Poésie13
Bienvenue
aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette treizième page de poésie
!
Leur plaisir continue ici :
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Le
chercheur d'heures
Laurent Fèvre, novembre 2003.
Conte intérieur Nolan Llyss, novembre 2003. Sans la couleur Nolan Llyss, octobre 2005. Quête d'un baiser Philippe Jeannet, décembre 2004. Fleurs oubliées Philippe Jeannet, décembre 2004. Flore éternelle Philippe Jeannet, décembre 2004. |
Le chercheur d'heures
(tiré du recueil de poésies intitulé "Faits d'hiver avant d'autres printemps").J'ai vu des enfants de manouches avec des doigts pleins de mains
De celles qui laissent la poule sans plumes et le mouton en tas de laine
J'ai vu quatre aveugles qui jouaient aux carpes au fond d'un étang
Une partie de belote sans fin et sans annonce accompagnée de prune 93 servie dans des douilles d'obus de 75
J'ai vu le rupicole, le pittacule et le presbypithèque en cage dans les bistrots enfumés de Przanysz et de Przemysl à l'imitation maladroite des anciens public-house de Cardiff et de Southampton
J'ai vu à la foire de Limoges un puritain abscons aux moeurs aléatoires s'associer à une purgeuse de fantasmes qui pratiquait à mains nues
J'ai vu le Nil se jeter dans la mer et un voisin par la fenêtre
J'ai vu des femmes de ménages essuyer des quolibets et de l'argenterie volée
J'ai vu des tireuses de cartes tirer le diable par la queue
Et la queue devant les cinémas de quartier qui donnaient " Le diable au corps "
J'ai vu des bandes de bourriques qui s'intitulaient l'Union Internationale Populaire et dont les bureaux étaient au 55ème étage d'un building flambant neuf
J'ai vu l'Europe lancer des ponts de corde jusqu'en Afrique noire pour mieux précipiter à l'eau ceux qui s'aventuraient dessus
J'ai vu le train de l'État et les wagons de ceux qu'on déportait
J'ai vu l'innommable et les noms et les prénoms des gens en rang d'oignons sur les boîtes aux lettres où il était marqué " Merci , pas de publicités " comme on dit " Sans fleurs ni couronnes " ou encore " Pas vu, pas pris "
J'ai vu l'indifférence et la différence
J'ai vu que la règle de trois ne s'appliquait pas à ceux qui sont quatre
J'ai vu que quatre plus quatre ne faisait pas toujours huit
Ni que huit contre un ne faisait pas forcément peur au chien du vigile chargé de sécuriser le rayon de pâtée pour chat
J'ai vu le désoeuvrement incommensurable
Des bouches ouvertes sur des cris incriés
La révolte des justes
Le procès des gentils et l'incarcération du plus démuni
J'ai vu bien loin d'ici, sur les rives du Klondike, un chercheur d'heures pour qui il n'était plus temps de rien
Ni de remonter les rails de la voie ferrée pour se trouver dans de meilleures dispositions
Ni de jurer sur la Bible que l'on ne l'y reprendrait plus
J'ai pris sa pelle et j'ai creusé mes idées d'alors, bien vainement
Ma pauvreté d'imagination était sans fond, et je n'avais pas d'as dans mon chapeau
Alors, j'ai repris la route par les chemins de traverse
Empruntant le terrier du lapin et la grotte de l'ours
Me guidant au soleil et aux étoiles
Dînant de maximes tirées des almanachs bon marché et de la lecture de livres de gare achetés à crédit
Je chantais ma misère dans les rues sur une guitare qui n'avait plus qu'une seule corde
Mais ma misère n'était au fond qu'un prétexte bien maladroit pour continuer à chanter
Car si j'ai tout vu
Je n'ai jamais fait que simplement passer pour raconter ce que j'avais vu
A ceux qui voulaient bien l'écouter contre un peu de vin et la lecture du journal.Laurent Fèvre, novembre 2003. laufevre@aol.com
Le vent souffle dehors. Il semble à la fois glacial et violent. Les vitres tremblent et donnent presque l'impression d'être compressées par des flots de nuit. Chacun des courants d'air qui alimentent ce souffle ressemble en esprit à une ligne serpentine invisible, sinueuse et molle. Les sculptures aériennes que composent les souffles glacés de l'hiver ont l'air de gémir, et l'on peut se représenter des centaines de formes ; la nuit n'est jamais un tissu uni. La nuit est double, triple, dénombrable à l'infini. Elle est à elle seule une atmosphère, un paysage percé par les mouvements acerbes du vent. Le jeune poète contemple la lune.
La lune est gibbeuse ce soir, c'est-à-dire qu'elle n'est pas complètement pleine. Galette de miel, napperon translucide, vitrail argenté, elle se meut en silence dans l'immensité bleue. Les pâles nuages qui tentent en vain de la couvrir fondent en lambeaux devant sa lueur étrangement mélancolique. Lorsqu'ils ont totalement disparu, une clarté des plus suaves vient enserrer l'astre doré, lui conférant l'apparence du plus beau des soleils. Le ciel s'assombrit de nouveau, puis devient un festival de rayons d'or et d'argent qui courent se refléter dans les flaques d'eau de pluie qui jonchent la terre désolée encerclant la demeure de notre poète en herbe.
Mais c'est surtout le nombre considérable d'étoiles qui donne à ce ciel nocturne son caractère mouvant. Comme des milliers de gemmes disséminées un peu partout, le feu d'artifice étoilé éclate et envahit la conscience du jeune créateur qui suffoque de plaisir devant la magie d'un tel bonheur.
La campagne environnante est toute hallucinée. Chaque arbre est revêtu d'une fine couche de neige qui luit, illuminée par la lueur morose de l'astre de la nuit. Les alentours sont déserts. L'hiver a dépouillé les arbres de leur parure, a écorché leurs branches squelettiques. Quelques rameaux sont éparpillés autour des racines qui puisent l'âme de la terre, profondément enfouie. Les grands monstres végétaux viennent obscurcir le sol de leur ombre plus noire que la nuit. La poésie habite chaque élément du décor, depuis les troncs d'arbres plissés jusqu'aux brins d'herbe les plus fins. Seule, cette herbe rompt avec l'abandon du lieu. Chaque touffe ressemble à une citadelle remplie d'insectes bavards ou lumineux. Les vers luisants rivalisent de clarté avec la lune. Mais ce n'est pas tout.
A l'extérieur de la propriété, deux ou trois lampadaires éclairent les maisons voisines et les rues pavées. On entend un chien aboyer, une voix s'estomper progressivement jusqu'à disparaître complètement. Les yeux plongés dans cette atmosphère si sombre et pourtant si féerique, le jeune poète se rend compte tout à coup que l'inspiration n'est pas une légende. Il enfile ses chaussures, met une écharpe autour de son cou et se couvre d'un épais gilet de laine. Sans faire de bruit, il pousse la porte d'entrée, se faufile discrètement dans l'arrière-cour et rejoint cette rue qui lui lançait un appel silencieux derrière sa fenêtre.
Il s'avance dans la campagne à l'abandon jusqu'à ce qu'il n'entende plus aucun bruit. Au loin, il aperçoit la plage. Autour de lui plane un lourd silence de mort. Le silence possède des profondeurs insondables. Et lorsque c'est la nuit qui est silencieuse, l'homme est toujours en proie à une sensation de vertige terrifiante. Le poète soupire, mais aucun son ne parvient à s'échapper de ses lèvres gercées par le froid. Il a l'impression de se trouver dans un univers fantastique. Rien n'est réel. La neige côtoie le sable de la plage. Cet hiver a quelque chose d'estival. C'est étrange. C'est inquiétant aussi. Il est quatre heures du matin, et le jeune homme se demande bien ce qu'il fait dehors à une heure pareille. Il a peur, mais se sent particulièrement bien, comme si, en lui, une sorte d'osmose unissait son être à cet environnement glacial.
Pour se réchauffer, il gratte une allumette et brûle l'extrémité d'une cigarette qu'il vient de tirer de sa poche. Il aspire la fumée par petites bouffées, tout en regardant au loin le clocher de l'église du village, qui surplombe les maisons silencieuses.
Ah, ce silence. Il meurt d'envie de le briser, de pousser un cri terrible. Il continue pourtant d'avancer, comme s'il cherchait à atteindre la plage. Lorsqu'il foule enfin le sable, quelque chose attire son attention. Il prend l'objet qui l'intrigue, et se rend compte que ce n'est qu'un petit coquillage. Très joli, il est vrai, mais ce n'est qu'un coquillage. Il le fourre dans sa poche, et continue d'avancer en direction des flots.
Près de la mer, le silence n'existe plus. Il est couvert par le bruit du retour incessant des vagues. La vague s'apparente souvent à une larme démesurée. Elle est salée, et rarement unique. Le jeune poète pleure. Il ne sait si c'est à cause du froid ou encore de l'émotion que lui procure cet instant hors du commun. Le ciel se met lui aussi à verser quelques larmes : il bruine avec régularité. Nouvelle osmose.
Le coeur palpitant, le jeune homme s'avance vers la jetée, où il poursuit sa promenade sentimentale. Sans s'en douter, il compose un poème. La poésie ne s'exprime pas toujours par les mots. Elle apparaît parfois dans le silence, dans la majesté de l'instant. Elle emprunte des formes innombrables. Dans chaque grain de sable, il y a un grain de poésie ; et tous ces grains de sable se meuvent, ondulent comme des flots. Le promeneur solitaire n'a toujours pas envie de retourner chez lui. D'ailleurs, c'est ici qu'il se sent chez lui. Il ne craint pas de faire de mauvaises rencontres.Nolan Llyss, novembre 2003. rainbowsfr@yahoo.fr
"Le prisme déchire de la lumière, dépose ses
merveilles sur la scène limpide de la réalite. Des
rayons de phosphore jaillissent depuis l'horizon,
ébrèche jusqu'aux régions les plus reculées du globe
terrestre. La lumière gonfle ses poumons salis par la
nuit, et dessine une embellie sordide sur la grande
toile vierge du ciel maladif. Les vestiges d'une
tristesse indigeste viennent se concentrer dans
l'estomac sourd de la nature humaine et, perdus dans
ce dédale adipeux, se noient dans les velleites de la
matière vivante.Tout est sombre. Sempiternellement sombre. Le jour
s'achève sur un crépuscule plus noir que la nuit
elle-même. Le feu du soleil mourant se dissout dans
une éternite de plaines fauves et inconsistantes. La
chair de l'homme, cet être de quartz immobile, pâlit
comme si elle venait de croiser le regard de l'amer
Charon qui réside dans les profondeurs de chacun de
nous. Intime et sublime, le nocher des Enfers s'est
frayé un chemin au coeur de notre espace intérieur
décomposé. Il va, vogue, se languit d'espérer la mort
de l'insouciance qui nous anime.Tintement sinistre d'une cloche cuivrée. Comme un
râle, suivi presque immédiatement d'un cri strident,
absurde. La nuit n'est plus soumise a l'inanité du
son. Sa vitesse augmente. La nuit file, déverse
spasmodiquement toutes ses mélodies de souffre a
l'intérieur de nos cerveaux brunis par la vanité de
nos croyances. A foison, les mots recouvrent l'espace
imberbe du papier, et le livre naît de cette alliance
contradictoire entre le blanc de la page et le noir de
cette nuit obsessionnelle qui gouverne nos pulsions
les plus irrépressibles.Et l'on glorifie sans relache les vertus de la
révolte ! Tout ce qui a trait a la violence est une
injure faite a notre rêverie. Le monde est une entité
autonome. Rien en nous n'est susceptible de le
changer. Seule notre vision du monde se trouve
susceptible d'etre modifiée, par la juste adéquation
de l'imagination et de la tempérance.
Le pinceau de l'oeil se met a frémir, ivre de
palpitations intenses, et frotte son extremité satinée
contre l'espace fragile du coeur blessé. Son mouvement
mime le repli des échancrures monotones de la solitude
béate que le temps cruel a semée dans nos regards
larmoyants. Tout se couvre progressivement d'un noir
d'ébène sanglotant.Sans la couleur, le regard est frêle.
Sans la couleur, ton parfum est inodore.
Sans la couleur, l'incandescence expire.
Sans la couleur, la tentation se prolonge.
Sans la couleur, les sons se taisent.
Sans la couleur, j'oublie de croire.
Sans la couleur, nos intentions se figent.
Sans la couleur, la nuit est triste.
Sans la couleur, tu déchires tes mots.
Sans la couleur, les vents soupirent.
Sans la couleur, la foi se tarit.A caresser sans relâche les contours de l'écho, le
bruissement du monde réel se place en position de
faiblesse. Les répetitions lassantes des mêmes
murmures traduisent les refus émis par l'ensemble des
univers carcéraux. Les prisons, en effet, ne daignent
pas accepter la naissance du châtiment sonore. Parce
que la menace du peintre ne peut s'accomplir dans un
monde silencieux. Et le silence se met àcrier, à
expulser les incendies que la mémoire avait enfouis
dans les tombeaux de nos attentes.L'hermétisme de ces lignes n'est rien d'autre
qu'une mystification. Rien ne se cache, rien ne se
tait. Tout se diffuse.J'éprouve vos stigmates et je taquine vos
craintes. Partons en quête d'un abîme de folie pure.
Les typhons sordides de nos latitudes endeuillées se
complaisent dans leurs torpeurs sentimentales. Et le
venin foudroyant qui habite nos veines s'écoule depuis
nos orifices, réduits àl'état de pores
machiavéliques. Prisonnier d'un élan brutal, ce venin
ne rencontre comme obstacle que sa propre faculté de
détruire nos rêves sucrés. Le triomphe de l'acidité
étend son misérable bonheur partout ou les sourires se
sont estompés.Le pinceau a fait disparaitre ces sourires. Le
blanc de l'oeil est devenu brouillard, et l'opacité de
ce ciel dégradé est proportionnelle a l'opacité du
tableau que le peintre n'a pas achevé. La vérité
saigne, la joie se brise. Le blanc gouverne tous nos
écueils, et le navire s'est égaré dans l'océan infini
de la réalite, que même le langage n'a pas été en
mesure de conquérir.Sans la couleur, les miracles s'atténuent.
Sans la couleur, la chaleur est vaincue.
Sans la couleur, le monde est un fantôme.
Sans la couleur, il pleut dans nos maisons.
Sans la couleur, les livres s'amuisent.
Sans la couleur, ton coeur me déçoit.
Sans la couleur, la volonté s'effrite.
Sans la couleur, le pardon perd sa force.
Sans la couleur, il est vain de pleurer.
Sans la couleur, nos yeux ne voient plus.
Sans la couleur, sentiments delabrés.Les comédies de nos inconscients malades oublient
que l'étincelle de la vie s'est installée à
l'intérieur de nos rêves. La Terre ne peut pas tourner
sans un zeste de passion. Rêvons, aimons, soit. Mais
prions pour le retour de la couleur. Crions nos
douleurs et nos éraflures !Pas un gramme de fantaisie dans nos étendues
ténebreuses. La profondeur de chaque minute insuffle
des sensations narquoises a nos trésors intérieurs. Un
mélange d'électricité et de poison a fait du globe
terrestre la scène d'actes insensés. Impardonnables.
L'erreur est le don de la mort. Le goudron s'est
emancipé. Les villes déraillent. Tétanisées, elles
s'efforcent de conserver leur auguste suprématie, sans
même prendre la peine d'affranchir les éternels
esclaves dont elles n'ont plus besoin.La soif appartient aux hommes. La faim, plus
fugace, n'offre sa présence qu'a ceux dont la
sensibilité est manifeste a notre vision. L'ignorance
s'affadit devant la mascarade éhontée dont l'oeil du
peintre est le témoin involontaire. Lorsque le pinceau
complète l'esquisse, la couleur boude encore la
signification. Le chaos de l'image devient une
harmonie. La vue et l'ouie se confondent en une triste
identité. Les pages livrent enfin leur langage et la
peinture soumet sa plastique au regard de la justice
des hommes. La création se consolide, mais le noir et
le blanc unissent leur puissance afin de vaincre la
lumière de la vie.Sans la couleur, les jours frissonnent.
Sans la couleur, les chiffres sont lyriques.
Sans la couleur, la vanité grandit.
Sans la couleur, je ne veux plus t'aimer.
Sans la couleur, le métal se fait Art.
Sans la couleur, tu combats ton désir.
Sans la couleur, l'ordre devient désordre.
Sans la couleur, ton nom m'est inconnu.
Sans la couleur, les arbres s'effondrent.
Sans la couleur, l'oxygène est du sable.
Sans la couleur, le réel est muet.Sans la couleur...
L'écrit ne voit plus.
N'entend plus.
Ne sait plus."Nolan Llyss, novembre 2003. rainbowsfr@yahoo.fr
Amoureuse du Ciel, depuis des millénaires,
La Mer douce et plaisante aux flots ensorceleurs,
Mélange, magnifique, au prisme des couleurs
Les rayons du soleil et les éclats lunaires..Mais la nature inflige à ces deux partenaires
La sévère limite aux multiples douleurs.
L’un clame sa détresse en averses de pleurs
Et l’autre lui transmet des éclairs débonnaires.La belle perd espoir un jour de l'embrasser
Et le soleil se plaint qu’il ne peut effacer
La distance imposant un amour platonique.Soudain chaque amant voit, gagné par la raison,
Une source charnelle, un avenir unique
Se profilant au loin : le sublime horizon…
En ce joli dimanche où le soleil domine,
Une fleur souriante à l'aube se distrait,
Exhibant sa splendeur jusqu'en son moindre trait
Par les atouts divins que sa grâce effémine.Un groupe de bourdons doucement s'achemine
Près de la belle enfant qui soigne son portrait
Car la douce fléchit face au nouvel attrait
De gentils assesseurs pour ses jeux de gamine.Soudain les malandrins, istes joyeux,
Violent la princesse et le tissu soyeux
De ses pétales purs par leur fougue charnelle.Chaque insecte à son tour en vilains draculas
Assouvit ses désirs de façon criminelle…
Elle s'appelait Rose… Anémone… ou Lilas…
Au centre d'un terrain vivait un enlit
Epargné par la providence,
Les joueurs commettant le terrible délit
De l'écraser par imprudence.Le sifflet de l'arbitre acheva le bonheur
De la jeune pousse angoissée
Sous les éclats joyeux d'un public souteneur
D'une affluence surpassée.Les petits pas pillards d'un pitre piétinant,
D'une brutalité fatale,
Ecrasèrent la belle au corps déjà saignant
Souillé jusqu'au moindre pétale.Plusieurs mois sont passés mais un jour le destin
Qui s'empara d'un footballeur
Décora son repos d'un geste cabotin
De quelques pissenlits en fleur !Philippe Jeannet, cypris@cypris58.com
Site: http://perso.orange.fr/cypris