Athéisme réfléchi et éclairé
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Textes 3

Les fous sont toujours pleins de certitudes, tandis que
les sages ne parviennent jamais à sortir du doute...

 

Croire en un Dieu qui n’existe pas... / Les tribunaux religieux en Europe /
L'euthanasie et le suicide, des droits inaliénables inhérents à l'autonomie humaine /

Croire en un Dieu qui n’existe pas, telle est la
devise du pasteur protestant Klaas Hendrikse.

Par Guillaume, le 15 février 2008.

Le pasteur protestant Klaas Hendrikse, PKN (1) de Midelburg-Zierikzee a semé la consternation et la pagaille dans l’Eglise protestante néerlandaise en révélant à divers médias son «athéisme» et en publiant son livre « Croire en un Dieu qui n’existe pas : manifeste d’un pasteur athée.»(2) La bible n’est pour lui qu’un ramassis d’histoires mythologiques.

Personnellement je ne suis pas étonné de cette déclaration et de ce livre. On sait depuis longtemps, qu’il y a énormément de curés et de pasteurs athées, et qu’ils n’ont pas l’obligation de croire en Dieu, mais de convaincre tous les crédules du monde entier, d’y croire. C’est le but de toutes les religions, faire croire en Dieu, la résurrection, la réincarnation, la Trinité, les saints, les faux miracles etc., tout en sachant que ce n’est rien d’autre que de l’exploitation de la crédulité humaine, de l’imposture, de la supercherie, de la tromperie, de la fourberie, de la tartufferie. Le pasteur sait aussi que Dieu est le seul être qui, pour régner, n’ait pas besoin d’exister, comme l’a dit si bien Baudelaire. C’est pourquoi il suffit de croire en un Dieu qui n’existe pas pour faire survivre Dieu et les religions.

Que Dieu n’existe pas, est selon ce pasteur une condition préalable à l’exercice du sacerdoce de pasteur. Déjà pendant ses études de théologie, Klaas Hendrikse ne croyait pas à la théologie qu’on lui enseignait. Selon ce pasteur beaucoup de croyants ont abandonné l’idée de l’existence de Dieu ou en doutent, mais cela n’a aucune importance pour lui, du moment qu’on croit en ce Dieu inexistant.

Il compare la Bible et ses récits mythiques à la mythologie grecque ou romaine. Personne ne se pose encore la question de savoir si Janus, Saturne, Cronos ou Zeus, alias Jupiter, ont existé. Il s’étonne que plus personne ne croit à ces dieux mythiques, mais qu’on n’agit pas de même avec le Dieu monothéiste juif, chrétien ou musulman. On croit même dit-il dans le Fils d’un Dieu qui n’existe pas. Lisez le mythe de Jésus sur le site : http://www.assatashakur.org/forum/..

Puisque le pasteur protestant dit qu’un Dieu inexistant ne peut avoir un enfant, c’est normal que le pape Léon X, à qui on attribue ces paroles, aurait dit au cardinal Pietro Bembo en 1520 : "On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ a été profitable à nous et à nos proches."[Quantum nobis nostrisque que ea de Christo fabula profuerit, satis est omnibus seculis notum.]. (3) tandis que le pape Paul III, homosexuel notoire, déclare au duc Mendoza, ambassadeur d’Espagne : «N'ayant pu découvrir aucune preuve de la réalité historique de Jésus-Christ de la légende chrétienne, j'étais dans l'obligation de conclure à un dieu solaire mythique de plus.» (4)

Le pasteur Klaas Hendrikse, ne prononce jamais les mots « Seigneur aidez-nous », et refuse de les prononcer. Il sait évidemment que c’est inutile et ridicule. Le Seigneur, n’a jamais aidé personne, ni multiplié les pains pour les millions de pauvres qui meurent de faim en ce monde à la dérive. Au lieu d’arrêter les famines et les catastrophes dans le monde, ce Dieu tout-puissant et infiniment mauvais, se complaît sadiquement à les aggraver chaque jour encore plus, d’abord sur terre, et puis comme si cela ne suffisait pas, il promet encore que dans l’au-delà, il va nous rôtir en enfer. Même après la mort, pas de pardon. Il surchauffe même actuellement la terre à un tel rythme, que bientôt il va nous rôtir vivant, sans attendre qu’on arrive en enfer. Il est plus diabolique que le diable, qui n’est que son serviteur et exécuteur de la volonté divine. Oui, Diderot a raison, l'idée qu'il n'y a pas de Dieu ne fait trembler personne; on tremble plutôt qu'il y en ait un. Le Dieu biblique, n’a rien de bon. Il est jaloux, violent, vindicatif, cruel et criminel. On préfère qu’un tel Dieu n’existe pas.

Cela n’empêche pas les gens crédules de crier « Allah Akhar » lorsqu’ils font la guerre ou s’entretuent religieusement un peu partout dans le monde, ou lorsqu’ils prient, après une grande catastrophe, pour que le Tout-Puissant ne récidive pas trop vite. Ces prières chrétiennes, musulmanes, juives, hindoues, bouddhistes, ne sont jamais entendues et ne servent à rien, comme chacun peut s’en apercevoir, sauf les crédules et superstitieux.

Devant toute la misère dont le Tout-Puissant est censé être l’auteur, il n’y a qu’une excuse pour Dieu, c’est qu’il n’existe pas, écrivait Stendhal. On n’a pas besoin d’un Dieu qui nous accable de tous les malheurs possibles, qui n’a jamais aidé l’humanité souffrante, qui ne s’est jamais manifesté pour donner ne fût-ce qu’un seul pain à un affamé. Il va même jusqu’à foudroyer et incendier des églises pendant que les «bigots» s’y agenouillent et prient inutilement.

Epicure a bien résumé l’inutilité de Dieu: Ou Dieu veut empêcher le mal et ne le peut, ou il le peut et ne le veut, ou il ne le peut ni ne le veut, ou il le veut et le peut. S’il ne veut et ne le peut, il est impuissant, s’il le peut et ne le veut, il est pervers, s’il ne le peut ni ne le veut, il est impuissant et pervers, s’il ne veut et le peut, que ne le fait-il, mon père ? (A. France. Les Dieux ont soif).

Selon une enquête, un sur six pasteurs, ignorent s’il existe un Dieu. On n’apprend rien aux théologiens en leur disant que Dieu n’existe pas. La lecture des livres saints exécrables, ne peut que les conduire à l’athéisme. Le pasteur dit qu’il n’existe pas de Dieu, qui préserve l’homme des malheurs qui l’accablent, ou qui les lui infligent. Croire qu’il existe un Dieu qui protège les uns et non les autres, est une dépendance immature, et sans les êtres humains Dieu n’est rien, est sa conclusion.

Oui, le pasteur a raison, sans l’homme, Dieu n’est rien, puisqu’il n’existe que dans l’esprit des hommes et donc grâce à eux. Il n’est qu’une chimère, qui aujourd’hui survit dans l’esprit du croyant et meurt demain lorsqu’il devient athée. Dieu n’est pas mort comme l’a dit Nietzsche, parce qu’il ne le sera que le jour où il n’existe plus de croyants pour le garder en vie. Dieu n’est rien d’autre qu’un être fictif, une création de l’homme, dont la survie ne dépend que des croyants. Ce sont les croyants qui le maintiennent encore en vie, et ils sont loin de l’avoir fait mourir, compte tenu du nombre infime d’athées.

Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer disait Voltaire. L’homme s’en est chargé et l’a créé à son image. Si Dieu l’avait créé, il ne serait évidemment pas aussi mauvais et imparfait. Un Dieu parfait ne peut créer des êtres imparfaits. L. Fuerbach considère que Dieu est le produit de notre imagination, et estime que l’homme a créé Dieu et la religion, et non l’inverse, en projetant à l’extérieur de lui toutes les valeurs idéales dans un être fictif. (Essence du Christianisme)

Klaas Hendrikse n’est pas le seul pasteur ou le seul curé athée. Il y en eut bien d’autres, mais pas tous aussi célèbres que le curé Jean, Meslier, (1664-1729) qui a dénoncé l’imposture chrétienne dans ses mémoires, cachées jusqu’après sa mort, pour échapper aux bûcher.

«Il est absurde écrit-il, d'appeler Dieu de justice et de bonté, un être qui fait tomber indistinctement tous les maux sur les bons et les méchants, sur les innocents et les coupables; il est fantasque d'exiger que les malheureux se consolent de leur infortune, dans les bras mêmes de celui qui en est l'auteur (Le bon sens)

La citation célèbre du livre de Dostoïevski «Les Frères Karamazov» : Si Dieu n’existait pas, tout serait permis » est une absurdité. C’est le contraire qui est vrai. L’homme a pu commettre les crimes les plus graves en se servant du Dieu qu’il a créé, et dont il a besoin pour justifier ses crimes, et même à se les faire pardonner. Sans ce Dieu chimérique, il ne pourrait pas se disculper en prétendant que c’est Dieu qui l’a voulu ou ordonné.

Ce sont des croyants fondamentalistes, qui ont commis les attentats atroces de Londres, Madrid, Bali, Bombay, etc. Plus le croyant croit dans ses dogmes, plus il est fanatique et dangereux, parce qu’au nom de son Dieu, tout lui est permis et tout est justifié. Il reçoit même une récompense pour les attentats qu’il commet. C’est Allah, via les imams, qui ordonnerait ces missions criminelles, et qui leur octroie le titre de « martyre » Les sunnites et les chiites, religieux fanatiques, s’entretuent en Irak presque chaque jour, toujours au nom d’Allah. A quoi leur sert donc leur « foi » en Allah, puisque leur religion de paix ne les empêche pas de s’entretuer? Sans leur endoctrinement religieux, ils seraient au moins encore capables de réfléchir et de distinguer le bien du mal.

L’ex-président Bush disait que son Dieu chrétien, l’avait chargé de la guerre en Irak. Saddam Hussein ripostait avec « Allah Akhbar » ; le Dieu musulman, qui devait battre les troupes de l’infidèle Bush. L’invocation de Dieu a toujours servi à commettre les crimes les plus abominables. Le Vatican a persécuté pendant 16 siècles les hérétiques, les sorcières, etc., et s’est servi du mythique Jésus des Evangiles, pour mettre des innocents sur le bûcher. Les chrétiens sont fiers de cette « morale chrétienne » qui a servi à persécuter pendant des siècles des innocents et qui a justifié l’inquisition au nom de l’Evangile. Cette morale chrétienne qui s’est toujours opposée à la science, et qui continue à le faire.

L’homme ne peut avoir qu’une morale humaine. Dès qu’il se réfère à une morale surnaturelle, il se sert de Dieu pour excuser ses crimes. Sans Dieu, c’est l’homme qui est seul responsable devant sa conscience et devant le tribunal humain, c’est la seule bonne morale acceptable et possible.

Si les croyants devraient tous faire ce que dit la Bible ou le Coran, le monde entier ne serait qu’un carnage, une boucherie, et plus personne ne serait en sécurité sur cette terre. De ces livres criminogènes, on dit que ce sont des livres saints.

Une morale basée sur un être surnaturel est une supercherie qui permet de faire n’importe quoi. Les terroristes islamistes ne se feraient pas sauter s’ils savaient que Dieu n’existe pas et qu’aucune vierge ne les attend dans le paradis musulman. Si Dieu existait il empêcherait évidemment ces massacres, sinon il en serait l’auteur, compte tenu de sa toute-puissance et de son omniscience que la religion lui attribue. Ces derniers temps les imams se servent de jeunes filles musulmanes (souvent des filles violées et devenues de ce fait, des objets sans valeur, selon la religion musulmane) pour commettre des attentats. Celles-ci ne doivent pas espérer 72 éphèbes en arrivant chez Allah, parce qu’Allah est phallocrate et misogyne. Aucun imam ne se fait sauter bien entendu. Ils préfèrent envoyer des innocents à la mort.

Quand va-t-on voir des imams déclarer publiquement aux médias, qu’aucun terroriste ne sera récompensé par Allah, qu’il ne seront pas des «martyrs» privilégiés au paradis musulman, qu’il n’y a pas de vierges au paradis, qu’ils ne sont que des criminels qui se sont déshonorés et que toutes ces promesses coraniques ne sont qu’un leurre. On attendra encore longtemps, et leur silence les rend complices. Même ici en Europe les imams ne lancent aucun communiqué public général, destiné à tous les médias, pour condamner ces fanatiques barbares. Ils se rendent complice par leur silence, leur mutisme. Le proverbe dit même que qui ne dit mot, consent.

Le biologiste Richard Dawkins de l’Université d’Oxford, auteur du livre « The God Delusion » – (delusion-délire) traduit par « Pour en finir avec Dieu », estime le concept « Dieu » erroné et dangereux. L’athéisme est selon lui presque toujours une saine indépendance d’esprit, et l’athée est libéré complètement de l’emprise de la religion. Il a raison, parce que tout est permis, du moment qu’on invoque que c’est Dieu qui l’a voulu ou l’a inspiré. La religion écrase l’épanouissement de l’esprit humain. Si la religion est une illusion, comme dit Fuerbach, pour Sigmund Freud c’est aussi une aliénation de l’esprit, un délire de masse, une paranoïa.

L’homme ne peut se sentir libre, autonome, s’il s’imagine qu’il dépend d’un Dieu tout-puissant. Sa soumission à son Dieu, être fictif, imaginaire, lui enlève toute autonomie, alors que personne n’a jamais prouvé son existence, tellement il est inexistant. Aucun athée ne s’oppose à un libre examen de l’existence de Dieu, mais c’est à ceux qui ont inventé les dieux ou leur Dieu, à en apporter la preuve, et pas l’inverse. On ne peut apporter la preuve de l’inexistence d’une chose qui n’existe pas.

Toutes les religions sont dangereuses parce qu’elles sont basées sur la foi (souvent fanatique) et non sur la raison. Elles sont basées sur des dogmes invariables, incontrôlables et dont la vérité ne peut être contestée. Il faut croire, même si c’est absurde. (Credo quia absurdum). On inculque l’intolérance aux fidèles, à qui on apprend que ceux qui ne croient pas dans leur « Vérité » sont dans l’erreur, des ennemis, et ils vont même jusqu’à menacer de mort, l’incroyant, pour qu’il ne dénonce pas que la religion n’est que superstition et tromperie.

Celui qui invoque la foi, ne se base plus sur la raison. Il ne pense plus par lui-même. Cela lui est même interdit parce qu’il doit se soumettre aux dogmes religieux, quelle qu’en soit l’absurdité.

L’athéisme est un humanisme, ce n’est pas une religion, dans lequel l’homme est central, dans lequel l’homme a du respect pour l’homme, et non pas pour un Dieu qui l’écrase, l’asservit, lui interdit d’être libre. Nos dieux se sont: Isaac Newton, Alexandre, Fleming, Louis, Pasteur, Albert Einstein, Léonardo Da Vinci, Sigmund Freud, Mozart, Beethoven, Michel-Ange, Rubens, etc. Ce sont des dieux humains, qui ont fait progresser la science et les arts, au service de l’humanité. On ne doit rien attendre des dieux surnaturels, parce que les miracles n’existent que pour ceux qui y croient. Après deux mille ans, le Jésus mythique n’a toujours pas ressuscité ne fût-ce qu’un seul mort, et sa résurrection et celle de Lazare ne sont qu’un mythe qui permet au Vatican de vivre dans l’opulence.

En ce 21ième siècle, siècle qui sera célèbre par son fanatisme religieux, ses guerres et conflits religieux sanglants, il faut du courage pour critiquer les religions, parce que les fanatiques religieux prolifèrent de plus en plus et que même se dire athée devient dangereux. Même dans les pays dits démocratiques, comme les Etats-Unis, se révéler athée est périlleux et désavantageux, le Dieu inexistant y règne en maître. Quant aux théocraties, l’athée n’y est pas toléré, sous peine de mort.

(1) PKN (Eglise protestante néerlandaise.

(2) Geloven in een God die niet bestaat. Manifest van een atheïstische dominee, druk 2007, 204p. Nieuw Amsterdam. (Croire en un Dieu qui n’existe pas. Manifeste d’un pasteur athée, imp. 2007, 204 p. Nieuw Amsterdam)

(3) Livre « Les Trois imposteurs, Moïse, Jésus et Mahomet. Rivages. Poche/Petite Bibliothèque, p. 142 »

(4) Voir Wikipedia et Echolalistes – Liistes de Papes et leur vie – voir : http://www.echolalie.org/wiki/index.php?ListeDePapes

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Les tribunaux religieux en Europe.

Par Guillaume, le 1 janvier 2009.

L’Europe bascule lentement mais sûrement dans l’obscurantisme religieux et la communautarisation à outrance, dans tous les domaines. L’union européenne elle-même est de plus en plus noyautée par les lobbys religieux. L’émission sur les religions par ARTE l’a récemment encore confirmé. Le président Sarkozy ne veut pas uniquement communautariser et théocratiser la France, mais l’Europe tout entière. C’est pourquoi il est aussi l’instigateur ou le promoteur, du colloque «Religions et puissance publique dans l’Union européenne» qui a eu lieu le 17.12.2008 à Paris, avec ses délégués des religions (prêtres, popes, pasteurs, rabbins et imams). Il a prononcé 14 fois le mot «Dieu» dans son discours, le 14.1.2008 devant le Roi Abdallah d’Arabie Saoudite, ce pays musulman où les hommes sont décapités et les femmes abattues ou lapidées au nom d’Allah, conformément à la charia saoudienne. Benoît XVI, est tellement fier du chanoine Sarkozy, qu’il ne faut pas s’étonner, qu’il en fasse le premier Français canonisé vivant.

Les règles de la charia s’introduisent partout et dans toute l’Europe, grâce à l’appui des politiciens qui bafouent la Convention européenne des droits de l’homme et la vident de sa substance. Il est inacceptable que les femmes musulmanes n’aient pas les mêmes droits que les hommes en Europe, et qu’elles soient soumises partiellement ou entièrement à la charia, ce fatras juridico-religieux discriminatoire, injuste, arbitraire et moyenâgeux. Dire qu’elles acceptent soi-disant volontairement d’être jugées par des tribunaux islamiques est un sophisme. C’est tout aussi faux que de prétendre qu’elles portent soi-disant volontairement le voile ou la burqa, cette prison ambulante, qui les déféminise, les dépersonnalise, et les font vivre selon des règles islamiques moyenâgeuses, du 7ième siècle de notre ère.

Dans l’Afghanistan et le (Pakistan) théocratique, les talibans brûlent les écoles pour filles, tuent les instituteurs, mutilent les filles qui osent aller à l’école et les menacent de mort si elles ne se résignent pas à déserter l’école avant le 15 janvier 2009. Va-t-on ensuite prétendre que les filles ont abandonné volontairement l’école par respect pour la charia afghane

La liberté religieuse a ses limites, et la tolérance ne permet pas de tolérer l’intolérable, par intérêt électoral, par lâcheté, par ignorance, par indifférence, ou par imbécillité.

On se souvient que l’Archevêque de Canterbury Rowan Williams, a défrayé la chronique, en disant que «l’adoption» de certaines parties de la charia islamique au «Royaume-Uni» semble «inévitable», et que cela permettrait de maintenir la cohésion sociale. Il estime que le Royaume-Uni doit «affronter le fait que certains de ses concitoyens ne se reconnaissent pas dans le système juridique britannique».

Cet Archevêque, à demi converti à la charia, qui trouve que la foi chrétienne en la Trinité est difficile, parfois même offensante pour les musulmans, (Voir sa lettre A Common Word for the Common Good du 15.7.2008) ignore donc que les musulmans qui ne se reconnaissent pas dans le système juridique britannique ou européen, ont la possibilité de retourner ou d’émigrer, dans les pays musulmans, où la loi coranique n’est pas appliquée partiellement, mais entièrement.

Selon les sondages 44% des jeunes musulmans voudraient qu’on introduise la charia au Royaume-Uni. Leurs parents ont fui la Charia et émigrés en Europe, rien ne les empêche d’émigrer (ou selon le cas de retourner) vivre dans un pays où la charia fait le bonheur des musulmans, s’ils n’acceptent pas le droit européen. Ils pourront y vivre le vrai islam, celui des décapitations, amputations, lapidations, condamnations à mort pour apostasie, adultère, blasphème, homosexualité, et j’en passe. Fuir les pays musulmans où l’on applique la charia et ensuite vouloir imposer celle-ci en Europe n’est pas tolérable.

Ceux qui veulent introduire petit à petit la charia (règles religieuses du 7ième siècle) dans tous les domaines de la vie, veulent détruire les droits de l’homme, les libertés fondamentales, la démocratie. Ils veulent diviser les citoyens en «communautés ethno-religieuses», qui pratiquent l’ostracisme les uns envers les autres. Ils veulent «anarchiser» l’Europe, créer un système de droit communautarisé et d’apartheid selon la religion pratiquée.

Si l’on comprend bien l’Archevêque, on évitera ainsi la ségrégation des populations musulmanes. Il faut dire à sa décharge que cet humaniste chrétien a précisé que l’acceptation de la Charia n’irait pas jusqu’à l’acceptation de châtiments du genre amputation, lapidation, ou flagellation. C’est vrai que l’introduction de la charia doit se faire par étapes. Il faut que les Européens aient le temps de s’habituer aux règles barbares de l’islam. Quelle mansuétude! Nous voilà rassuré par un l’Archevêque qu’on peut qualifier de «musulman modéré».

C’est encore trop tôt pour réinstaller les tribunaux chrétiens et musulmans de l’Inquisition, mais il y déjà une volonté commune coranique et évangélique. Le cardinal Jean-Louis Touran estime même que Dieu a fait son retour dans les sociétés européennes grâce aux musulmans. Dieu est donc si faible qu’il a fallu l’aide des imams, des Mullahs et des Ayatollahs pour y retrouver sa place.

Il a fallu 19 siècles pour réaliser les droits de l’homme, tels qu’ils figurent dans la C.E.D.H., il faudra moins de 50 ans pour retourner au moyen-âge, grâce à la nouvelle collaboration et conspiration entre religions monothéistes.

En juillet 2008, le lord Chief Justice Philips (président de la Haute Cour d’Angleterre) se déclarait d’accord pour que les musulmans puissent régler leurs conflits familiaux (droit familial) et financiers selon les règles de la charia. Il estime que la charia souffre d’une incompréhension généralisée (sharia suffers from “widespread misunderstanding.), tout comme Hani, Ramadan du centre islamique de Genève. Il est en faveur de l’application de la charia, mais elle ne peut s’étendre à des peines corporelles. Le lord Chief Justice et l’Archevêque, sont sur la même longueur d’onde pour communautariser le droit selon la religion, l’ethnie, ou les deux à la fois.

Ce haut magistrat anglais et l’Archevêque se moquent donc la C.E.D.H, et sont donc d’accord que diverses communautés ethno-religieuses, appliquent des lois religieuses absurdes, iniques, discriminatoires, variable d’un tribunal ethno-religieux à un autre et d’un texte religieux à un autre.

Mais au Royaume-Uni, il n’y a pas que les tribunaux de la charia qui s’installent. Cinq banques halals ont été autorisées et pratiquent les principes de la charia financière.

Le virus de l’intégrisme religieux, si virulent aux Etats-Unis, se répand comme une pandémie dans la classe politique européenne et dans le monde tout entier.

Selon le ministre chrétien néerlandais J.P.H.Donner l’instauration de la charia aux Pays-Bas doit être possible si une majorité parlementaire le vote et ce serait scandaleux, selon lui, de la refuser parce que la «majorité» c’est l’essence de la démocratie. Dès que la charia sera votée, le ministre J.P.H Donner ne devra d’ailleurs plus voter, il ne sera plus qu’un dhimmi, ou un «soumis». Le ministre néerlandais, Wouter Bos, socialiste PvdA, veut autoriser des banques halals, appliquant la charia financière, pour satisfaire les musulmans. Le refuser selon ce ministre pourrait avoir un effet contraire sur le combat antiterroriste. La ministre néerlandaise Ella Vogelaar (parti du Travail) n’est pas contre le port de la burqa, mais dit que ce n’est pas recommandable dans les cas où cela crée un obstacle professionnel, parce que le travail exigerait un contact trop important avec le public, etc. D’Afganistan à Hollandistan, on n’en est plus loin, avec des femmes-ministres qui acceptent la déshumanisation totale de la femme dans leur prison ambulante. On ne peut que dire «shame on you», Ella Vogelaar et Donner. La ministre néerlandaise, chrétienne CDA, Maria van der Hoeven a demandé dans un débat parlementaire, qu’on enseigne à l’école «l’intelligent design» autrement dit le «créationnisme».

En Suisse, chaque personne devrait pouvoir se tourner vers un tribunal qui correspond à son origine, à son ethnie ou à sa religion estime le professeur Christian Giordano de l’Université de Fribourg. Ce professeur plaide pour l’introduction de la charia en Suisse. Ce professeur veut tuer la démocratie en Suisse et retourner à des tribunaux moyenâgeux. L’inquisition approche.

Nous ne voulons pas d’une justice parallèle et discriminatoire. Nous voulons maintenir en Europe l’égalité entre tous les hommes et toutes les femmes, le respect de la déclaration universelle des droits de l’homme; la démocratie etc. Nous disons donc non à la charia contraire à tous les principes de justice, d’équité et d’égalité.

Nous refusons la communautarisation de la société en groupes ethno-religieux qui vivent selon des lois différentes. Nous condamnons la haine propagée par les religions entre elles et contre les infidèles. L’infidèle n’est pas, comme le dit le Coran, un criminel, un pervers, un hypocrite, un méchant. La liberté de croire ou de ne pas croire est un droit et la discrimination ne peut être pratiquée à l’aide des livres saints.

Les livres saints divisent le genre humain en catégories de fidèles et d’infidèles, qu’on oppose ensuite les uns aux autres. En réalité il n’existe pas de fidèles, parce que les fidèles d’une religion sont des infidèles, envers une autre religion. Le droit religieux ne peut se substituer au droit séculier. Le droit à la différence ne peut conduire à la différence des droits.

Dans plusieurs grandes villes anglaises, telles que Londres, Birmingham, Bradford, Manchester, Nuneaton (Warwickshire) des tribunaux islamiques opèrent depuis août 2007. Ces tribunaux islamiques, prononcent des jugements religieux basés sur la charia. Deux autres tribunaux islamiques (sharia courts) s’ouvriront à Glasgow et Edinburgh. L’Eglise écossaise anglicane est également favorable à la création de tribunaux de la charia. Le Révérend Ian Galloway, a dit que les tribunaux islamiques avaient été injustement dépeints à la suite des propos de l’Archevêque de Canterbury.

Les tribunaux religieux, prononcent des sentences conformes à la loi coranique, au nom d’Allah, qui donne son exéquatur etc., dans le domaine du droit civil familial, du mariage et du divorce, d’héritages, de nuisances entre voisins, et même pour violences domestiques.

Les musulmans se sont inspirés des Beth Din, les tribunaux rabbiniques, qui existent depuis environ 100 ans au Royaume-Uni. Ces tribunaux rabbiniques règlent des conflits de droit civil, les disputes familiales, les mariages religieux et les divorces, les violations de contrats civils et commerciaux, etc. Selon la loi juive, les juifs orthodoxes ont interdiction de porter leurs disputes civiles devant un tribunal séculier, ils doivent faire appel au Beth Din. Les tribunaux religieux juifs (Beth din) au Royaume-Uni, fonctionnent également sur base de « l’Arbitration Act 1996 ».

Sous l’Arbitration act on peut régler des conflits en se servant de n’importe quel droit étranger ou de n’importe quel code religieux, que ce soit la Thora, le Talmud, la Sharia, la bible, les Evangiles, le livre de Mormon, etc. Dans le la loi juive, les femmes ne peuvent divorcer religieusement, tant que le mari ne délivre pas le guet ou «lettre de répudiation». Le grand rabbin de France, Joseph Sitruk, veut créer un tribunal rabbinique national.

Dès que des lois religieuses servent de base au règlement des conflits entre époux, on sait que la femme est toujours la victime discriminée, désavantagée, méprisée. Les pays qui autorisent l’application de ces règles religieuses moyenâgeuses, ne sont plus des démocraties.

Les musulmans prennent comme modèle, les tribunaux judaïques, appelés généralement Beth Din. C’est pourquoi au Canada, le gouvernement de la province de l´Ontario, a décidé de refuser la création de tribunaux d´arbitrages islamiques et de remettre en cause les tribunaux existants, chrétiens et juifs. On ne peut interdire les tribunaux de la charia et autoriser les tribunaux de la Thora. Il faut stopper la folie religieuse intégriste et fondamentaliste, sans quoi l’Europe deviendra l’Europe de la discrimination, l’Europe de la ségrégation, l’Europe de l’Apartheid, qu’elle a tant condamnée en Afrique du Sud.

Les tribunaux ethno-religieux en Europe, c’est la boîte de pandore, c’est la communautarisation du droit selon l’ethnie, la religion, la nationalité, et autres tendances diverses. Si chaque communauté religieuse érige son propre tribunal basé sur des règles religieuses et ethniques, ce sera l’anarchie et ce tribalisme religieux mettra l’Europe à feu et à sang. Pourquoi pas aussi de tribunaux d’arbitrage pour les blancs, les noirs, les jaunes, les basanés? Où est la limite?

On aura en Europe des tribunaux musulmans, selon leur ethnie ou leur nationalité : des tribunaux de la charia marocains, algériens, tunisiens, saoudiens, libyens, iraniens, turcs, pakistanais, soudanais, nigériens, indonésiens etc. mais aussi selon les tendances dans l’islam, des tribunaux sunnites ou chiites, des tribunaux conservateurs, orthodoxes, type salafistes ou wahhabistes, etc.

L’existence de Tribunaux de la charia ou de tribunaux de la Torah a pour conséquence que toute autre religion ou secte doit avoir les mêmes droits.

Ce sera la prolifération de tribunaux catholiques, protestants, orthodoxes, juifs, hindous, bouddhistes, Témoins de Jéhovah, Mormons, etc. sans oublier aussi leur division selon la nationalité. Le monopole des tribunaux religieux ne peut être octroyé ni à l’islam ni au judaïsme. Il faut qu’on interdise les tribunaux religieux parce qu’ils sont irrationnels, arbitraires, et injustes. C’est inacceptable au 21ième siècle. Ce serait pire qu’au temps des Tribunaux d’Inquisition de la religion catholique, qui avait le monopole en matière de législation et de jurisprudence ecclésiastiques.

Les tribunaux religieux portent atteinte aux droits de l’homme et à l’égalité entre les sexes. Les articles 5 et 6 et 7 du texte de la résolution 1464 adoptée le 4.10.2005 par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, ne tolèrent pas de tels tribunaux et invitent à supprimer ceux qui existent:

«Toutes les femmes vivant dans des États membres du Conseil de l’Europe ont droit à l’égalité et à la dignité dans tous les domaines de la vie. La liberté de religion ne peut pas être acceptée comme un prétexte pour justifier les violations des droits des femmes, qu’elles soient flagrantes ou subtiles, légales ou illégales, pratiquées avec ou sans le consentement théorique des victimes -les femmes. Il incombe aux États membres du Conseil de l’Europe de protéger les femmes contre les violations de leurs droits au nom de la religion, et de promouvoir et pleinement mettre en œuvre l’égalité entre les sexes. Les États ne doivent accepter aucun relativisme culturel ou religieux en matière de droits fondamentaux des femmes. Ils ne doivent pas accepter de justifier la discrimination et l’inégalité touchant les femmes pour des raisons telles que la différentiation physique ou biologique fondée sur ou imputée à la religion. Ils se doivent de lutter contre les stéréotypes sur le rôle des femmes et des hommes motivés par des croyances religieuses, et ce depuis le plus jeune âge, y compris à l’école. » (1)

L’Assemblée parlementaire exhorte donc les États membres du Conseil de l’Europe en son article 7, à protéger pleinement toutes les femmes vivant sur leur territoire contre toute violation de leurs droits fondée sur ou attribuée à la religion :en mettant en place et en appliquant des politiques spécifiques visant à lutter efficacement contre toutes les violations du droit des femmes à la vie, à l’intégrité physique, à la liberté de circulation et au libre choix du partenaire, notamment les prétendus crimes d’honneur, les mariages forcés et les mutilations génitales féminines, quels que soient le lieu où ces violations sont commises et la personne qui en est l’auteur, et quelle que soit leur justification, indépendamment du consentement théorique de la victime ; ce qui signifie que la liberté de religion trouve ses limites avec les droits de la personne humaine ; en refusant de reconnaître les codes de la famille étrangers et les lois relatives au statut personnel reposant sur des principes religieux qui violent les droits des femmes, et en cessant de les appliquer sur leur propre sol, en renégociant si nécessaire des traités bilatéraux.

Article 14 de la C.E.D.H, interdit les discriminations fondées notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions.

Il faut aussi rappeler que par un arrêt rendu à Strasbourg le 31 juillet 2001 dans l’affaire Refah Partisi, Erbakan, Kazan et Tekdal c. Turquie (ns 41340/98 & 41342-4/98), la Cour européenne a jugé que l’intention d’établir un système multi-juridique fondé sur la discrimination selon les croyances, d’instaurer la loi islamique (la Charia) qui se démarque nettement des valeurs de la Convention européenne des droits de l’homme, est contraire à la dite Convention, et aucune disposition de la Convention ne peut en vertu de son article 17 être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits ou libertés dans la présente convention ou des limitations plus amples de ces droits et libertés que celles prévue à ladite convention.

La charia, ne peut donc servir de législation, dans des tribunaux islamiques, sur le territoire européen, même si les personnes jugées, notamment les femmes musulmanes seraient soi-disant théoriquement consentantes.

Le Conseil européen pour la Fatwa et la recherche(1), créée en 1997 établi au Royaume-Uni (Londres) veut introduire la charia partout en Europe et les tribunaux islamiques en sont une application pratique.

Le Conseil européen de la Fatwa et les tribunaux de la charia sont contraires à l’ordre public, à la Constitution de chaque pays européen, à la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, à la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme (C.E.D.H), au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, à la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes.

Avant de conclure il est peut-être utile de dire qu’il y a plus de 1.6OO madrasas au Royaume-Uni, ce qui est encore bien plus inquiétants que les tribunaux islamiques, parce qu’on y endoctrine dangereusement les enfants à l’aide d’un Coran qui incite à exterminer l’infidèle:

Pour ne citer qu’un exemple de madrasas à la pakistanaise, au Royaume-Uni, un article dans « The Independent U.K» titré: Les dirigeants musulmans craignent que des milliers d’enfants soient abusés dans les madrasas au Royaume-Uni. (Traduction partielle)

Robert, Verkaik, écrit que des d’écoliers musulmans sont physiquement et sexuellement abusés par leurs enseignants religieux et les imams chaque année, d’après un rapport relatif au système d’éducation islamique. Selon le rapport du Muslim parliament of the U.K, «Les dirigeants musulmans craignent que des milliers d’enfants soient abusés dans les madrasas. Deux cents mille enfants musulmans suivent un enseignement coranique dans 1600 écoles islamiques ou madrasas opérant au Royaume-Uni selon le Times (1.1.2009) Les abus y seraient si graves que le Dr. Ghayasuddin Siddiqui, dirigeant du Muslim Parliament, dit que la solution du problème ne consiste pas à balayer le problème sous le tapis. Une douzaine d’enfants sont sexuellement abusés chaque année par les enseignants et imams, rarement un cas est rendu public. Si rien n’est fait ajoute-t-il, maintenant, il faudra faire face à une avalanche de scandales d’abus sexuels d’enfants, comme cela a été le cas dans chez les catholiques en 1990. (2) Le Parlement musulman» demande au Gouvernement un schéma d’enregistrement national des madrasas.

Les exigences ségrégationnistes des islamistes sont telles qu’ils veulent vivre totalement en dehors des lois européennes et des traditions européennes. Sous prétexte de sauvegarder leur « propre identité religieuse et culturelle », ils veulent compromettre la nôtre, et vivre dans un isolement, un ostracisme total, avec leurs traditions et prescriptions coraniques absurdes et anachroniques de leur pays d’origine, et nous imposer de gré ou de force la charia qui règle toute la vie musulmane. La liste des principes de la charia, qui sont déjà en usage dans la société européenne s’allonge chaque jour et les revendications musulmanes s’amplifient, vu la complicité de nos politiciens.

Les musulmans dans les grandes villes vivent complètement « repliés sur eux-mêmes », avec leurs us et coutumes musulmans, comme dans leur pays d’origine. C’est le rejet total de l’intégration, c’est de l’ostracisme à outrance. Une femme qui épouse un non-musulman risque d’être tuée, on ne se marie en principe qu’entre musulmans et quitter l’islam est interdit. Ils installent des tribunaux de la charia. Ils fréquentent uniquement le boucher halal et pratiquent l’abattage halal, l’épicier halal,, la boulangerie halal, la poissonnerie halal, la banque halal, le coiffeur musulman, le bijoutier musulman, les cafés et snacks musulmans, le médecin musulman, le pharmacien musulman, la cuisine halal séparée à l’école publique (on ne cuisine pas dans une casserole impure de l’infidèle) ils exigent la fin de la mixité dans les écoles, un programme scolaire adapté, les filles voilées doivent briser la laïcité et la mixité à l’école» publique et dans l’administration en refusant les règles de la neutralité publique, on crée de plus en plus des écoles purement musulmanes, ils exigent les règles de la charia dans les hôpitaux, ils créent des hôpitaux halals en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et bientôt aussi des maisons de repos halals aux Pays-Bas. Les fournisseurs pour tous ces commerces halals sont souvent des marchands en gros halals. C’est un circuit économique, social, politique et religieux complètement fermé dans lequel les commerçants musulmans sont approvisionnés par des fournisseurs musulmans, et dans lequel on vit dans un système qu’on peut appeler «autarcie musulmane ». On achète, on vend, on dépense et on consomme, mais uniquement entre musulmans, sauf cas de force majeure. Une telle évolution ségrégationniste et communautariste, dans la société européenne ne peut que déclencher des tensions graves entre communautés, telles que celles qu’on découvre chaque jour en Inde et ailleurs dans le monde.

Qui va encore arrêter cette folie religieuse intégriste et fondamentaliste, aussi bien chrétienne que musulmane qui se répand comme une pandémie. Il a fallu 19 siècles de combat contre l’obscurantisme moyenâgeux, le despotisme de l’Eglise et des Rois catholiques, pour obtenir en Europe la démocratie et le respect des droits de l’homme. On a créé une civilisation avancée grâce au siècle des Lumières. Les islamistes veulent détruire, à l’aide de l’islam totalitaire et de la charia qui en est l’application, en moins de 50 ans ce que nous n’avons pu réaliser qu’en 19 siècles, c’est-à-dire, la civilisation occidentale, la démocratie, les droits de l’homme, pour nous imposer de gré ou de force l’obscurantisme religieux et moyenâgeux d’un bédouin illettré du 7ième siècle.

Mesdames et Messieurs les politiciens à la Sarkozy, à la Donner, à la Bos, à la Vogelaar, etc., ne venez pas prétendre : Ich wusste nicht.

(1) Ass. parlementaire du Cons. de l’Europe. Femmes et religions en Europe http://assembly.coe.int/mainf.asp?Link=/documents/adoptedtext/ta05/fres1464.htm

(2) http://www.independent.co.uk/news/uk/crime/muslim-leaders-fear-thousands-of-children-are-abused-at-madrassas-470922.html - The Independent UK, 22.3.006, by Robert Verkaik. Up to 100,000 children are taught at 700 Islamic schools, or madrassas, of which almost a half use unlawful corporal punishment to discipline pupils, says the report into child protection published today by the Muslim Parliament of Great Britain. The authors also warn that each year at least a dozen children are sexually abused by their teachers and Imans with very few cases ever being made public voyez. aussi Times Online-1.1.2009 http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/faith/article5315021.eceTeachers 'beat and abuse' Muslim children in British Koran classes. Almost 1,600 madrassas operate in Britain, teaching Arabic and the Koran on weekday evenings to about 200,000 children aged from four to their mid-teens.

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L’EUTHANASIE ET LE SUICIDE, DES DROITS INALIENABLES, INHERENTS A L’AUTONOMIE HUMAINE

8 juin 2009

Par Guillaume

En France 86,3% de Français seraient favorables à l’euthanasie. Il serait donc temps que le gouvernement catholique du chanoine de Latran, Sarkozy, respecte la volonté démocratique exprimée par le peuple. A ce bon catholique, il faut peut-être rappeler le proverbe latin: Vox populi Vox Dei, la voix du peuple, c’est la voix de Dieu. L’euthanasie (du gr. Eu, bien et thanatos, la mort) c’est l’ensemble des méthodes qui procurent une mort sans souffrances, afin d’abréger une longue agonie ou une maladie très douloureuse à l’issue fatale.[1] L’étymologie même du mot euthanasie, nous apprend que c’est une bonne mort, une mort douce, une mort sans souffrances inutiles, une mort humanitaire, que ce concept englobe.

Aspects religieux du suicide et de l’euthanasie – Dieu, Jésus et l’Eglise.

Selon le catéchisme de l’Eglise catholique, chacun est responsable de sa vie devant Dieu, qui la lui a donnée, et c’est lui qui en reste le souverain maitre. Une action ou une omission qui, de soi ou dans l’intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur L’erreur de jugement dans laquelle on peut être tombé de bonne foi, ne change pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à proscrire et à exclure.[2] Jean-Paul II, disait que l’euthanasie et le suicide sont une insulte au Créateur, pour Benoit XVI, c’est une solution indigne de l’homme.[3] Les soins palliatifs constituent une forme privilégiée de la charité désintéressée selon l’Eglise[4] Les «soins palliatifs» sont souvent une hypocrisie, pour prolonger inutilement la vie ou parfois un euphémisme pour une euthanasie déguisée.

Puisque ce serait Dieu qui nous a créés, selon la bible, c’est bien lui qui a mis alors en nous la possibilité de nous suicider. Saint Thomas d’Aquin dit que le suicide est un péché mortel, Dieu serait propriétaire de chaque vie humaine. Pour le Vatican l’euthanasie est un meurtre, et la dignité humaine consiste à souffrir inutilement, sinon il y a un manque de respect envers le Dieu vivant, son Créateur.

On est tous d’accord, catholiques ou athées, de ne pas laisser souffrir un animal inutilement et d’abréger sa vie par euthanasie, mais l’être humain ne peut pas prétendre au même droit. Selon l’Eglise, ce serait alors une lâcheté, un acte condamnable, méprisable, irrespectueux envers Dieu et son fils Jésus. Le dolorisme chrétien[5] ou le masochisme catholique, est depuis toujours, érigé en vertu salvatrice. La femme doit enfanter dans la douleur dit le Dieu misogyne. L’accouchement indolore, grâce aux progrès de la science, serait donc un manque de respect envers ce Dieu cruel et masochiste.

L’Eglise refuse à l’homme son «autonomie», c’est-à-dire le droit de décider de sa propre vie et d’y mettre fin quand on le désire. Le droit à l’autonomie humaine, est le complément indispensable aux droits de l’homme. Autrement dit l’Eglise nous conteste notre liberté la plus fondamentale, le droit à l’autonomie, le droit à l’autodétermination, au libre arbitre, le droit de décider seul, si nous voulons encore vivre ou mourir. Notre autonomie, c’est notre dignité, c’est la valeur absolue de la personne humaine, c’est notre véritable liberté humaine, celle de choisir quand et comment nous voulons mourir, c’est un droit inaliénable et incontestable. Le choix de mourir, est un choix personnel, qui dépend de la seule volonté de celui qui le décide, ni l’Etat, ni l’Eglise, ni personne ne peut contester ce libre choix. Personne ne peut être contraint de vivre contre sa volonté. Les croyants n’ont pas à disposer de la vie des autres, à imposer leurs croyances aux autres, ils sont libres de mourir comme ils le veulent. C’est leur droit de souffrir atrocement jusqu’à ce que mort s’ensuive, mais ils n’ont pas le droit d’imposer leur dolorisme ou masochisme, aux autres. Le philosophe néerlandais, Jan Vis, écrit que toute l’affaire concernant le suicide, ne se rapporte pas à la mort de l’homme, mais se rapporte au fait que le suicide englobe l’affirmation implicite, de l’autonomie inconditionnelle de l’homme, et cela est contraire avec le principe de pouvoir, toujours en vigueur. Il y ajoute que parmi tous les politiciens de la seconde chambre néerlandaise, il n’y a pas un seul qui comprend que le suicide est une affaire individuelle autonome. L’écrivain suédois Stig Dagerman, a écrit que le suicide, est la seule preuve de la liberté de l’homme[6]

Ce qui gêne les politiciens, majoritairement chrétiens, en Europe, c’est que le suicide, va à l’encontre des principes religieux, dont ils sont préoccupés, plutôt que du drame humain, de la souffrance humaine qu’il faut alléger et abréger.

L’Eglise ne voit en nous que des êtres hétéronomes, sujets ou pantins de Dieu. Elle se sert du Dieu mythique de la Bible pour nous imposer sa tutelle. L’Eglise puise dans la bible ses arguments contre le droit au suicide et à l’euthanasie. Dieu dit: sachez donc que c’est moi qui suis Dieu, et qu’il n’y a point de dieu près de moi, (donc pas de Jésus). Je fais vivre et je fais mourir, Je blesse et je guéris[7], Dieu dit et la chose arrive; il ordonne, et elle existe[8].” Aucun malheur n’atteint l’homme sans la permission de Dieu[9] On ne peut donc pas mourir sans que Dieu l’ait décidé. L’assassin serait incapable de tuer, sans l’aide de Dieu, il ne serait donc selon la théonomie, que l’instrument de Dieu. Le suicide ne serait qu’une des façons dont Dieu nous fait mourir, puisque rien n’arrive sans qu’il l’ait décidé.

Le suicide et l’euthanasie, seraient un manque de respect envers Dieu et son Fils? Mais qui est ce Dieu? Dans la Bible on découvre, un Dieu vengeur, jaloux, haineux, impitoyable, exterminateur, et qui se repent d’avoir fait l’homme. Un Dieu qui n’a aucun respect pour la vie, et qui ne pense qu’à se venger et à exterminer. Il crée le déluge[10], le premier génocide mondial, en exterminant, par noyade, hommes, femmes et enfants, et même les animaux, à l’exception de Noé et sa famille[11]. L’ancien enfant de cœur, Hitler, s’est rendu coupable d’un génocide ciblé, mais génocide de Yahvé était une extermination totale, sans distinction. Ses génocides sont multiples, dont Sodome et Gomorrhe[12] en Egypte, il fait exterminer tous les premiers-nés, même les premiers-nés des animaux. Le Dieu biblique est insatiable : il ordonne l’extermination des homosexuels[13], des incirconcis[14], de ceux qui violent le sabbat[15], des blasphémateurs[16], des filles non vierges[17] de ceux qui commettent l’adultère[18] etc. Les crimes que Dieu commet ou ordonne de commettre dans la bible, dépassent largement les 2.270.365 personnes, son holocauste planétaire (le déluge) non compris[19] C’est ce Dieu et son fils, auxquels l’Eglise se réfère pour nous interdire le droit de disposer de notre corps. Pour savoir qui est le plus grand criminel, que l’homme ait jamais inventé, il faut lire la Bible.

Mais Jésus, qui est aussi le Verbe, la 2ième personne de la Trinité, est aussi Dieu,[20] et le suicide et l’euthanasie, sont considérés par l’Eglise comme une hérésie et un manque de respect envers le petit Jésus, à qui notre vie appartiendrait. Ce Jésus mythique, aime aussi le crime, comme son Père, et dit dans les Evangiles: au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence[21]. Selon Saint Paul, aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même, si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.[22] Comme nous ne vivons pas pour nous-mêmes, mais par procuration de Jésus-Christ, notre vie ne vaut rien sur terre, mais c’est encore le Seigneur qui en décide, pas nous.

Pierre Desproges dit: Si le Christ ne s’est pas suicidé, c’est que je n’ai rien compris au Nouveau Testament.[23] En lisant les Evangiles, on peut conclure effectivement au suicide de Jésus, mais c’est un suicide assisté et imposé par le Père ou un «crime prémédité pendant 33 ans» par le Tout-Puissant. Nathalie Delourme dit que le meurtre parfait, c’est de pousser l’autre au suicide, c’est ce qu’a fait le Tout-Puissant avec son fils.

Le Père a manigancé un plan pour pouvoir nous pardonner nos péchés, en engendrant un Fils via une vierge, qui doit mourir d’une façon atroce, sur la Croix, qu’il le veuille ou non, sinon il n’y a pas de Rédempteur et pas de résurrection. Le Père sadique, est incapable de nous pardonner nos péchés, sans ce suicide ordonné ou ce crime prémédité. Jésus n’a pas le choix. Il annonce dans les Evangiles, où, quand et comment il va mourir. C’est le suicide annoncé. Jésus dit «Mon père m’aime parce que «je donne ma vie», afin de la reprendre, «personne ne me l’ôte», mais je la donne de moi-même, j’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre, tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.[24] Jésus affirme ici donc que personne ne lui ôte la vie[25], et certainement pas le Sanhédrin, Ponce Pilate ou Judas, qu’il appelle son ami, à l’instant même où il lui ordonne de le baiser, pour qu’il soit dénoncé[26]. Il dit aussi qu’il a tout pouvoir[27] et contrôle la nature[28], néanmoins, il refuse de se défendre devant Ponce Pilate, parce que cela irait à l’encontre des Ecritures, il reste passif, parce qu’il veut sa mort, par suicide assisté[29]. Il sème la confusion, lorsqu’il dit qu’il se suicide sur ordre de son Père, il ne le fait alors pas spontanément, mais contraint et forcé par le Père qui est plus grand que lui,[30] Il dit qu’il sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre [31] et puis «coucou le revoilà». Mourir pour trois jours c’est de la rigolade. Cela ressemble à une mise en scène, une tromperie, une mystification. Jésus, qui aurait tant prêché et fait tant de miracles, est tellement inconnu, que Judas est chargé de le désigner aux autorités, et Jésus ordonne même à Judas de le désigner, Ce que tu fais, fais-le promptement dit-il à Judas[32]. Judas, le Sanhédrin, et Ponce Pilate ne sont que des marionnettes de Jésus, qui doivent accomplir ce qui est dit dans les écritures, sans quoi, il n’y a pas de Rédempteur. Jésus lui-même dit qu’il doit mourir, parce qu’il faut que l’Ecriture s’accomplisse, Jésus dit, je connais ceux que j’ai choisis[33]. Le suicide assisté, de ce Jésus mythique, ou sa mort, par crime prémédité, par le Père sur le fils, est un conte pervers, une fable exécrable et invraisemblable, auquel croient plus d’un milliard de personnes. Comme dans la Trinité, le Verbe est aussi Dieu[34], Dieu s’est suicidé pendant trois jours ou Dieu a tué Dieu, ou Dieu a suicidé Dieu. C’est une Trinité interrompue pendant 3 jours. Heureusement qu’il fut ressuscité, sinon adieu la Trinité.

L’Eglise catholique et romaine veut se faire passer pour la protectrice de la vie humaine, alors qu’elle est responsable de la mort de millions de personnes. Elle a persécuté les hérétiques pendant 16 siècles – Elle a instauré pendant plusieurs siècles les Tribunaux de l’Inquisition, qui imposaient le dogme par la violence, en torturant, en assassinant, en excommuniant, en brûlant les hommes et les femmes soi-disant sorcières, sur le bûcher, en organisant des croisades contre les hérétiques, etc. Cette église qui ne révoque même pas ses prêtres pédophiles, et veut nous faire croire que les souffrances inutiles ont un sens, n’a aucun respect pour la vie humaine, qui ne nous appartiendrait pas. Elle serait la propriété de l’Eglise, des gourous, appelés dieux. Pourquoi le suicide serait-il un acte irrespectueux envers Dieu, lui qui est décrit comme un génocidaire dans la Bible?

En 2005, Terri, Schiavo, une Américaine, dans le coma depuis quinze ans, est morte, sur autorisation de justice. Le Vatican avait parlé d'un «vrai et réel assassinat». Jeb Bush et G.W Bush ont tout tenté, pour s’opposer à cette décision de justice, avec l’appui des extrémistes chrétiens. Chantal Sébire, cette enseignante, atteinte d’une maladie incurable appelée «esthésioneuroblastome», a ému le monde entier, tellement son visage était effroyable à voir. Elle s’est vu refuser le droit à l’euthanasie, par le Tribunal de Grande Instance, parce que la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, interdit l’euthanasie active. Dans un pays où Christine Boutin, ministre de Sarkozy, brandit la bible au parlement, il ne faut pas s’attendre à la commisération.

Ce qu’on refuse à un citoyen quelconque, n’est pas refusé aux riches et puissants. Concernant la mort de Jean-Paul II, le Cardinal Lozano Baragan, a confirmé que le Pape avait refusé tout acharnement thérapeutique, et dans Lalibre.be on a écrit «le chef de l’Eglise catholique se serait octroyé une euthanasie, qu’il refusait par principe aux catholiques».[35]

Le 3.2.2009 la Cour suprême d’Italie mettait fin, à l’acharnement thérapeutique sur la personne, de Eluana Englaro, qui se trouvait depuis 17 ans dans un coma végétatif irréversible. Silvia Berlusconi, appuyé par le Vatican, s’y était opposé d’une façon scandaleuse et illégale. Le Vatican n’hésita pas à dire dans «La Stampa» qu’il s’agissait d’un meurtre.

Ces exemples prouvent combien l’Eglise est opposée à laisser mourir les êtres humains dignement, elle veut exalter la souffrance inutile, inacceptable, injustifiable, elle parle de commisération, mais la refuse dans les cas les plus justifiés qu’on puisse s’imaginer, c’est une politique de «masochisme acharné».

La loi sur l’euthanasie en droit belge

La Belgique autorise l’euthanasie, mais en imposant des conditions très strictes et des formalités inutiles et compliquées, qui empêchent beaucoup de personnes de bénéficier de la loi.

Il faut comprendre par euthanasie légale en droit belge[36], l'acte, pratiqué par un tiers, qui met intentionnellement fin à la vie d'une personne, à la demande de celle-ci.

Cette définition de l’euthanasie légale, concerne l’euthanasie active et non pas l’euthanasie passive. Le suicide (auto-euthanasie) bien que très proche de l’euthanasie, est un concept différend, c’est l’action de se donner soi-même la mort. L’euthanasie se distingue du suicide, parce que dans le premier cas l’acte est pratiqué par un tiers, et dans le second, c’est la personne elle-même qui pose l’acte. Lorsque la personne qui se donne volontairement la mort est assistée par un tiers, on parle de suicide assisté. Le suicide n’est pas punissable, mais le suicide assisté l’est toujours en Belgique, sauf dans le cas où il est assimilé à l’euthanasie, c’est-à-dire lorsque le médecin fournit le breuvage et que le malade le boit, ce qui est un suicide assisté, autorisé uniquement dans le cas où l’euthanasie est admise. Quand le médecin fait une piqûre mortelle, c’est de l’euthanasie active. Quand le médecin met fin à l’acharnement thérapeutique, c’est une euthanasie passive.

Seul un patient majeur, conscient et capable peut selon la loi belge, demander l'euthanasie. La demande d'euthanasie, faite par le patient majeur incurable doit être faite de manière volontaire, réfléchie et répétée. La loi prévoit que le patient doit se trouver dans une situation sans issue et faire état d'une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique. Les dispositions de la loi belge du 28 mai 2002, voir texte[37], ne s'appliquent pas aux déments. L'euthanasie reste donc inaccessible aux personnes atteintes de démence, même si ces dernières ont rédigé une déclaration anticipée à un moment où elles étaient encore en mesure de prendre leur décision de manière totalement autonome. La déclaration anticipée, vaut uniquement pour une personne qui se trouverait plongée dans un coma irréversible, à l'exclusion des cas de démence[38] La loi oblige l’aide de deux médecins, et même de trois, si la mort n’est pas imminente, etc.

Tout majeur ou mineur émancipé capable peut, pour le cas où il ne pourrait plus, manifester sa volonté, consigner par écrit, dans une déclaration, sa volonté qu'un médecin pratique une euthanasie si ce médecin constate :

- qu'il est atteint d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable;

- qu'il est inconscient, et que cette situation est irréversible selon l'état actuel de la science.

Il n’est pas possible de commenter ici, toutes les lacunes de la loi, sa procédure compliquée et les formalités inutiles à remplir. Les 2 ou 3 médecins nécessaires selon le cas, peuvent refuser la demande d’euthanasie, ils sont entièrement libres. Il faut une déclaration anticipée, signée par deux témoins. La déclaration anticipée n’est valable que pour cinq ans. Personnellement j’ai déjà eu difficile à trouver deux témoins pour signer cette déclaration anticipée. Beaucoup de personnes ne connaissent pas cette loi compliquée et sont incapables de rédiger un texte conforme à la loi. Des médecins de famille catholiques, promettent à leurs patients, qu’ils pourront bénéficier d’une euthanasie, alors qu’ils les hospitalisent dans un hôpital catholique, où ils savent pertinemment bien, qu’on ne pratique pas l’euthanasie. Un médecin qui pratique une euthanasie dans un hôpital catholique, est licencié. L’obligation de faire signer la déclaration anticipée par des témoins, est inadmissible. Limiter la durée de la validité de cette déclaration à 5 ans, pose de sérieux problèmes. Si avant l’expiration de cette date on ne meurt pas, mais on perd ses facultés mentales, on n’est plus capable de rédiger une «nouvelle déclaration». Cette déclaration devrait rester valable, tant qu’on n’en rédige pas une autre. Tout cela enlève à beaucoup de personnes la possibilité de recourir à l’euthanasie à la fin de leur vie.

Assistance au suicide:
Tous les pays européens devraient adopter le texte de l’article 115 du code pénal suisse: Celui qui, poussé par un mobile égoïste, aura incité une personne au suicide, ou lui aura prêté assistance en vue du suicide, sera, si le suicide a été consommé ou tenté, puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire

L’aide au suicide est donc autorisée si la personne qui aide, est mue par un mobile qui n’est pas égoïste. L’article 115 du code pénal suisse, n’exige pas la participation d’un médecin, ce qui fait toute la différence avec la loi belge sur l’euthanasie. En Belgique l’aide au suicide n’est autorisée que dans le cas où les conditions pour obtenir une euthanasie sont réalisées. L’aide ne peut alors être apportée que par un médecin.

Une telle disposition dans le code pénal des pays européens, éviteraient que les gens soient acculés à aller mourir en Suisse, parce qu’on leur refuse ce droit dans leur propre pays.

Guillaume

[1] Petit Larousse illustré
[2] http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P7U.HTM - Art. 2277 Catéchisme de l’Eglise catholique)
[3] http://www.lacapitale.be/actualite/liste/2009-02-01/pape-benoit-xvi-euthanasie-indigne-homme-680825.shtml
[4]Catéchisme catholique n°2279
[5] Voir dolorisme chrétien:http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1875
[6] Stig Dagerman dans «Le Serpent»
[7]Dt. 32, 36,b)
[8]Ps. 33.9
[9]Le Coran, Flammarion.
[10] Gen. 6,5-6
[11] Gen. 7.2
[12] Gen.19,1-29
[13] Lev.20.13
[14] Gen. 17.14
[15] Ex. 31.14 et 35.2
[16] Lév. 24,16 et Dt. 16,6-10
[17] Dt. 21,20
[18] Dt. 22 et Lév. 20.10
[19] Via Veritas. Combien de personnes Dieu a-t-il tué ? Jéhovah Dieu, le boucher de la bible. Voir - http://www.viaveritas.fr/Combien-de-personnes-Dieu-a-t-il
[20] Jean 1,1
[21] Luc, 19,27
[22] 2ème Ép. aux Corinthiens, chap. 5, v. 15, Rm 14, 7-12
[23] Pierre Desproges. Vivons heureux en attendant la mort.
[24] Jean 10,17-18
[25] http://laguerretotale.blogspot.com/2008/01/le-messie-suicide.html
[26]Mt.26,50
[27] Matthieu 28.18 ; Hébreux 1.3
[28] Matthieu 8.26, 27
[29] Marc 15,5
[30]Jean 14,28)
[31] Matthieu 12,40
[32] Jean 13,27
[33] Jean 13, 18,- Mt.1-22-26, 54-2,15-21-4-13-14
[34] Jean 1,1
[35] http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=374863
[36][36] Voir texte complet de la loi du 28.5.2002 relative à l’euthanasiehttp://www.juridat.be/cgi_loi/loi_F.pl?cn=2002052837
[37] http://www.ulb.ac.be/cal/Documents/Documentsdereferences/loi uthanasie_28052002.pdf
[38] http://www.senate.be/www/?MIval=/publications/viewPubDoc&TID=50345927&LANG=fr – Senat de Belgique Ses ; 2005 :2006

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