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Lettre ouverte à "Jésus contre Jésus" Victor Ojeda, octobre 2006.

 

 

 

 

-1-
Lettre ouverte à " Jésus contre Jésus " de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur
Par Victor OJEDA

" Les chiens aboient, mais la caravane passe… "

Lettre ouverte à Gérard Mordillat
et Jérôme Prieur

-1- " Jésus contre Jésus "
INTRODUCTION

Le titre de votre livre me fait penser aux scribes qui cherchaient à discréditer les miracles de Jésus. À bout d'arguments, ils essayaient de convaincre le peuple disant :
" Il est possédé de Belzébul ; c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons. "

Jésus, sous forme de parabole, leur démontra leur illogisme :
" Comment Satan peut-il chasser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister ; et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne peut subsister. Si donc Satan se révolte contre lui-même, il est divisé, et il ne peut subsister, mais c'en est fait de lui. Personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort ; alors il pillera sa maison. "

Depuis le commencement des temps, toute nation, famille, personne divisée contre elle-même n'a pu subsister : elle a fini par être détruite ou par s'autodétruire. L'histoire des civilisations, les expériences d'autrui et les nôtres nous le prouvent faisant de cette parabole une vérité toujours vérifiée.
Appliquons cette vérité à Jésus : Si Jésus est contre Jésus ou si Jésus est divisé contre lui-même, alors il n'a pas pu subsister. Depuis deux mille ans est-ce le cas ? Dès le commencement de son ministère terrestre jusqu'à la fin, Jésus démontra, par ses paroles et ses actes, vivre une parfaite unité au niveau le plus élevé : celui du Père. Hier comme aujourd'hui, il nous invite à y participer :
" Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. "

Présentation au dos du livre

Nous lisons au dos de votre livre :
" Avec Jésus contre Jésus, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur mènent leurs propres investigations à travers les récits de la Passion du Christ et de la Résurrection. Ils éclairent d'un jour nouveau les contradictions innombrables entre les Evangiles et l'histoire, découvrent des indices surprenants, explorent les hypothèses les plus audacieuses pour reconstituer les secrets de fabrication du Nouveau Testament. Leurs témoins sont Lazare, Judas, Barabbas, Simon de Cyrène, Joseph d'Arimathie, Marie-Madeleine, toutes les figures obscures de cette histoire, et la plus obscure d'entre elles, celle de Jésus lui-même, crucifié comme " roi des juifs "… Un personnage insaisissable sous les identités multiples que les évangélistes lui ont attribuées. "
Eclairer d'un jour nouveau, découvrir des indices surprenants, explorer les hypothèses les plus audacieuses, reconstituer les secrets de fabrication du Nouveau Testament … ; voilà qui est fort alléchant ! Par rapport à tout ce qui a été dit contre ou pour Jésus, avez-vous apporté véritablement quelque chose de nouveau dans vos investigations ? Ou bien ne serait-ce pas, encore une fois de plus le coup de la montagne qui accouche de la souris ? Déjà une chose m'interpelle : vous considérez Lazare, Judas, Barabbas, Simon de Cyrène, Joseph d'Arimathie, Marie-Madeleine comme des figures obscures et celle de Jésus comme étant la plus obscure de toutes. Pourtant Jésus a dit :
Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

Comme tout ce qui est obscur sent furieusement le " soufre ", je serais tenté de penser que vous êtes branchés sur la même longueur d'ondes des Scribes et les Pharisiens : Ils accusaient Jésus d'accomplir ses miracles par le pouvoir de Satan ; vous, d'être la figure la plus obscure de l'Evangile. Dans un langage différent et à des époques différentes vous semblez affirmer la même chose.
Pourquoi cette lettre ouverte ?
" Jésus contre Jésus ", fut édité en novembre 1999, suite à votre émission " Corpus Christi " sur la Cinq ; Alors pourquoi cette lettre ouverte ? N'arrive-t-elle pas bien après la bataille ? D'abord, on pourrait le penser ; mais tout débat sur Jésus est d'actualité. Ensuite Jésus aurait-il besoin qu'on le défende ? Non mille fois non ! Jésus a changé le monde lors de son premier avènement ; il continue et continuera jusqu'à la fin. Il transforme tout individu de l'intérieur : un méchant devient bon et un bon encore meilleur. C'est ce qui fait sa " magie ", son miracle quotidien dans le cœur des hommes et des femmes de toutes les époques, pays et langues. Des milliards de morts et de vivants en témoignent, d'une même voix éperdue de reconnaissance et d'amour. Je veux ajouter ma voix parmi toutes celles-là. Par cette lettre ouverte, c'est de cela que je veux témoigner et montrer à quel point mon Jésus est différent de votre Jésus ; que votre Jésus n'est pas Jésus car votre Jésus n'apporte rien, alors que Jésus est véritablement ce qu'Il dit être : " Je suis le chemin, la vérité, et la vie. "
D'avril à mai 2004, la chaîne ARTE, diffusa " L'origine du christianisme " et " La Passion du Christ " de Mel Gibson, jouait dans tous les cinémas. Ces deux évènements donnèrent lieu à de nombreux débats à la télévision, firent la une des journaux et provoquèrent un grand retentissement dans le public. Si Jésus et le Christianisme sont réellement ce que vous avez essayé de démontrer, alors :
_ Le Christianisme serait un énorme édifice vide, né de querelles, d'intrigues ayant pour unique but la prise du pouvoir ; pire se serait une énorme supercherie.
_ Jésus ne serait pas " le Dieu qui s'est fait homme pour que les hommes deviennent des dieux. " ; Mais simplement un brave homme, avec un grand idéal ayant lamentablement échoué sur la croix.
_ Ses apôtres machiavéliquement auraient fait de cet échec une victoire en inventant sa résurrection.
Je tiens à m'élever contre pareilles positions propagées avec tellement de moyens et d'impact auprès du public qui, s'il n'est pas averti par une connaissance suffisante de l'Evangile, est manipulé et trompé.
Alors encore pourquoi cette lettre ouverte ? Parce que, choqué par votre deuxième émission, je voulais à tout prix y répondre. Mais c'était mettre la charrue avant les bœufs, il fallait d'abord que je réponde premièrement à " Corpus Christi ", et au livre qui la concernait : " Jésus contre Jésus ".
Tous ces débats, pour ou contre Jésus, peuvent être intéressants car chacun dans son cœur doit prendre position et agir en conséquence. Cependant ce qui reste vrai, aujourd'hui et demain dans ce débat millénaire sont les paroles d'Origène :
" Jésus attaqué, calomnié garda le silence. Encore aujourd'hui on le calomnie et on l'attaque et il se défend simplement par la vie et la conduite de ses vrais disciples, ce qui est la meilleure manière de confondre ses accusateurs. Il faudrait plaindre celui dont la foi pourrait être ébranlée par les discours de Celse ou d'autres semblables, et qui n'aurait pas assez, pour se défendre ou s'affermir, de l'Esprit saint du Christ qui habite en nous. "
Des " Celses " depuis le début du christianisme, il y en a eu à toutes les époques. Ils ont clignoté le temps d'une étincelle pour rester à tout jamais dans l'obscurité, alors que l'Evangile continue imperturbablement et triomphalement à éclairer des millions de vies. Vous avez repris ce flambeau vacillant qui contient en lui-même les germes de sa mort.
Je voudrais vous raconter une histoire : Un jour la mer fit échouer des milliers de calmars sur le sable. De bon matin, un père et sa fille se promenaient en longeant le bord de l'océan. Ils virent le triste spectacle et réalisèrent que tous ces calmars allaient mourir dès que le soleil darderait ses rayons. Pris de compassion, ils se saisirent des mollusques et les rejetaient à la mer les sauvant d'une mort atroce. Après un long moment la petite fille, découragée, dit :
_" Papa, tout ce que nous faisons est inutile, il y en a tellement ; jamais nous n'arriverons au bout… "
Le père, lui montrant le calmar qu'il tenait dans sa main lui répondit :
" Alice, pour ce calmar, ce que nous faisons est utile … "
Il le rejeta à la mer et continua ; et sa fille avec lui.
Les moyens de cette lettre ouverte sont dérisoires comparés aux moyens qui ont été les vôtres. Cependant si, une seule personne en le lisant, comme le calmar retrouvait la mer, alors il aura été utile.

Les Evangiles, un texte miné

Vous commencez votre livre par l'affirmation, qui est comme l'énoncé d 'une loi :
_1 " Le lecteur des Evangiles s'aventure toujours en terrain miné. "
Je n'ai jamais considéré l'Evangile comme un terrain miné ; bien au contraire et Dieu merci, je ne suis pas le seul ! Etudier les Evangiles est pour moi, comme acheter un terrain où sont cachées des perles de grand prix ; à force de creuser nous en trouvons une par ici, une autre par-là et chacune nous comble de joie et de reconnaissance.

_2 " Miné, parce que pour beaucoup l'histoire de Jésus tient du livre d'images et que les images de Jésus minent le texte… "
Ce n'est pas parce que pour beaucoup l'histoire de Jésus tient du livre d'images, que le terrain de l'Evangile est miné ; mais parce que beaucoup ne connaissent pas Jésus à travers l'étude des Evangiles, la prière et la foi en Lui. Je peux en parler en connaissance de cause : J'étais athée, j'ai été touché, j'ai pleuré, j'ai cru, j'ai remercié !

_3 " Depuis des siècles, nous vivons au rythme des jours qui scandent les étapes du destin de Jésus : Noël, Pâques, l'Ascension… Sans le savoir, nous sommes les protagonistes et les spectateurs du drame interprété en son nom. Nous respirons et nous pensons à l'intérieur du récit évangélique, de son modèle, de son tragique, de sa morale, de sa structure mentale. Croyants ou incroyants, comme on dit, athées, agnostiques, chrétiens ou non, " Jésus-Christ " fait partie de notre mémoire, de notre conscience et de notre inconscient. "
Je suis tout à fait d'accord avec vous ! On peut dire que le personnage de Jésus est diversement considéré par les croyants ou non-croyants ; chrétiens ou non-chrétiens. Cependant, tous en général reconnaissent en lui, le personnage dont l'histoire sainte et séculière attestent l'authenticité, la grandeur, l'importance et le génie. Les divergences peuvent être à la fois nombreuses, profondes et même contradictoires :
_Pour l'incroyant, il représente un homme rien qu'un homme. Cependant ses préceptes moraux, la qualité et la profondeur de ses enseignements, l'influence positive qu'il a exercée et exerce toujours à travers deux millénaires, font de Lui, l'un des personnages au monde sur lequel croyants et athées ont le plus écrit, le plus polémiqué aussi.
_ Pour le musulman, il se tient comme le prophète parmi les prophètes.
_ Pour le Juif ; en général, " C'est un hérétique, ou du moins un prophète Juif que ses disciples ont transformé, à tort, en Messie. "
_ Pour les religions d'orient, il est le maître parmi les maîtres.
_ Pour le chrétien, il est tout ce qu'il est pour l'incroyant, le musulman ou l'adepte des religions d'Orient ; mais en plus de tout cela : il est le Fils de Dieu, le Messie ; le Rédempteur ; le Médiateur ; notre Avocat auprès du Père, …
De plus il est Celui dont la naissance devint, pour toutes les nations, le pivot du temps, à partir de laquelle les années furent comptées. C'est pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, que, comme vous le dites si bien : " Jésus-Christ fait partie de notre mémoire, de notre conscience et de notre inconscient

………………..

_11 " Les réponses seront définitivement provisoires, partielles, hypothétiques, conditionnelles, ouvertes sur de nouvelles questions, appelant sans cesse à lire, à relire les Evangiles en se défiant en permanence des deux préjugés majeurs qui depuis toujours, brouillent leur approche : d'une part le " rationalisme " qui suppose chez les évangélistes le projet de tromper les lecteurs pour les amener à l'Eglise et, à l'inverse, le " christocentrisme " qui, proclamant que Jésus est le Christ, prétend tout expliquer, même l'inexplicable, faisant de cette certitude la clé de compréhension du Nouveau Testament, sans quoi le texte demeurerait foncièrement illisible. "
Lire les Evangiles en se défiant en permanence du " rationalisme " et du " christocentrisme ", c'est peut-être là votre méthode.
La vie m'a permit d'en découvrir une autre. J'étais athée jusqu'à 22 ans. Un jour j'ai commencé à me poser les 3 questions clés de l'existence : D'où venons nous ? Quel est notre but sur la terre ? Où allons nous après la mort ? J'ai cherché les réponses dans l'Hindouisme, le Bouddhisme, les écrits de nombreux maîtres spirituels…
Dans les livres que j'étudiais, je constatais que Jésus était considéré comme le Maître des maîtres ; alors je me promis d'étudier la Bible.
Un jour, considérant que j'étais spirituellement prêt, j'allais à la " Maison de la Bible ". Une gentille petite dame âgée m'accueillit. Au cours de notre conversation, avec un certain orgueil, je lui commentais les étapes de ma préparation spirituelle à la lecture du Livre des livres.
Elle me regarda longuement, avec beaucoup de douceur et me dit :
_ Vous vous trompez, la Bible doit être lue comme un petit enfant.
En l'écoutant, je pensais en moi-même :
_ Ma petite dame, excuse-moi, tu es bien gentille, mais tu es à côté de la plaque.
J'ai appris bien plus tard combien elle avait raison et moi tort.

Conclusion du premier chapitre

À travers les mots que vous employez pour définir l'Evangile : " terrain miné, texte de propagande, opaque et torturé, dangereux pour celui qui s'en approche de trop près, etc. " ; on se rend aisément compte dans quelle estime vous tenez l'Evangile de Jésus-Christ. Votre but est d'en saper les fondements sinon de le détruire. J'aime l'Evangile de Jésus-Christ car il construit chaque jour ma vie et lui donne son véritable sens. Vous ne l'aimez pas. Vous n'y croyiez pas. Par contre, à vous lire, j'ai comme l'impression que vous voulez nous faire admettre que tout ce que vous dites est " parole d'Evangile ". Auriez-vous écrit le cinquième évangile, remplaçant et jetant aux oubliettes les quatre précédents ?!

CHER LECTEUR …
" Jésus contre Jésus " de Gérard Mordillat
et Jérôme Prieur est divisé en 7 chapitres :
1- Inconnu
2- Crucifié
3- Enseveli
4- Ressuscité
5- Apparu
6- Echangé
7- Livré
Chaque chapitre se compose de sous-chapitres que j'ai repris montrant sincèrement à partir des Ecritures, des vrais historiens et des découvertes scientifiques récentes ( archéologie, papyrologie) à quel point, ils étaient erronés, calomnieux, injustes ; combien ce livre est rempli de contradictions ; irrespectueux, partial, injuste, illogique...

S'AGISSANT D'UN EXTRAIT, A PARTIR DE CETTE PAGE SEULS CERTAINS PARAGRAPHES SERONT TRAITES …

MERCI DE POURSUIVRE ET BONNE LECTURE
1- Inconnu


" Né de la prostitution "

_1 " Il est frappant de constater qu'à travers les Evangiles Jésus n'est pas identifié par ses contemporains comme " Jésus fils de Joseph ", ainsi que le voudrait la tradition juive, mais comme " Jésus de Nazareth ", comme " le Nazôréen " ou le " Galiléen ", voire, plus étonnant encore, comme " le fils de Marie… " (Mc 6,3).
Messieurs, il faudrait relire le Nouveau Testament ; voici quatre citations identifiant Jésus comme le fils de Joseph :
Matthieu 13 : 55 N'est-ce pas le fils du charpentier ? N'est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères ? Luc 3 : 23 Jésus avait environ trente ans lorsqu'il commença son ministère, étant, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli. Jean 1 : 45 Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit : Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph. Jean 6 :42 Et ils disaient : N'est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons le père et la mère ? Comment donc dit-il : Je suis descendu du ciel ? "

_2 " Plus que toute autre mention, ce détail est de nature à étayer le soupçon qu'il ne serait pas un enfant légitime mais un enfant naturel. Marie fut tour à tour accusée d'avoir couché avec un soldat romain nommé Panther ou Pandéra, elle fut traitée de prostituée, de courtisane, et même selon la tradition alexandrine, on insinua qu'elle entretenait une relation incestueuse avec son frère. "
Quelle est l'origine de cette allégation diffamatoire faisant de Marie une prostituée et de Jésus un bâtard né d'un soldat romain ? Elle vient d'un polémiste païen : Celse qui vécut vers l'an 180 de notre ère ; lui-même la détenait d'écrits tamuldiques.
Voici quelques écrits tamuldiques ayant inspiré Celse :
" - Dans le traité, Sanhédrin 43 a :
" On pendit Jésus la veille de Pâque… "
Et en 67 a :
" … et ils le (Ben Stada) pendirent la veille de Pâque. Ben Stada était le fils de Pandéra… L'amant, c'était Pandéra. Le mari c'était Paphos ben Yehudah. Mais sa mère, c'était Stada. Sa mère c'était Marie… "
Et voici les écrits de Celse :
" Tu as commencé par te fabriquer une filiation fabuleuse, en prétendant que tu devais ta naissance à une vierge. En réalité, tu es originaire d'un petit hameau de la Judée, fils d'une pauvre campagnarde qui vivait de son travail. Celle-ci, convaincue d'adultère avec un soldat Panthèra, fut chassée par son mari, charpentier de son état.
Expulsée de la sorte et errant çà et là ignominieusement, elle te mit au monde en secret. Plus tard, contraint par dénuement à t'expatrier, tu te rendis en Egypte, y louas tes bras pour un salaire, et là, ayant appris quelques-uns uns de ces pouvoirs magiques dont se targuent les Egyptiens, tu revins au pays, et, enflé des merveilleux effets que tu savais produire, tu te proclamas Dieu. "
Messieurs quelle objectivité ! Quelle impartialité ! Quelle honnêteté ! Que d'aller puiser vos sources uniquement auprès d'ennemis de celui qui fait l'objet de vos investigations !
Thierry Murcia, dans son livre écrit : " On peut légitimement se demander comment les auteurs qui n'ont pas été capables de retrouver la trace de Joseph dans l'Evangile de Jean en savent autant sur cette affaire. En réalité, toute cette brillante démonstration ne repose sur rien. De plus, les deux auteurs ignorent de quoi ils parlent.
En effet, " on appelle bâtard (mamzêr) le produit d'un mariage interdit ", c'est-à-dire entre proches parents, lit-on dans la Mishna et " si une femme est soupçonnée d'adultère, ses fils sont légitimes parce qu'ils sont présumés de son mari. " Par ailleurs, le simple fait que Jésus ait comparu devant le Sanhédrin, privilège réservé aux seuls hommes de naissance légitime, réfute cette accusation calomnieuse. "
J'abonde dans le sens de Thierry Murcia. En apportant la preuve de la bâtardise de Jésus, les Pharisiens et les Scribes l'auraient confondu, le peuple rejeté et mis au banc de la société.
Vous semblez ignorer que toute personne qui se disait être le Messie, devait répondre à deux critères : être de la postérité de David et né à Bethléem. En aucun moment, les responsables Juifs, depuis le début du ministère du Christ, jusqu'à son procès illicite contestèrent ni sa descendance davidique, ni sa naissance à Bethléem.
Vous avez été incapables de trouver les versets identifiant Jésus comme " fils de Joseph ". Avez-vous noté combien de fois Jésus est appelé Fils de David, uniquement dans Matthieu ?
1:1 " Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham … "
1:20 " Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint-Esprit. "
9:27 " Etant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient : Aie pitié de nous, Fils de David ! "
12:23 " Toute la foule étonnée disait : N'est-ce point là le Fils de David ? "
15:22 " Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. "
20:30, 31 " Et voici, deux aveugles, assis au bord du chemin, entendirent que Jésus passait, et crièrent : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David ! La foule les reprenait, pour les faire taire ; mais ils crièrent plus fort : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David ! "
21:9 " Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! "
21:15 " Mais les principaux sacrificateurs et les scribes furent indignés, à la vue des choses merveilleuses qu'il avait faites, et des enfants qui criaient dans le temple : Hosanna au Fils de David "

Cette appellation de " fils de David ", démontre encore une fois que l'ascendance davidique de Jésus ne fut jamais mise en doute, tant par le peuple que par les dirigeants juifs. Marie et Joseph étaient des cousins plus ou moins éloignés ; que se soit par sa mère ou son père adoptif, Jésus dans la chair descendait de David. Si Juda eût été une nation libre, Jésus de plein droit aurait dû s'asseoir sur le trône de David.
Seulement vous voyez et entendez uniquement ce que vous voulez voir et entendre. Tout le monde sait qu'il n'y a pas de pire aveugle et sourd que celui qui ne veut ni voir ni entendre. Et lorsque vous avez cru voir ou entendre, vous en tordez le sens.
Un lecteur est un invité que l'on reçoit chez soi et à qui on offre les meilleurs mets. Je trouve écœurant de faire les poubelles, jeter les ordures sur la table et essayer de nous les faire avaler !


_5 " … Mais peut-être aussi faut-il considérer ces insultes comme le reflet d'une réalité ? Dans la société juive, le bâtard n'a qu'une situation et un statut précaires. C'est, en quelque sorte, un juif de seconde zone. Entre autres conséquences, il ne peut se marier avec une véritable Israélite, comme Jésus qui demeure célibataire tout au long du récit évangélique et semble ne fréquenter que " quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies " (Lc 8,2). Ainsi, ce ne serait pas métaphoriquement mais littéralement que les adversaires de Jésus lui lanceraient : " Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! " (Jn 8,41)
Par cette brillante démonstration, vous voulez nous faire croire que les Pharisiens en disant : " Nous ne sommes pas nés de la prostitution " accusaient Jésus de l'être ! Encore une fois il faut placer les choses dans son contexte et non triturer un morceau de verset pour lui faire dire ce que vous voulez lui faire dire :
" Et il leur dit : _Vous êtes d'en bas ; moi, je suis d'en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. - Qui es-tu lui dirent-ils. Jésus leur répondit : _Ce que je vous dis dès le commencement. J'ai beaucoup de choses à dire de vous et à juger en vous ; mais celui qui m'a envoyé est vrai, et ce que j'ai entendu de lui, je le dis au monde. Ils ne comprirent point qu'il leur parlait du Père. Jésus donc leur dit : _ Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m'a enseigné. Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. Comme Jésus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : _ Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Ils lui répondirent : Nous sommes la postérité d'Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ? _En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l'esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. Je sais que vous êtes la postérité d'Abraham ; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne pénètre pas en vous. Je dis ce que j'ai vu chez mon Père ; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre père. Ils lui répondirent : _Notre père, c'est Abraham. Jésus leur dit : Si vous étiez enfants d'Abraham, vous feriez les œuvres d'Abraham. Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l'a point fait. Vous faites les œuvres de votre père. Ils lui dirent : _ Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ; nous avons un seul Père, Dieu. "

Voici dans quel contexte, les dirigeants Juifs dirent à Jésus " Nous ne sommes pas des enfants illégitimes " ou comme vous l'avez écrit dans votre livre " Nous ne sommes pas nés de la prostitution. " ; Cependant, je constate que vous avez oublié la suite : " Nous avons un seul Père, Dieu. ".

Que signifie nous ne sommes pas nés de la prostitution ou nous ne sommes pas des enfants illégitimes ? :
Ce mot pouvait avoir plusieurs sens :
- Le sens de se prostituer comme nous l'entendons aujourd'hui :
" Environ trois mois après, on vint dire à Juda : Tamar, ta belle-fille, s'est prostituée, et même la voilà enceinte à la suite de sa prostitution. Et Juda dit : Faites-la sortir, et qu'elle soit brûlée. "

- Le sens d'adorer les idoles :

" Garde-toi de faire alliance avec les habitants du pays, de peur que, se prostituant à leurs dieux et leur offrant des sacrifices, ils ne t'invitent, et que tu ne manges de leurs victimes… "
" Par sa criante impudicité Israël a souillé le pays, elle a commis un adultère avec la pierre et le bois. "

- Le sens de se marier avec des femmes étrangères :

" Le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères, outre la fille de Pharaon : des Moabites, des Ammonites, des Edomites, des Sidoniennes, des Héthiennes, appartenant aux nations dont l'Eternel avait dit aux enfants d'Israël : Vous n'irez point chez elles, et elles ne viendront point chez vous ; elles tourneraient certainement vos cœurs du côté de leurs dieux. "
" Esdras, le sacrificateur, se leva et leur dit : Vous avez péché en vous alliant à des femmes étrangères, et vous avez rendu Israël encore plus coupable. "

- Le sens de ne pas être une nation mêlée mais pure et surtout, descendante d'Abraham :

Comme nous pouvons le lire dans les versets ci-dessous, les Pharisiens répliquent orgueilleusement à Jésus : " Nous sommes la postérité d'Abraham … ", " Notre père, c'est Abraham... "
Combien nous sommes loin de vos assertions ! Comment pouvez-vous nous servir des brides de versets pour étayer vos thèses et demeurer insensible à la beauté des enseignements du Christ !? Personnellement cela me dépasse et me désole pour vous.

Charpentier

_1 " Jésus exerçait le métier de charpentier, l'évangile de Marc le signale : " Celui-là n'est-ce pas le charpentier ? " (Mc 6 : 3). Le récit de Matthieu pense qu'il s'agit plutôt de la profession de son père : " Celui-là n'est-ce pas le fils du charpentier ? " (Mt 13,55). L'imagerie chrétienne a diffusé ce cliché tant et si bien qu'il est devenu l'une des certitudes biographiques de la vie de Jésus. Curieusement, pourtant, jamais dans les Evangiles Jésus ne travaille le bois ni ne pratique la moindre activité manuelle. Les hommes qu'il recrute pour le suivre n'ont rien de compagnons-charpentiers ou menuisiers. D'autant que le charpentage était quasiment inconnu en Palestine où les habitations étaient en torchis. "
Jésus ne pouvait pas être charpentier, " le charpentage était quasiment inconnu en Palestine ". Comment peut-on écrire cela, alors que tellement de passages dans l'Ancien Testament prouvent le contraire !? En voici quelques-uns uns parmi tant d'autres :

" Hiram, roi de Tyr, envoya des messagers à David, et du bois de cèdre, et des charpentiers et des tailleurs de pierres, qui bâtirent une maison pour David. "
"… Pour les charpentiers et les maçons, pour les achats de pierres de taille et de bois destiné aux poutres et à la charpente des bâtiments qu'avaient détruits les rois de Juda."
" … Et une lettre pour Asaph, garde forestier du roi, afin qu'il me fournisse du bois de charpente pour les portes de la citadelle près de la maison, pour la muraille de la ville, et pour la maison que j'occuperai. "

Le travail de la charpente au contraire était si courant, faisait tellement partie des mœurs qu'il inspirait des proverbes et les versets les plus poétiques de l'Ancien Testament :
" Quand les mains sont paresseuses, la charpente s'affaisse ; et quand les mains sont lâches, la maison a des gouttières. "
" Car la pierre crie du milieu de la muraille, et le bois qui lie la charpente lui répond. "

Ne connaissant ni l'hébreu, ni le grec, ni le latin, ni l'araméen, je me tourne vers Thierry Murcia : " Les deux auteurs seront surpris d'apprendre que tektôn, le mot grec traduit par charpentier ou menuisier, signifie en réalité " artisan "… Mais il convient cependant de signaler que, contrairement aux affirmations des deux auteurs, les charpentiers (menuisiers) étaient nombreux en Palestine à l'époque de Jésus.
Ils sont signalés à plusieurs reprises et dans l'Ancien Testament et dans le talmud. S'ils faisaient peu de charpentes, ils travaillaient le bois (charpentier, hârash-êts en hébreu, signifie littéralement : " artisan du bois ") : construction de bateaux, charrues, mobilier… On voit par ce détail combien les connaissances des deux auteurs sont fort courtes et leurs conclusions rapides. "

_2 " Si Jésus a exercé une profession, il est plus probable que ce fût un métier rural plutôt qu'un artisanat. Tout son enseignement, toute sa " sagesse ", s'appuie sur le travail de la terre, sur ses fruits, sur la vie de pêcheurs ou de berger. Jésus, vraisemblablement, était un paysan galiléen, un paysan sans terre, un journalier. "
Si je parle de vin, je suis vigneron et je ne peux être facteur ! Si je parle de maladie, je suis médecin, alors que je suis plombier ! Si je crée un parti politique ou une religion et si je suis boulanger, tous mes disciples ou sympathisants devront être boulangers ! Quelle logique !
C'est certainement intéressant de connaître la profession exercée par le Christ ! Mais le plus important, n'est-ce pas ses enseignements qui ont fait depuis deux millénaires l'admiration de tous ; Qui surtout ont changé la vie de millions et de millions d'hommes et de femmes ; Qui ont transformé la société jusqu'à nos jours, le monde entier et en particulier le monde occidental dont ils sont la moelle épinière ? Seriez-vous les seuls à ne pas être touchés par eux ? Vous cherchez sans cesse des poils sur les œufs, argumentez savamment pour nous dire que Jésus n'était pas charpentier, mais probablement un paysan.
Mais quelle importance ce détail a-t-il comparé, au Sermon sur la montagne, à la moindre de ses paraboles ; à la plus petite Parole de vie qu'il a prononcée ?!

L'œil de l'histoire

1_ " Une autre anomalie subsiste. Lors de l'entrée de Jésus à Jérusalem qui précède le récit de la Passion, les synoptiques soulignent que le peuple agite des feuilles de palmiers pour saluer son passage. Pourquoi Jésus déplore-t-il, par ailleurs, la stérilité d'un figuier ? Ce n'est pas au printemps que mûrissent les figues, ni au printemps que les palmiers sont en feuilles, mais au début de l'automne. Si Jésus a été arrêté à la suite de ces évènements, c'est dans le cadre d'une autre fête juive que la Pâque qu'il aurait pu être exécuté, par exemple à l'occasion de la fête des Tentes que l'on célèbre en septembre-octobre … "
Comme d'habitude avec beaucoup d'assurance, vous affirmez comme un fait établi, qu'au printemps, les figues ne mûrissent pas et que les palmiers ne sont pas en feuilles.
Par conséquent, vous accusez à nouveau les évangélistes de falsificateurs, trahis eux-mêmes par leurs propres indices semés malgré eux çà et là dans leurs écrits.
Heureusement plus de deux milles ans après, vous êtes arrivés pour nous les faire découvrir ! Vous voulez nous faire croire que Jésus entra à Jérusalem, en septembre-octobre et non en avril lors de la Pâque et que par conséquent les évangélistes ont " truqué " leur texte pour prouver que Jésus est l'Agneau qui enlève les péchés des hommes…et qu'Il réalise les prophéties de l'Ancien Testament.
Je laisse la parole à Thierry Murcia pour vous répondre :
" …Et nos deux auteurs, qui ne sont plus à une bourde près, de faire à présent œuvre de botaniste ! Précisons les choses. La seule espèce de palmier qu'on trouvait en Palestine à cette époque est le dattier. C'est un " arbre " dont le bouquet formé par les grandes palmes reste toujours vert… Quant aux figues, Marc précise bien que " ce n'était pas la saison des figues ", c'est-à-dire de la récolte. Le figuier pousse ses fruits avant son feuillage sur des branches qui ont crû l'année précédente. Les figues tardives croissent sur le bois nouveau durant l'été et sont mures en août. Mais la première récolte de figues avait lieu à la fin du printemps : " Quelqu'un l'aperçoit " s'exclame Isaïe, " et, aussitôt qu'il la tient, il l'avale " En fait, l'apparition des premiers fruits annonçait le printemps comme celle du feuillage annonçait l'été. Pour désigner cette figue printanière, les auteurs sacrés utilisent le terme bikkûrâh, la " précoce " (de l'hébreu bâkâr, venir en premier). Il s'agit de la " figue d'été ", encore appelée " figue fleur " ou " première figue ". N'ayant pas mûri à l'automne précédent, celle-ci interrompt son développement durant l'hiver, pour mûrir au printemps ou à l'été suivant. " Ne voit-on pas parfois des branches de figuier surchargées de fruits dès la fête de Pourim (au mois d'Adar) ? " Lit-on dans le Talmud de Jérusalem. " C'est vrai, répond Rabbi Juda. "
Et Daniel-Rops d'ajouter que le traité Shabbat du Talmud " montrera un jour deux Rabbis mangeant des figues fraîches à Jérusalem, le lendemain de la Pâque. " Exceptionnel ? Sans doute. Impossible ? Non ! "


Mythe ou vérité

_ 1 " Depuis des siècles, les exégètes chrétiens ont eu beau remuer les bibliothèques, jamais ils n'ont retrouvé Jésus dans la littérature antique. Rien chez Sénèque (mort en 66), chez Pétrone (mort en 65), chez Pline l'Ancien ( mort en 79). Rien non plus chez Philon d'Alexandrie (mort en 54), pas davantage chez Plutarque (45-125) ou chez Quintilien (65-95). "
Auriez-vous oublié les œuvres de :
_ Flavius Joseph, né en 37 ap. J.-C., historien :
" Vers le même temps, vint Jésus, homme sage, si toutefois il faut l'appeler un homme. Car il était un faiseur de miracles et le maître des hommes qui reçoivent avec joie la vérité. Et il attira à lui beaucoup de Juifs et beaucoup de Grecs. C'était le Christ. Et lorsque, sur la dénonciation de nos premiers citoyens, Pilate l'eut condamné à la crucifixion, ceux qui l'avaient d'abord chéri ne cessèrent de le faire, car il leur apparut trois jours après, ressuscité, alors que les prophètes divins avaient annoncé cela et mille autres merveilles à son sujet. Et le groupe appelé d'après lui de Chrétiens n'a pas encore disparu. "
_ Pline Le Jeune (112 ap. J.- C), Gouverneur de Bithynie :
" Ceux qui niaient être chrétiens ou l'avoir été invoquaient les dieux selon la formule que je leur dictais et sacrifiaient par l'encens et le vin devant ton image que j'avais fait apporter à cette intention avec les statues des divinités, si en outre ils blasphémaient le Christ : Toutes choses qu'il est dit-on impossible d'obtenir de ceux qui sont vraiment chrétiens. J'ai pensé qu'il fallait les relâcher... (Les chrétiens) affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s'était bornée à avoir l'habitude de se réunir à un jour fixe, avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ comme à un dieu, de s'engager par serment non à perpétrer quelque crime mais à ne commettre ni vol, ni adultère, ceci, quoi que l'on dise, est ordinaire et innocent. "
_ Tacite (112 ap. J.-C.) - Ecrivain romain :
" Aucun moyen humain, ni largesses princières, ni cérémonies expiatoires ne faisaient reculer la rumeur infamante d'après laquelle l'incendie (de Rome) avait été ordonné. Aussi, pour l'anéantir, (Néron) supposa des coupables et infligea des tourments raffinés à ceux que leurs abominations faisaient détester et que la foule appelait Chrétiens. Ce nom leur vient de Christ qui sous le principat de Tibère, le procurateur Ponce Pilate avait livré au supplice : réprimée sur le moment, cette détestable superstition perçait de nouveau, non pas seulement en Judée, où le mal avait pris naissance, mais encore dans Rome. "
_ Suétone célèbre historien de l'empire romain, auteur de 120 ap. J-.C., de la " Vie des Césars ", décrit comment l'empereur Claude chassa de Rome les Juifs qui ne cessaient de s'agiter à l'instigation de Christus.
De plus, voici d'autres citations en complément des auteurs de l'Antiquité :
-Sir Isaac Newton : " J'ai des preuves plus sûres de l'authenticité du Nouveau Testament que de n'importe quelle histoire profane. "
-Jean-Jacques Rousseau : " Allons-nous envisager le récit des évangiles comme une simple fiction ? (...) Au contraire, l'existence de Socrate dont personne n'oserait douter n'est pas aussi bien établie que celle de Jésus-Christ ".


L'Histoire des Romains

Vous affirmez quelques pages auparavant : " Il n'a rien laissé, et aucun document de son temps ne le mentionnait, ni lettre officielle ni écrit privé. ", " Depuis des siècles, les exégètes chrétiens ont eu beau remuer les bibliothèques, jamais ils n'ont retrouvé Jésus dans la littérature antique ",
Maintenant vous écrivez : " Pourtant, les sources extérieures à la littérature néotestamentaire et à Flavius Josèphe ne sont pas totalement muettes, " Tacite, Suétone et Pline le Jeune font allusion à un nommé " Christos ", " Christus " " Chrestus " _ Sans que jamais pourtant ils ne rapprochent ce nom de celui de Jésus. "
Quel revirement ! Ou que de contradictions ! Thierry Murcia dirait : Que de bourdes !

2- Crucifié

La suprême infamie

- Le bois de malheur - Nu et sanglant - Porter sa croix - Golgotha - La forme de la croix- Le monopole des clous - Le coup de grâce

Bien qu'il y ait beaucoup à redire sur tous ces sous-chapitres, je les résume rapidement : Le supplice de la croix est " par excellence le supplice servile ". Les Romains appelaient la croix " bois de malheur ". La flagellation était un supplice sanglant. Toutes les sources romaines indiquent que les condamnés étaient mis entièrement nus. Vous posez la question : Jésus porta-t-il les deux parties de la croix ou une seule ? Vous prétendez que Jésus fut crucifié au carrefour de deux routes, plutôt qu'au Golgotha. Vous vous inquiétez de savoir si la croix était en " T ", en " Y " ou " à quatre branches ". Vous nous apprenez qu'à la fin du deuxième siècle, Tertullien attribuait à Jésus le monopole des clous. Vous vous étonnez que le coup de lance du soldat dans le côté de Jésus soit reporté uniquement par Jean ; ce qui vous amène comme d'habitude à persifler : " Si le détail est véridique, il est étonnant que les autres évangélistes n'y fassent pas allusion "…
Je ne dis pas que ces sujets sont inintéressants, mais pour moi, ils ne sont pas les plus importants. Le sujet primordial est celui qui m'aide à changer ma vie, vers une vie plus évangélique, plus juste, plus droite, plus aimante et finalement plus heureuse pour moi et pour ceux qui m'entourent.
Voici, pour moi, quelques sujets fondamentaux :
_ " Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait ! " C'est ainsi que le Christ termine le merveilleux Sermon sur la montagne. Daniel-Rops écrivait à son sujet : " La morale a changé de sens depuis que, sur une colline, au-dessus du lac de Génésareth, il a prononcé les paroles des Béatitudes. "
Jésus fit la déclaration la plus surprenante du monde. Combien de fois avons-nous entendu : La perfection dans ce monde n'existe pas ! Pourrait-on penser que Jésus nous ait demandé quelque chose d'impossible et nous aurait par conséquent trompés ? Non ! Mille fois non ! Si Jésus nous le demande, c'est que c'est possible lui-même l'ayant réalisé ; pas facile, mais à la portée de tous et cela en vaut la peine.
Voici comment je comprends cette invitation. Prenons un élève d'une classe de primaire, un lycéen d'une classe de terminale et enfin un étudiant en dernière année de mathématiques supérieures. Supposons que tous durant l'année aient obtenu des notes maximales. L'élève de la primaire est parfait dans sa classe, comme le lycéen et l'étudiant dans la leur et pourtant leurs niveaux sont différents. Ils sont donc tous parfaits dans leur sphère respective et l'on peut prévoir que si l'élève de primaire continue dans sa perfection, il sera parfait en classe de terminale et parfait en classe de mathématiques supérieures.
La terre dans notre progression divine est un peu comme l'école primaire. Avant d'être en classe de mathématiques supérieures nous devrons passer par la primaire, le lycée, obtenir le bac. Être parfait comme notre Père céleste est parfait, c'est faire chaque jour de notre mieux pour être agréable à Dieu. Le Sermon sur la montagne nous enseigne ce que nous devons faire pour y arriver. En attendant cette perfection divine, qui se situe bien au-delà du tombeau, nous devons atteindre une perfection terrestre, dans la joie et le bonheur qu'apporte une vie juste centrée sur le Christ. Ce qui ne veut pas dire que nous n'aurons pas d'épreuves, mais nous saurons que chaque épreuve peut être surmontée et que finalement elles nous renforceront. J'aime bien cette maxime : tout ce qui ne me tue pas me fortifie !
_ Il y a aussi la parabole du bon samaritain :
" Jésus reprit la parole, et dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l'ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu'il le vit. Il s'approcha, et banda ses plaies, en y versant de l'huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l'hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit : Va, et toi, fais de même. "

Cette parabole me fait entrer en moi-même ! Es-tu le bon samaritain ou es-tu le sacrificateur ou le lévite ? Si le soir, en te promenant, tu vois un homme étendu sur le trottoir, vas-tu passer outre et te dire : Il cuve son vin quand il aura fini, il se relèvera ? Où vas-tu aller vers lui et le secourir ? Si tu es dans le métro et qu'une femme se fait agresser par des voyous, vas-tu faire celui qui n'a rien vu, rien entendu, ou vas-tu la défendre quitte à prendre des coups où même risquer ta vie ? Si tu avais vécu sous le régime de Vichy aurais-tu dénoncé les Juifs, les aurais-tu cachés, ou n'aurais-tu rien fait ? Ces questions me font peur car dans la vie devenir un héros ou un lâche tient à si peu de chose !
L'Evangile de Jésus m'aide à me préparer à des éventualités extrêmes. Souvent je prie le Père au nom du Fils de ne jamais faire ou ne pas faire ce qui ferait de moi un lâche. Sachant d'où nous venons, quel est notre but sur cette terre, et où nous allons après la mort, nous comprenons mieux cette parole du Christ : Ne craignez pas ce qui peut tuer le corps, mais craignez plutôt ce qui peut tuer l'âme.
L'Evangile de Jésus répond à toutes les questions fondamentales de la vie, d'une manière pratique ; Il m'intéresse, non pour " philosopher " mais pour agir ; Cependant si l'Evangile est un Evangile d'action, il est aussi un Evangile de réflexion, de méditation ayant toujours pour but d'aboutir à un changement intérieur profond et durable qui se répercute automatiquement à l'extérieur :


3- Enseveli

Joseph d'Arimathée

_ 1 " La famille de Jésus est galiléenne et ne réside pas à Jérusalem. Absente du récit de la Passion chez les synoptiques, elle ne paraît pas informée de la mort de Jésus et encore moins de son inhumation… "
Si la famille de Jésus résidait en Galilée, comme c'était la coutume pour la Pâque, elle se déplaçait à Jérusalem pour y assister :
" Les parents de Jésus allaient chaque année à Jérusalem, à la fête de Pâque. Lorsqu'il fut âgé de douze ans, ils y montèrent, selon la coutume de la fête… "

Non seulement la famille de Jésus mais des foules considérables venues d'Israël et d'autres nations :
" Quelques Grecs, du nombre de ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête, s'adressèrent à Philippe, de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent avec instance : Seigneur, nous voudrions voir Jésus. "

La famille de Jésus fut toujours présente et bien informée et concernée du début jusqu'à la fin. Contrairement à vous !

_ 2 " …Le contraste est flagrant entre le comportement des disciples de Jésus et celui des deux martyrs du Nouveau Testament. Après la décapitation de Jean le Baptiste, l'évangile de Marc et l'évangile de Matthieu prennent soin de préciser que " les disciples de Jean, l'ayant appris, vinrent prendre son cadavre et le mirent au tombeau " (Marc 6,29). Quant à Etienne, après sa lapidation, " des hommes dévots l'ensevelirent et firent sur lui de grandes lamentations… "
Plus on avance dans votre livre plus vous vous enfoncez ! Tout ce qui se fit pour Jean-Baptiste et Etienne se fit pour Jésus. De plus, il bénéficia d'un tombeau neuf, " d'un mélange d'environ cent livres de myrrhe et d'aloès " et comme l'Evangile nous le montre de l'accompagnement de sa famille et de ses amis.

A partir des versets ci-dessous concernant Joseph d'Arimathée vous vous livrez à un exercice de haute voltige, plein de suppositions aussi abracadabrantes qu'inutiles car n'apportant pas grand-chose.
Voici les versets :

Matthieu 27 :57 Le soir étant venu, arriva un homme riche d'Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus. 58 Il se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre. Marc 15 : 42 Le soir étant venu, comme c'était la préparation, c'est-à-dire, la veille du sabbat, 43 arriva Joseph d'Arimathée, conseiller de distinction, qui lui-même attendait aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate, pour demander le corps de Jésus. Luc 23 :50 Il y avait un conseiller, nommé Joseph, homme bon et juste, 51 qui n'avait point participé à la décision et aux actes des autres ; il était d'Arimathée, ville des Juifs, et il attendait le royaume de Dieu. 52 Cet homme se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Jean 19 :38 Après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus.

Voici vos supputations :

_ a/ " Au contraire, si l'on prend au sérieux l'appartenance de Joseph d'Arimathie au Sanhédrin…Dans cette conjecture, Joseph aurait été délégué par les grands prêtres auprès de Pilate pour réclamer le cadavre de Jésus… Joseph d'Arimathie pourrait même être celui qui aurait proposé que le cadavre soit placé, au lieu de la fosse commune, dans un tombeau particulier _ et pourquoi pas le sien ? "

_ b/ " On peut aussi considérer que Joseph d'Arimathie a agi de son propre chef. Qu'il n'a été l'émissaire ni des disciples ni des autorités juives. Joseph d'Arimathie s'est conduit simplement comme un juif religieux, un " homme bon et juste " (Luc 23,50) … Que Joseph d'Arimathie ait été ou non-membre du Sanhédrin, sa démarche, de toute façon, est pleinement vraisemblable. Elle ne suppose pas nécessairement une connivence particulière avec les disciples de Jésus. C'est donc a posteriori que ceux-ci l'auraient associé à son groupe, peut-être en reconnaissance de son action auprès de Pilate….

_c/ " En inversant maintenant l'ensemble des termes du récit et en adoptant le point de vue des Romains, on peut encore faire l'hypothèse suivante d'un tout autre retournement :
_ Ce n'est pas Joseph d'Arimathie qui réclame le corps à Pilate, ce sont les militaires romains qui le chargent de les débarrasser du cadavre.
_ Joseph n'est ni un disciple ni même un disciple secret : Jésus lui est parfaitement inconnu.
_ Ce n'est pas dans un tombeau neuf qu'a été mis le cadavre, mais dans le déposoir du cimetière ou bien à la fosse commune.
_ Ce n'est pas un homme seul, mais plusieurs qui sont réunis sous ce nom.
_ Ce n'est pas un " notable conseiller ", mais un homme de corvée, un fossoyeur. "
Je reprends la présentation au dos de votre livre : " Avec Jésus contre Jésus, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur mènent leurs propres investigations à travers les récits de la Passion du Christ et de la Résurrection. Ils éclairent d'un jour nouveau les contradictions innombrables entre les Evangiles et l'histoire, découvrent des indices surprenants, explorent les hypothèses les plus audacieuses pour reconstituer les secrets de fabrication du Nouveau Testament. Leurs témoins sont Lazare, Judas, Barabbas, Simon de Cyrène, Joseph d'Arimathie, Marie-Madeleine, toutes les figures obscures de cette histoire, et la plus obscure d'entre elles, celle de Jésus lui-même, crucifié comme " roi des juifs "… Un personnage insaisissable sous les identités multiples que les évangélistes lui ont attribuées. "
C'est cela éclairer " d'un jour nouveau les contradictions innombrables entre les Evangiles et l'histoire " " découvrir des indices surprenants ? " " Explorer les hypothèses les plus audacieuses ? " C'est fou comme à la fin de votre chapitre sur Joseph d'Arimathée on a vraiment le sentiment de savoir à qui on a affaire ! Vous avez l'art de rendre obscur ce qui est clair, compliqué ce qui est simple, tordu ce qui est droit, faux ce qui est vrai, et je pourrais en rajouter encore et encore !
La fin du chapitre est une véritable perle :
_ " Ce n'est pas un " notable conseiller ", mais un homme de corvée, un fossoyeur. L'évangile selon Jean semble si conscient de cette fonction qu'il adjoint Nicodème à Joseph, convaincu que, tels les paysans de Hamlet se chargeant des restes de Yorick, le bouffon du roi, deux hommes aux moins sont nécessaires à l'inhumation d'un corps. "
En " méditant " sur ce passage de votre livre, j'imagine l'évangéliste Jean s'apprêtant à écrire l'épisode de la mise au tombeau : " Et si je faisais de Joseph d'Arimathée un croque-mort ? Mieux encore, comme ma boule de cristal m'annonce qu'un certain Shakespeare grand auteur, quelques siècles après, écrira Hamlet, si je lui associais Nicodème…Ouais ! Elle est pas mal cette idée ! Tiens, ma boule de cristal me montre maintenant deux hommes du vingtième siècle. Curieux ! Faisons un zoom pour voir de plus près ! Ils s'appellent : Mordillat et Prieur ! Mais que font-ils ? Encore un zoom. Voilà, nous y sommes ! Ils écrivent " Jésus contre Jésus ". Formidable ! Ça ne pouvait mieux tomber ! De plus ces messieurs sont si cultivés qu'ils feront aussitôt le rapprochement entre Hamlet et Joseph… "
Bien sûr c'est idiot ! Mais je vous pose la question : le plus idiot, est-ce, ce que vous avez écrit ou ce que je viens d'écrire ? Le choix n'est pas évident, n'est-ce pas ?


4- Ressuscité

Une idée juive

_1 " Traditionnellement, les juifs pensaient que les défunts rejoignaient le royaume des morts, le Shéol, et qu'ils y demeuraient ensuite comme des ombres. Job profère ce chant funèbre : " Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s'évanouissent : plus d'espérance ! Souviens-toi que ma vie est un souffle ! Mes yeux ne reverront pas le bonheur. L'œil qui me regarde ne me regardera plus ; Ton oeil me cherchera, et je ne serai plus. Comme la nuée se dissipe et s'en va, celui qui descend au séjour des morts ne remontera pas. "
Puisque vous citez Job, il serait intéressant de résumer rapidement son histoire pour mieux comprendre ces versets dont il est question. En une seule journée, Job d'extrêmement heureux et riche qu'il était fut réduit :
_ A la pauvreté : Il perdit troupeaux, terres et serviteurs.
_ Au désespoir : Ses fils et ses filles périrent tous dans un cataclysme.
_ À la maladie, à la solitude, sa femme criait sur lui, ses seuls amis qui lui restaient le critiquaient au lieu de le consoler.
C'est alors qu'il prononça ces paroles de désespoir. Cependant, vous vous gardez bien de faire connaître au lecteur les paroles d'espérance qu'il clama à la fin :
" Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; Quand je n'aurai plus de chair, je verrai Dieu. Je le verrai, et il me sera favorable ; Mes yeux le verront, et non ceux d'un autre ; Mon âme languit d'attente au-dedans de moi. "

Vous ne citez pas, parmi tant d'autres les versets suivants :

" J'ai constamment l'Eternel sous mes yeux ; Quand il est à ma droite, je ne chancelle pas. Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l'allégresse, et mon corps repose en sécurité. Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton bien-aimé, voie la corruption. Tu me feras connaître le sentier de la vie ; Il y a d'abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite. "
" Il anéantit la mort pour toujours ; Le Seigneur, l'Éternel, essuie les larmes de tous les visages, Il fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple ; Car l'Éternel a parlé. "
" Que tes morts revivent ! Que mes cadavres se relèvent !-Réveillez-vous et tressaillez de joie, habitants de la poussière ! Car ta rosée est une rosée vivifiante, et la terre redonnera le jour aux ombres. "
Encore une fois, vous révélez votre partialité ; Je dirai carrément votre malhonnêteté dans la présentation des faits ! Dans un tribunal, cela s'appelle, je crois cacher des preuves à conviction ! Cela revient à mentir, à tromper, induire en erreur ! À moins que vous ne l'ayez pas fait délibérément ; alors vous seriez coupable d'incompétence ou d'ignorance et il aurait fallu lire plus attentivement la Bible. Devant un sujet aussi grave et important, je me demande ce qui est plus répréhensible ! D'autant plus que le contenu de votre livre montre que vous êtes coupables de dissimulation, apport de fausses preuves lorsque vous affirmez comme des faits, le fruit de votre imagination. Souvent, il nous arrive d'attribuer à autrui notre manière de penser et de faire. Tout votre livre tente de prouver, non par des faits mais par vos paroles, vos supputations, que les évangélistes ont inventé de bout en bout leur récit et que depuis 2000 ans ils nous ont trompé. C'est ce que vous faites du début à la fin de votre livre ; tout ce que vous reprochez aux apôtres ; tout ce que vous dites de négatif sur eux finalement, vous le reproduisez, vous représente et se retourne contre vous.
À la page 178, par cette citation, vous vous trahissez, montrant que la résurrection était un pilier de la religion juive depuis Moïse ; donc une libération du Shéol :
" … Dans les commentaires du traité Sanhédrin de Maïmonide au 12° siècle : " La résurrection est l'un des piliers de la religion de notre maître Moïse ; il n'y a pas de religion juive et pas de lieu pour le peuple juif, pour celui qui ne croit pas en elle, mais cela ne concerne que les juste. "

_ 2 " Du temps de Jésus, l'idée de résurrection est loin d'être partagée par l'ensemble des groupes religieux. La conception que s'en forment les sectaires de Qumrân, par exemple, est loin d'être homogène et n'a rien de commun avec celle des pharisiens. "
C'est tout à fait vrai ! Vous disiez à la page 15 de votre livre, que le texte de l'Evangile est dangereux pour celui qui s'en approche de trop près car il désagrège les certitudes et mine la foi et je vous témoignais que plus nous étudions l'Evangile, plus les Ecritures se révèlent à nous par le pouvoir du Saint-Esprit. Je voudrais vous en donner une nouvelle preuve. Dans ce paragraphe, vous parlez de la secte de Qumrân et donc des manuscrits de la Mer morte. Pour mieux connaître, l'idée que se faisaient les Esséniens de la résurrection, j'ai consulté " La Bible : Ecrits intertestamentaires ", qui sont une traduction des principaux manuscrits. J'y ai découvert des choses merveilleuses qui m'ont encore fortifié dans mon témoignage et montré par contre, combien vous êtes à côté de la plaque. Voici qu'elle était la conception non seulement de la résurrection, mais également de l'Élu, de ce " Dieu sous la forme d'un homme, foulé aux pieds et rejeté, élevé sur le bois ", de ce " Dieu qui vint en chair, comme un libérateur, mais ils ne crurent pas en lui " :

Résurrection :

" En ce temps-là, la terre rendra son dépôt, le Shéol, rendra ce qu'il a reçu, la Perdition rendra ce qu'elle doit. Il triera parmi (les morts) les justes et les saints, car ce jour du salut sera venu pour eux. En ce temps-là, l'Elu s'assiéra sur Mon trône. Tous les mystères de sagesse seront " énoncés par sa bouche, car le Seigneur des Esprits (les) lui a donnés et l'a glorifié. En ce temps-là, les montagnes bondiront comme des béliers, les collines tressauteront comme des chevreaux gavés de lait, et tous les anges seront dans le ciel, le visage brillant de joie. Car en ce temps-là, l'Elu se sera levé. La terre se réjouira, les justes l'habiteront, les élus y marcheront (et y circuleront).
" Ceux qui seront morts dans la tristesse, se relèveront dans la joie ; ceux qui auront été pauvres à cause du Seigneur seront enrichis, et ceux qui auront péri à cause du Seigneur se réveilleront pour vivre. "

Prédictions : Testament de Zabulon

" J'ai appris dans un livre de mes pères que vous serez divisés en Israël, que vous suivrez deux rois, et que vous accomplirez toute abomination. Vos ennemis vous amèneront en captivité, et vous serez affligés parmi les nations. Après cela, vous vous souviendrez du Seigneur et vous vous repentirez. Il vous fera miséricorde, car il est miséricordieux et compatissant. Il n'impute pas leur malice aux fils des hommes, car ils sont chair, et parce que les esprits de l'égarement les égarent dans toutes leurs actions. Après cela, se lèvera pour vous le Seigneur lui-même, lumière de Justice, et la guérison et la compassion seront dans ses ailes. C'est lui qui délivrera de Béliar toute la captivité des fils de l'homme, et tout esprit d'égarement sera foulé aux pieds. Il convertira toutes les nations pour qu'elles le servent avec zèle, et vous verrez Dieu, sous la forme d'un homme qu'aura choisi le Seigneur dans Jérusalem, à cause de son Nom. De nouveau, par la malice de vos actions, vous l'irriterez et vous serez rejetés par lui, jusqu'au moment de la consommation. "

Prédictions : Testament de Benjamin

" Je soupçonne qu'il y aura parmi vous des agissements peu louables, selon les paroles d'Hénoch, le juste ; car vous vous adonnez à la luxure, comme les habitants de Sodome ; vous périrez, à l'exception de quelques-uns, et vous reviendrez à vos passions pour les femmes. Mais le royaume du Seigneur ne vous appartiendra pas, car il le reprendra aussitôt. Toutefois, le Temple de Dieu sera votre lot, et le dernier sera plus glorieux que le premier ; les douze tribus y seront rassemblées avec toutes les nations, jusqu'à ce que le Seigneur envoie son salut par la visite d'un prophète unique. Il entrera dans le premier Temple, là le Seigneur sera insulté et il sera élevé sur le bois. Le rideau du Temple sera déchiré et l'Esprit de Dieu descendra sur les nations, comme un feu qui se répand. Et, montant du Shéol, il passera de la terre au ciel. Je sais quelle sera son humilité sur la terre et sa gloire dans le ciel.
Alors que Joseph était en Egypte, j'eus le désir de voir son apparence et la forme de son visage ; grâce aux prières de Jacob mon père, je le vis, en état de veille, comme il était dans toute son apparence. Quand il eut dit cela, il reprit : Sachez donc, mes enfants, que je vais mourir. Pratiquez donc la vérité, chacun à l'endroit de son prochain, et gardez la Loi du Seigneur et ses commandements. Je vous laisse cela pour tout héritage, et vous, donnez-le à vos enfants en possession éternelle ; c'est ainsi qu'ont agi Abraham, Isaac et Jacob. Ils nous ont donné tout cet héritage en ces mots : gardez les commandements de Dieu, jusqu'à ce que le Seigneur révèle Son salut à toutes les nations. Alors vous verrez Hénoch, Noé, Sem, Abraham, Isaac et Jacob, debout à sa droite, dans l'allégresse. Alors, nous aussi, nous ressusciterons, chacun dans notre tribu, adorant le Roi des cieux, qui paraît sur la terre sous la forme d'un homme humble, et tous ceux qui auront cru en lui sur la terre se réjouiront avec lui. Alors, tous ressusciteront, les uns pour la gloire, les autres pour le déshonneur, et le Seigneur jugera d'abord Israël pour l'injustice commise envers lui, car, quand Dieu vint en chair, comme un libérateur, ils ne crurent pas en lui. Alors il jugera toutes les nations, toutes celles qui n'ont pas cru en lui, quand il parut sur la terre…. "

Il y a encore et encore d'autres passages que je vous invite à rechercher ! La vision d'Ezéchiel est encore plus confirmée dans mon cœur : il s'agit avant tout de la description détaillée du mécanisme de la résurrection qui s'est produit pour Jésus et qui se produira pour chacun de nous ? Je le répète : Les os se réuniront et peu importe qu'ils aient été éparpillés aux quatre vents, sous la terre, ou dans la mer. Les nerfs et la chair croîtront par-dessus les os reconstitués, sans qu'un cheveu ne soit perdu. Lorsque cette partie mécanique sera accomplie, alors ce corps de poussière sera habité de notre corps d'esprit et les deux réunis à jamais deviendront une âme vivante.
Ensuite ces écrits font apparaître que l'Elu, ce " Dieu sous la forme d'un homme, foulé aux pieds et rejeté et élevé sur le bois ", ce " Dieu qui vint en chair, comme un libérateur et ils ne crurent pas en lui " : est Jésus ! Comment en douter, même les propres paroles du Christ, rappellent celles des écrits de Qumrân.
Finalement je dois vous remercier car vous m'avez permis d'aller encore plus loin dans mon témoignage, ma foi et mon espérance.

5- Apparu

Trois fois

1_ " Trois récits, trois versions différentes : ce que les compagnons de Paul ont vu ou entendu, personne ne peut le dire avec certitude, ni même si l'invisible a été visible…Mais Paul oublie sa cécité lorsqu'il raconte sa vision au roi Hérode Agrippa, et insiste au contraire sur sa mission qui est d'ouvrir les yeux aux nations païennes afin qu'elles reviennent des ténèbres à la lumière. "
N'ayant pas grand-chose à vous mettre sous la dent, vous nous faites une montagne sur la conversion de Paul sur le chemin de Damas ; découvrant que dans les Actes des apôtres il y a trois versions différentes ! Du coup, vous abandonnez votre second système d'accusation qui consistait à présenter les apôtres comme de doux illuminés et vous reprenez le premier tenant les apôtres pour de vilains falsificateurs. Soyons précis :
Actes 9 : 3 Comme il était en chemin, et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui.4 Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?5 Il répondit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.6 Tremblant et saisi d'effroi, il dit : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire.7 Les hommes qui l'accompagnaient demeurèrent stupéfaits ; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne.8 Saul se releva de terre, et, quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien ; on le prit par la main, et on le conduisit à Damas.9 Il resta trois jours sans voir, et il ne mangea ni ne but. Actes 22 : 6 Comme j'étais en chemin, et que j'approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi.7 Je tombai par terre, et j'entendis une voix qui me disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?8 Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et il me dit : Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes.9 Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui parlait.10 Alors je dis : Que ferai-je, Seigneur ? Et le Seigneur me dit : Lève-toi, va à Damas, et là on te dira tout ce que tu dois faire.11 Comme je ne voyais rien, à cause de l'éclat de cette lumière, ceux qui étaient avec moi me prirent par la main, et j'arrivai à Damas. Actes 26 :12 C'est dans ce but que je me rendis à Damas, avec l'autorisation et la permission des principaux sacrificateurs.13 Vers le milieu du jour, ô roi, je vis en chemin resplendir autour de moi et de mes compagnons une lumière venant du ciel, et dont l'éclat surpassait celui du soleil.14 Nous tombâmes tous par terre, et j'entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.15 Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes.16 Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds ; car je te suis apparu pour t'établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t'apparaîtrai.17 Je t'ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t'envoie,18 afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu'ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l'héritage avec les sanctifiés.19 En conséquence, roi Agrippa, je n'ai point résisté à la vision céleste :20 à ceux de Damas d'abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j'ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d'œuvres dignes de la repentance.21 Voilà pourquoi les Juifs se sont saisis de moi dans le temple, et ont tâché de me faire périr.

Dans actes chapitres 9 et 22 les deux récits sont pour ainsi dire identiques. Dans Actes 26, le texte est un peu différent dans les mots mais fondamentalement le même, et s'il l'est, c'est parce qu'il s'adresse à un auditoire différent. Ces différences minimes prouvent au contraire leur véracité. Tout bon maître transmet son enseignement à ses disciples en l'adaptant au niveau de chacun et ce n'est pas parce qu'il l'adapte qu'il est différent. Un mauvais au contraire, répèterait à la virgule près, chaque parole quel que soit l'étudiant, sans tenir compte de la spécificité de chacun. Tout bon enseignant pourrait témoigner que c'est ainsi qu'il pratique à longueur d'années ! Ensuite, les actes des apôtres montrent que Paul raconta sa conversion en divers endroits, diverses époques et auditoires : il ne pouvait pas à chaque fois, pour ne pas être suspecté, 2000 après, par MM. Mordillat et Prieur, reproduire exactement les mêmes mots.
Damas, son et lumière
_ 1 " Peut-on tenter d'autres explications du phénomène qui converti Paul ? D'un point de vue rationnel, on ne saurait négliger la fatigue du voyage, le manque de nourriture, le risque d'insolation à l'heure où le soleil est au zénith. Sur le terrain pathologique, on peut lire les symptômes d'une crise d'épilepsie. Ou une forme particulière de schizophrénie, l'amblyopie hystérique, qui, sans autres dérèglements particuliers, conduit à la cécité. "
Experts en écritures anciennes, botanistes, historiens, psychiatres ; j'en passe et des meilleures…voilà que vous vous " bombardez " médecin ! Vous ne doutez de rien !

_2 " La déraison, il est vrai, tourne plus d'une fois autour du personnage de Paul. Il y a, bien sûr, la part de folie qu'il est le premier à reconnaître, inhérente à la croyance chrétienne en un messie crucifié. Ainsi, dans la deuxième épître aux Corinthiens, il va jusqu'à s'écrier : " Me voici devenu insensé ! " (2 Co 12). " Tu es fou Paul ! lui répond Festus dans les Actes. Ton grand savoir t'a fait perdre la tête " (Ac 26,24).
Vous voulez que Paul soit " fou " et vous vous êtes arrangés pour trouver dans les Ecritures sept mots en tout pour le prouver : " Me voici devenu insensé ! " et " Tu es fou ! ". Ces sept mots, vous les avez isolés, tirez de situations, de lieux, de circonstances, de temps différents : Freud doit se retourner dans sa tombe car il ne veut pas de vous comme successeurs !
Quand vous accusez les Evangélistes de fabriquer des preuves, d'inventer des histoires dans le seul but de convaincre, faisant de l'Evangile une œuvre de propagande ; vous justifiez la sagesse populaire qui dit que souvent on reproche aux autres ce que l'on pratique soi-même. Pour ma part ce procédé de prendre des morceaux de phrases à droite et à gauche, de les assembler pour prouver au lecteur ce que vous voulez lui prouver, s'il ne relève pas de la folie, relève de la manipulation qui est de la malhonnêteté intellectuelle. Dans ce livre, vous êtes passés maître en la matière ! Essayons d'élargir votre vue étriquée.

- 2 Corinthiens 12 Paul envoie cette épître, aux saints de l'Eglise de Corinthe, les avertissant de sa prochaine visite et leur faisant part de son inquiétude à leur sujet car ils ne marchent pas en droiture dans les voies du Seigneur. J'ai pris les versets concernés dans quatre versions de la Bible :
Bible David Martin 17442 Corinthiens 12 :10 Et à cause de cela je prends plaisir dans les infirmités, dans les injures, dans les nécessités, dans les persécutions, et dans les angoisses pour Christ : car quand je suis faible, c'est alors que je suis fort.11 J'ai été imprudent en me glorifiant ; mais vous m'y avez contraint, car je devais être recommandé par vous, vu que je n'ai été moindre en aucune chose que les plus excellents Apôtres, quoique je ne sois rien. 12 Certainement les marques de mon Apostolat ont été efficaces parmi vous avec toute patience, par des signes, des prodiges et des miracles. Bible Ostervald 17442 Corinthiens 12 :10 C'est pourquoi je me complais dans les infirmités, dans les opprobres, dans les misères, dans les persécutions, dans les angoisses pour le Christ ; car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort.11 J'ai été imprudent en me vantant ; c'est vous qui m'y avez contraint, car je devais être recommandé par vous, vu que je n'ai été inférieur en rien aux plus excellents apôtres, quoique je ne sois rien. 12 Les preuves de mon apostolat ont éclaté parmi vous par une patience entière, par des prodiges, des merveilles et des miracles. Bible Segond 19102 Corinthiens 12 :10 C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort.2 Corinthiens 12 :11 J'ai été un insensé : vous m'y avez contraint. C'est par vous que je devais être recommandé, car je n'ai été inférieur en rien aux apôtres par excellence, quoique je ne sois rien.12 Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles. Bible Darby2 Corinthiens 12 :9 et il m'a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans l'infirmité. Je me glorifierai donc très volontiers plutôt dans mes infirmités, afin que la puissance du Christ demeure sur moi.2 Corinthiens 12 :11 Je suis devenu insensé : vous m'y avez contraint ; car moi, j'aurais dû être recommandé par vous ; car je n'ai été en rien moindre que les plus excellents apôtres, quoique je ne sois rien.12 Certainement les signes d'un apôtre ont été opérés au milieu de vous avec toute patience, par signes, et des prodiges, et des miracles.

À travers ces différentes versions, il faut comprendre le mot " insensé ", comme " imprudent " ; mais vous hypocritement vous le faites glisser vers " fou ". En quoi Paul a été " insensé " ou " imprudent " ; dans le sens qu'il s'est glorifié, qu'il s'est vanté, car bien qu'il ait persécuté l'Eglise lorsqu'il était ignorant, il en est devenu le plus ardent défenseur et les " marques de son Apostolat " sont aussi évidentes que celles des autres apôtres : il a vu le Christ, il a été ravi jusqu'au troisième ciel où il a reçu des révélations … C'est de cela que Paul se glorifie, c'est en cela qu'il est imprudent ou insensé. Il suffit de lire le chapitre dans sa globalité pour s'en convaincre.

- Actes 26 :

Les responsables Juifs portèrent plainte contre Paul. Le lendemain, Festus assis sur son tribunal, donna l'ordre de lui amener Paul. Les Juifs venus de Jérusalem portèrent contre lui de graves accusations, qu'ils ne pouvaient prouver. Festus, désirant plaire aux Juifs, lui proposa d'aller à Jérusalem. Paul, qui n'était pas " fou ", savait ce qui l'attendait s'il y allait. Ayant hérité par sa naissance de la citoyenneté romaine, il en appela à César. Festus ne pouvait se dérober : Tu en as appelé à César ; tu iras devant César. Quelques jours après, le roi Agrippa arriva à Césarée, pour saluer Festus qui exposa au roi l'affaire de Paul. Le roi voulu entendre Paul. Voici la suite :
Actes 26 : Agrippa dit à Paul : Il t'est permis de parler pour ta défense. Et Paul, ayant étendu la main, se justifia en ces termes : Je m'estime heureux, roi Agrippa, d'avoir aujourd'hui à me justifier devant toi de toutes les choses dont je suis accusé par les Juifs, car tu connais parfaitement leurs coutumes et leurs discussions. Je te prie donc de m'écouter avec patience. Ma vie, dès les premiers temps de ma jeunesse, est connue de tous les Juifs, puisqu'elle s'est passée à Jérusalem, au milieu de ma nation. Ils savent depuis longtemps, s'ils veulent le déclarer, que j'ai vécu pharisien, selon la secte la plus rigide de notre religion. Et maintenant, je suis mis en jugement parce que j'espère l'accomplissement de la promesse que Dieu a faite à nos pères, et à laquelle aspirent nos douze tribus, qui servent Dieu continuellement nuit et jour. C'est pour cette espérance, ô roi, que je suis accusé par des Juifs ! Quoi vous semble-t-il incroyable que Dieu ressuscite les morts ? Pour moi, j'avais cru devoir agir vigoureusement contre le nom de Jésus de Nazareth. C'est ce que j'ai fait à Jérusalem. J'ai jeté en prison plusieurs des saints, ayant reçu ce pouvoir des principaux sacrificateurs, et, quand on les mettait à mort, je joignais mon suffrage à celui des autres. Je les ai souvent châtiés dans toutes les synagogues, et je les forçais à blasphémer. Dans mes excès de fureur contre eux, je les persécutais même jusque dans les villes étrangères. C'est dans ce but que je me rendis à Damas, avec l'autorisation et la permission des principaux sacrificateurs. Vers le milieu du jour, ô roi, je vis en chemin resplendir autour de moi et de mes compagnons une lumière venant du ciel, et dont l'éclat surpassait celui du soleil. Nous tombâmes tous par terre, et j'entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons. Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds ; car je te suis apparu pour t'établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t'apparaîtrai. Je t'ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t'envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu'ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l'héritage avec les sanctifiés.En conséquence, roi Agrippa, je n'ai point résisté à la vision céleste : à ceux de Damas d'abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j'ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique œuvre dignes de la repentance. Voilà pourquoi les Juifs se sont saisis de moi dans le temple, et ont tâché de me faire périr.

Est-ce les paroles d'un fou ? Poursuivons :

Bible David Martin 1744Actes 26 :24 Et comme il parlait ainsi pour sa défense, Festus dit à haute voix : tu es hors du sens, Paul ton grand savoir dans les lettres te met hors du sens. 25 Et Paul dit : je ne suis point hors du sens, très excellent Festus ; mais je dis des paroles de vérité et de sens rassis. 26 Car le Roi a la connaissance de ces réalités ; et je parle hardiment devant lui, parce que j'estime qu'il n'ignore rien de ces choses : car ceci n'a point été fait en secret. Bible Ostervald 1744Actes 26:24 Comme il parlait ainsi pour sa défense, Festus d'une voix forte dit : Tu as perdu le sens, Paul, ton grand savoir te met hors de sens.25 Mais Paul dit : Je n'ai point perdu le sens, très excellent Festus ; mais je dis des choses vraies et sensées. 26 Le roi les connaît ; et je lui en parle avec hardiesse, parce que je suis persuadé qu'il n'en ignore rien, car elles n'ont point été faites en cachette. Bible Segond 1910Actes 26 :24 Comme il parlait ainsi pour sa justification, Festus dit à haute voix : Tu es fou, Paul ! Ton grand savoir te fait déraisonner. Je ne suis point fou, très excellent Festus, répliqua Paul ; ce sont, au contraire, des paroles de vérité et de bon sens que je prononce. 26 Le roi est instruit de ces choses, et je lui en parle librement ; car je suis persuadé qu'il n'en ignore aucune, puisque ce n'est pas en cachette qu'elles se sont passées. Bible DarbyActes 26 :24 Et comme il parlait ainsi pour sa défense, Festus dit à haute voix : Tu es hors de sens, Paul ; ton grand savoir te met hors de sens.25 Mais Paul dit : Je ne suis point hors de sens, très excellent Festus, mais je prononce des paroles de vérité et de sens rassis : 26 Car le roi a la connaissance de ces choses, et je parle hardiment devant lui, car je suis persuadé qu'il n'ignore rien de ces choses : car ceci n'a point été fait en secret.

Quand le verset incriminé est dans son contexte, on comprend déjà mieux ; de plus lorsqu'on dispose de plusieurs traductions tout s'éclaire parfaitement. " Tu es hors de sens ", " Tu as perdu le sens ", " Tu es fou ", de part de Festus, voulait dire : " Tu as perdu ton bon sens, sais-tu à qui tu t'adresses pour parler de la sorte ! " Car, tout simplement Paul parlait " hardiment ", " librement " devant le roi ! Festus qui était la cause de la rencontre, a pu se dire : " Il va finir par indisposer Agrippa, et c'est moi qui vais en payer les conséquences, arrêtons-le, avant qu'il ne me mette à mal avec le roi… "
Combien de fois, lorsque je me suis mis en colère, ma femme ne m'a-t-elle pas dit : " Mais ça ne va pas ! Tu es fou !… " Que le mari qui n'a pas était traité de fou par sa femme, me jette la première pierre ! Je vais vous faire une confidence. Combien de fois en étudiant votre livre, je me suis écrié : " Mais ils sont fous ! Ce n'est pas possible d'écrire de telles choses ! " Pourtant, vous n'êtes pas fous ! Quoique par moments… ? Mais non, je plaisante ! Terminons le chapitre :
Bible Segond 1910 Actes 26 :Crois-tu aux prophètes, roi Agrippa ?... Je sais que tu y crois. Et Agrippa dit à Paul : Tu vas bientôt me persuader de devenir chrétien ! Paul répondit : Que ce soit bientôt ou que ce soit tard, plaise à Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m'écoutent aujourd'hui, vous deveniez tels que je suis, à l'exception de ces liens ! Le roi, le gouverneur, Bérénice, et tous ceux qui étaient assis avec eux se levèrent, et, en se retirant, ils se disaient les uns aux autres: Cet homme n'a rien fait qui mérite la mort ou la prison. Et Agrippa dit à Festus : Cet homme pouvait être relâché, s'il n'en eût pas appelé à César.

Vous voyez, le roi Agrippa considéra Paul sain d'esprit et ne le fit pas enfermer. Désolé, votre carrière de psychiatre s'arrête ici ; Freud devra attendre pour sa succession. Si nous voulons savoir de quelle " folie " Paul était atteint, il suffit d'aller aux sources :
1 Corinthiens 3 : 16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? 17 Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes. 18 Que nul ne s'abuse lui-même : si quelqu'un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu'il devienne fou, afin de devenir sage. 19 Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. Aussi est-il écrit : Il prend les sages dans leur ruse. 20 Et encore : Le Seigneur connaît les pensées des sages, Il sait qu 'elles sont vaines.
Croire que :
_ Moïse ouvrir la mer Rouge pour faire passer les enfants d'Israël.
_ Que Jésus multiplia quelques pains et poissons et nourrit 5000 personnes.
_ Qu'il " ressuscita Lazare ".
_ Qu'il se ressuscita lui-même par le pouvoir du Père.
_ Que nous ressusciterons tous grâce à son sacrifice expiatoire ….
Tout cela est folie pour la majorité des hommes ; mais sagesse pour Dieu. Paul préférait être " fou " selon la sagesse de Dieu ; Plutôt que " sage " selon la folie des hommes ; car la sagesse du monde est folie pour Dieu. Dans ce sens, je revendique d'être " fou " et j'en suis fier, heureux et reconnaissant de l'être !
Vous voulez que Paul soit fou, non seulement lui mais tous ceux qui croient comme lui ; c'est-à-dire tous les chrétiens qui croient en un Messie crucifié ; comment comprendre ce passage de votre livre : " Il y a, bien sûr, la part de folie qu'il est le premier à reconnaître, inhérente à la croyance chrétienne en un messie crucifié. " " Inhérente ", veut bien dire : " en philosophie, liée de manière très intime ".

6- Échangé

_1 " Et si Jésus n'avait pas été crucifié ? Si un autre l'avait été à sa place : Simon de Cyrène, qui l'aida à porter sa croix, ou Judas, qui l'avait livré à ses ennemis ? Ou l'autre homme emprisonné en même temps que lui, Barrabas ?
Vos " SI ", me font penser au " SI " de Satan, lorsque Jésus après son baptême, alla dans le désert communier avec Dieu…
Votre technique pour amener le lecteur à douter de tout, est semblable à celle du torero : préparer l'estocade en plantant tout d'abord, sur le dos du taureau, des banderilles. Vous, vous instillez dans l'esprit du lecteur comme un poison des " Si ", qui au cours des pages suivantes deviennent faits et vérités.
Ce petit paragraphe résume en partie votre livre, une suite de " SI ", dénués de preuves, issues de votre projet unique de dévaloriser à tout prix les Evangiles par les coups les plus bas que l'on puisse imaginer !
Daniel BERGESE écrit : " Pour les non-spécialistes, il convient de préciser que l'école de la pensée historico-critique trouve sa source dans la réflexion philosophique de René Descartes, et plus précisément dans le Discours de la méthode . Il s'agit d'un système de recherche de la vérité par l'utilisation systématique du doute. Le principe peut s'énoncer de cette manière : je ne crois pas qu'une proposition soit vraie tant que je n'ai pas pu tester qu'elle résistait à toutes les attaques du doute. Chez le philosophe, l'application rigoureuse de la méthode a abouti à une déconstruction générale du savoir pour ne s'achever finalement que sur la seule proposition indubitable (du moins à ses yeux) : " Je pense, donc je suis ". Au fil des années, la même méthode est venue envahir les bancs de la théologie et l'on s'est pris, en matière d'histoire biblique notamment, à douter systématiquement de tout ce que la Bible pouvait dire. Le résultat fut à la hauteur des espérances : il ne restait pratiquement rien ! Pour le théologien, néo-testamentaire, Rudolf Bultmann (1884-1976), même la personne historique de Jésus de Nazareth nous est, de fait, inconnaissable. La seule proposition indubitable et sur laquelle nous devons reconstruire la théologie est celle-ci : " La communauté chrétienne primitive a existé ". "
Voyons rapidement quelques principes de la pensée de Descartes tirés du " Discours de la Méthode " :
_1 Le premier principe : " Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie, que je ne la connusse évidemment être telle : c'est-à-dire, d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention ; et de ne comprendre rien de plus en mes jugements, que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit, et que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute… "
Votre manière d'appliquer la méthode de Descartes, aux Evangiles, est dès le départ de tout mettre en doute même ce qui de toute évidence est vrai ; Pire, par vos questions, vous tentez d'insinuer inlassablement, le doute dans l'esprit du lecteur. Cependant, vous oubliez d'éviter toute précipitation, toute prévention recommandées par Descartes.
_2 Je pense donc je suis : " Mais, aussitôt après, je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout était faux, il fallait nécessairement que moi, qui le pensais, fusse quelque chose. Et remarquant que cette vérité : je pense, donc je suis, était si ferme et si assurée, que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'étaient pas capables de l'ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir, sans scrupule, pour le premier principe de la philosophie que je cherchais. "
Vous voulez faire penser que dans l'Evangile tout est faux, peut-être que vous en êtes convaincus, mais c'est par des moyens déloyaux, que vous voulez en persuader le lecteur et cela vous le faites sans scrupules. Pour ma part tout ce que je peux retirer de votre livre comme certitude : C'est que vous pensez, donc vous êtes. C'est tout !



7 Livré

Pierre

" Le Texte place deux traîtres en souffrance : le mauvais (Judas) coexiste avec le bon (Pierre), le renégat avec le parjure. L'un racheté, l'autre pas. Le premier disparaîtra de la communauté, au contraire du second qui en deviendra même, en dépit de ses trois reniements, le plus éminent des membres. Singulière promotion ! "
Vous avez une bien triste opinion de Pierre. Permettez-moi de vous faire part de la mienne :
Merci Pierre !
" Pierre merci ! Souvent les disciples lorsqu'ils accomplissaient de grandes choses par humilité cachaient leur nom ; ainsi dans le jeune homme qui s'enfuit nu les exégètes ont reconnu Marc, dans celui qui entre courageusement avec toi dans la cour du palais de Caïphe, on sait que c'est Jean. Mais toi Pierre, par humilité et par amour pour nous, tu as voulu que ton nom soit connu à travers les siècles par le monde entier, afin qu'en connaissant ton reniement, nous connaissions ta faiblesse, et qu'en la sachant nous n'ayons pas honte de la nôtre. Quel est celui qui pourrait te jeter la première pierre, si ce n'est le sot ou l'orgueilleux qui voit la paille dans l'œil de son voisin mais ne voit pas la poutre dans le sien.
Merci Pierre, car loin de t'abaisser, ces reniements te grandissent à nos yeux. Ils nous donnent tant d'espérance dans les nôtres. Qui de nous n'a pas renié, ni ne s'est renié ? Nous avons tous fait ce que nous ne voulions pas et pas fait ce que nous voulions.
Merci Pierre, car grâce à toi, nous aussi après être tombé, nous savons que nous pouvons nous relever. Nous aussi en nous convertissant totalement, comme par la suite tu l'as fait, nous pouvons être un jour, comme toi, à la droite du Maître.
Merci Pierre, car après ce reniement, tu es véritablement devenu " le Roc ". Tu n'as jamais failli jusqu'à ta mort dans ta fidélité et ton amour pour le Seigneur.
Merci Pierre parce que toi aussi tu es à un degré moindre, mais combien plus accessible le chemin à suivre ; nous qui avons tant de faiblesses et tant de reniements. "
Ils ne plaisent pas à Dieu
1_ " Les chrétiens sont au premier siècle, essentiellement des juifs qui s'opposent à d'autres juifs porteurs d'une autre lecture des Ecritures et d'un message différents. Leur antijudaïsme est d'abord une affaire de famille. De façon brutale, on peut résumer ainsi la position des évangélistes par rapport aux juifs : chez Marc, les juifs sont ceux qui ne comprennent pas ; chez Matthieu, ceux qui ne veulent pas comprendre ; chez Luc, ceux qui pourraient comprendre ; chez Jean, ceux qui ne comprendront jamais.

2_ " Certes, Jean n'a jamais imaginé la lecture ultérieure qui serait faite de son texte, mais il n'est pas pour autant innocent de ce qu'il écrit. Savoir si les rédacteurs de l'évangile qui porte son nom étaient juifs eux-mêmes n'est qu'une question secondaire. Une question soulevée pour épargner l'âme de l'évangéliste de la lecture anti-judaïque et fatalement antisémite qui a été donnée de son évangile. Cette peste, il la contenait en germe. "

Ainsi, l'antijudaïsme des évangélistes et des apôtres aurait entraîné l'antisémitisme des chrétiens ! Comme d'habitude, vous affirmez ou supposez des choses complètement fausses en désaccord avec leurs écrits.
Jean 4 :9 La femme samaritaine lui dit : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains.
Dans cet épisode de la femme samaritaine ; Jean nous dit clairement, et l'on peut supposer fièrement que Jésus le Sauveur de l'humanité est Juif.
Voyons cet autre verset concernant Pierre :
Actes 10 :28 Vous savez, leur dit-il, qu'il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d'entrer chez lui ; mais Dieu m'a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur.
Pierre affirme son origine juive, alors qu'il est dans la maison de Corneille, le centenier romain : celui qui sera le premier Gentil à être baptisé. Dans cette entrevue, devant Corneille et ses amis, Pierre, ayant reçu la révélation que Dieu accepte tout homme par son Evangile le Juif comme le non-Juif, déclare qu'il est libéré de la fausse tradition des scribes et des pharisiens qui considérait tout non-Juif, comme impur. Les rabbis comparaient les nations gentilles à des chiens : Celui qui mange avec un idolâtre est comme celui qui mange avec un chien, enseignaient-ils. Cette appellation de chien explique l'entrevue de Jésus avec la femme cananéenne.
Que nous dit l'apôtre Paul ?:
Romains 1 :16 Car je n'ai point honte de l'Évangile : c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec…Romains 2 :9 Tribulation et angoisse sur toute âme d'homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec !Romains 2 :10 Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec !
Nous pouvons voir que Paul met en premier le Juif et ensuite le Grec ! Non pas parce qu'il ait une préférence pour le Juif, mais parce que le Juif est le peuple élu et il doit recevoir le premier l'Evangile ; mais Jésus est venu parmi les siens, et la majorité des siens ne l'a pas reconnu ni reçu ! C'est une affaire de connaissance et de justice et non de parti pris.

3_ " Au chapitre 2 de la première épître aux Thessaloniciens, l'apôtre Paul tient en effet ces propos à ses frères de Thessalonique : " Vous avez souffert de la part de vos compatriotes des mêmes traitements qu'ils ont soufferts de la part des juifs : ces gens-là ont mis à mort Jésus le Seigneur et les prophètes, ils nous ont persécutés, ils ne plaisent pas à Dieu, ils sont ennemis de tous les hommes quand ils nous empêchent de prêcher aux païens pour leur salut, mettant ainsi en tout temps le comble à leur péché ; et elle est tombée sur eux, la colère, pour finir " (1 Th 2, 14-16)
Le réquisitoire est sans appel. Aucun des évangélistes, même Jean, n'ira, ouvertement, aussi loin. Il est évident que si ce passage était de la main de l'apôtre Paul, s'il avait été écrit vers les années 50-51 comme on le date, il constituerait historiquement le fondement doctrinal de l'antijudaïsme, si ce n'est la justification théologique de l'antisémitisme chrétien. Mais comment Paul, juif de Tarse, peut-il écrire que ses coreligionnaires sont " ennemis de tous les hommes ".

Paul écrit cela pourquoi ? Ce n'est pas tout le peuple Juif de l'époque qui a crucifié Jésus, mais seulement une partie du Sanhédrin (car probablement tous n'étaient pas présents lors du procès tenu de nuit) et une foule de Jérusalem. Il faut savoir aussi que couramment le terme " Juif ", désigne tous les descendants de Jacob, or Jacob eût douze fils, pères des 12 tribus d'Israël et les " Juifs " représentent en réalité la tribu de Juda et les rescapés qui lui étaient associés. Par conséquent, si Paul dit au Thessaloniciens :
1 Thessaloniciens 2 :14 à 16 Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Jésus-Christ dans la Judée, parce que vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes maux qu'elles ont soufferts de la part des Juifs. Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes, nous empêchant de parler aux païens pour qu'ils soient sauvés, en sorte qu'ils ne cessent de mettre le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre.
C'est tout simplement parce que c'est vrai et en lisant les Actes des apôtres, ainsi que les épîtres de Paul, on constate qu'il en parle en connaissance de cause !

Vous écrivez que Jean et encore plus Paul, seraient à l'origine de l'antisémitisme chrétien ! Dans les versets qui suivent, où est l'antijudaïsme de Paul ? N'est-ce pas là, une déclaration non seulement universelle mais également divine des droits de l'homme bien avant l'heure ?!
Romains 10 :12 Il n'y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu'ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l'invoquent.Galates 3 :28 Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.Colossiens 3 :11 Il n'y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre ; mais Christ est tout et en tous.
Comme l'écrit Thierry Murcia, chez les évangélistes et les apôtres, " … ce substantif peut prendre une connotation négative, neutre ou franchement positive, selon les personnes qu'il implique et les actions auquel il est associé. " Ainsi il en est des " Juifs ", comme de tout peuple, toute langue, toute race : il y en a des bons et des mauvais.
Paul savait faire la différence entre le " bon Juif " et le mauvais " Juif " : il ne se trompait pas d'adversaire. Ce passage aux Romains le prouve :
Romains 2 :17 à 29Toi qui te donnes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu, qui connais sa volonté, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi ; toi qui te flattes d'être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité ; toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t'enseignes pas toi-même ! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes ! Toi qui dis de ne pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère ! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges ! Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit. La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi ; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. Si donc l'incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision ? L'incirconcis de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision ? Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement ; et la circoncision, c'est celle du cœur, selon l'esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

4_ Et vous continuez comme d'habitude instillant le doute dans l'esprit du lecteur par des question insidieuses : " Mais comment Paul, juif de Tarse, peut-il écrire que ses coreligionnaires sont " ennemis de tous les hommes ; à moins que l'accusation que professaient les ébionites à l'encontre de Paul ne soit fondée, qu'il n'ait pas été juif de naissance, mais un converti déçu de sa conversion ? "

Encore une révélation sensationnelle de votre part quelque peu étayée par " les ébionites ", mais sans aucune preuves ou références sérieuse à l'appui ! Paul ne serait pas Juif ! Il suffit de lire Paul pour être convaincu du contraire ! La preuve :
Actes 21 : 35 à 40 Lorsque Paul fut sur les degrés, il dut être porté par les soldats, à cause de la violence de la foule ; car la multitude du peuple suivait, en criant : Fais-le mourir ! Au moment d'être introduit dans la forteresse, Paul dit au tribun : M'est-il permis de te dire quelque chose ? Le tribun répondit : Tu sais le grec ? Tu n'es donc pas cet Égyptien qui s'est révolté dernièrement, et qui a emmené dans le désert quatre mille brigands ? Je suis Juif, reprit Paul, de Tarse en Cilicie, citoyen d'une ville qui n'est pas sans importance. Permets-moi, je te prie, de parler au peuple. Le tribun le lui ayant permis, Paul, debout sur les degrés, fit signe de la main au peuple. Un profond silence s'établit, et Paul, parlant en langue hébraïque, dit :Actes 22 :1 à 5 Hommes frères et pères, écoutez ce que j'ai maintenant à vous dire pour ma défense !Lorsqu'ils entendirent qu'il leur parlait en langue hébraïque, ils redoublèrent de silence. Et Paul dit : Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie ; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. J'ai persécuté à mort cette doctrine, liant et mettant en prison hommes et femmes. Le souverain sacrificateur et tout le collège des anciens m 'en sont témoins. J'ai même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, où je me rendis afin d'amener liés à Jérusalem ceux qui se trouvaient là et de les faire punir.
Par ces versets nous constatons que Paul ne renie pas ses origines, bien au contraire, il les affirme, les réclame. On se demande comment vous pouvez écrire de telles inexactitudes ? Il est bien Juif de naissance, enseigné à Jérusalem par un des meilleurs maître de l'époque. Il parle le Grec, l'Hébreu et fut parmi les scribes et les sacrificateurs ! Bien sûr, quand l'évidence crève les yeux et qu'elle vous dérange, vous dites ; " Mais non, tout cela est ajout, rapiéçage de ces méchants chrétiens datant de la fin du premier ou du milieu du deuxième siècle ! "

Tous les prophètes de l'Ancien Testament seraient-ils antisémites ?
Si vous considérez les évangélistes et les apôtres pour les précurseurs des " antisémites " à cause de leurs paroles dures envers les Juifs, qu'en est-il de la plupart des prophètes de l'Ancien Testament ? À commencer par :
Moïse :
Deutéronome 31 :24 à 29 Lorsque Moïse eut complètement achevé d'écrire dans un livre les paroles de cette loi, il donna cet ordre aux Lévites qui portaient l'arche de l'alliance de l'Éternel: Prenez ce livre de la loi, et mettez-le à côté de l'arche de l'alliance de l'Éternel, votre Dieu, et il sera là comme témoin contre toi. Car je connais ton esprit de rébellion et la roideur de ton cou. Si vous êtes rebelles contre l'Éternel pendant que je suis encore vivant au milieu de vous, combien plus le serez-vous après ma mort ! Assemblez devant moi tous les anciens de vos tribus et vos officiers ; je dirai ces paroles en leur présence, et je prendrai à témoin contre eux le ciel et la terre. Car je sais qu'après ma mort, vous vous corromprez, et que vous vous détournerez de la voie que je vous ai prescrite ; et le malheur finira par vous atteindre, quand vous ferez ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, au point de l'irriter par l'œuvre de vos mains.

Amos :

Amos 5 :11 à 15 Aussi, parce que vous avez foulé le misérable, et que vous avez pris de lui du blé en présent, vous avez bâti des maisons en pierres de taille, mais vous ne les habiterez pas ; Vous avez planté d'excellentes vignes, mais vous n'en boirez pas le vin. Car, je le sais, vos crimes sont nombreux, vos péchés se sont multipliés ; Vous opprimez le juste, vous recevez des présents, et vous violez à la porte le droit des pauvres. Voilà pourquoi, en des temps comme ceux-ci, le sage se tait ; Car ces temps sont mauvais. Recherchez le bien et non le mal, afin que vous viviez, et qu'ainsi l'Éternel, le Dieu des armées, soit avec vous, comme vous le dites. Haïssez le mal et aimez le bien, faites régner à la porte la justice ; Et peut-être l'Éternel, le Dieu des armées, aura pitié des restes de Joseph.

Michée :

Michée 3 :1 à 12 Je dis : Écoutez, chefs de Jacob, et princes de la maison d'Israël ! N'est-ce pas à vous à connaître la justice ? Vous haïssez le bien et vous aimez le mal ; Vous leur arrachez la peau et la chair de dessus les os. Ils dévorent la chair de mon peuple, lui arrachent la peau, et lui brisent les os ; Ils le mettent en pièces comme ce qu'on cuit dans un pot, comme de la viande dans une chaudière. Alors ils crieront vers l'Éternel, mais il ne leur répondra pas ; Il leur cachera sa face en ce temps-là, parce qu'ils ont fait de mauvaises actions. Ainsi parle l'Éternel sur les prophètes qui égarent mon peuple, qui annoncent la paix si leurs dents ont quelque chose à mordre, et qui publient la guerre si on ne leur met rien dans la bouche : À cause de cela, vous aurez la nuit..., et plus de visions! Vous aurez les ténèbres..., et plus d'oracles ! Le soleil se couchera sur ces prophètes, le jour s'obscurcira sur eux. Les voyants seront confus, les devins rougiront, tous se couvriront la barbe ; Car Dieu ne répondra pas. Mais moi, je suis rempli de force, de l'esprit de l'Éternel, je suis rempli de justice et de vigueur, pour faire connaître à Jacob son crime, et à Israël son péché. Écoutez donc ceci, chefs de la maison de Jacob, et princes de la maison d'Israël, vous qui avez en horreur la justice, et qui pervertissez tout ce qui est droit, vous qui bâtissez Sion avec le sang, et Jérusalem avec l'iniquité!Ses chefs jugent pour des présents, ses sacrificateurs enseignent pour un salaire, et ses prophètes prédisent pour de l'argent ; Et ils osent s'appuyer sur l'Éternel, ils disent : L'Éternel n'est-il pas au milieu de nous ? Le malheur ne nous atteindra pas. C'est pourquoi, à cause de vous, Sion sera labourée comme un champ, Jérusalem deviendra un monceau de pierres, et la montagne du temple une sommité couverte de bois.

Esaïe :

Esaïe 1 :2 à 5 Cieux, écoutez terre, prête l'oreille ! Car l'Éternel parle. J'ai nourri et élevé des enfants, mais ils se sont révoltés contre moi. Le bœuf connaît son possesseur, et l'âne la crèche de son maître : Israël ne connaît rien, mon peuple n'a point d'intelligence. Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d'iniquités, à la race des méchants, aux enfants corrompus ! Ils ont abandonné l'Éternel, ils ont méprisé le Saint d'Israël. Ils se sont retirés en arrière... Quels châtiments nouveaux vous infliger, quand vous multipliez vos révoltes ? La tête entière est malade, et tout le cœur est souffrant.Esaïe 1 :11 à 28Qu'ai-je affaire de la multitude de vos sacrifices? dit l'Éternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ; Je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs. Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de souiller mes parvis ? Cessez d'apporter de vaines offrandes : J'ai en horreur l'encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées ; Je ne puis voir le crime s'associer aux solennités. Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes ; Elles me sont à charge ; Je suis las de les supporter. Quand vous étendez vos mains, je détourne de vous mes yeux ; Quand vous multipliez les prières, je n'écoute pas : Vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, Otez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions ; Cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, Protégez l'opprimé ; Faites droit à l'orphelin, défendez la veuve. Venez et plaidons dit l'Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; S'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. Si vous avez de la bonne volonté et si vous êtes dociles, vous mangerez les meilleures productions du pays; Mais si vous résistez et si vous êtes rebelles, vous serez dévorés par le glaive, car la bouche de l'Éternel a parlé. Quoi donc la cité fidèle est devenue une prostituée ! Elle était remplie d'équité, la justice y habitait, et maintenant il y a des assassins ! Ton argent s'est changé en scories, ton vin a été coupé d'eau. Tes chefs sont rebelles et complices des voleurs, tous aiment les présents et courent après les récompenses ; Ils ne font pas droit à l'orphelin, et la cause de la veuve ne vient pas jusqu'à eux. C'est pourquoi voici ce que dit le Seigneur, l'Éternel des armées, le Fort d'Israël : Ah je tirerai satisfaction de mes adversaires, et je me vengerai de mes ennemis…
Je pourrai encore citer d'autres prophètes. Ces déclarations des prophètes d'Israël, ne sont-elles pas bien plus dures à l'égard du peuple élu que toutes celles des évangélistes et des apôtres réunies ?!

Conclusion

Vous définissez l'Evangile comme :

_ Un terrain miné ; des écrits dangereux pour celui qui s'en approche de trop près.
_ Un récit opaque, torturé reconstruit de bout en bout fait de compilations, paraphrases, citations, surcharges, répétitions, commentaires, digressions, controverses, fables pieuses, légendes historiées, sentence morale.
_ Un texte de propagande ayant pour seul but de propager la foi, d'attirer, de convaincre, de convertir.
Si Jésus et les apôtres sont réellement ce que vous avez essayé de démontrer, alors :
_ Le Christianisme serait un énorme édifice vide, né de querelles, d'intrigues ayant pour seul but la prise du pouvoir ; pire se serait une énorme supercherie.
_ Jésus ne serait pas " le Dieu qui s'est fait homme pour que les hommes deviennent des dieux. " ; Mais tantôt un brave homme illuminé animé d'un grand idéal, tantôt un révolutionnaire, tantôt un bandit zélote ; Toutefois quoi qu'il ait pu être, dire et faire, il échoua lamentablement sur la croix.
_ Ses apôtres machiavéliquement aurait fait de cet échec une victoire en inventant sa résurrection.
On peut aisément se rendre compte dans quelle estime vous tenez l'Evangile de Jésus-Christ. Votre but est d'en saper les fondements sinon de le détruire. J'aime l'Evangile de Jésus-Christ car il construit chaque jour ma vie et lui donne son véritable sens. Vous ne l'aimez pas. Vous n'y croyiez pas. Par contre, à vous lire, on a l'impression, que votre livre est " parole d'Evangile " ; qu'il remplace et jette aux oubliettes les quatre précédents, devenant le cinquième évangile ?!
Georg Christoph Lichtenberg a écrit : " Dieu a créé l'homme à son image, dit la Bible ; les philosophes font exactement le contraire en créant Dieu à la leur. " ; On pourrait dire pour paraphraser cette citation : " Dieu créa l'Evangile à son image ; Christian Mordillat et Jérôme Prieur à la leur. "
Votre " évangile " est plein de haine, de calomnie, de contradictions ; irrespectueux, partial, injuste, illogique... Souvent on reproche aux autres, ce que l'on pratique ou est soi-même. Je ne sais pas si votre " évangile " vous ressemble au point d'être à votre image ; mais je le crois créé selon vos désirs ! Vous voulez à tout que les apôtres du Christ soient des falsificateurs. Lorsqu'il y a crime, la première question que se posent les enquêteurs est de savoir à qui il profite. En quoi les crimes que vous reprochez aux apôtres et évangélistes leur auraient été profitables ? Ils étaient pauvres avant et pendant Jésus ; ils le sont restés après ! Ils auraient fait tout cela pour mourir martyr de leur témoignage de Christ ressuscité ! Voilà pourquoi ils sont morts :
" Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom. "

Dans votre livre, rien ne tient debout ! Vous noyez le lecteur de détails secondaires ; argumentez savamment et longuement pour dire que Jésus n'était pas charpentier, mais probablement un paysan, Que Jean-Baptiste était le maître et Jésus le disciple, … Mais le plus important, n'est-ce pas ses enseignements qui font depuis deux millénaires l'admiration de tous ? Qui surtout, ont changé et continuent à changer la vie de millions et de millions d'hommes et de femmes ? Qui a transformé le monde entier jusqu'à nos jours et en particulier le monde occidental dont ils sont la moelle épinière ? Or, vous n'en dites pas un seul mot ; ce qui prouve votre incroyable partialité ! Seriez-vous les seuls à ne pas être touchés par eux ? Mais quelle importance ces détails ont-ils, comparés, au Sermon sur la montagne, à la moindre de ses paraboles ; à la plus petite Parole de vie qu'il a prononcée ?!
Votre livre " Jésus contre Jésus " " se doit d'être sombre et rien de bon ne doit venir de Jésus ". Tout ce qui bon, juste et beau doit être occulté au lecteur. Pour prouver la véracité de vos assertions, vous citez une bribe d'un verset par-ci, une autre par-là, vous les mettez ensemble et vous leur faites dire ce qu'ils n'ont jamais dit et souvent le contraire de ce qu'ils disent. Sachant que la majorité de vos lecteurs, vous faisant confiance, n'iront pas vérifier dans la Bible, vous les abusez du début jusqu'à la fin ! Vous exposez après les avoir triturés, les versets qui servent vos thèses ; mais systématiquement, vous dissimulez ceux qui les contrarient. Ce triste procédé a été suffisamment démontré ! Intellectuellement votre livre est malhonnête ! Il se situe entre el révisionnisme et le négativisme ; on peut dire inclut les deux !
Vous exprimez beaucoup de " peut-être " pour un sujet aussi sérieux, beaucoup de " Si… ", formulez, imaginez beaucoup d'hypothèses qui au fil des pages deviennent des faits ou vérités ! En permanence, à chaque ligne, vous distillez dans l'esprit de ceux qui vous lisent le poison du doute ! Vous dénigrez sans cesse Jésus, les évangélistes, les apôtres. Cela me fait penser à la pièce de Figaro : " La calomnie Monsieur, vous ne savez guère ce que vous dédaignez ! … " De cette arme répugnante, vous en usez et même abusez !

Vous déclarez que les Evangiles ont été écrits bien après la destruction de Jérusalem en 70 ; vers la fin du premier siècle et terminez votre livre :
" C'est bien là notre seule certitude : Jésus a vécu et est mort sous la loi, sans autre horizon qu'Israël. Le grand miracle qu'il espérait n'a pas eu lieu. Le Fils de l'Homme n'est pas revenu sur les nuées pour juger les vivants et les morts. Le Royaume d'Israël n'a pas été restauré. Au contraire, les défaites de 70 et 135, ont marqué définitivement l'écrasement de la nation Juive. Pendant ce temps, les rédacteurs des Evangiles, les chrétiens du Moyen-Orient, d'Asie Mineure, de Grèce, de Rome, d'Alexandrie vont détacher Jésus de la Palestine, l'arracher à sa langue, l'enlever à sa religion, à son histoire. À partir de la confession de foi de Paul dans l'épître aux Corinthiens, " à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures, qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour, qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze ", les écrivains chrétiens vont tirer toute la trame de leurs récits, raconter la fin puis la vie de leur maître, " inventer " Jésus. Mot après mot, phrase après phrase, le prophète juif galiléen va se muer en Christ universel par la puissance, par la magie de l'écriture. "

C'est ignorer ou occulter, les écrits de vrais historiens antiques :

Papias : Evêque de Hiérapolis au 2° siècle, écrivit un ouvrage " Exégèse des Faits et Gestes du Seigneur ", dont nous connaissons des extraits car ils sont cités par Eusèbe de Césarée dans son " Histoire de l'Église " :
" Marc, qui était l'interprète de Pierre, a écrit avec exactitude, mais pourtant sans ordre, tout ce dont il se souvenait de ce qui avait été dit ou fait par le Seigneur. Car il n'avait pas entendu ni accompagné le Seigneur, mais plus tard, comme je l'ai dit, il a accompagné Pierre. Celui-ci donnait ses enseignements selon les besoins, mais sans faire une synthèse des faits et gestes du Seigneur. De la sorte, Marc n'a pas commis d'erreur en écrivant comme il se souvenait. Il n'a eu, en effet, qu'un seul dessein, celui de ne rien laisser de côté de ce qu'il avait entendu et de ne tromper en rien dans ce qu'il rapportait. "
Irénée : Evêque de Lyon, a écrit, dans les années 180-185, " Contre les Hérésies " dans lequel on trouve :
" Matthieu publia chez les Hébreux dans leur propre langue une Écriture d'Évangile, Pierre et Paul évangélisant à Rome et fondant l'Eglise ; après leur départ, Marc, le disciple et traducteur de Pierre, lui aussi nous a transmis par écrit la prédication de Pierre. Luc, le compagnon de Paul, mit dans un livre l'Évangile prêché par lui. "
Eusèbe de Césarée : né vers 265, mort vers 340, est l'auteur du livre " Histoire Ecclésiastique " ; Pantène dirigeait l'Académie d'Alexandrie dans les années 180-192 ; Eusèbe, en parlant de lui, écrit :
" On dit qu'il alla dans les Indes ; on dit encore qu'il trouva sa venue devancée par l'Evangile de Matthieu, chez certains indigènes du pays qui connaissaient le Christ : à ces gens-là, Barthélemy, un des apôtres, aurait prêché et il leur aurait laissé, en caractères hébreux, l'ouvrage de Matthieu, qu'ils avaient conservé jusqu'au temps dont nous parlons. "
Origène : né en 185, mort en 253 ou 254, dit dans son " Commentaire sur saint Matthieu " (écrit vers 245) :
" Comme je l'ai appris dans la tradition au sujet des quatre Évangiles qui sont aussi seuls incontestés dans l'Eglise de Dieu qui est sous le Ciel, d'abord a été écrit celui qui est selon Matthieu, premièrement publicain, puis apôtre de Jésus-Christ : Il l'a édité pour les croyants venus du Judaïsme, et composé en langue hébraïque. Le second [Évangile] est celui qui est selon Marc, qui l'a fait comme Pierre le lui avait indiqué. "

C'est ignorer ou occulter les recherches modernes de datation des Evangiles :

" Les Techniques modernes de datation des Evangiles nous renseignent beaucoup sur l'histoire de la vie des premiers chrétiens, et démontrent que les Evangiles n'ont pas été écrits progressivement après la destruction du Temple par les communautés de la deuxième ou la troisième génération, pour entretenir la mémoire et exprimer symboliquement la foi à l'aide de miracles et faits mythiques. Au contraire, rédigeant à un moment très proche des évènements, alors que vivent encore de nombreux témoins qui pourraient les convaincre d'imposture s'ils affabulaient, les premiers chrétiens rapportent fidèlement ce qu'ils ont vu, présentent clairement le Christ comme le Messie et tiennent ses prophéties pour authentiques.
Les manuscrits d'Oxford : Ils sont trois petits fragments de papyrus écrits recto-verso. Cela signifie qu'ils proviennent non d'un rouleau mais d'un codex, l'ancêtre de notre livre. En 1995, le papyrologue allemand Thiede a démontré par la paléographie comparative, que les fragments d'Oxford sont datés autour de 50 de notre ère et viennent du chapitre 26 de l'Evangile de saint Matthieu, qui relate la passion. Ce sont les premiers documents à conserver des paroles de Jésus, ainsi que des réponses.
Un fragment de rouleau de Qumrân, le manuscrit 7Q5 : Daté également autour de 50 est identifié comme étant un passage de l'Evangile de Saint Marc (6,52-53). Les dates sont extrêmement significatives, les manuscrits ne pouvaient exister avant l'an 30, année de la mort du Christ et l'année 70 est la date de la destruction du Temple de Jérusalem, prédite par le Christ. L'annonce de la destruction du Temple est donc bien une prophétie véritable, effectuée par le Christ et notée par écrit longtemps avant les événements. Posséder un document qui le prouve est d'une grande importance théologique.
Le fragment de Marc, pour le rouleau et les fragments de Matthieu pour le codex, constituent les deux pièces les plus anciennes connues à cette date dans chaque aspect de la tradition écrite du Nouveau Testament. Le fait que le fragment de Marc à Qumrân soit narratif et que ceux d'Oxford combinent paroles et récits, prouve bien qu'il s'agit là d'œuvres complètes, élaborées, et non de "logia", paroles du Christ mises bout-à-bout. Ils ont été rédigés dans la fidélité absolue à l'enseignement du Christ, car il y avait dans les communautés judéennes des normes éthiques, formulées dans le Deutéronome et qu'on retrouve dans l'Apocalypse : " Ce que tu as reçu, tu le transmets. Tu n'ajoutes rien, tu ne retranches rien. " Les premières communautés chrétiennes, issues du judaïsme, ne pouvaient pas ne pas avoir cette fidélité absolue, ce respect, à la virgule près, pour la parole de leur Maître. "

Dans votre livre, vous faites appel à " l'œil de l'histoire " (ce qui est je le reconnais une bien jolie expression) pour condamner les Evangiles… Son tribunal vous a condamné chaque fois pour ignorance des faits historiques, des sciences naturelles ; propagation d'enseignements faux tant scientifiques que théologiques ; pour diffamation, injures envers Jésus, ses apôtres, et son Evangile.
Dans les spécialités que vous vous êtes attribuées, on se demande dans laquelle vous êtes le plus mauvais : Celle d'historiens ? De professeurs de langues antiques ? De naturalistes qui confondent les saisons ? D'embaumeurs de morts ? D'avocats qui feraient témoigner à la barre des hommes dont tout le monde sait qu'ils sont menteurs, débauchés, falsificateurs ? De psychiatres ? D'archéologues ? D'exégètes ? Là encore, la sagesse populaire à bien raison de dire que : Qui trop embrasse, mal étreint.
Il est vrai que lorsqu'on écrit sur la vie de Jésus, automatiquement on s'implique soi-même et ce que l'on écrit sur Lui nous dévoile. On est pour Lui ou contre Lui et on reste rarement neutre.
Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse.

Le savant avec le microscope de la science voit des choses ; le croyant avec le microscope de la foi, ressent, discerne des choses. Les deux ne sont pas incompatibles, bien au contraire :
" Quand tous les faits seront mis en Lumière, quand la Bible aura été pleinement comprise et que la science parvenue à la vérité sur l'univers, en ce jour-là on verra qu'en définitive il n'y a pas de conflit entre la Bible et la science. Puisque toute vérité émane de Dieu, il ne peut en définitive y avoir de conflit entre la Création de Dieu et la Parole de Dieu. Les deux vont ensemble. De ce point de vue, nous devons comprendre que la science et la Bible ne sont pas ennemies, mais alliées quand seule la vérité est recherchée. "
Ce que je sais au plus profond de mon âme, c'est que la science n'inclut pas la vraie religion ; mais la vraie religion inclut la vraie science.
Lorsque les hommes décidèrent de construire une machine volante, ils étudièrent les lois physiques qui permettaient de voler en étudiant les animaux volants. Quand ils comprirent les lois qui permettaient de voler, ils les appliquèrent et finalement réussirent à faire voler un engin. Ils n'allèrent pas contre ces lois naturelles et l'idée ne leur vint pas d'en inventer d'autres. Pourtant c'est ce que font les hommes pour connaître Jésus et son Evangile. Tout comme les lois qui régissent l'aéronautique existent de toute éternité, il en est de même pour celles qui permettent de connaître Jésus et son Evangile. Qu'on le veuille ou non, il n'y aura jamais de véritable compréhension de Jésus et de son Evangile, sans la foi en Lui, l'amour, l'humilité, la reconnaissance. L'Evangile nous montre que Jésus, malgré son pouvoir, s'il n'y avait pas de foi, ne pouvait faire de miracle ; car la foi doit précéder les miracles. Telle est une des Lois spirituelles fondamentales, à laquelle Jésus lui-même ne pouvait y déroger.
" Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu'il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur : c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. "

Votre livre me fait penser à une super-entreprise spécialisée dans la démolition qui annonce au monde entier, qu'elle s'apprête à raser toutes les pyramides d'Egypte de la plus petite à la plus grande. Elle présente à la presse d'énormes et terrifiants bulldozers hauts de plusieurs dizaines d'étages. Tous effrayés s'écrient : Mais ce n'est pas possible, ils vont y arriver ! Seulement lorsqu'on s'approche de près de ces énormes engins, on s'aperçoit qu'ils sont en carton ! Que le plus grand d'entre eux, ne pourrait même pas érafler la plus petite pyramide d'Egypte !
Des " Celses " depuis le début du christianisme, il y en a eu à toutes les époques. Ils ont clignoté le temps d'une étincelle pour rester à tout jamais dans l'obscurité, alors que l'Evangile continue imperturbablement et triomphalement à éclairer des millions et des millions de vies. Vous avez repris ce flambeau vacillant qui contient en lui-même les germes de sa mort. Les chiens aboient, mais la caravane passe !

TABLE DES MATIERES

LETTRE OUVERTE A GERARD MORDILLAT 5
ET JEROME PRIEUR 5
-1- " JESUS CONTRE JESUS " 5
INTRODUCTION 5
Présentation au dos du livre 5
Pourquoi cette lettre ouverte ? 6
Les Evangiles, un texte miné 8
Conclusion du premier chapitre 12
1- INCONNU 13
Acte de naissance 14
Fils de Marie 19
" Né de la prostitution " 19
Nazareth 26
Charpentier 26
Jean Baptiste 28
Douze pour un 30
Le dernier jour 32
La veille 36
Le lendemain de la veille 36
L'œil de l'histoire 40
Rien de rien 41
Mythe ou vérité 42
Exégèse et critique 44
La première quête 45
La deuxième quête 55
La troisième quête 56
Le Graal du Jésus historique 57
Flavius Josèphe - Un Faux authentique- Le cinquième évangile 57
L'Histoire des Romains 59
" Christos " 59
Demain la fin 60
2- CRUCIFIE 69
La suprême infamie 69
Le serviteur modèle 71
Le Saint-Suaire 72
3- ENSEVELI 75
Sans sépulture 78
Joseph d'Arimathée 79
Les intermittents de l'Evangile 81
Le corps précieux 84
Généalogie 85
Donc, donc, donc 89
Ci-gît 90
Le vol du cadavre 90
Car elles avaient peur 91
La fausse fin de l'Evangile de Marc 93
Le jeune homme nu 96
Inconséquences 96
Rien à personne - Transgression - La peur du rédacteur 96
4- RESSUSCITE 99
Une croix le suivait - Le mystère du tombeau vide 101
Résurrection des morts et restauration des 10 tribus d'Israël 101
" Lazare, viens dehors ! " 103
Roman d'anticipation 103
Une idée juive 106
La crise maccabéenne 113
Les visions de Daniel 118
L'arme de la résurrection 118
Qui ressuscitera ? 120
Retour à Béthanie Combat pour le titre 123
Intervention de la christologie Nazarénien/Nazôréen 123
Plusieurs langages Scandale et folie 123
" Qu'est-ce qu'il nous dit là ? " Querelles de lecteurs 123
Coup de force Le jour et l'heure 123
5- APPARU 125
L'événement 125
Visions 126
TROIS FOIS 127
Damas, son et lumière 128
Christophanies 133
Ou bien, ou bien… 134
" Où ils l'ont mis ? " Préséance La place du chef 135
Transfiguration 135
Frère Jacques 135
" Petites théories des sources ". 135
La liste de Paul- 137
6- ÉCHANGE 139
Les suppléants 140
Jurisprudence " Jésus " 141
Peine capitale 151
Jésus Barabbas 154
L'autre et le même 155
Jésus le Galiléen 162
Jésus brigand 162
De la colère à la haine 164
La machine à hypothèses 171
7 LIVRE 173
Judas 173
Pierre 174
Ils ne plaisent pas à Dieu 174
Nous sommes tous redevables au peuple Juif 181
CONCLUSION 183

Cette lettre ouverte à été conçue à partir du livre
JESUS CONTRE JESUS
De Gérard MORDILLAT et Jérôme PRIEUR
EDITIONS DU SEUIL. Novembre 99

Victor OJEDA   victorojeda@free.fr
http://www.ok-biblio-ebooks.com

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