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Alien Edwige, décembre 2004.
Désir Edwige, décembre 2004.
Galéjade Edwige, décembre 2004.
Il était une fois... Edwige, décembre 2004.
Seule Edwige, décembre 2004.
Superfrelon Edwige, décembre 2004.
Superfrelon2 Edwige, décembre 2004.
Superfrelon3 Edwige, décembre 2004.
Tromperie Edwige, décembre 2004.
Une nouvelle dont vous êtes le héros Edwige, décembre 2004.
Poésie Edwige, juillet 2005.
La survivante Edwige, juillet 2005.

 

Edwige aura bientôt vingt ans, elle habite dans la région lyonnaise et elle s'est essayée à l'écriture depuis quelques années déjà. Elle aime à imaginer des histoires et des contes et les retranscrire sur le papier. Des poèmes et quelques nouvelles et peut-être un jour un roman et, qui sait, le prix Goncourt ou le prix Fémina...!! :o)

C'est toute la chance que nous lui souhaitons. En attendant, elle vous invite à découvrir quelques-uns de ses textes dans cette page.

Ecrire à l'auteur:    rch6@wanadoo.fr

 

Alien

Nous ne somme pas seuls, depuis toujours ils nous observent de loin, aujourd'hui ils veulent nous connaître, ils enlèvent à notre insu des animaux des chiens, des chats, des moutons etc. mais aussi des hommes, auxquels ils font subir toute une série de test.

A bord du vaisseau mère
Le 3 novembre 1999

Ici on perd la notion de temps, il n'y a ni jour ni nuit, seulement cette douleur lancinante. Ils nous tiennent enfermés dans des cages, nous exposent tels des animaux de foire a leurs semblables, ils se servent de nous comme rats de laboratoire, nous dissèquent, nous mutilent, testent notre résistance au froid, au chaud, à la douleur, nos sentiments et tant d'autres choses. Au départ nous étions 15 puis les jours ou peut être les années passant notre nombre a considérablement diminué. Nous ne sommes à cette date plus que 5. Tous les autres sont morts. Soit lors d'expériences, soit des conditions de vie dans lequel nous vivons, la faim, la soif, la fatigue mais aussi les infections dues aux blessures qu'ils nous occasionnent ou que nous nous faisons seuls. Ils ne nous étudient pas seulement nous, mais aussi la faune et la flore de la Terre, nous coexistons avec les animaux aussi bien herbivores que carnivores, pour notre propre survie nous devons tuer certaines de ces bêtes pour nous protéger mais aussi manger.
Nous ne sommes jamais à l'abri du danger.
Le désespoir a peu à peu envahi nos cœurs, nous laissant léthargiques, apathiques, réduits au besoin le plus primaire : vivre. Ou plutôt, survivre.
Pourtant il y a peu de temps de cela l'espoir a renaît, une de ces choses veut nous aider, devons-nous lui faire confiance ? Je crains que nous n'ayons pas le choix, encore quelques instants et nous serons peut être libres, il arrive.

Grand, blanc, avec d'immenses yeux verts on aurait difficilement deviné que cette créature à l'aspect si étrange puisse être à ce point mauvaise.
Il s'approcha de la cage où étaient retenus les objets d'étude. Son plan était simple : les délivrer en crochetant une serrure complexe faite à partir d'os de Cathej, et les emmener au dangereux tunnel de Nasar où résidait leur seule chance de fuir.
Les humains rescapés s'étaient attroupés autour de la porte, attendant les yeux pleins d'espoir que celle-ci s'ouvre enfin.
Un cri de joie silencieux retentit lorsque le verrou céda, les 5 survivants sortirent de cette prison le regard ahuri, béat, mais ils n'étaient pas encore libres. Ils prirent ensemble le chemin du tunnel avec, en tête, le monstre.

Le tunnel de Nasar était un endroit dangereux où rodaient les âmes capturées des prisonniers emmenés de force dans le vaisseau, ce sont leur force " d'esprit " et leur essence recueillie après leur mort qui font fonctionner l'appareil et le maintiennent à une vitesse bien supérieure à celle de la lumière, peu d'Aliens entrent dans ces souterrains de peur de se faire lapider par leur conscience.

Brutalement, le guide des survivants s'arrêta et disparut, une voix nasillarde se fit alors entendre :
" Je ne continue pas plus loin, vous devez maintenant vous débrouiller seuls ".
Sur le sol apparurent des armes dont s'emparèrent les humains.
Les tunnels dégageaient une forte odeur de putréfaction, écœurante, néanmoins à l'inverse de ce qu'ils craignaient, les esprits ne dérangèrent pas leur progression, au contraire, ils les aidèrent en leur évitant de tomber dans certains pièges de champs magnétiques et surtout en leur indiquant le chemin le plus court vers l'extérieur.
La sortie était proche toute proche, ils pouvaient presque sentir la terre.
Une violente secousse ébranla soudainement le vaisseau, les prisonniers vacillèrent et 3 d'entre eux tombèrent pour ne plus se relever dans un des pièges. Leur essence leur fut enlevée et alla approvisionner les stocks d'énergie, le vaisseau perdit de la vitesse et de l'altitude, et alla s'écraser sur terre.

A bord du vaisseau
Le 16 novembre 2000

Ils sont tous morts, les monstres mais aussi mes compagnons. Même Norbert, l'un des seuls qui avaient survécu au crash de l'appareil, est parti. Je suis seul, si seul... Pendant des jours et des jours nous avons essayé d'ouvrir la porte menant vers la sortie mais l'énergie nécessaire à cette opération manque cruellement. Norbert est devenu fou et j'ai dû l'abattre. Il n'y a plus d'espoir. Ce vaisseau, après avoir été notre prison, est devenu notre tombeau.

Edwige, rch6@wanadoo.fr

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Désir

Prélude

Douce froideur !
Tout serait si vite fini, les pleurs, la honte, les doutes, la douleurs, tout pourrait s'arrêter.
La lame glisse doucement, tendrement, sans souffrance sur mes veines, tranchant la chair rosâtre, la source de vie s'écoule, s'échappe en un long filet, tout devient si rouge, si éblouissant que ça fait mal, mes yeux se ferment.
Mes jambes flageolent, se dérobent sous mon poids, je ne ressens plus rien, juste subsiste cette odeur douceâtre, écœurante et ces voix déchirantes, celles de mes parents :
" Non ! Ce n'est pas possible ! "
" Elle n'a pas fait ça, pas ma petite fille ! "
Pourquoi pleurent-ils ? Ils devraient se réjouir, je n'étais rien, personne, je n'ai fait qu'apporter malheur et déception ! Est-il possible qu'ils m'ai … m'ai… m'aimaient, Non ! je dois rejeter cette idée.
Un nouveau monde m'attend où tout sera plus rose…
Encore ces voix ! Pourquoi ne se taisent-elles pas ?
" On va la perdre ! "
LAISSEZ MOI MOURIR !…

Quelle est donc cette douce lumière ?

Désir2

Quelques semaines plus tard :

Il est étrange de se dire que la vie ne tient à rien…. Un dément dans la rue, une balle perdue, un accident de la route, une chute… une lame qui tranche les fine veines de ces poignets…. Il existe tellement de façon de mourir et si peu de façon de vivre décemment.
Je suis morte ! Enfin ! Morte pendant quelques instants de sérénité, de paix, jusqu'à ce qu'il rattrape le fil ténu de ma vie et me ramène… Mais pas seul ! …. Eux aussi étaient là ! Essayant désespérément de me faire renouer avec l'existence. Me forçant à revenir dans ce corps qui me répugnait tellement, s'accrochant a moi comme à une bouée.
Ces pauvres âmes en peine me rappellent ma propre détresse, mes propres supplications, sourds aux cris des autres, ils sont de pauvres esprits terrorisés rejetés par les vivants ne demandant pourtant qu'une aide.
Est-ce de la folie ? De la démence ?? C'est une histoire insensée ! Et pourtant elle semble si réelle.
En me ressuscitant, ils ont éveillé de vieux fantômes, ils m'ont choisis pour redresser les torts.
Rien n'est plus pareil et rien ne le sera jamais plus.

Edwige, rch6@wanadoo.fr

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Galéjade


Il y a fort longtemps, dans un pays lointain, naquit une petite fille dotée de terrifiants pouvoirs.
Son destin allait irrémédiablement changer la face du monde.

Pendant 7 ans, personne n'entendit parler de cette étrange fillette. Elle vécut recluse dans une profonde forêt, avec pour seule compagnie les Endosa, en langage courant les arbres vivants qui l'avaient accueillie les " branches " ouvertes 4 ans plus tôt après que ses parents aient disparu, certainement tués par quelque voleur des grands chemins.
Depuis, elle vivait parmi eux, faisait partie intégrante de leur tribu, de leur clan, jusqu'à ce qu'un matin de mai, une singulière personne, une sorcière, se présenta et exigea de parler au chef des Endosa.
Lorsqu'elle repartit quelques heures plus tard, l'enfant l'accompagnait.

Malgré la lumière de la lune, la fillette ne pu voir le visage de son nouveau tuteur.
Les jours qui suivirent, son visage resta ainsi dissimulé derrière une capuche qui lui tombait à hauteur du nez.
A l'approche du cinquième jour, apparut au loin la cheminée d'une chaumière. Le soir même, elles se reposaient à l'intérieur de celle-ci. Pour la première fois depuis son départ, la fille pu ainsi voir a quoi ressemblait cette femme. Son aspect général dégageait quelque chose d'inquiétant, de sauvage. Ses longs cheveux noirs tombaient en cascade sur ses épaules, ses yeux étaient oranges, presque rouges. Pourtant, lorsqu'elle parla sa voix avait un timbre doux, mélodieux :

" Tu es une enfant très spéciale Sally, ton destin changera le monde, de nombreuses épreuves t'attendent ainsi que de lourdes responsabilités. Tu dois te préparer. Je suis là pour t'aider à devenir encore plus forte que tu ne l'es déjà, ton apprentissage sera long et fastidieux, il durera longtemps, très longtemps je t'apprendrai tout ce que tu dois savoir ".

Ainsi, pendant 9 ans, rien ne vint perturber l'enseignement de Oraro.
Mais un beau matin, un cri surprit Sally dans son sommeil, la réveillant en sursaut.
Se précipitant vers la porte, son arme au poing, celle-ci vola en éclat. Avant qu'elle n'ait eu le temps d'esquiver le moindre geste, un barbare couturé de cicatrices entra, et s'empara des fins poignets de la jeune fille, l'assomma et la hissa sur son épaule.

Quelque heure plus tard Sally reprit connaissance au beau milieu d'un bois, adossée à un arbre, ses pieds et ses mains liés par une corde ressemblant curieusement à un serpent.
Elle essayait de se dégager de ses entraves lorsqu'une voix profonde, grave, lui parvint de derrière un arbre voisin. Le barbare qui l'avait kidnappée lui faisait face
- Ces lianes sont prévues pour t'injecter un puissant narcotique si tu essaies de t'enfuir. Désolé que notre rencontre se passe ainsi, mais il faut que je prenne mes précautions.
Pendant 9 ans tu a été dupée.
La femme qui t'a élevée était au service des démons, elle avait pour mission de corrompre ton âme.
- Me croyez-vous donc stupide ? Oraro ne fait pas parti de la guilde des démons.
- J'ai des preuves de ce que j'avance. Attendons ici, quand il fera nuit noire, tu verras.

La lumière du jour ne tarda pas à faire place à l'obscurité de la nuit.
Tous les sens aux aguets, cachés derrière une roche, le barbare et la fille bâillonnée et ligotée attendaient. Des mouvements discrets dans le sous bois attirèrent leur attention.
Bientôt, un attroupement se forma autour d'un gigantesque arbre noir, réputé dans la comté pour être maléfique. Ce groupe psalmodiait d'une même voix une sorte d'incantation :
- Ete maste alea jacta ese male deopo juek !
Un immense nuage de fumée rouge sortit de l'arbre qui s'ouvrit sur une bête. Une jeune femme, qui ressemblait fortement à Oraro s'approcha de cette chose. Elle s'inclina à ses pieds et dit de sa douce voix :
- Pardonnez-moi Maître, le guerrier Nathéo l'a enlevée.
- Oraro, part tout de suite à la recherche de la fille.

Nathéo s'approcha de Sally, lui enleva les baillons et la corde qui la retenaient prisonnière.
- J'aurai voulu que tu apprennes la vérité autrement.
Elle se recroquevilla, le corps secoué de sanglots, le visage inondé de larmes.
Le barbare ému par sa tristesse la prit dans ses bras, et la serra contre lui.
Une violente douleur irradia brusquement le bas de son dos, du sang jaillit de ses lèvres, la fille lâcha le corps de l'homme qui tomba sur le sol dans un bruit mou.
- Idiot, je savais déjà tout ça.
Elle laissa ainsi l'homme à l'agonie et rejoignit Oraro qui l'attendait, le sourire aux lèvres.
- Tu as fait du bon travail. Maintenant tu es prête.

Durant de nombreuses années, l'armée des incubes sillonnèrent la terre, Sally perfidie jour après jour l'esprit des hommes y laissant en chacun d'eux un démon qui sommeille.

Edwige, rch6@wanadoo.fr

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Il était une fois il y a bien longtemps

Perdu au milieu d'une forêt claire, vivait paisiblement un puissant village rempli de fées. C'était un peuple très proche de la nature, vivant sur les arbres dans de petites maisons faites de branches, de pierres, de lichen et d'herbe. Dépassant rarement 55 cm, les cheveux long, pour la plupart de couleur jaune ou verte comme les feuilles ou plus rarement rose, leurs ailes avait la forme et la texture de celles des libellules. C'étaient des êtres ayant un caractère généreux, doux, et aussi de sacré petits chamailleurs mais toujours pacifique.

Jusqu'au jours où un inconnu se présenta.

Grand, le visage et le corps caché derrière une cape noire, seuls sous sa capuche étaient visibles ses yeux qui brillaient d'une lueur rouge sanguinaire. Enigmatique et souple, il s'avança près du ruisseau, se pencha au dessus de l'eau, la frôla puis se retourna. Il rejeta sa capuche sur ses épaules et on pu alors voir son visage qui était à l'étonnement des fées (qui se cachaient sous la cime des arbres à l'abri du regard de l'inconnu), beau. Sa peau avait une couleur claire, ses lèvres étaient légèrement roses, ses yeux noirs, verts et bleus. Une petite cicatrice barrait un de ses sourcils. Il sortit de sous sa cape, comme s'il avait entendu un bruit suspect, un grand bâton surmonté d'une pierre rouge et dit d'une voix forte:

- eo ese sonectro no veo vasyt

Apparut alors aux yeux des fées 3 norgulms, d'impitoyables démons affamés, d'apparence vaporeuse, la peau noire comme 1000 gouffres. Ils s'approchèrent de l'homme qui ne semblait guère effrayé et peu surpris de leur présence. Les doigts des succubes dégageant la chaleur de braises incandescente cherchèrent à l'attraper.

- ubeo malos spiritos inkerer valeter

Le bâton de l'étranger devint une immense épée dont il se servit contre les 3 norgulms déjà assaillis par des centaines de fées qui leur envoyaient des charmes de désorientation, de ralentissement, ce qui laissait à l'homme une certaine aisance pour les combattre. Il put ainsi tuer le premier démon, mais les deux derniers survivants l'attrapèrent.
Ils lui apposèrent sur le corps leurs mains brûlantes qui consommèrent les tissus et la chair de l'inconnu. Il hurla et se dégagea d'un violent coup d'épée de cette étreinte mortelle.

- Manesa guaredineser vaiferu jimonia

De son arme jaillit une forte lumière aveuglante qui alla frapper les deux derniers norgulms, les enveloppant d'une brume lumineuse qui les assaillit, les réduisant en un tas de poussière. L'énergie libérée retourna au bâton de l'homme, qui fit quelque pas mais chancelait. Son corps inanimé tomba sur le sol dans un faible bruissement de feuille. Les fées s'approchèrent de lui et l'examinèrent. Il avait beaucoup souffert de ses brûlures combinées aux pouvoirs auxquels il avait fait appel. Les petits êtres furent étonné de le voir encore respirer.

Les fées le soignèrent durant les 3 jours qui suivirent du mieux qu'elles purent. Mais il ne se réveillait pas. Un mois plus tard, le village fut de nouveau attaqué cette fois-ci par une centaine de succubes différents des guinold, des cerfio et tellement d'autres. Ils tuèrent les fées les écorchant sur des pierres ou les écartelant, ils ne firent même pas attention à l'inconnu, laissant derrière eux le sang, le dévastation, l'horreur ils partirent. L'étranger se réveilla deux jours après. Voyant ce massacre, il devint fou. Sa mission avait échoué : par sa faute, le dernier rempart contre la cohorte des démons avait était percé. La terre était maintenant a la merci des démons.

Edwige, rch6@wanadoo.fr

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Seule

Il y a fort longtemps, vivait dans une chaumière isolée du monde une petite famille de sorciers.
Le père et la mère avaient donné naissance à une charmante et mignonne petite fille qui répondait au doux nom de Mérylla. Toutefois, un terrible secret pesait sur eux.

Sous l'œil attentif de ses parents, Mérylla alluma le feu dans la cheminé. La douce chaleur que répandait cette source réchauffa quelque peu la maisonnée et la jeune enfant qui grelottait. L'hiver était arrivé !
Une fois de plus, elle devait suivre pour survivre les stricts ordres de ses tuteurs. Pourtant, eux, ne semblaient pas souffrir de ce manque de chaleur : aucune fumée blanche ne s'échappait de leurs lèvres closes, aucun frisson glacé ne les parcourait.
Après avoir terminé toute les taches ménagères de la matinée, l'enfant alla prendre, avant le repas, un peu de repos dans sa chambre auprès de son ourson Wieddie.
Wieddie était une singulière petite peluche, animée grâce à la magie qui chaque jour l'exhortait un peu plus à percer le secret qui planait sur la maisonnée.
" Cela est bien étrange ! Encore cette année ils ne t'aident pas ! "
" Ne dis pas ça. Toutes leurs indications, leurs conseils, leurs recommandations et leur présence me sont d'une précieuse aide "
"Ils ont changé ! Depuis ce jour…. Que s'est t-il passé la dedans ?"
" Je ne suis pas sûre de vouloir le savoir. "
" Tu ne peux pas continuer à vivre comme cela ! "
" Que faire ? "
" Découvrir ce qu'ils te cachent, aller dans la salle ! "
" J'ai peur ! Si peur… "
Les joues ruisselantes de larmes, Mérylla se leva lentement, tenant par la main Wieddie. Elle avançait vers la vérité, une vérité dure comme l'hiver.
Arrivée au pas de la porte, tremblante, elle pénétra dans La salle, ce qu'elle y découvris la glaça. Tout avait été dévasté. Il ne restait plus rien. Au milieu de ces décombres gisaient les corps inanimés de ses procréateurs.
" La magie s'est retournée contre nous ! Je suis désolé, mais maintenant que tu sais, nous ne pouvons plus rester, nous t'aimons ne l'oublie pas ! "
Un long hurlement s'échappa de sa bouche.

Edwige, rch6@wanadoo.fr

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Superfrelon

La ruche

Tout le monde connaît l'histoire des origines de Superman et de son arrivé sur terre, mais, la plupart des gens ignorent que Clark n'était pas seul dans la capsule de survie : un habitant de la faune Kriptonniène accompagnait clandestinement son voyage.
Cette insecte débarqua dans le plus grand anonymat. Même les Kent ne s'aperçurent pas de sa présence tant son aspect extérieur était proche de celui des frelons Terriens. Néanmoins, tout comme Clark, il possédait des dons extraordinaires.


A la pluie diluvienne qui frappait durement la forêt s'ajouta bientôt un violent orage. La foudre s'abattit sur une branche qui protégeait une ruche " Belkonienne ".

L'eau s'infiltrait dans tous les canaux submergeant la structure, ses fondations même devenaient spongieuses, les alvéoles de miel jusque là trésors, devenaient de véritables pièges, où ces pauvres abeilles géantes s'enlisaient, finissant noyées dans leur propre nectar, qu'elles avaient si durement amené.
Certaines essayèrent vainement de s'enfuir, la pluie eu tôt fait de les arrêter.
Rien ne pouvait survivre à l'intérieur, et encore moins à l'extérieur.

La reine était sur le point de mourir asphyxiée, bloquée derrière une branche. Malgré les efforts désespérés des asexués pour l'en sortir.
Lorsque arriva le frelon nommé à juste titre Super Frelon, connu dans le monde des insectes pour sa force et sa vitesse légendaire.
Il s'approcha de la souveraine apeurée, lui toucha doucement les antennes et lui transmis par phéromone un message d'apaisement.
- Dans quelques instants vous serez libre.
Il glissa alors sont abdomen sous la branche et entreprit de faire une traction.
Libérée, la reine inconsciente du danger, s'envola au dehors où la pluie tombait toujours aussi fort, suivie de près par Super Frelon, qui la protégea.
La communauté Belkonienne connu une sombre période. Beaucoup de frelons ainsi que des œufs moururent ce jour-là. Pourtant, grâce à l'intervention de Super Frelon, le drame fût évité la reine survécut.

Edwige, rch6@wanadoo.fr

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Superfrelon2

La pluie avait provoqué énormément de dégâts.
La reconstruction de la cité guêpe avait été longue et fastidieuse.
Ainsi, depuis peu, ses habitants jouissaient d'une période de paix et de prospérité.
Mais un danger les menaçait un nouvelle fois.
Cette menace se présenta sous les traits d'un grand mammifère, au corps massif couvert d'une épaisse toison brune, son long museau pointu humait l'air à la recherche de son dîner, une odeur alléchante lui titilla les narines. De sa démarche plantigrade, il avança en direction de cette senteur. Arrivé au pied d'un arbre, il se redressa sur ses deux pattes arrières puis, agrippant la ruche, il plongea à l'intérieur une de ses griffes dans l'espoir de trouver du miel, ce nectar si doux et suave.
Affolées, les guêpes essayèrent vainement de parer les " agressions " répétées de ce colosse mais elles n'arrivèrent qu'à l'exciter davantage.
Super Frelon entreprit d'attaquer lui-même directement l'ennemi. Suivit une longue bataille où plusieurs piqûres venimeuses eurent raison de l'ours qui s'enfuit en écrasant dans sa fuite notre héros en le laissant pour mort.
Mais en était-il réellement ainsi ?!

Edwige, rch6@wanadoo.fr

FIN ?

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Superfrelon3

Une régénérance cellulaire d'une incroyable rapidité avait permis à Super Frelon de revenir d'entre les morts. Pourtant, sa résurrection avait brisé quelque chose en lui.
Il n'était plus le même. Sans cesse assailli par l'anxiété, les doutes, la douleur, la souffrance, il avait sombré dans le miellat (équivalent de l'alcool pour les humains) devenant peu à peu une ombre, se terrant dans les bas fonds de la cité, il se replia dans l'obscurité, loin des gens de son espèce.
Vulnérable malgré ses pouvoirs.
La reine s'alarma de l'état de son ami et protecteur dont, malgré ses soins, les paroles réconfortantes sombraient petit à petit.
Elle fit appel au justicier de la ligue des super héros insectes (eux aussi venant d'un autre monde et possédant d'étonnants pouvoirs) dans l'espoir que ceux-ci arriveraient à sortir Super Frelon de sa dépression.
Ainsi se présenta aux portes de la ruche Venin Abeille, Luie Scarabée et Socia Fourmis, qui étaient les dignes représentants de la coalition, de l'union des défenseurs.
Ensemble ils entreprirent de faire revenir notre héros à la lumière, parmi les vivants. Mais la tâche était difficile, harassante : notre courageux Frelon s'était coupé, isolé du monde extérieur.
Vile Cafard apprit le désespoir dans lequel était tombé Super Frelon, une aubaine pour cette infâme blatte qui rêvait depuis toujours de l'opportunité de faire tomber son pire ennemi. Il mis ainsi en route une armée se dirigeant vers la ville Guêpe.
L'ouvrière 1802 fut la première à voir l'armée qui s'avançait vers la cité. Elle donna l'alerte mais tout se passa si vite que Socia-Fourmis, Luie Scarabée et Venin Abeille se retrouvèrent prisonniers sans défense face à Vile Cafard.
La gravité de la situation sortit Super Frelon de sa torpeur : il puisa des forces inespérées en lui et se prépara à une longue confrontation.
La bataille fut rude mais avec l'aide de ses amis il réussit à chasser les parasites de la ville, et à retrouver confiance.

Edwige, rch6@wanadoo.fr

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Tromperie

Pour la première fois, ses yeux s'ouvrirent sur le monde, un monde gangrené, perverti.
Il avait été créé tel le cheval de Troie, dans le but de provoquer la chute de la familles Hartes.


Une grande fête avait été organisée en l'honneur de la plus jeune fille du maître des lieux qui fêtait son 7ème anniversaire. Mais étant d'une nature solitaire, Widdae avait peu profité de ces réjouissances, priant presque pour que celle-ci s'achève au plus vite.
Pourtant, au milieu de l'amoncellement de présents lui étant destinés, un bien étrange jouet attira son attention : une sorte de peluche qui la fascina, l'interpella. Elle en tomba aussitôt sous le charme.
Bien vite adoptée, cette peluche prit une place de plus en plus importante dans la vie de l'enfant, l'accompagnant partout, à n'importe quel instant.
Son père ne s'inquiéta pas outre mesure de ce soudain attachement à un bout de chiffon, pensant tout naturellement que sa fille bien aimée combattait ainsi le chagrin dû à la perte de sa mère, disparue quelques mois plus tôt.
Bien mal lui en prit, la peluche sous son aspect innocent était en réalité une création de Barensar le plus infecte personnage de tout Lendosa, qui avait transformé ce simple jouet en une monstrueuse arme prenant peu à peu possession de l'esprit de la fillette.

Depuis quelques jours, Widdae se sentait bizarre, comme vidée de toute force elle avait l'impression que petit à petit quelqu'un ou quelque chose annihilait toute sa volonté. Terrorisée, elle se renferma encore plus sur elle-même, laissant ressurgir ce qu'elle craignait tant.
La pauvre enfant se retrouva spectatrice de ses actes à l'intérieur de son propre corps. Impuissante, elle regarda ses mains prendre une lourde hache et se vit marcher de manière désarticulée vers la chambre de son père qui dormait profondément.
Pressentant ce qui allait advenir, des larmes roulèrent sur ses joues.
La lame s'abattit froidement sur le corps de cette être chéri dont le sang l'éclaboussait maintenant.

Edwige, rch6@wanadoo.fr

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Une nouvelle dont vous êtes le héros ou l'héroïne

Tu te réveilles trempée de sueur, la bouche pâteuse, as-tu fait un mauvais rêve ? Non, ou si c'est le cas, tu ne t'en souviens pas. Dans ta chambre, l'air conditionné fonctionne à fond, ce qui donne à la pièce un air frais, bienvenu en cette période de chaleur qui touche la plupart des villes de Lyon et rend fou les présentateurs météo. Tu entends à tes cotés le ronflement habituel de ton mari qui lui dort d'un paisible sommeil. Tu te retournes et essaies de te rendormir mais tu n'y arrives pas, ce qui t'agace légèrement. Tu sens que tu ne retrouveras pas facilement le sommeil. Tu décides donc d'aller dans la cuisine pour aller boire un verre de lait. Tu te lèves, enfile ta robe de chambre, et te dirige vers les escaliers que tu descends rapidement. Arrivée à la cuisine tu te diriges vers le frigo et l'ouvres. Tu vois le reste de gâteau au chocolat qu'a goulûment mangé ton mari, des fruits et des légumes, mais pas un seul morceau de viande (eh oui, dans une maison de végétarien normale), ah enfin tu as trouvé la bouteille de lait qui était coincée entre les pots de yaourt et une laitues. Tu refermes la porte et te diriges vers le placard où tu prends un verre avec une grande grenouille dessus (ton verre préféré). Tu le remplis de lait et le porte à ta bouche lorsque une douce odeur de cannelle, de menthe, et un autre parfum que tu n'arrives pas a définir te titille les narines. Tu poses ton verre de lait sur la table et tente de trouver l'origine de cette douce odeur… Mais une lumière vive forte t'aveugle tu trébuches.

Choix n°1 : tu essaies de prendre la fuite...
Choix n°2 : tu restes et attends de voir ce qui va se passer...

***

Choix n°1

Tu as décidé de fuir.
Tu te précipites hors de la cuisine en te cognant à pas mal d'objets sur ton passage, grimpes le plus vite possible l'escalier, enfin te retrouves dans ta chambre et verrouilles la porte. Tu te réfugies à coté de ton mari qui, lui, dort toujours et toute tremblante tu te colles à lui. Tu réussis après quelques instants à te rendormir. Demain quand tu te réveilleras tu seras couverte de bleus, ton mari de demandera d'où viennent ces bleus. Tu inventeras un mensonge et ne révéleras jamais à personne ce qui s'est passé cette nuit-là. Mais le plus terrible c'est que tu ne sauras jamais que tu loupais peut être la plus formidable histoire de ta vie, c'était ton choix ne l'oublie pas. Votre aventure s'arrête ici.

(Fin)

***

Choix n°2

Tu as choisi de rester.
Tu te relèves, à travers tes mains que tu as mis en éventail pour t'abriter un peu de cette lumière tu distingues une vague forme comme une soucoupe provenant de ton jardin. Tu te diriges vers la porte de derrière et sors dehors, là ou est cette chose, tu es tout de suite saisie par la différence de température qui règne à l'extérieur de ta maison, et pendant un instant tu as le souffle coupé, tu n'arrives pas mieux à distinguer la forme, tu commences même à avoir peur, vraiment peur, tu te demandes ce que tu peux bien faire ici : toute trace de curiosité a disparu de ton esprit. Seule subsiste la frayeur. Tu te retournes, prête à fuir, mais là à ton grand étonnement, tes jambes refusent de t'obéir ainsi que le reste de ton corps. Tu es totalement figée, sauf tes yeux. L'intensité de la lumière diminue petit à petit, et tu arrives, au bout de quelques instants, à distinguer clairement l'objet qui a attiré ton intérêt : c'est …c'est une soucoupe volante magnifique, lisse comme de l'eau avec une couleur verte noire, il semble même y avoir des inscriptions qui ressemblent à des hiéroglyphes. Tout cela te laisse bouche bée d'admiration, tu n'arrives pas à croire ce que tu vois, abasourdie tu penses que c'est peut être une blague, un rêve, une hallucination. Mais tu te rends vite compte qu'il n'en est rien. A ce moment se dessine sur la surface sphérique de l'appareil une sorte de petite porte qui coulisse à l'intérieur du vaisseau et laisse apparaître un être. Tu ne le vois pas encore clairement. Il faut maintenant que tu tires les dés pour savoir où va te conduire ton aventure.

Si tu tombe sur le chiffre 1, 2 ou 3 : va au fichier 123...
Si tu tombe sur le chiffre 4, 5 ou 6 : va au fichier 456...

***

1, 2, 3

Ses contours deviennent de plus en plus clair, et bientôt tu le vois en entier. Tu découvres un être petit, fin, la peau de couleur verdâtre, avec sur le haut de son crâne des plantes de toutes les couleurs et pour finir, ce portrait de grands yeux noirs rendent cette créature plus mignonne qu' effrayante. Il ne te semble pas méchant, ce qui te rassure profondément. Mais tu es toujours tendue, tu entends soudain une voix dans ta tête comme un chant doux limpide
-- Il ne faut pas que tu aies peur. Nous ne te voulons aucun mal.
-- Qui êtes vous ? Que me voulez-vous ?
-- Mon nom est Keepar. Je vis à des années-lumière d'ici, je suis venu sur cette planète dans le but d'étudier l'espèce humaine.
-- …
-- Je voudrais te proposer quelque chose, humaine. Je sais que ce choix est difficile mais j'aimerais que tu m'accompagnes sur ma planète, accepterais-tu ?

Plusieurs choix s'offrent à toi. Soit :
1° Tu l'accompagnes sur sa planète, si c'est le cas rendez vous à " planète "...
2° Tu décides de rester chez toi, si c'est le cas rendez vous à " chez toi "...

***

4, 5, 6

Tu arrives à voir assez vite ton visiteur et ce que tu découvres est loin de te rassurer. Un être gigantesque, sombre, avec d'immenses yeux rouges, que tu vois s'approcher de plus en plus de toi. Il te fait de plus en plus penser à une mante religieuse. Tu sens un des ses longs mandibules te toucher la joue. Tu frémis mais ne peux échapper à son étreinte (eh oui tu es toujours figée). Tu entends soudain dans ta tête un rire aigu déplaisant, comme une craie qui crisse sur le tableau, et une voix toute aussi déplaisante te parler :
-- Tu feras l'affaire, petite humaine, je t'emmène avec moi sur ma planète.
Tu essaies bien une nouvelle fois de t'enfuir mais peine perdue, tu serviras maintenant de cobaye pour d'affreuses expériences à cet alien dans ta nouvelle résidence sur sa planète dans un laboratoire entouré d'autres créatures de ton espèce qui ont eu la malchance de croiser un jour sa route. Je suis vraiment désolée mais c'est ainsi que s'achève votre aventure.

(Fin)

***

Planète

Tu as réfléchi et tu te dis " pourquoi pas, après tout quelle expérience formidable ce serait "… Mais combien de temps resteras-tu éloignée de ton mari et surtout qu'est-ce qu'il t'attend réellement là-bas, tu as encore peur. Tu exprimes à peine ces pensées que la voix douce se fait de nouveau entendre :
-- Je serais enchanté que vous soyez d'accord pour nous accompagner sur notre planète, ne vous inquiétez pas, nous vous traiterons bien, vous ne resterez pas partie plus de quelques heures sur votre temps terrestre, nous voulons connaître mieux les habitants de votre planète.
En entendant ces mots, ta décision est prise. Mais ne l'est-elle pas depuis un moment déjà ? Tu embarques donc sur le vaisseau extraterrestre sereine, le voyage se passe agréablement bien. Tu discutes un peu avec ces créatures que tu apprends à connaître et à aimer ; quand se profile devant toi l'horizon de leur planète toute verte avec une sorte de petit nuage transparent blanc flottant au-dessus. Tu vois bientôt que toute cette terre est recouverte de plantes, d'arbres, d'oiseaux. Tu es émerveillée devant tant de beauté. Voici la fin de cette aventure : bravo tu es arrivée au bout, je te laisse maintenant imaginer la suite.

(Fin)

***

Chez toi

Tu regardes l'alien droit dans les yeux malgré qu'il ne t'inspire plus une grande crainte. Tu ne veux pas le suivre. A peine as - tu pensé à cette hypothèse que tu entends encore une nouvelle fois la même voix a l'intérieur de ta tête.
-- Je m'en doutais. Je respecte et comprend parfaitement ton choix. Je te laisse regagner ta maison.
Tu sens que tu n'es plus figé, que tu peux à nouveau bouger tes doigts tes pieds, l'alien en a profité pour rentrer dans son vaisseau que tu vois décoller. Tu agites ta main en l'air comme un dernier signe d'aurevoir. Demain quand tu te réveilleras tu auras tout oublié. Voici comment s'achève ton aventure.


Fin !

Edwige, rch6@wanadoo.fr

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Poésie

Une rose pure
S'ouvre sur
Un monde à l'agonie
Un monde sans vie
Comment a t'on pu
En arriver, à être perdu

J'ai rêvé, que j'étais une majesté, dans un palais doré, où de ma chambrée, je pouvais humer les bouquets de cerisier. J'aillais où le vent me menait, je m'envolais vers les cieux célestes. Quand la dure réalité, cette réalité glacée, m'a enlevé de cet endroit enchanté, mais la nuit ne tarderait, et ensorcelée, je rejoindrais mon palais, où je vivrai a jamais

Oh, toi déesse
Ne me laisse
Pas dans cette obscurité
Révèle moi, mes vies passées
Fait moi remonter, mes vies antérieures
Pour ne plus répéter, mes erreurs

Elle ne possède pas de forme
Etant tout juste un fantôme
S'étant échapper de sa vie
Qui sombre dans l'oubli
A jamais abandonnée
De ceux qu'elle a aimé

La reine des damnés
Voguait
Vers la plaine
De toute cette haine
Et cette peine
Un ange ailé
La poursuivait
Pour la braver
Et l'emprisonner
Dans cette épée
Créée et forgée
Par les fée
Cette être aimé
A frappé
Le cœur de cette damnée
Et l'a emprisonner
Pour l'éternité

Je vois un passage
Dans les nuages
Qui conduit, vers un autre âge
Où un mage
Retient en otage
Un ange
Bon ou mauvais présage
Je ne sais, mais tourne la page
Par manque de courage


Je courais, chancelante
Blessée par des flammes brûlantes
Sortie des mains ardentes
De cette être malveillante
La manquante, des landes
A ma grande épouvante
Elle fit pousser des roses piquantes
Seule et agonisante
Les chemins barrés
Elle m'emmena dans son antre d'obscurité
Dans son monde, dans ces songes
Où cauchemards et réalité fusionnent

Je me rends sans arme
A cette dame
Qui vole mon âme
J'ai si peur
Mais contient mes pleurs
Mon cœur ne cesse
De se remplir de sa tristesse
Et je meurs
Avant mon heure

Je suis seule
On m'a oublié
On m'a laissé
On m'a quitté
On m'a abandonné

Aucune chaleur
N'émane de mon cœur
Aucun soleil
Ne brille dans mon ciel
Aucune lumière
Ne brille dans ces ténèbres
C'est ici ma place
Où règne un froid de glace

Chèr Dieu
Vous qui êtes au cieux
J'ai peur pour mon frère
Il ne sait que faire la guerre
Et pour cela il perd
Ce que père et mère
Se sont acharnés à construire au fil des ans
Il tue soldat et enfant
Sans distinction
Tout autour de moi c'est la confusion
Où l'on entend les râles
De ces pauvres blessé
Qui ont mal
Que l'on a du laissé
Dans la rue
Qu'on ne peut sauver
Qui sont perdus
Je vous prie vous supplie
Détruiser ce Satan
Eviter nous les tourments
Que le temps
Même ne saurait soigner
Ces blessures impossibles à fermer

Je suis morte
Devant cette porte
Où une escorte
M'apporte vers mon jugement
Je me mens
En espérant
Trouver un repos sans mot
Mais tombe de haut
Dans cette enfer
Sous terre
Où lasse
Je trouve ma place

Voici la fin
Celle qui fut promise
Celle du dernier matin
De cette existence
Sans but où tout va disparaître
Dans un murmure
Que va-t-on nous réserver
Que deviendrons les âmes damnés
Que l'on a rejetées

Ignorée, délaissée
De toute part fusaient
Les coups, seul j'étais
Le corps fracturé
Le cœur brisé
Par des regrets
Non apaisés


Dans un lointain passé
J'ai aimé
Cette être qui m'a maltraité
Sans rien m'épargner
J'en ai pleuré
J'en ai bavé
Pour elle j'étais une étrangeté
A éliminer
Elle m'a traité
Comme si je n'avais à exister

Tout mon être crie
Je suis dans ma chair meurtrie
Par de douloureux souvenirs
Qui m'aspirent
Vers cette hiver
Des cœurs de pierre
Je veux les oublier
Les effacer
Mais pour cela il faut pardonner
Chose auquelle je ne puis me résigner
Ils m'ont tant blessé
Que j'en suis à jamais marquée

Je voudrais mourir
Pour être loin de ces rires
Qui font tant souffrir
Bien pire
Que ce froid
Dont je suis la proie
Que seul de brèfs
Rêves, apportent une trêve

Comment pouvoir pardonner
A ceux qui nous ont offensé
Comment pouvoir les aimer
Alors que l'on les hait
Que l'on voudrait
Les voir payer
Pour tout le mal qu'il ont fait
Les voir griller, s'asphyxier
Se tordre de douleur devant la vérité
Agoniser comme des bêtes éventrées
Voir leur corps se décomposer
Leurs chair se recroqueviller
Et leurs âmes se briser

Je n'ai pu pardonner
La honte ne m'a jamais quitté
Je sens déjà les flammes de l'enfer
Où m'attend Lucifer
Je me suis préparée
A cette destiné
Puisqu'elle m'est réservée
C'est ainsi pourquoi se rebeller
Rien ne sert de résister
La fin sera la même, sans paix
C'est le châtiment mérité
Pour avoir péché
Je n'ai pas à me dérober
Il faut expier
Je payerai mon dû
Mais eux paieront-ils le leur

Voila c'est bientôt la fin
Je ne verrais jamais le lendemain
Allongée sur ce lit de mort
J'attends en pensant à la vie avec remord
Je sens ces douleurs dans mon corps
Je vois mes parents assis près de mon chevet
Attendant eux aussi ce qui va se passer
Me regardant agoniser
Je ne supporte plus leurs regards de pitié
Quand leurs yeux se portent sur cette enveloppe décharnée
Ils ne veulent pourtant pas me laisser partir
Pouvoir enfin en finir

Je veux disparaître
Qui s'en apercevrait
Je n'en peux plus de me battre
Je suis vidée
Je ne ressens plus d'émotion
J'étouffe dans ce monde d'illusion

Dans les ténèbres
Je n'ai pas peur
Dans ces profondeurs
J'avance sans terreur
Puisque c'est mon univers
Le seul air
Auquel je puisse aspirer
La seule vie à espérer

Je marche seule dans ces ténèbres
Je ne demande pourtant qu'une aide
Personne ne me tend la main
Je reste prisonnière de mes liens
Pourquoi, qu'est je fais
Qu'est je commis comme péché
Pour mériter cet exile
Suis-je donc si vile
Maintenant je sais
Est-ce le seul moyen à ma portée
Je n'ai pas le choix
Je suivrai cette voix
C'est la seule qui s'ouvre à moi
Sans un regard en arrière
Je m'avance vers cette douce lumière

Sans arrêt, sans arrêt
Je l'entend elle est
Elle est dans ma tête
Je veux qu'elle s'arrête
Qu'elle parte
Je ne vais plus pouvoir résister
Encore longtemps à ce calvaire
Elle me dit du bout des lèvres
Tu ne devrais pas être née
Et je n'arrête pas de me demander
Et si c'était vrai?
Je ne peux plus que l'écouter
Et penser
A me sucider
Elle le sait, elle le sait
Que je ne suis pas dans la ronde
De ce monde
Que je ne fais que rêver
A ce règne de sérénité
Ce monde de paix
Sans pouvoir y accéder
Où je serai quelqu'un
Où je ne ferai plus qu'un

Je suis vide
Je ne ressens plus d'émotion
Je sais que c'est morbide
D'être poupée de son
Je ne demande pourtant pas de compassion
Juste un peu d'affection

J'ai tranché mes veines
Qui étaient pleine
De ce sang souillé
De cette saleté
Par ces entailles
Je le voix qui s'écoule
Je sens comme 1000 aiguilles
Me transpercer, ma vie file
Par ces brèches
Mais shhhh shhhh
Chut, ça goutte, ça goutte
Trop fort, ça martèle dans ma tête
Quelqu'un va l'entendre
Non, non, non
Ce n'est pas le fruit de mon imagination
Ils sont la mes parents
Non papa, non maman
Laissez moi, il me soulève
Oh non, il m'enlève
De ce bonheur, il m'empêche de finir
Mais trop tard je suis en train de faiblir
Je ne vais pas tarder à partir
Qu'elle est donc cette lumière
Est-ce là l'attente à mes prières ?

Que je le dis
Ou que je l'écris
Ça ne change rien
Rien ne va bien
Personne ne veut s'apercevoir
De mon désespoir
Personne ne veut voir
Que je suis en train de boire
Mes larmes au goût amer
Que le néant
En ce moment
Me parait accueillant
Qui peut comprendre
Pourquoi je pleure
Alors que
Je ne le comprends pas
Je me meurs à petit feu
Et ils ne le voient même pas
Ou ne le veuille t'ils pas


On va se séparer
Après toute ces années
Qu'on a partagé
On va s'envoler
Chacun de son coté
On va se perdre de vue
Pour ne jamais se retrouver
Tout ce qu'on a construit sera perdu
Dans la noirceur
De nos cœurs


Je vais dans quelque temps, ne plus me rappeler
De tout ce qu'on a fait
Tout va s'envoler
Dans ce trou noir
Au fond de ma mémoire
Où se terrent
Mes sombres Lucifer
J'en viendrais certainement à regretter
Notre amitié
Et par pur lâcheté
Préférerais te maudire
Et te haïre
Plutôt que de regarder
La triste vérité

Quand je te vois
Je ne suis plus que joie
Quand se croisent nos regards
J'aimerais tant que tu me prennes dans tes bras
Je voudrais tellement être avec toi
Mais tu es si loin de moi

Seule, seule, seule
Avec les étoiles
Qui parsèment le ciel
De je t'aime
Tu me manques
Je voudrais
Tant être à tes cotés
Mais je ne peux
Dans mon cœur il pleut
Pardon de briser ton bonheur
Mais je ne suis qu'un leurre

Edwige, rch6@wanadoo.fr

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La survivante

Elle se laissa peu à peu envahir par une haine intense qui la rongea de l'intérieur.
Son âme meurtrie réclamait vengeance.
Elle prit ainsi le mal pour le bien et devint pire que ce qu'elle combattait jadis.

Tout était noir si noir.
Ces yeux s'ouvrirent sur cette obscurité et son cœur se serra une fois encore, elle avait mal tellement mal mais elle ne pleura pas, ces larmes, depuis bien longtemps déjà s'étaient taries. Sa place maintenant était dans ces ténèbres,
Elle se leva et se prépara à combattre.

La forêt de Mystaven était en effervescence. Aujourd'hui un soleil rouge s'était levé, annonciateur de malheur, d'un affrontement qui n'allait pas tarder à débuter.
Les plus jeunes elfes craignaient pour la vie de leur aînée, chacun avait était bercé dans son enfance par l'histoire et la déchéance de Loon qui à ce jour était tristement célèbre pour sa férocité et sa bestialité. Pourtant chacun avait pitié d'elle.

Elle se rappela comme la vie était belle et douce lorsqu'elle vivait parmi les siens, jusqu'à ce jour où, tel un poignard….Mais maintenant tout n'était que noirceur et souffrance, elle le savait, son choix avait était mauvais. Influencé par la rage et la peur. Elle le regrettait, elle aurait tellement voulu que tout fut si différent.

-Mes enfants, vous devez comprendre … pourquoi Loon est ainsi ….pourquoi nous ne pouvons la maudire et la haïr.

Pourquoi tout avait si mal tourné ? Une larme roula sur sa joue, voila des années qu'elle n'avait pas pleuré.
Elle ne pouvait pourtant effacer de quelque larme le mal qu'elle avait engendré, elle était allée trop loin dans sa folie.

-Loon n'était pas très différente de vous mes enfants, jeune et innocente elle était remplie de rêve et d'espoir, elle avait foi en l'avenir et … en ses prédécesseur.
Hélas un terrible mal étendait sa puissance petit à petit sur tout l'empire, gangrenant les âmes les plus pures, tuant et ruinant tous ceux qui ne se ralliaient pas à sa cause.
Les temps devinrent troubles et miséreux. Ses parents, comme beaucoup d'autres, furent tués dans d'atroces souffrances.
Après leur mort elle changea. L'enfant qui jadis était souriante se laissa envahir par une rage toujours plus destructrice. Défiant notre autorité, elle regroupa tout autour d'elle ceux qui exécraient ce monstre même les plus abjectes créatures, elle utilisa les plus viles attaques toujours plus sanglantes contre son ennemi, jusqu'à la victoire… mais … nous l'avions perdu… en voulant tuer le mal elle devint elle-même le mal.

Sa victoire n'avait pas comblé ce vide, qui n'avait cessé de s'élargir depuis ce jour.
Elle s'approcha de la fenêtre et contempla son empire, une horde d'orque, de gnome, casquer armer prêt a combattre attendait ces ordres.
Elle ne pouvait plus reculer.
Elle était prête à tuer les sien, sa dernière passerelle avec son ancienne vie.

Au loin dans les grottes les enfants mis soigneusement a l'abri entendait leur aînés ce battre les haches transpercer leur heaumes et leur armure, ils les entendaient tombaient les un après les autres sous de sombre râle d'agonie.
La bataille était terrible et chacun en connaissait le dénouement
Quand enfin tous fut calme, que plus un seul bruit ne retentissait dans la clairière les rescapés sortir un a un de leur refuge et découvrir avec horreur le carnage qu'avait laissé Loon. Ils pleurèrent pour les leurs trépassé au combat.

En voulant tuer ces semblables une parcelle de ce qu'elle était, était morte.
Son cœur se fissura, elle était devenu un monstre, une ombre parmis les ombres, un être qui ne mériter pas de vivre.

Edwige, rch6@wanadoo.fr

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