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Chansons3

    Bienvenue aux poètes, au rêveurs et aux amoureux sur cette page de chansons !


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Marcel's swing Isabelle Odin, avril 2006.
Yvette Isabelle Odin, mai 2006.
3 chansons de Clotaire, octobre 2006.
7 chansons de Clotaire, octobre 2006.

 

 

 


Marcel's swing

Le réveil sonne, déjà six plombes
Et j'ouvre un œil près de Raymonde
J'l'embrasse léger sur sa moustache
Tout doucement, faut pas qu'elle s'fâche

J'ai la langue lourde comme une palourde
La paupière triste, l'tonus en poudre.
Faut qu'j'me dépêche, j'ai pas la pêche
Y'a plus lacet à mes godasses

L'rasoir file pas j'ai la peau rêche
J'bois mon café, mon bol se casse
J'prends mon vélo et ma gamelle
Il est crevé, j'suis dans l'impasse

J'pars à l'usine, la vie est belle
J'suis ouvrier, j'm'appelle Marcel
S'lever matin c'est très cruel
Putain de monde industriel

Le réveil sonne déjà sept heures
Marie-Chantal est déjà d'bout
Tout est très soft et sans à-coup
Je sors douc'ment de ma torpeur

Y'a d'la musique dans le salon
Je prends un bain et je sens bon
Un coup d'Chanel sur l'Lapidus
Dans trois quarts d'heure, j'reçois les Russes.

J'avale mes œufs et mon bacon
Du thé de Chine, et je suis prêt
J'pends ma Vectra cabriolet
Un bon contrat ça se harponne.

Quand à seize heure je finirai
Ma dure journée, speedé crevé
J'pass'rai voir Louise dans son meublé,
En attendant faut s'dépêcher

Salut les mecs j'm'apelle Riton
J'suis S.D.F et sans un rond
Y'a deux cornards tous les matins
Qui m'réveillent tôt, pire que les trains,

J'ai rien à faire de mes journées
Sinon rêver sans travailler.
Les deux andouilles ont démarré
Moi j'suis crevé, j'vais recoucher.

Isabelle Odin  odin.isabelle@neuf.fr

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Yvette

Si comme un tronc central
Elle portait des feuilles
Aux noms très amicaux
Dont elle serait l'orgueil
Nicole serait un chêne
Aux ramures royales
Dont voici le feuillage
Qui bruit à tout propos.

Il y a d'abord Odile
Sans couleur et sans âge,
Une feuille de troène
Sans amour et sans haine,
Qui ne décroche pas
Agrippée mais fragile
Et qui se cache, hélas !
Et ne fleurira pas.

Y'a aussi Nathalie
Pleine d'entrain et de vie
Trop nourrie de la sève
De parents engluants,
Chenilles monstrueuses
Qui lui sucèrent le sang.
Espérant être heureuse
Et ne sachant que faire
Pour capter la lumière
A l'ombre de son père.

Et puis il y a Yvette
Pas plus grosse qu'une crevette
Qui pour s'épanouir
S'est bien trop arrosée,
Du coup elle s'étiole
Aux cieux décolorés
Qui la font décrépir.
Pourtant dans son pétiole
Y'avait du carburant
Du gazole, du pétrole
Fallait "qu'ça pète là d'dans "
L'automne est arrivé
Point de couleurs variées
Elle se fait toute petite
Toute recroquevillée,
Du dehors du dedans.

( -Au fait t'as des nouvelles d'Yvette ?
-Ah oui, j'lai aperçue hier, toute nue dans sa cervoise ! Ca avait pas l'air d'aller, elle avait déjà un litron dans l'cornet !
-Qu'est ce qu'elle va devenir ?
-T'as vu y'a une promo sur les poireaux !
-Ouais ! j'en ai pris trois kilos, demain j'te fais une tarte…)

Et puis il y a les glands !
Pierre Patrick et puis Gilles,
Tout ronds et tout dorés,
Ce ne sont pas des filles !
Ils ne peuvent germer,
Peut-être un peu fragiles
Ils restent bien accrochés
A leur unicité.

Et puis il y a moi
Champignon saprophyte
Qui embellit le tronc
Analyse et médite
Sur le goût de la sève
Et qui devient tout rond
En écrivant ses rêves,
Tout en papier crépon.

De sa vaste ramure
Bien des feuilles sont tombées
Faisant de jolis murs
Où elle puise l'engrais
Pour nourrir la vêture
Qui ne tombe jamais.

P.S Toute ressemblance avec des personnages connus serait totalement fortuite !

Isabelle Odin  odin.isabelle@neuf.fr

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3 chansons de Clotaire

Ce qui suit est un texte de chanson, ce n'est pas un antidépresseur, on peut le lire sans modération et il n'y a aucune contre indication!

Les crayons de couleur

Si tu n'attends personne qui rentre le soir.
Si tu as des idées grises, et même parfois des idées noires.
Si tu n'as jamais eu beaucoup de chance.
Ferme les yeux, imagine une page blanche.
Dessine d'abord un petit coin de ciel bleu.
Et qu'importe si dehors il pleut.
Puis au milieu, pose un grand soleil.
Pour chasser la grisaille il n'a pas son pareil.
Dessine également une multitude de fleurs.
Elles ont toujours fait parti de l'alchimie du bonheur.
N'oublie pas de bâtir la plus belle des maisons.
Ou il fera bon vivre chacune des saisons.
Par la fenêtre ouverte, laisse échapper quelques notes de musique.
Tu verras, pour le moral, c'est fantastique.
Dessine de grands arbres, indispensables dans le décor.
Ils te feront de l'ombre, si le soleil brille trop fort.
Sur le bord, laisse couler un petit ruisseau.
Avec un banc, pour venir écouter le bruit de l'eau.
As tu gardé assez de place pour le plus important.
Alors, maintenant, tu peu dessiner ton prince charmant.
Comment, tu me dis encore que tu n'as pas de travail.
Que tu as envie de dessiner un épouvantail.
D'accord, d'accord, mais avec un grand chapeau.
Un grand chapeau, ou viennent se poser beaucoup d'oiseaux.
D'accord, oui, mais en couleur les oiseaux.
En couleur les oiseaux.

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Cette chanson est un hommage à tous les marins disparus en mer, je l'ai écrite après le naufrage d'un célèbre chalutier, probablement coulé par un sous-marin. Mais j'aurais pu réaliser la même, après qu'une vague eut englouti une simple barque de pêche.

A tous les marins

Une larme qui coule sur un visage, cela peut parfois être beau.
Une larme qui coule sur un visage, ce n'est que de l'eau.
L'eau peut parfois être source de conflits.
Mais l'eau est toujours source de vie.
La vie est un long fleuve tranquille.
Mais les grands fleuves ne sont pas toujours dociles.
Il est des fleuves qui courent à pas de géant.
Pour aller se noyer au plus profond de l'océan.
L'océan, ce n'est qu'une multitude de gouttes d'eau.
Mais l'océan cela peut, parfois, être beau.
Une larme ruisselle sur le visage de la femme du marin.
C'est une perle de rosée qui vient d'éclore au matin.
C'est un diamant brillant de mille feux.
C'est une prière, c'est un hommage à tous les dieux.
Mais si, sur son visage, ne coule qu'une larme.
C'est comme une rivière souterraine qui ronge son âme.
Qui tourbillonne au plus profond de son corps.
C'est comme un fleuve chargé de pépites d'or.
Qui va, avec la force d'un torrent.
Se noyer au plus profond de l'océan.
Même si ce n'est que des gouttes d'eau.
L'océan cela peut, parfois, parfois, être beau.

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***


Là, tout est dans le texte, rajouter des commentaires me paraît inutile...

Le droit d'être aimé

On a tous été des enfants.
Certains, le sont resté longtemps.
D'autres, ne s'en souviennent pas assez souvent.
Certains, on été aimés par leurs parents.
D'autres auraient pu l'être également.
Mais si lourd soit le poids des larmes.
Il ne vaut jamais de prendre les armes.
A aucun prix un enfant ne doit prendre un fusil.
Aucune bombe ne justifie une tombe.
Aucune tombe ne justifie une bombe.
Même s'ils sont nés au pays des bombes.
Les enfants sont l'avenir du monde.
Tous les enfants on le droit d'être aimés
Tous les enfants on le droit de s'amuser.
Et même, si parfois certains l'on oublié.
Tous les enfants on le droit de manger.
Tous les enfants on le droit d'être des enfants.
Si lourd soit le poids des larmes.
Il ne vaut jamais de prendre les armes.
A aucun prix un enfant ne doit prendre un fusil.
Aucune bombe ne justifie une tombe.
Aucune tombe ne justifie une bombe.
Tous les enfants on le droit d'ouvrir les yeux sur le monde.
Sans être éblouis par la lueur des bombes.
Dans leurs regards se dessinent les contours du monde de demain.
Il faut qu'ils soient sereins, pour avoir de jolis dessins.
Car demain, lorsqu'ils seront grands.
Certains, auront oublié qu'ils on été des enfants.
D'autres ne s'en souviendront pas assez souvent.
Mais lorsqu'ils redessineront les contours du monde.
Ils devront apprendre à leurs enfants, que malgré tous les drames.
Et si lourd soit le poids des larmes.
Il ne vaut jamais de prendre les armes.
A aucun prix un enfant ne doit prendre un fusil.
Aucune bombe ne justifie une tombe.
Aucune tombe ne justifie une bombe.
Un enfant a le droit de rester un enfant.

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Clotaire,  clotextes108@free.fr

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7 chansons de Clotaire

La raison du plus fort est-elle vraiment la meilleure?

La raison du plus fort

Je me souviens du sourire des enfants.
Je me souviens du rire des enfants.
Je me souviens d'un manége d'autrefois.
De la ronde d'infatigables chevaux de bois.
Aujourd'hui, nos manèges s'envolent.
Dans d'interminables courses folles.
Pour ne pas entendre la détresse des bébés phoques.
Pour ne pas écouter les cris de notre époque.
A tort, ou à raison, on monte le son.
On monte le son, à tort ou à raison.
Sans Mona Lisa, est-ce que Léonard de Vinci.
Aurait put imaginer notre monde ainsi.
S'il n'avait pas vu le sourire de la Joconde
Aurait-il put imaginer, un jour, autant de bombes.
Pour ne pas entendre la détresse des bébés phoques.
Pour ne pas écouter les cris de notre époque.
A tort, ou à raison, on monte le son.
On monte le son, à tort ou à raison.
Nos robots nous construisent des prisons.
Leurs manèges nous emportent vers de nouveaux horizons.
Toujours plus vite, plus haut, toujours plus de sensations.
Pour briser le miroir de la réalité, on s'enferme dans des bulles de savon.
Et, à tort, ou à raison, on monte le son.
On monte le son, à tort, ou à raison.
Pour ne plus écouter les cris de notre époque.
Pour ne plus entendre la détresse des bébés phoques.

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Petite chanson écologique, sans prétention.

Un rêve

J'ai rêvé, pouvoir un jour me réveiller.
Au beau milieu d'un champ de blé.
Un petit champ de blé.
Avec des coquelicots et des bleuets.
Pas un de ces grands champs, totalement blond.
Qui ondulent jusqu'au bout de l'horizon.
Non; un petit champ de blé.
Avec des coquelicots et des bleuets.
De là, je pourrai vous chanter une chanson.
Une chanson qui ne parle pas de révolution.
Ni d'aucune forme de pollution.
Ce ne serait pas une chanson transgénique.
On n'y parlerait pas de bombes atomiques.
Ni même de l'amérique.
Juste d'un petit champ de blé.
Avec des coquelicots et des bleuets.
De là, on ne prêterait aucune attention.
Au taux de production.
Ni à cette terrible question.
Pourquoi des gens meurent, de n'avoir rien à manger.
Pourquoi des gens meurent, d'avoir trop à manger.
Juste un petit champ de blé.
Avec des coquelicots et des bleuets.
De là, on ne chercherait pas à savoir.
Si demain, la terre sera avalée par un trou noir.
Et si c'est bien, grâce à internet.
Que l'on pourra, un jour, sauver la planète.
Mais quand le soir, le soleil éteindrait sa lumière.
On pourrait s'endormir, sans énergie nucléaire.
Dans mon petit champ de blé.
Au milieu des coquelicots et des bleuets.
Que j'ai rêvé.

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Que ne ferait-on pas pour un sourire!

Vivre à en mourir

Pour un sourire, oui pour un sourire.
Je pourrais devenir romantique.
Je pourrais traverser L'atlantique.
Et même, réinventer l'Amérique.
Pour un sourire, oui pour un sourire.
Je pourrais repeindre votre vie en rose.
Je pourrais la fleurir avec des bouquets de prose.
Et même, couvrir la terre de pétales de roses.
Pour un sourire, oui pour un sourire.
Je pourrais déposer à vos pieds tous les présents.
Je pourrais maîtriser tous les océans.
Et même, apprivoiser le temps.
Je pourrais aujourd'hui faire fortune.
Je pourrais demain faire la une.
Et même, aller décrocher la lune.
Je pourrais me hisser au sommet des mats de cocagne.
Je pourrais déplacer des montagnes.
Et même, finir ma vie au bagne.
Pour un sourire, oui pour un sourire.
Je pourrais déposer à vos pieds tous les oriflammes.
Je pourrais aussi vendre mon âme.
Et même, m'immoler au milieu des flammes.
Pour un sourire, oui pour un sourire.
Je pourrais vivre, vivre, vivre à en mourir.
Oui, pour un sourire.

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La tolérance, un mot oublié…

La différence

La tolérance, ce n'est pas de l'indifférence.
La tolérance, c'est le droit à la différence.
On a tous envié les jouets des autres enfants.
Et puis, on est devenus grands.
Et puis, on a cru être intelligents.
Mais on est devenus intolérants.
La tolérance, c'est une évidence.
La tolérance, c'est une chance.
La tolérance, c'est le droit à la différence.
Si par respect des coutumes, vous portez un costume.
D'autres ici bas, portent une djellaba.
Et d'autres encore, sous le regard de la lune, se couvrent de plumes.
La tolérance, c'est le droit à la différence.
La tolérance, c'est une évidence.
La tolérance, c'est une chance.
La tolérance, ce n'est pas de l'indifférence.
Imaginez un monde sans différence.
Un monde vide, un monde plat, un monde creux.
Un monde, qu'au fond, personne ne veut.
Un monde ou tous les sons seraient identiques.
Un monde sans musique, ce serait tragique.
Mais lorsque les cloches sonnent à Rome.
C'est différemment qu'au Tibet elles résonnent.
La tolérance, c'est une évidence.
La tolérance, c'est une chance.
La tolérance, c'est le droit à la différence.
Un monde avec une seule couleur.
Pour le papillon, l'oiseau et la fleur.
Ce monde, ce serait l'horreur.
Un monde ou tous les fruits auraient la même saveur.
Un monde ou on aurait perdu le goût du bonheur.
Mais heureusement, elle prend sa source à l'enfance.
Et elle coule en abondance, la différence.
Et si elle ne peut exister sans tolérance.
Ce n'est pas de l'indifférence, la tolérance.

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Si je devais rechercher un petit côté autobiographique, dans un de mes textes de chanson, ce serait sûrement dans celui-ci:

Parler d'amour

Oui, un jour, j'ai perdu la raison.
Oui, un jour, j'ai commencé à écrire des chansons.
Mes chansons auraient pu vous parler d'amour.
De ces deux la qui s'aiment pour toujours.
Elles auraient pu vous dire le parfum du bonheur.
Et l'infinie beauté des fleurs.
Elles auraient pu vous raconter le chant des oiseaux
On dit que celui du rossignol est le plus beau.
Elles auraient pu évoquer toutes ces choses.
Toutes ces choses qui font la vie en rose.
Vous faire croire que la vie sur terre c'est le paradis.
Oui, mais voilà, il y a la vie.
Oui, un jour, j'ai perdu la raison.
Oui, un jour, j'ai commencé à écrire des chansons.
Je suis entré en guerre, comme on entre en religion.
Avec la même foi, avec la même passion.
Moi le Don Quichotte de notre ère.
Je me bats contre toutes les guerres.
Je lutte contre d'insaisissables moulins à vent.
Je suis seul, et je ne suis pas un géant.
Que l'on verse une goutte de sang, pour faire fortune.
Aussitôt c'est une goutte d'encre qui coule sur ma plume.
Que naisse l'ombre d'un couteau, l'ombre d'un fusil.
Aussitôt j'essaie de vous dire que la vie n'a pas de prix.
Oui, un jour, j'ai commencé à écrire des chansons.
Oui, un jour, j'ai perdu la raison.

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Petite devinette: Essayez de trouver, avant la fin du texte, quel est le sujet de la chanson.

Les premiers pas

Elle prend naissance dans un souffle.
Elle vient, parfois, quand on ne l'attend pas.
Puis un jour elle fait ses premiers pas.
Puis un jour on allume sa première bougie.
La flamme vacille au moindre souffle.
Et ce sont des joues à peine rougies.
Qui vont l'éteindre dans un souffle.
Elle peut être celle d'un chien.
Elle peut être celle d'un roi.
Simplement celle de quelqu'un de bien.
Et même celle d'un homme de foi.
Aujourd'hui, les hommes veulent être l'égal des femmes.
Aujourd'hui, les hommes ne se battent plus en duel.
Mais elle est encore le théâtre de trop de drames.
Mais elle est, encore, souvent trop cruelle.
Parfois, on la croit à son dernier souffle.
Elle vacille comme la flamme d'une bougie.
Mais, comme une allumette, elle repart dans un souffle.
Et commence, alors, les premiers pas d'une nouvelle vie.
Car la vie prend naissance dans un souffle.
Car la vie vient, parfois, quand on ne l'attend pas.
Car la vie peut être belle à vous couper le souffle.
Car la vie, un jour, fait ses premiers pas.
Ses premiers pas.


Simplement féminin

Apprivoiser le parfum des fleurs.
Apprivoiser le parfum du bonheur.
Féminin, simplement féminin.
Pleurer, comme pleure un enfant.
Pleurer, et rire en même temps.
Féminin, simplement féminin.
Apprivoiser la beauté.
Même en sacrifiant sa santé.
Féminin, simplement féminin.
Rechercher l'immortelle jeunesse.
Comme celle des princesses.
Féminin, simplement féminin.
Rêver au prince charmant.
Mais rejoindre son amant.
Féminin, simplement féminin.
Marcher avec élégance sur des talons.
Dompter le plus fou des étalons.
Féminin, simplement féminin.
Au-delà de tout, cette envie.
De pouvoir un jour, donner la vie.
Féminin, simplement féminin.
Et puis donner de l'amour, de l'amour.
Oui, de l'amour, pour toujours.
Féminin, simplement féminin.
Apprivoiser le parfum des fleurs.
Apprivoiser le parfum du bonheur.
Féminin, simplement féminin.
Rire, comme rie un enfant.
Rire, et pleurer en même temps.
Féminin, simplement féminin.
Et surtout, être en somme.
La seule raison d'être des hommes.
Féminin, simplement féminin.

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