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Autobiographies2

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La pétroleuse Magali Anderson, juillet 2003.
Les poings serrés Fabienne Tranchant, septembre 2004.
Préambule de mon autobiographie François Leroy, mars 2006.

 

 

 

    Magali Anderson est une de ces femmes à la destinée et au caractère exceptionnels. Ingénieur pétrolier à 22 ans, elle débute sa carrière sur une plate-forme pétrolière en Afrique, au contact et au commandement d'hommes rudes et bâtis comme des montagnes...
     Sa rage de vaincre et de réussir lui ont permis d'accepter ce difficile challenge et de démontrer à tous ceux qui doutaient d'elle ses capacités de réussite et sa combativité, dans un univers assez impitoyable habituellement réservé à de gros machos tonitruands et prétentieux.
     Pendant dix ans, elle affrontera et aimera cet environnement de travail pénible et souvent ingrat, sera perpétuellement testée et attaquée dans sa personnalité de femme, mais conduira à terme et avec succès ses missions sur des forages, des plates-formes pétrolières et la direction d'une base au Nigéria.
     Aujourd'hui, elle veut faire partager cette expérience exceptionnelle à d'autres personnes et, pourquoi pas, susciter des vocations...!
     Mais elle a aussi envie de vivre sa vie de femme et de mère, comme toutes les femmes du monde, et profiter de la vie. Son livre "La pétroleuse" raconte cette partie de sa vie professionnelle et tout ce qu'elle a pu vivre et ressentir à travers cette expérience.


     Ecrire à l'auteur:  lapetroleuse@free.fr 
     Lire le roman :   EXT MA PETROLE

    Visiter le site de l'auteur:  http://lapetroleuse.free.fr 

 

 

Les poings serrés

Les poings serrés, le cœur douloureux, non, je ne pouvais y croire, ce n'était pas moi. Moi, à peine majeure, mais avec la certitude d'aimer déjà cet enfant qui grandit là dans mon ventre. Et cette odeur âcre et piquante, tout est propre, comment peut-on être propre après çà. Je suis tendue, ma chair est là mais mon coeur est déjà mort, mort comme cet enfant. Le voilà, cet instant, ce bruit horrible et terrifiant de l'aspirateur me remplit de larmes.
Tout doucement, en quelques minutes, il n'est plus, il ne sera jamais plus, je l'ai tué, je l'ai tué.

Voici en quelques lignes le plus terrifiant souvenir de toute ma vie, au fil de ce livre je vais vous livrer comment et pourquoi j'en suis arrivée à ce point de non retour ainsi que les conséquences catastrophiques qui en ont découlé. Ce n'est pas une autobiographie au sens propre du terme, car étrangement j'ai occulté de ma mémoire mon enfance. Y a t'il des souvenirs tellement douloureux que même aujourd'hui je ne veux toujours pas les reconnaître ? Sincèrement, je ne peux pas répondre à cette question. Peut être que la rédaction de ce livre me donnera des réponses, je ne manquerai pas de vous les transmettre si cela arrivait. Par ce récit, je me livre à vous avec tous mes défauts, tous mes ratés mais aussi je voudrai vous transmettre mes clefs, clefs qui m'on permis de me sortir de cet enfer et d'enfin connaître la paix

Commence ma petite enfance

Un sein, je veux un sein, un sein chaud et aimant, je veux sentir le lait qui tranquillement descend dans ma gorge et je veux saisir cet instant magique de deux bras qui vous enlacent. Alors, je crie, je crie à tue tête mais personne ne m'entend. Et je reste là avec mes joues rougies par les larmes et les hurlements. Un mince rayon de lumière traverse les rideaux verts et forme une guirlande multicolore qui s'écrase sur la porte de la garde-robe. Epuisée, je m'endors. Une porte qui s'ouvre, des pas dans l'escalier, je vais peut être enfin connaître cet instant délicieux et divin de la tétée .Hé bien non, ballottée comme un canard que l'on dois engraisser, on m'enfonce une abominable tétine caoutchouteuse, le lait me brûle la gorge et avec lui brûle tous mes rêves.
Mes rêves de tendresse et d'amour filial.
Deux bougies brûlent sur mon gâteau d'anniversaire, ce nuage blanc et onctueux accueille moult fraises et autres fruits. Des cadeaux pleins les bras et la bouche dégoulinante de crème fraîche, je suis très impatiente de me coucher, car demain je vais connaître ce grand moment dans la vie d'un enfant, celui de la rentrée des classes.

Pour une fois, je suis très contente de voir se refermer sur mon lit ce filet protecteur et des rêves pleins la tête, je plonge dans l'inconnu de la nuit. Toute de bleue vêtue, deux couettes trônant sur le sommet de ma tête, je suis fin prête à vivre cet instant magique. Un dernier bisou à ma yoyonne (c'est ma grand-mère, elle est géniale ma yoyone mais je vous en parlerai plus tard) qui les yeux mouillés d'amour m'as préparé mon petit cartable et nous sortons. L'école n'est qu'à quelques pas. Mon cœur bat très fort, mes jambes tremblent sous mes pas mais mon sourire ne trompe pas. On se rapproche de la grille, des cris fusent, hop tout à coup un ballon traverse le chemin juste devant nous, je fais un pas en arrière mais déjà un grand un très grand garçon sort de la cour et reprend son ballon. Nos regards se croisent,
-" bonjour, c'est ton premier jour ? " Confuse, je baisse la tête. Tout se bouscule dans ma tête.
Je n'ai jamais vu autant d'enfants courir, rire, il y en a tellement que je ne parviens pas à tous les compter.
Les grands jouent au ballon, les filles jouent à la marelle. Les petits presque comme moi, eux sont plus calmes heureusement car je me sens complètement perdue. Accueillie par le large sourire de la maîtresse, je rentre dans ce qui sera ma classe, ma toute première classe, vous vous rendez compte. Une première porte, un long couloir rempli de portemanteaux, droite comme un i, je marche fièrement la tête remplie d'étoiles. Que c'est beau ! Aussitôt entrée, je m'empare d'une petite chaise et voilà, je suis déjà chez moi ! Allez madame donne moi du travail. Une feuille blanche quelques crayons en quelques minutes un magnifique rien du tout est sorti de mes doigts. Ma maîtresse écrit mon nom en bas de la page. Ma première œuvre trône suspendue à une étrange ficelle qui traverse la classe. Plusieurs années après j'en suis toujours réduite à dessiner des riens du tout néanmoins même si le dessin ne sera jamais ma tasse de thé, je suis très fière, aujourd'hui, de peindre à l'acrylique des tableaux qui me font chaud au cœur. Certainement aussi chaud au cœur que ce premier jour d'école.

Ma scolarité primaire s'est faite sans grands problèmes, sans trop de travail, sans coup d'éclat. Beaucoup plus intéressée à confectionner des petites maisons en papier qu'à écouter le professeur.
Un jour rapportant un bulletin semblable aux autres, mes parents ont de nouveau déclarer la troisième guerre mondiale malheureusement mon bulletin fût la victime de ce déferlements d'insultes et de coup bas comment un simple bout de papier aurait-il pu résister à la pression de deux parents complètement aveuglés par leurs ego. Dans un bruit sourd et déchirant ils ont en une fraction de seconde écartelé bien plus que mon bulletin. C'est toute mon âme qui s'est envolée ce jour là.

Puis un jour pouf plus de papa, il avait fui, lâcheté, peur des responsabilités de père ou tension trop grande, je ne l'ai jamais su. Quoi qu'il en soit une fois de plus l'homme de la maison brillait par son absence et cela depuis plusieurs générations. Trois exactement, que des bébés filles et que des histoires d'amour morbides… J'avais neuf ans et trois ans plus tard ma chère Yoyonne nous quittait. C'était une femme forte, grande, remplie d'amour pour les autres. Elle avait passé le plus clair de son temps derrière son comptoir, emballant des cadeaux et rangeant son magasin. Un matin, elle ne se leva pas et lorsque le docteur arriva, c'était pour l'emmener à l'hôpital tout proche, elle savait qu'elle ne reviendrait jamais. Deux semaines après, la gorge ouverte et transpercée par un tuyau, elle s'en est allée rejoindre les anges.
Chaque jour je pense à elle. En somme elle n'est jamais morte et vit toujours en moi.
Quelques jours après son décès, des draps noirs ornaient une des pièces de la maison et on enferma ma Yoyonne dans une grande boite noire et brillante. Tous les soirs je me devais d'aller enlever les poussières qui la salissaient. Ce fût un rituel sans doute une façon pour moi de lui dire adieu...

Fabienne Tranchant, fabyath@yahoo.fr

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Préambule de mon autobiographie

Vous vous demandez certainement quelles raisons poussent un adolescent de 16 ans à écrire son autobiographie , et que peut-il raconter d intéressant alors qu' il n' a pas encore atteint le quart de sa vie.
Je n' ai que seize ans , en effet. Pourtant j' ai l' impression d' avoir vécu au moins la moitié de mon existence lors de mes six dernières années. Avant mon dixième anniversaire , je ne me souviens de rien , car j' avais plutôt une vie ordinaire. Je passerai donc vite sur mes dix premières années , car depuis ce temps là ma vie s' accélère , et j' ai pris un réel goût de vivre, et je me sens utile. Je sais que, si je partirai demain , on parlera de moi en bien , et surtout beaucoup de monde se souviendra de moi . C' est très agréable de se sentir utile , de savoir faire rire les gens ou de manquer à certaines personnes. Ca m' encourage à toujours mieux faire , donc à me faire aimer encore plus . C' est pour cette raison que cette période de la vie est très importante , car elle forge la personnalité. Après, souvent, il est trop tard. Celui qui n' a pas réssi sa jeunesse ne réussira jamais , et bien sûr il regrettera plus tard de ne pas avoir essayé, puisque tout le monde peut réussir , même si certains plus facilement que d ' autres. Je ne me montre pas comme un exemple, mais moi au moins j' ai réussi , jusqu à présent . Je ne fais qu' éclairer un chemin , après libre à vous de tourner avant , mais ma voie mène a l' avenir .
De plus , à seize ans , la mémoire ne fait pas encore défaut. Tout ce qui est écrit est plus vrai que vrai . D' où le proverbe " La vérité sort toujours de la bouche des enfants ". Seul un jeune peut raconter précisément sa jeunesse , car la façon au temps d l' écriture qu' au temps de l ' histoire. La jeunesse est la période la plus mouvementée de la vie , car on y est découvre les plaisirs. Il y a d' abord le premier noël, ensuite le premier animal de compagnie , le premier bulletin ,la première médaille, le premier baiser. Après commencent les choses sérieuses: l' autonomie et les responsabilités. On doit avoir de bonnes notes , remporter des médailles, et tout devient de plus en plus dur au fil du temps , mais reste toujours aussi passionnant. Puis on en arrive au premier amour , les sorties avec les copains, les " teufs " , on avale le premier verre d' alcool , qu on n' avait jusqu' à là même pas penser boire un jour. Et tout arrive en même, c' est à une fête qu' on rencontre cet amour, et c' est grâce à ce verre qu' on trouve le courage de faire le premier pas. Toutes ces émotions se mélangent et donnent naissance à la crise d' adolescence , qui paraît être la pire période de la vie sur le moment, mais c' est pourtant celle où l' on garde les meilleurs souvenirs. C' est là où commencent les bêtises inutiles mais inévitables : boire jusqu' au point de vomir , les histoires d' un soir, les heures de colle, l' incontournable cigarette. Après , je ne sais pas encore ce qui se passe , je n' en suis pas encore là, et à vrai dire j' en profite , tout en me fixant des limites. Surtout ne pas faire de sortie de route , car c' est très dur de retrouver son chemin quand on s' est égar'e9 loin, très loin. Peut être que ma jeunesse sera semblable à la vôtre. En tout cas vous y trouverez des points communs , car nous sommes tous un peu pareil , nous sommes tous des êtres humains , et nous recherchons tous le bonheur, d' une manière ou d' une autre. Et peut être que mon livre fera ressortir des souvenirs " du bon vieux temps " cachés au fond de votre mémoire.
Mais s' il y a au moins une choses que je peux vous promettre , c' est que tout ce qui est dit est vrai , même les mensonges. Mes souvenirs sont très précis , et ce livre de ne jamais les oublier.
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François Leroy    petiothemitch@hotmail.com

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