui t’élance
Vers une spiritualité sexuelle
Une sexualité spirituelleQue devient l’âme
Lorsque la flèche
Ne tend plus vers le cielEst-ce la désunion
Des deux
Ou l’union
Des dieux
Et je ne saurai jamaisPourquoi,
Dans la terre
De mon enfant
Malgré
La douceur et la tendresse
D’une maman,
La graine n’a pas pousséMais
Je peux encore espérer
Oh ! oui, ESPERERTa présence infinie
M’emplis
J’entends ce que tu me dis
Et ma lumière granditIllusions ce monde
J’ouvre mes yeux
Je vois l’invisible
J’entends l’inaudibleJe sais
Le voyage n’est pas fini
Je te retrouverai
Dans une autre dimension
Je te reconnaîtrai
Dans d’autres vibrationsTu es mon ami
Et je te dis merci
Car la VIE
C’est d’être tous unis
Aimer, aimer
Mais comment aimer
Aimer d’Amour
Aimer d’amitié
Quel est donc le secret
Du verbe Aimer.Au début était le verbe
Aimer
Et le verbe devint
Création
Alors on lui donna un nom.Aimé
Mais, lui Aimé
Désirait
Etre embrassé
Caressé
Regardé
REALISE
ComptamabilitéAu bilan de ma vie
J’ai inscrit
Épanouissement
A l’actif
Souffrance
Au passifJ’ai additionné
Les rencontres
Soustrait
Les incertitudes
Multiplié
L’amour
Sans jamais me diviser
Entière je suis restéeLe pourcentage de cette réussite
C’est à mon degré d’investissement
Que je le doisMon taux d’amortissement
N’est pas encore terminé
C’est une échéance
De longue durée
Afin de mieux calculer
(m-n) aime-haine
le résultat est m puissance m.Je t’emmènerai
Dans mon atelier
Aux senteurs sacréesJe deviendrai
Sculpteur
De ton corpsMes mains caressantes
Glissent
Sur ta peau vivante
Mes mains câlinent
Se faufilent
Interrogatives.Brûlantes, enivrantes,
S’arrêtent soudain
A la source jaillissanteEntreprenantes, envoûtantes
Mes mains
Te mènes à la porte du DivinAlors, je serai
Musicienne
Sur la partition de ton corps
Si tu étais la merSi tu étais la mer
J’aimerais sentir
Les vagues de désirs
Frémir
Sur mon corpsQue la caresse
De l’eau
Inonde ma peauJe me laisserais embrasser
Par les rayons du soleil
Et, tel des petits baisers
Ils pénétreraient
Mon corps embrasé.Si tu étais la mer,
Je plongerais
Avec volupté
Dans les profondeurs sacrées.
Et,
J’ondulerais
Au rythme des marées,
Du plaisir renouvelé.
Et cette beauté
Me transcende
Et je chante
Et je danse
La vie
Et je m’unis
A toi mon bien-aimé
Dans cette spirale
EXTASE.
Le monde entier se penche sur toi
Comment t'aider ?Les réunions se sont multipliées
Que de questions sont posées
Des rencontres sont organisées
Tout cela pour toi
Chanceux RMisteCar sans toi
Frère RMiste
Crois-tu qu'autant d'activités
Seraient déployéesAlors active-toi
Bouge-toi
Car sans toi
RMiste
Il y aurait encore moins d'emplois.
Avec moi, j’ai appris
A vivre en HarmonieAvec moi, j’ai appris
A m’ouvrir
A faire jaillir
De mon cœur
La beauté qui s’y cachaitJ’ai ainsi brûlé mes faiblesses
Au feu de l’amour
De cette cendre consumée,
Est née ma ForceAinsi j’ai cultivé
Dans mon jardin secret
Paix et sérénité
Ainsi j’ai enraciné l’Amour
Silencieuse
Goûteuse
Nacrée
Elle emplit
Les parois rocheusesTel un volcan
Une langue de feu
La transforme
En torrentJaillissante
Telle une liqueur sucrée
Elle inonde
La terre assoifféeEt la terre
S’abreuve
Reconnaissante
A la source
Fertilisante.
Et pourtant je ne suis pas désespérée
Mais qui
Qui va m’aider
Je crois avoir tout essayé
A part crier
Hurler
Oui hurler
Que j’ai mal
De ne pas y arriver.
Je suis Ange
Étincelle de lumière
Point à l’horizon
Gardien de mes songesJe suis Sol Ange
Le rêve communiqué
L’immatériel matérialiséJe suis Solange
La douceur d’un regard
La plénitude d’un sourire
La tendresse
D’une caresseJe suis.
1996
A la croisée d’un chemin,
Même si nos routes sont séparées,
C’est dans mon cœur que je cheminerai.
Et, je transmettrai ce qui a germé,
Afin de créer, la chaîne de la Fraternité.Car à la croisée d’un chemin
Se développe... l’Humanité.