Autobiographies2
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La
pétroleuse
Magali Anderson, juillet 2003. |
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Magali
Anderson est une de ces femmes
à la destinée et au caractère exceptionnels. Ingénieur pétrolier à
22 ans, elle débute sa carrière sur une plate-forme pétrolière en
Afrique, au contact et au commandement d'hommes rudes et bâtis comme
des montagnes... |
Les poings serrés,
le cœur douloureux, non, je ne pouvais y croire, ce n'était pas moi.
Moi, à peine majeure, mais avec la certitude d'aimer déjà
cet enfant qui grandit là dans mon ventre. Et cette odeur âcre
et piquante, tout est propre, comment peut-on être propre après
çà. Je suis tendue, ma chair est là mais mon coeur est
déjà mort, mort comme cet enfant. Le voilà, cet instant,
ce bruit horrible et terrifiant de l'aspirateur me remplit de larmes.
Tout doucement, en quelques minutes, il n'est plus, il ne sera jamais plus,
je l'ai tué, je l'ai tué.
Voici en quelques lignes le plus terrifiant souvenir de toute ma vie, au fil de ce livre je vais vous livrer comment et pourquoi j'en suis arrivée à ce point de non retour ainsi que les conséquences catastrophiques qui en ont découlé. Ce n'est pas une autobiographie au sens propre du terme, car étrangement j'ai occulté de ma mémoire mon enfance. Y a t'il des souvenirs tellement douloureux que même aujourd'hui je ne veux toujours pas les reconnaître ? Sincèrement, je ne peux pas répondre à cette question. Peut être que la rédaction de ce livre me donnera des réponses, je ne manquerai pas de vous les transmettre si cela arrivait. Par ce récit, je me livre à vous avec tous mes défauts, tous mes ratés mais aussi je voudrai vous transmettre mes clefs, clefs qui m'on permis de me sortir de cet enfer et d'enfin connaître la paix
Commence ma petite enfance
Un sein, je veux un sein,
un sein chaud et aimant, je veux sentir le lait qui tranquillement descend dans
ma gorge et je veux saisir cet instant magique de deux bras qui vous enlacent.
Alors, je crie, je crie à tue tête mais personne ne m'entend. Et
je reste là avec mes joues rougies par les larmes et les hurlements.
Un mince rayon de lumière traverse les rideaux verts et forme une guirlande
multicolore qui s'écrase sur la porte de la garde-robe. Epuisée,
je m'endors. Une porte qui s'ouvre, des pas dans l'escalier, je vais peut être
enfin connaître cet instant délicieux et divin de la tétée
.Hé bien non, ballottée comme un canard que l'on dois engraisser,
on m'enfonce une abominable tétine caoutchouteuse, le lait me brûle
la gorge et avec lui brûle tous mes rêves.
Mes rêves de tendresse et d'amour filial.
Deux bougies brûlent sur mon gâteau d'anniversaire, ce nuage blanc
et onctueux accueille moult fraises et autres fruits. Des cadeaux pleins les
bras et la bouche dégoulinante de crème fraîche, je suis
très impatiente de me coucher, car demain je vais connaître ce
grand moment dans la vie d'un enfant, celui de la rentrée des classes.
Pour une fois, je suis très
contente de voir se refermer sur mon lit ce filet protecteur et des rêves
pleins la tête, je plonge dans l'inconnu de la nuit. Toute de bleue vêtue,
deux couettes trônant sur le sommet de ma tête, je suis fin prête
à vivre cet instant magique. Un dernier bisou à ma yoyonne (c'est
ma grand-mère, elle est géniale ma yoyone mais je vous en parlerai
plus tard) qui les yeux mouillés d'amour m'as préparé mon
petit cartable et nous sortons. L'école n'est qu'à quelques pas.
Mon cœur bat très fort, mes jambes tremblent sous mes pas mais mon sourire
ne trompe pas. On se rapproche de la grille, des cris fusent, hop tout à
coup un ballon traverse le chemin juste devant nous, je fais un pas en arrière
mais déjà un grand un très grand garçon sort de
la cour et reprend son ballon. Nos regards se croisent,
-" bonjour, c'est ton premier jour ? " Confuse, je baisse la tête.
Tout se bouscule dans ma tête.
Je n'ai jamais vu autant d'enfants courir, rire, il y en a tellement que je
ne parviens pas à tous les compter.
Les grands jouent au ballon, les filles jouent à la marelle. Les petits
presque comme moi, eux sont plus calmes heureusement car je me sens complètement
perdue. Accueillie par le large sourire de la maîtresse, je rentre dans
ce qui sera ma classe, ma toute première classe, vous vous rendez compte.
Une première porte, un long couloir rempli de portemanteaux, droite comme
un i, je marche fièrement la tête remplie d'étoiles. Que
c'est beau ! Aussitôt entrée, je m'empare d'une petite chaise et
voilà, je suis déjà chez moi ! Allez madame donne moi du
travail. Une feuille blanche quelques crayons en quelques minutes un magnifique
rien du tout est sorti de mes doigts. Ma maîtresse écrit mon nom
en bas de la page. Ma première œuvre trône suspendue à une
étrange ficelle qui traverse la classe. Plusieurs années après
j'en suis toujours réduite à dessiner des riens du tout néanmoins
même si le dessin ne sera jamais ma tasse de thé, je suis très
fière, aujourd'hui, de peindre à l'acrylique des tableaux qui
me font chaud au cœur. Certainement aussi chaud au cœur que ce premier jour
d'école.
Ma scolarité primaire
s'est faite sans grands problèmes, sans trop de travail, sans coup d'éclat.
Beaucoup plus intéressée à confectionner des petites maisons
en papier qu'à écouter le professeur.
Un jour rapportant un bulletin semblable aux autres, mes parents ont de nouveau
déclarer la troisième guerre mondiale malheureusement mon bulletin
fût la victime de ce déferlements d'insultes et de coup bas comment
un simple bout de papier aurait-il pu résister à la pression de
deux parents complètement aveuglés par leurs ego. Dans un bruit
sourd et déchirant ils ont en une fraction de seconde écartelé
bien plus que mon bulletin. C'est toute mon âme qui s'est envolée
ce jour là.
Puis un jour pouf plus de
papa, il avait fui, lâcheté, peur des responsabilités de
père ou tension trop grande, je ne l'ai jamais su. Quoi qu'il en soit
une fois de plus l'homme de la maison brillait par son absence et cela depuis
plusieurs générations. Trois exactement, que des bébés
filles et que des histoires d'amour morbides… J'avais neuf ans et trois ans
plus tard ma chère Yoyonne nous quittait. C'était une femme forte,
grande, remplie d'amour pour les autres. Elle avait passé le plus clair
de son temps derrière son comptoir, emballant des cadeaux et rangeant
son magasin. Un matin, elle ne se leva pas et lorsque le docteur arriva, c'était
pour l'emmener à l'hôpital tout proche, elle savait qu'elle ne
reviendrait jamais. Deux semaines après, la gorge ouverte et transpercée
par un tuyau, elle s'en est allée rejoindre les anges.
Chaque jour je pense à elle. En somme elle n'est jamais morte et vit
toujours en moi.
Quelques jours après son décès, des draps noirs ornaient
une des pièces de la maison et on enferma ma Yoyonne dans une grande
boite noire et brillante. Tous les soirs je me devais d'aller enlever les poussières
qui la salissaient. Ce fût un rituel sans doute une façon pour
moi de lui dire adieu...
Fabienne Tranchant, fabyath@yahoo.fr
Vous vous demandez certainement quelles raisons poussent un adolescent de 16 ans à écrire son autobiographie , et que peut-il raconter d intéressant alors qu' il n' a pas encore atteint le quart de sa vie.
Je n' ai que seize ans , en effet. Pourtant j' ai l' impression d' avoir vécu au moins la moitié de mon existence lors de mes six dernières années. Avant mon dixième anniversaire , je ne me souviens de rien , car j' avais plutôt une vie ordinaire. Je passerai donc vite sur mes dix premières années , car depuis ce temps là ma vie s' accélère , et j' ai pris un réel goût de vivre, et je me sens utile. Je sais que, si je partirai demain , on parlera de moi en bien , et surtout beaucoup de monde se souviendra de moi . C' est très agréable de se sentir utile , de savoir faire rire les gens ou de manquer à certaines personnes. Ca m' encourage à toujours mieux faire , donc à me faire aimer encore plus . C' est pour cette raison que cette période de la vie est très importante , car elle forge la personnalité. Après, souvent, il est trop tard. Celui qui n' a pas réssi sa jeunesse ne réussira jamais , et bien sûr il regrettera plus tard de ne pas avoir essayé, puisque tout le monde peut réussir , même si certains plus facilement que d ' autres. Je ne me montre pas comme un exemple, mais moi au moins j' ai réussi , jusqu à présent . Je ne fais qu' éclairer un chemin , après libre à vous de tourner avant , mais ma voie mène a l' avenir .
De plus , à seize ans , la mémoire ne fait pas encore défaut. Tout ce qui est écrit est plus vrai que vrai . D' où le proverbe " La vérité sort toujours de la bouche des enfants ". Seul un jeune peut raconter précisément sa jeunesse , car la façon au temps d l' écriture qu' au temps de l ' histoire. La jeunesse est la période la plus mouvementée de la vie , car on y est découvre les plaisirs. Il y a d' abord le premier noël, ensuite le premier animal de compagnie , le premier bulletin ,la première médaille, le premier baiser. Après commencent les choses sérieuses: l' autonomie et les responsabilités. On doit avoir de bonnes notes , remporter des médailles, et tout devient de plus en plus dur au fil du temps , mais reste toujours aussi passionnant. Puis on en arrive au premier amour , les sorties avec les copains, les " teufs " , on avale le premier verre d' alcool , qu on n' avait jusqu' à là même pas penser boire un jour. Et tout arrive en même, c' est à une fête qu' on rencontre cet amour, et c' est grâce à ce verre qu' on trouve le courage de faire le premier pas. Toutes ces émotions se mélangent et donnent naissance à la crise d' adolescence , qui paraît être la pire période de la vie sur le moment, mais c' est pourtant celle où l' on garde les meilleurs souvenirs. C' est là où commencent les bêtises inutiles mais inévitables : boire jusqu' au point de vomir , les histoires d' un soir, les heures de colle, l' incontournable cigarette. Après , je ne sais pas encore ce qui se passe , je n' en suis pas encore là, et à vrai dire j' en profite , tout en me fixant des limites. Surtout ne pas faire de sortie de route , car c' est très dur de retrouver son chemin quand on s' est égar'e9 loin, très loin. Peut être que ma jeunesse sera semblable à la vôtre. En tout cas vous y trouverez des points communs , car nous sommes tous un peu pareil , nous sommes tous des êtres humains , et nous recherchons tous le bonheur, d' une manière ou d' une autre. Et peut être que mon livre fera ressortir des souvenirs " du bon vieux temps " cachés au fond de votre mémoire.
Mais s' il y a au moins une choses que je peux vous promettre , c' est que tout ce qui est dit est vrai , même les mensonges. Mes souvenirs sont très précis , et ce livre de ne jamais les oublier...........François Leroy petiothemitch@hotmail.com