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    Cette page de "libre expression" accueille des textes sensibles qui parlent des problèmes de notre monde, société, institutions, mode de vie, santé, éducation, justice, médias, paix, politique et autres sujets qui nous mettent parfois le sang en ébullition...   
  
Trouvez dans l'index les extraits de récits qui vous intéressent, pamphlets, prose acide, mises au points corrosives et autres avis bien sentis...

Index: (Cliquez sur votre sélection)

Le président des c... Jack Harris, mai 2005
Que réserve l'avenir? Jack Harris, mai 2005.
Je, tu, il... Laure Cazaux, mai 2005.

 

 

1° - Extrait de "Voyage à travers la poésie - Volume 1"

Le Président des c...

Il avait fait L'ENA,
Il crevait d'ambition,
Étant fils à papa,
S'estimant un champion,
Il se fixa pour but
Dans les ans à venir
D'atteindre l'azimut
Et, pour y parvenir,
Il entra au parti
Avec tous les menteurs.
Pour ses nouveaux amis
Ce fut un grand honneur
D'avoir ce compagnon,
Ce grand fils à papa
Qu'était plein de pognon
Et plein de bla-bla-bla.
Car s'il sut fort mentir
Pour occuper sa place
Il dut aussi trahir
Sans tomber en disgrâce.
Sachant très bien jouer
Et du mot, et du verbe,
Il savait évincer
Avec une superbe
Ses proches concurrents
Qui lui faisaient de l'ombre
Et en un rien de temps
Les plaçait dans la tombe.
Peu à peu, il gravit
Ainsi les échelons,
Toujours fier de lui
Devant les ovations
Que lui distribuaient
A chacun des discours
Les pantins qui formaient,
Comme à un roi, sa cour.
Il lui resta bientôt
Une dernière étape
Qu'il franchit aussitôt
Sans le moindre handicap,
Il devint président
De toute la nation.
Heureux des compliments,
Des félicitations,
Et voyant cette foule
Qui se trouvait en liesse,
La bouche en cul de poule
Il dit à sa drôlesse :
"- Tous ces gens sont des cons
Je les ai bien baisés,
Un air de mirliton
Les voilà à mes pieds."
Ce qu'il omit de dire
En faisant cet outrage,
C'était de se décrire
Dans son vilain langage
Car, de son jugement
Se tire la leçon,
Qu'il était à présent
Le président des cons.

Jack Harris, harris.jack@wanadoo.fr
Site: http://harris.jack.monsite.wanadoo.fr

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2° - Extrait des "Poèmes Maudits"

Que réserve l'avenir ?

Dix huit ans ont passé et je reprends la plume
Car mon coeur plus qu'avant ressent de l'amertume,
Je voudrais m'échapper d'un monde en déchéance
Mais des chaînes pesantes entravent ma vaillance,
Me voilà donc contraint de porter le carcan
Alors que je suis loin d'être un sale ruffian.
Tout en moi espérait dans un monde meilleur,
Qu'un semblant de sagesse éteindrait la fureur
Agitant les humains aveuglés de pouvoir
Qui n'auraient plus qu'un but : assurer leur devoir.
Hélas !... l'Argent maudit brise les consciences
On va de mal en pis dans les expériences
Car les démocraties accusent les symptômes
De n'être plus bientôt que spectres et fantômes.
Le nouveau millénaire a empiré les choses
Quand les situations étaient déjà moroses,
L'arrogance éhontée de tel premier ministre
Qui parle avec dédain d'un sourire sinistre
En ayant oublié qu'il n'est qu'un simple élu
Et qu'il viendra un temps où il sera déchu,
Voilà une raison qui me semble assez claire
Et justifie le droit que je ne puis me taire,
Il est de mon devoir devant l'ignominie
De crier au scandale ainsi qu'à l'infamie
Car ainsi parader avec la tête haute
Snobant tout un chacun est déjà une faute
De se tenir ainsi pour un Premier Ministre
Mais, il est pire encore que dévoile ce cuistre,
Diviser la nation en parties inégales
Les fortunés et ceux qui leur nouent les sandales
Je dénonce un esprit de discrimination
Qui, volontairement, insulte la nation.
Tel un sombre crétin qui incite à la haine
Il taxe son propos d'une calembredaine
Quand en réalité, semblable au négrier
Il montre son mépris pour le monde ouvrier.
Parler France d'en haut, et puis France d'en bas
Qui donc en vérité est descendu si bas
Au point de renier chacun des électeurs
Qui furent assez fous pour croire en des valeurs.
Moi qui, avec honneur, ai su servir la France,
A la voir aujourd'hui en pleine déchéance
Vampirisée par ceux chargés de la défendre,
Bradée par des crapules avides d'entreprendre
De désorganiser entière notre nation
En répandant leur fiel comme un vilain poison
Oui, ceci me fait mal et me brise le coeur
Car j'appartiens aux rangs de ceux pour qui l'honneur
N'est pas un simple mot que l'on peut galvauder
Car il possède un prix qu'il convient de gagner.
Tous les politiciens, les grands chefs d'entreprise
Sur des millions de gens vous avez la main mise
Voilà qui vous fait jouir constatant leur souffrance
Vous qui, par leur malheur, tirez votre abondance.
Je suis pauvre, c'est vrai, du moins je suis honnête,
Contrairement à vous, pareil au proxénète
Qui tire sa fortune sur le fruit du travail
De pauvres gens traités pareil à du bétail.
Ma richesse est l'amour quand la vôtre est l'Argent,
Si mon trésor sent bon le vôtre est pestilent,
Pour acquérir mon bien je n'ai lésé personne,
Je ne l'ai point volé au voisin, à la bonne,
Car je sais respecter quiconque me respecte
Autant que révéler de manière directe
Tous ceux qui voient en nous le fruit de sous-produits
Qui, fiers de leur grandeur, sont en fait plus petits
Et présentent à mes yeux pas la moindre valeur
Car ils possèdent un roc à la place d'un coeur.
Oui, la démocratie a bien piètre visage
La mondialisation a rongé son visage
L'humanité s'enfonce en un marais puant,
Qui va la submerger. Ce cloaque gluant
Nous devons l'éviter pour le salut du monde
Pour le bien-être même à notre mappemonde,
Nous devons enrayer la folle contagion
De despotes avides à guider les nations.
Profitons de l'instant qu'il reste un peu de force
Pour que, dans l'unité, nous entamions l'amorce
D'un retour au respect, aux lois de l'équité,
Et que l'égard d'autrui soit enfin observé.
Les hommes qui gouvernent à travers la planète
Devraient être des sages et ne garder en tête
Que le bien de chacun, sans distinction aucune,
Ainsi chacun pourrait jouir d'une fortune.
Je doute cependant, connaissant l'être humain,
Qu'il n'est pas, ici-bas, serait-ce un souverain
Acceptant de troquer son palais de cocagne
Pour suivre de plein gré le pauvre en sa campagne.
Quand à rêver de voir quelques révolutions
Cela ne changerait rien aux institutions
Tant que sera présent le divin dieu Argent
La société ira vers son effondrement.
Les loups restent des loups ainsi que les barbares
Dépeçant les moutons que rien ne désempare,
Ils se laissent saigner en raison du plus fort
Apathiques qu'ils sont en attendant la mort.
Voilà l'esprit humain dans toute son emphase
Qu'il soit loup ou mouton, car les deux sont en phase
Dès lors que l'un commande en usant d'un ton ferme
L'autre lui obéi car la crainte l'enferme
En un lieu invisible où règne la terreur
Par manque de courage à dominer sa peur.
Nommer démocratie le système actuel
Convient mieux à répondre à un vieux rituel
Les droits des citoyens se réduisent en fumée
Et quant à ceux de l'Homme au fond de la mêlée
Ils ne serviront plus dans les ans à venir
Qu'à rappeler un temps qu'on a laissé périr.
Parfois un historien soulèvera le voile
En regardant, naïf, scintiller une étoile,
Pour trouver la réponse à l'étrange question :
"Pourquoi l'homme a créé la mondialisation ?"
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
Je demeure étonné que pas un des médias
Exprimant les critiques en un galimatias
N'ait eu son intention porté sur le sujet
Crevant pourtant les yeux, au centre du creuset
Dans lequel sont mêlés en un bouillon infâme
Les œuvres des élus formant un amalgame.
Oui, l'on trouve normal que des lois répressives
Se trouvent adoptées de façons punitives
Sans distinction aucune à l'égard de tout ceux
Qui raillent méchamment, ou simplement par jeux,
Untel pour sa couleur ou pour sa religion;
Sans compter qu'on ne peut donner son opinion,
Emettre une critique, pas plus qu'un simple avis
Sans se voir aussitôt menotté au tapis.
L'on s'écrie "au raciste", à "l'antisémitisme"
Mais on ne le fait point face à notre élitisme
Qui, sans réserve aucune, insulte la nation
Récidivant au fait de discrimination
Car la France d'en bas, vaut bien celle d'en haut;
Du moins, côté moral, il est sûr qu'elle prévaut.
Et cela n'est pas tout, je puis vous l'assurer,
Ne cherchez pas très loin, il suffit de creuser,
De soulever d'un doigt un petit bout du voile
Camouflant des horreurs pour qu'on ne les dévoile.
Oui, je suis étonné que personne s'indigne,
Que pas un seul média ne consacre une ligne
A l'égard des élus pour leur absentéisme
Alors que l'on devrait les frapper d'ostracisme
Car ne pas assumer, serait-ce une présence,
Atteste qu'au devoir il est peu d'importance
Quand, parallèlement, sur le monde ouvrier
S'accroît le nombre d'heures où il doit travailler
En subissant des pertes sur sa rétribution,
Or celle de l'élite est en augmentation.
Dois-je continuer sur un autre forfait
Que le silence éteint quoiqu'il n'est pas abstrait
Car les discours passés je les garde en mémoire
Et tant pis si, pour vous, ils sont loins dans l'histoire.
Pour moi, le souvenir de ces belles promesses
Résonne à mon oreille, oui, dans les grandes messes
Avant les élections, à qui voulait l'entendre,
Le chef de notre Etat ne cessait de prétendre
Qu'il agirait en sorte à pouvoir enrayer
La fracture sociale ne cessant d'augmenter.
Pas un mot sur l'échec d'une telle promesse,
Cet oubli est l'aveu d'une grande faiblesse
Qui fait, et qui fera, toujours notre infortune
Car impuissants nous sommes à décrocher la lune.
Tandis qu'autour de nous augmente les misères
Nous demeurons cloîtrés au sein de nos tanières
Incapables d'agir aux fins d'unir nos forces
Appliquant l'omerta, ainsi que font les Corses.
Oui, le silence est d'or et nous sommes frileux
Pour s'unir contre ceux se prenant pour des dieux;
Nous refusons la lutte et l'élite en profite
Elle use de ses droits et n'a pas de limite,
Nous sommes les esclaves attachés au Pouvoir
Qui ne regardent que... ce que nous voulons voir.
Tel parti est mauvais, et tel autre de même,
Quand aller vers tel autre on risque la gangrène
Alors on reste coi, sans jamais s'impliquer
C'est ainsi qu'à la fin l'on devient prisonnier.
Je refuse le fait de ce que l'on m'impose
Je suis un être humain, par cela je dispose
De mon droit d'expression, ma liberté d'agir
Personne n'a le droit de pouvoir m'asservir
Ce qui serait contraire à la Constitution
Qui a force de loi dans toute la nation.
Il est de mon devoir de dénoncer le crime,
Autant que l'injustice ouverte du régime
Comme je le ferais pour tout individu
Dès lors que d'un forfait je l'aurais confondu.
Aussi, si aujourd'hui ma révolte est brutale
C'est qu'il devient grand temps de crier au scandale
Afin de mettre un terme aux noirs agissements
De gens par trop pervers provoquant nos tourments
Car jamais rassasiés, toujours insatisfaits
De peler les tondus pour combler leurs souhaits.
Oui, il est plus que temps que la France d'en bas
S'unisse et, s'il le faut, s'engage en des combats
Pour mettre un point final aux négriers modernes
Ces faux aristocrates privés de leurs lanternes.
Rétablissons le droit, l'honneur et l'équité
En exigeant des gens à l'esprit dévoué
Qui pourront obtenir notre pleine adhésion
Mais chassons pour toujours ces fâcheux histrions,
Ces sangsues se gavant du labeur national
Car voilà la raison qui nous fait tant de mal,
Entretenir sans fin une infecte vermine
Qui grouille sur le corps de l'Etat, sa victime.
Oui, il ont le culot, ces morpions sanguinaires,
D'estimer qu'il y a bien trop de fonctionnaires,
Que l'ouvrier n'a pas le sens de son devoir,
Qu'il n'a qu'à obéir ou aller se faire voir.
Amoindrir les retraites, escamoter au mieux
Les services publics au mépris de ces vieux
Qui en zones rurales deviendront dépendants
De l'aide d'un voisin pour leurs déplacements;
Les questions de santé subissent les réformes
Qui génèrent déjà des problèmes énormes
Et de tout ce fatras on fabrique un paquet
Pour le bonheur d'un peuple injustement inquiet
Ah!... la France d'en bas a vraiment de la chance
D'avoir élu des gens de si grande importance
Qui veillent à son destin du haut de leur perchoir.
L'absurde ne tue point ainsi qu'on peut le voir.
A quoi aura servi une révolution
Ayant chassé les rois du sein de la nation
Si c'est pour supporter le joug d'une racaille ?
Autant sonner le glas et s'ouvrir les entrailles.

Jack Harris, harris.jack@wanadoo.fr
Site: http://harris.jack.monsite.wanadoo.fr

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Je, tu, il...

11 h 00 pétante : Sur radio altruisme : Tutulututututu…nounoulounounou…j'en passe et des meilleurs, en r'vanche, je : fiiiiiou vlan, pam, dans la gueule…

JE, TU, IL, NOUS, VOUS, ELLES : quel bel éventail de la nature humaine !!

En six mots, on décline, on saisit, on se désole a l'occasion, mais on adhère, on s'accroche dur comme pierre a nos affectueux et fidèle pronoms personnels…D'ailleurs rien que le nom veut tout dire, il décline, il saisit, il désole mais il adhère a nos mots comme la pierre a la terre…Pronoms P.E.R.S.O.N.N.E.L.S…Le " Je " ouvre la piste, le " Je " est chef d'orchestre, il est le " Je " du jeu mesdames, du jeu messieurs, le " Je " du jeu qui est la vie… On sera d'accord sur au moins un point le " Je " c'est l'individualité qui a réservé la première place au rayon de nos pronoms surgelés…Ce que je veux dire par la, c'est tout simplement ça : Le " Je " est au sommet, et la terre plane ressemble au " eux "…En fin de compte, je me demande si c'était pas fait exprès, ça ressemblerait vachement au monde pour un hasard. On pense d'abord a soi, avec ce " Je " ; on n'envisage nos proches avec le " Tu " ; puis on soupçonne des siens, déjà plus éloignés avec un petit " il " ; on fini par comprendre un sentiment de je, de tu, et puis de il, avec un " nous " ; et on ignore un vous avec des désignés plus ou moins supposé ; enfin v'la le " ils " qui n'est jamais qu'un " eux " dont on se fou éperdument puisqu'il n'est rien que les " autres "…

Peut être que le monde aurait était différent si les derniers avaient pu être les premiers…
Toutes ces jolies phrases pour en venir a l'égoïsme, l'indifférence, l'égocentrisme, ou encore l'amour de soi, le pur et dur, celui qui barre la route du "ils ".
Trop de " je " tus le " vous ".

Il y a quelque chose de terrifiant dans " ne penser qu'a soi même ", quand on sait que sans les autres on est pas plus que sans les uns, imaginez bien que je ne suis pas en train de faire le procès de l'amour propre, on est tous un peu comme ça, c'est une si simple histoire humaine. Au fond, je suis simplement en train d'exprimer quelques ressentiments contre ces autres qui ne sont que " je ", contre ces hommes et ces femmes qui se foutent de savoir ce qu'il se passe dans la cage d'escalier, contre ceux qui baissent les yeux a la vue de la pauvreté, contre celles qui refont leur lacets quand sonne le lancer franc pour s'entraider, contre cette foule qui ne voient pas plus loin que le bout de son nez, contre ces cons qui ne penseront jamais qu'a intérêt et puis au fond contre ces gens que nous avons tous été une fois au moins…

Mais il faut maintenant arrêter la, ce ridicule petit " je " me fait une impression bizarre, j'ai la terrible sensation que le monde entier est bègue : " je, je, je, je… "…
Pensez a celui qui hurle sa douleur physique et psychique au bord d'un trottoir humide que nous foulons chaque matin, pensez aux enfants du monde entier qui n'ont jamais manger a leur faim, pensez au huit millions de morts par an pour non accès a l'eau potable, penser a chaque individu qui souffre…Ou ne pas y penser pour pouvoir penser a demain…
Penser a soi bien sûr, parfois et certainement souvent, nous pâtissons de blessures insondable que nous devons panser pour agir pour un " ils ", un " nous ", un " vous " tellement plus primordial qu'un jeu unique…
Je crois profondément a la solidarité et a la fraternité, et je veux croire a la liberté et a l'égalité, je croirais a la paix au jour du non pouvoir…Et tout ça parce qu'on ne m'a jamais démontré qu'on ne pouvait radicalement pas changer un premier contre un dernier, rien n'est irremplaçable, la preuve….

NOUS, VOUS, TU, ILS, ELLE, JE : Ah la oui putain on peut le dire, quel bel éventail de la nature humaine...

Laure Cazaux, emla9@hotmail.com

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